‹ Nouveau dictionnaire des synonymes françaisChapitre 7 sur 163 · OU TERMINAISON · texte numérisé non relu

OU TERMINAISON

lo SUBSTANTIFS.

19. — MENT. Les substantifs terminés en ment ne viennent pas directement du mot qui forme leur radical ; ils viennent du verbe qui lui-même est formé de ce dernier mot : ainsi bond a donné bondir, d'où dérive bondissement ; habit a donné habiller, d'où habillement^.

Dans ces substantifs la terminaison ment éveille l'idée exprimée par le verbe dont le substantif dérive. « La terminaison substantive ment, dit Roubaud, désigne la puissance, le moyen, l'instrument, ce qui fait qu'une chose est ainsi, ce qu'opère l'agent, ce par quoi un eflet est produit. Ainsi rabaissement est ce qui fait qu'une chose diminue de prix*; haussement, ce qui opère la hausse; l'habillement est cet ensemble de vêtements par quoi on est habillé; le raisonnement ce qui fait ou développe une raison; ïenchainement, ce qui forme ou compose la chaîne »•

Le substantif radical simple est le nom de la chose considérée dans sa nature et dans ses qualités; ainsi le rayon est le trait de lumière, le rayonnement est l'action de rayonner, d'émettre les rayons, « Le perfectionnnement, dit Condillac, est le progrès vers la perfection, et la perfection est l'état d'une chose parfaite ».

!. Il y a quelques exceptions, entre autres ossemenl, événement, qui ne répondent a aucun verbe français.

J. Roubaud fait observer ailleurs que le rabais est produit par le rabaUsement ordonné, et que ce dernier marque la force employée et Tacte de puissance émané pour produire le rabais. L'édit, ajoute-t-il. ordonne le rubaissemsnt et opère It

Ce dernier exemple nous fait voir que certains suLstantifs en ment ont aussi pour carvctère distinctif de signifier la chose pendant qu'elle se fait^ et partant comme non finie ; tandis que les substantifs à radical simple présentent la chose comme acheyée, comme réalisée. Les pre* miers expriment l'idée d'une manière relative; les seconds d'une manière absolue : le perfecUonuement renà la chose moins imparfaite; il tend vers la perfection^ et par conséquent peut s^accroitre, devenir plus grand : la perfection est la chose rendue absolument parfaite , on ne peut plus parfaite.

Enfin^ lors même que les deux substantifs synonymes peuvent s'employer dans des cas analogues^ le composé terminé en ment éveille toujours pUis que le simple Tidée d'une cause, d'une puissance agissante et produisant ou ayant produit un efitet; en un motTun est toujours plus relatif, l'autre pins absolu.

20. — ION et ANT. « La terminaison substantive ion, dit Roubaud, annonce Taction et son effet ou son habitude, l'action qu'on imprime et celle qu'on reçoit, l'actif et le passif. Ainsi confession, c'est l'acte ou l'action de confesser; dévotion, l'acte ou l'habitude du dévot; sensation, action de sentir, effet d'une autre action; tim'on^ action d'unir et son effet; impression, l'action d'imprimer et son résultat; destruction, l'action de détruire; commission, l'action de commettre ou la charge commise; profanation^ l'action de profaner, et la souillure qui en est la suite, etc. »

Cette terminaison a rapport à l'action beauconp plus que la terminaison ment. V. les articles fondation, fondement; dissension, dissentiment; violation, violemcnt.

Les substantifs en ant qui viennent d'un participe présent éveillent aussi une idée d'action. Y. cours, courant,

21. « ADE. < La terminaison substantive ade désij^ne Taotion de faire telle chose marquée^ ou tel genre d'action, ou on concours, un ensemble, une suite d'actions ou de choses d'un tel genre. Ainsi bravade exprime l'actiou de faire le brave; accolade, l'action, la cérémonie d'embrasser; cavalcade, une file de gens à cheval; mascarade, une suite de masques, etc. » (Roubaud).

