EFFARÉ
antres^ en cherchant dans tontes le bon marché^ de façon qne la dé[)en8e n'épnise pas les fonds à dépenser, et même qn'il reste dans les mains im excédant libre. La parcimonie est cette petite économie soigneuse, minntiense, rigonrense, qni entre dans les pins petits détails, épluche les plus petits intérêts, réduit Jnsqn*anx pins petites dépenses an plu petit terme possible, ponr faire de petites épargnes, (R.)
ÉCORNIFLEOR. V. Parasite.
ÉCOUTER. V. Entendre,
ÉCRIVAILLEUR. V. Écrivassier,
ËGRIVAIN , AUTEUR. Ces denx mots s'applictuent aux gens de lettres qni donnent an publie des onyrages de leur composition. Le premier ne se dit qne de cenx qni ont donné des onyrages de belleslettres, on dn moins il ne se dit qne par rapport an style. Le second s'appliqne à tout genre d'écrire indifféremment : il a plus de rapport au fond de l'ouvrage qu'à la forme ; de plus il peut se joindre par la particule de anx noms des ouvrages. — Racine et Voltaire sont d'excellents écrivains : Descartes et Newton sont des auteurs célèbres. Vauteur de la Recherche de la vérité est un écrivain de premier ordre. {Enc)
ÉCRIVASSIER, ÉCRIVAILLEUR. Mauvais écrivain (37, page 11). Écrivassier désigne l'homme qui , ne sachant pas écrire, a cependant la manie de faire des livres : écrivailleur désigne simplement le mauvais écrivain que le besoin seul porte à faire le métier d^auteur.
ÉCROULER (S'). V. Ébouler (/).
ÉCUMEUX, ËCUMANT. Écumant signifie simplement qni écume ou qui jette de l'écume : « La mer écumante, un coursier écumant n, ( Acad. ) Ce qui est écumeux est chargé de beaucoup d'écume ou en jette 11D6 grande quantité (44, page 13); il ne se dit guère qu'en poésie: *V\oiA écumeuxï», (Acad.)
ÉDIFICE. V. Bâtiment.
ÉDIFIER. V. Construire.
EFFACER, RATURER, RAYER, BIFFER. Ces mots signifient l'action de faire disparaître de dessus un papier ce qui est adhérent à sa surface. Les trois derniers ne s'appliquent qu'à ce qui est écrit ou hnprimé; le premier peut se dire diantre chose, conmie des taches d'encre, etc. Rayer est moins fort qu'effacer, et effacer que raturer. — On rate un mot en passant simplement une ligne dessus; on Vefface, lorsque la ligne passée dessus est assez forte pour empêcher qu'on ne lÎBe ce mot aisément : on le rature, lorsqu'on Vefface si absolument <ni'on ne peut plus lire, ou même lorsqu*on se sert d'un autre moyen qne la plume, cooame d'un canif, d'un grattoir, etc. — Effacer est du style noble et s'emploie au figuré : Effacer le souvenir. ( Enc,)
EFFARÉ, EFFAROUCHÉ. Une personne effarée est troublée par une cause quelconque, et elle Test au point que son air et ses yeux ont quelque chose de hagard. Une personne effarouchée éprouve un trouble iQoins grand, causé par la crainte ou par la peur. La première est hor»
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d'elle-même^ ne pense à rien, ne. voit rien, et reste souvent immobile et comme stupide ; la seconde ne perd pas de Yue la cause' du trouble qu*eHe éprouve; elle la fuit, l'évite on la combat par la méfiance.
L'air calme et tranqiUUe est le contraire de Tair effaré; l'air confiant et familier est l'opposé de l'air effarouché. — Effarouchée dit des personnes et des animaux; effaré ne se dit que des personnes.
EFFECTIF, POSITIF, RÉEL, VRAL Effectif, qm se fait effectivement. Un payement effectif est celui qui se fait véritablement et en deniers comptants. Positif est opposé à négatif : il veut dire qui suxipose Texistence et la réalité, au lien que négatif sert à détruire la supposition de l'existence ou de la réalité. Ainsi le mot égal est positifs et le moi inégal est négatif. — Réel, qui est en effet; il est opposé à apparent. On dit un droit réel^ pour exprimer un droit fondé sur des titres incontestables, et un droit apparent, pour dire un droit fondé sur des titres incertains et sujets à contestation. — Vrai, qui est conforme à la vérité. Il est opposé à faux. (L.)
EFFECTIVEMENT, EN EFFET. Ces deux expressions s^emplolent : i» Dans les cas ordinaires, pour marquer qu'une cbose est réellement, ou qu'elle est véritablement telle qu'on la dit; io dans un raisonnement, pour annoncer une preuve à l'appui d'une assertion.
1» « Je crois, dit Roubaud, qu'effectivement peut très-bien ôtre opposé à fictivement, comme effectif Test à fictif. Les exemples suivants le prouvent : une armée de trente mille hommes, selon les rôles, n'est souvent pas effectivement de vingt mille. Mon portrait, c'est moi; mais ce n'est pas moi effectivement, ce n'est que ma représentation. •■^ Effectivement est donc opposé à la fiction ou à la feinte; il marque la réalité physique ou l'existence elTective. En effet peut s'opposer à l'apparence; il indique alors le fond des choses , leur état interne ou caché. Ainsi l'on dit que l'hypocrite, vertueux en apparence, est vicieux en effet ou dans le fond. »
V Effectivement est fonné à*effectif, ive, qui effectue, réduit en acte, exécute, accomplit, etc. : il désigne donc proprement la production, la réalité, l'existence, Texécution, l'accon^lissement, la chose comme effective ou la chose comme effectuée. En effet signifie proprement dans le fait, selon le fait, véritablement. Je vous demande si en effet vous êtes guéri de votre maladie, c'est^-dire s'il est vrai que vous soyez guéri : vous me répondez que vous êtes effectivement guéri , c'est-à-dire que votre guérison est effectuée et réelle. »
Concluons : effectivement a plus rapport à la réalité; on pourrait, sans altérer le sens, le remplacer par réellement : en effet a rapport à la vérité; on pourrait le remplacer par véritablement.
%^ Dans un raisonnement, on doit préférer l'adverbe effectivement, lorsqu'on sappuie sur des faits; et la locution adverbiale en effet, lorsqu'on s'appuie sur des axiomes ou des vérités démontrées. C'csf wssi l'opinioa de Beauzée : «La première, dit-il, est' plus propre ai