‹ Nouveau dictionnaire des synonymes françaisChapitre 46 sur 163 · DEBRIS. 1G · texte numérisé non relu

DEBRIS. 1G

éjfer; le risque, une situation glissante dans laquelle on oonrt des hasards. — Le danger menace bu de près ou de loin : le péril est présent^ pressant^ imminent et terrible; le risque expose plus ou moins. On craint le danger, et on le fuît; on redoute le péril, et on ^e sairre; on court le risque^ et on se promet un bon succès. (R.)

DANS. V. En,

DANS L'IDÉE, DANS LA TÈTE. On a dans ridée ce qu'on pense; on le croit. On a dans la tête ce qu'on yeut; on y travaille. Nos imar ginations sont dans Vidée; et nos desseins, dans la tête, — Le philosophe curieux, au défaut du vrai où il ne peut pénétrer, se forme dans Vidée un système du moins vraisemblable sur la nature, Téconomi» et la durée de l'Univers. Le politique ambitieux, incapable de goûter le repos, ne <ïesse d'avoir dans la tête des projets d'agrandissement et d'élévation. (G.)

DARDER. V. Lancer.

DAVANTAGE. V. Plus.

DÉBAT. V. Dispute.

DÉBATTRE, DISCUTER. On débat ou l'on discute une affaire d'intérêt, un point, une question quelconque. Débattre suppose plus de chaleur et de vivacité; discuter, plus de calme, de réflexion et de bonne foi. Discuter s'emploie quelquefois absolument : a Nous avons longtemps discuté là-dessus ». (Acad.)

DÉBILE. V. Faible.

DE BON GRÉ, DE BONNE VOLONTÉ, DE BON COEUR, DE BONNE GRACE. On agit de bon gré, lorsqu'on n'y est pas forcé; de bonne volonté, lorsqu'on n'y a poiot de répugnance; de bon coeur y lorsqu'on y a de Tinclination; et de bonne grâce, lorsqu'on témoigne y avoir du plaisir. — Ce qui est fait de bon gré est fait librement. Ce qui est foit de bonne volonté est fait sans peine. Ce qui est fait de bon coeur est fait avec affection. Ce qui est fait de bonne grâce est fait avec politesse. •— 11 faut se soumettre de bon gré aux lois; obéir à ses maitrcs^ de bonne volonté; servir ses amis de bon coeur; et faire plaisir à ses» inférieurs ck bonne grâce. (G.)

DÉBONNAÏRETÉ. V. Bonté, bienveillance.

DEBOUT. V. Droit.

DÉBRIS, DÉCOMBRES, RUINES. Au propre, ces trois mots désignent les re£^s d^m objet détruit; aveceelte différence que les deux derniers ne s'appliquent qu'aux édifices. On dit les débris d'un navire, les décombres ou les ruines d'une maison.

Les ruines d'un édifice présentent encore des pans de murs et renfer> ment des matériaux qui peuvent servir : les décombres sont un amas de matériaux inutiles, qui restent sur le terrain après la démolition de l'édifice.

a Décombres ne se dit jamais qu'au propre; débris et ruines se disent fouvent au figuré; mais ruine, en ce cas, s'emploie plus souvent au

DICT. »B8 STRONTMES. 10

singulier qu'au pluriel. Ainsi Ton dit, les débris d'une fortune brillante; la ruine d'un particulier, de TËtat, du commerce, etc. » {Enc.)

DÉBUT. V. Commencement

DÉCADENCE, DÉCLIN. Décadence, an latin cackre, choir, tomber; d'où déchoir^ commencer à tomber, aller à sa chute. Déclin, du celte c/tn, pente; d'où incliner, décliner, aller en pente, en descendant. — La décadence, est l'état de ce qui va tombant; le déclin est l'état de ce qui va baisiont — On dit la décadence d'un édifice, des fortunes, des lettres, des empires, des choses sujettes à des vicissitudes, exposées à leur ruine; ces choses se dégradent et tombent. On dit le déclin ào jour, de Fàge, de la maladie, des choses qui n'ont qu'une certaine durée, et qui s'affaiblissent vers leur fin ; ces choses baissent et passent. •^ Par la décadence, la chose perd de sa hauteur, de sa grandeur, de sa puissance; par le déclin la chose perd de sa force, de sa vigueur. La décadence est plus ou moins rapide^ comme l'élévation; le déclin plus ou moins sensible, comme la pente. (R.)

DÉCELER. V. Découvrir, I

DÉCENCE, BIENSÉANCE, CONVENANCE. Décence, état ou façon | de paraître qui duit, décore; du latin decet, qui est en état de paraître. Bienséance, état, manière qui est séante, sied bien, est à sa place. Convenance, état qui convient, cadre, va bien avec : de ventre et cum, venir, aller avec, s'assembler, s'assortir. — La décence est à la lettre, la manière dont on doit se montrer pour être considéré, approuvé, honoré. La bienséance est la manière dont on doit être dans la société pour y être bien, à sa place, comme il faut. La convenance est la manière dont on doit disposer, arranger, assortir ce qu'on fait, pour s'accorder avec les personnes, les choses, les circonstances. — La ' décence regarde l'honnêteté morale; elle règle l'extérieur selon les bonnes mœurs. La bienséance concerne l'honnêteté civile; elle règle nos actions selon les mœurs et les usages de la société. La convenance pure s'attache aux choses moralement indifférentes en elles-mêmes : die règle des arrangements particuliers selon les bienséances et les conjonctures. — Une femme est habillée avec décence, lorsqu'elle Test sans immodestie; avec bienséance, lorsqu'elle l'est suivant son état; avec convenance, lorsqu'elle l'est selon la raison et les circonstances. (R.)

DÉCENCE, DECORUM. Décorum, terme emprunté du latin n'est guère d'usage que dans ces phrases : a Gaider, observer le décorum; blesser le décorum ». (Acad.) Or, on dit aussi garder la décence, blesser la décence; mais le décorum consiste en des règles de bienséance imposées non par la loi naturelle ou l'usage général, mais par une convention entre quelques personnes, par un usage particulier; et fait entendre en outre que ces règles ont quelque chose d'apprêté, de pédantesque.

DÉCÈS. V. Trépas.

DÉCEVOIR. V. Tromper.

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