Mais cette terminaison exprime aussi une idée d.^ composition, d'ensemble : balustrade, ce qui est composé de balustres; limonade, boisson composée avec des limons ou citrons; peuplade, canonnade, etc. Elle a d'ailleurs plusieurs autres significations.

22. — ERIE et TIE. La désinence erie a diverses si^iflcations. Ajoutée à une base verbale, elle expiimeune action ou le résultat d'une action : chuchoterie, pillerie, etc. D'un emploi fréquent dans les arts, elle désigne les métiers, les professions d'ouvriers ou d'artisans : me» nmserie, coutellerie, etc., ou bien le lieu où Ton travaille : brasserie, raffinerie. Dans le sens moral, elle est fréquentative, c'est-à-dire qu'elle exprime Texercice répété d'une chose, ou un défaut, un vice d'habitude:

s SYNONYMES FRANÇAIS.

itavarden'e, ekuehoierie, étourderie, k'sinerie. Enfin elle estdiminuUye oa appréciative ^ verroterie, rêverie, etc. « La terminaison erie, dit Boobaud, est souvent renvoyée au style familier^ pour désigner quelque ^ose de commun, de petit, de l^er, de futile, de frivole, de ridicule ». Dans quelques mots venant d^un verbe, la terminaison fie a la môme valeur que la terminaison' erie exprimant une action ou le résultat d'une action. Ainsi la sortie est l'action de sortir; la garantie est ce qui galantit ; une rétie est une tranche de pain qu'on a fait r6tir; une partie (dn verbe latin partire, partager) est le résultat de la division d'un louL

23. — UR£ et FICE« La terminaison tire marque le résultat d'une / action, l'effet produit par un agent, la forme, l'arrangement, la disposition due à cet agent : ce que fait le serrurier, son propre ouvrage, (st une serrure; ce ({ue fait le sculpteur est delà sculpture; ce que fait an couvreur est la couverture; un imposteur fait une imposture; un doreur, de la dorure, etc. Les équivalents à terminaison non significative désignent l'objet d'une manière absolue et considéré en lui-même*

« En outre, la terminaison «re,dit Roubaud, marque si bien un résultat, qu'elle sert souvent à exprimer un ensemble, un tout formé de la léunion, de l'assemblage de plusieurs choses du même genre. Ainsi la mâture est l'ensemble des mâts; la ferrure, la totalité du fer employé . dans un ouvrage;, la j^artcre, l'ensemble des ornements qui servent à parer; la figure, l'ensemble et le résultat des traits du visage ».

La terminaison fice (du latin facere, faire) a la même valeur à peu près que la terminaisonr ure; elle marque l'œuvre ou la manière dont la chose est fuite»

24. — AGE. Les mots terminés en âge expriment une action ou le résultat d'une action^ l'effet produit; ou bien une idée de réunion, d'ensemble, ou enfin les choses d'un tel genre, leur ensemble, leur tout. Ainsi le partage est Taction de faire des parts, on les parts qui eu résultent; le feuillage est la réunion, Tensemble de toutes les feuilles; le marécage eaA. un ensemble de marais ou, comme le dit l'Académie, une grande étendue de terrain humide et bourl^ux comme le sont les marais ; Vombrage est l'ensemble, la réunion des branches et des feuilles des arbres, qui produit l'ombre (Acad.); herbage, c'est toutes sortes d'herbes, etc.

M. — rS^. La terminaison ts marque souvent un assemblage, un mélange, ou utt amaff confus résultant ordinairement d'une action; exemples : gazouillis, ramassie,

29.-^AICB ou £N€E. Cette désinence annonce une manière d*étro, un état durable, permanenf. «r Ainsi, fait observer Roubaud, la repeu' tance, mot autrefois très-usité, est au repentir ce que la pénitence est à la peine : le repentir et loi peine peuvent être bornés à un acte, à un mouvement, à un sentiment passager; mais la repentance et la pénifence annoncent une d'urée; une- succession, un exercice ou une souf- Ihiuce contkiae ou habituelle de repentir et de peine. La iounenance.

•mot également disgracié, n'est pas un simple souvenir, quelquefois inomentané, accidentel, fugitif; c'est un souvenir durable, constant, .fidèle, toujours plus ou moins présent en quelque sorte. La même différence est très-sensible dans déplaisir et dépiaisance.

27. — IVEetIF. Ces désinences, qui sont identiques, expriment la faculté ou la pidssance d^agir, la vertu, la propriété de faire. Elles affectent un très-petit nombre de mots ayant de la synonymie avec 4'autres; et la plupart de ceux-ci ont la terminaison ion, qui marque l'action, la force ou puissance agissant actuellement. Cette distinction est bien marquée dans les mots suivants, qui ne sont pas synonymes * l/icomotive, macbine qui a la puissance de produire la locomotion, c'est-à-dire l'action de changer de place ; principe végétatif, qui a la faculté, la puissance de produire la végétation ou action de végéter.

28. — ÉE. La désinence ée présente l'objet dans les éléments qu^i le composent, qui en font un ensemble, un tout, ou dans son étendue, sa durée, dans les circonstances qui s'y rattachent, etc. « Ainsi, le mot armée marque une réunion de troupes en un corps et sous un chef; celui de ramée un assemblage de rameaux et de branches entrelacées; poignée, tout ce que contient une main ; les mots année et journée embrassent tout ce qui a rapport à la durée successive de Van et àxajour » (Roubaud).

29. — TÉ, ESSE, IGE. Ces désinences expriment la qualité abstraite, c'est-à-dire la qualité considérée séparément de l'objet et existant essentiel lement par elle-même. Ainsi, les substantifs qui ont Tune de ces terminaisons sont généralement des noms abstraits, tels que la vérité, la facilité, Idi petitesse, la souplesse, la Justice, qui sont les noms des qualités exprimées parles adjectifs vrai, facile, petit, souple et juste-

80. — EUR. Eur termine : 1» des substantifs féminins dont la base est un nom et qui expriment une qualité abstraite, comme les substantifs en té: pudeur, odeur, saveur, chaleur, etc.; 2<> des substantifs masculins dérivant d'un verbe et désignant celui qui fait l'action marquée par ce verbe, ou qui a coutume de la faire, qui en fait son métier, sa profession : coureur, chanteur, chasseur, confiseur, graveur, etc.

81. — 1ER. La désinence ier {ière pour les noms féminins) a un grand nombre de significations; envoie! les principales.

1er exprime : 1» l'idée d'une profession vulgaire, d'un travail d'c«*vrier; exemples : jardinier, jardinière, menuisier, serrurier, etc.; î» la fonction ou l'emploi : canonnier, douanier, portier, cellérier, et par résultat, la destination spéciale des choses : sucrier, chandelier, salière, moutardier. 3« Cette terminaison s*ajoiite aussi à beaucoup de noms de fruits pour désigner les arbres dont la fonction naturelle est de produire ces fruits : poirier, pommier, cerisier, amandier, etc.

'82.— ISME. Cette désinence indique une doctrine, un système, un «nsemble d'opinions : christianisme, spiritualisme, stoïcisme; ou bien la méthode, la manière de faire propre à telle ou telle classe de geT

iO SYNONYMES FRANÇAIS.

OU d'objets ; sophisme, manière ou méthode particulière de raisonner ou d'argmnenter; fanatisme, maxiiëre propre de penser^ de . sentir et d'agir du fanatique. Souvent aussi elle, marque Taffectation, TaLbus, l'excès de la chose, comme dans pédantisme, néologisme, purisme,

33— ET, ETTE, OT, ULE. Ces désinences forment en général des diminutifs : livret, petit livre; trompette, petite trompe; ballot, petite balle; monticule, petit mont; granule, petite graine, etc. EHies sont quelquefois dépréciatives : l'idée de petitesse conduit naturellement à celle de faible valeur. Ainsi la charrette et le chariot sont moins remarquables et d'un prix moindre que le char.

34. — ON. On termine : i» des substantifs à base verbale et du genre féminin. Ces substantifs ont un sens approchant des noms en ton; et, s*ils n'expriment pas Taction, ils sont au moins le signe de l'acte, ou bien ils désignent la chose qui doit être faite, le résultat de Faction : floraison, liaison, potion (du la,tin potum, supin de potare, boire).

20 Des substantifs à base nominale et du genre masculin. Ce sont en général des diminutifs : jupon, courte jupe; vallon, petite vaUée; oison, petite oie, etc. K

35. — EAU. La plupart des mots qui ont aujouid*hui cette désinence se terminaient anciennemeat en el (au féminin elle); tonneau, cho' peau, château, etc., autrefois tonnel, chapel, chastel ou castel*; ce dernier nous reste même encore, ainsi que les adjectifs bel ou beau, nouvel ou nouveau, au féminin belle, nouvelle. Or les désinences ei, elle, viennent des désinences latines ellus, ella, ellum, qui ont une valeur diminutive. Ainsi la terminaison el ou eau a été donnée d'abord à des diminutifs : orme, ormeau; pigeon, pigeonneau; perdrix, per^ dreau; lion, lionceau; escàbelle, escabeau , pore, pourceau K Mais il est arrivé aussi que cette terminaison est entrée dans la composition de certains mots qui sont loin d'être des dimiuutifs : taureau, fardeau, vaisseau (navire). Nous pouvons remarquer cependant qu'en général lorsque de deux mots synonymes l'un est le radical, l'autre ce même radical auquel a été ajoutée la terminaison eau, si celui-ci n'est point

,1. ■ La plus grande partie des noms d'objets en on sonldes diminutifs; il en existe nne certaine quantité affectée d'ane idée tout à fait opposée, ce sont les mots en «n de la désinence augmentative ou des Italiens. Tels sont salon^ de eallonef grande salle; canon, de eannone, grande canne (grand tube) ; ballant de ballant, grande balle (grand globe), etc.; et par analogie eaiMon, grande> caisse » (Batet de la Sarthe).

2. Suivant Géain, Histoire des variationt de la langue française, nos pères da xne siècle prononçaient ces mots de cette manière : tonneau, capeau, edleau. Nous disons encore Câleau-Cambrésit»

3. Veecabeau est nne petite etcabelle, un petit banc, comme par exemple celai sur lequel s*assied nn tout jeune enfant, on qa*nne lemme assise met sons ses pieds. Le véritable sens du mot pourceau est petit pore : aussi appelle-t-on marchand de pourceaux et non de pores, l*homme dont le métier est de vendre ces animaux quand ils sont encore iftunest oa dit au contraire manger du pare fra'.j^ et non Aa pourceau.

INTRODUGTIOn. il

à proprement parler un diminutif du premier, il est du moins une es< pëce, une variété du genre désigné par le mot simple. Le radical pui exprime l'idée générale : le mot composé expiime une idée particulière; c*e5t le nom de Tobjet qui se distingue par quelque chose de remarquable, de spécial^ par un caractère propre, par une destination particulière.

36.— OIR, AIL et AIN. « La terminaison oir ou oire, dit Roubaud, marque la destination propre des choses, le lieu disposé, rm moyen préparé, un instrument fabriqué, etc^ pour telle opération, tel dessein, tel objet. Ainsi dortoir signifie lieu où l'on se retire pour dormir; observatoire, lieu, édifice éleré pour observer; écumoire, ustensile pour écumer. »

La terminaison ail a la même valeur : un caravansérail est un lieu destiné à recevoir les caravanes; un éventail est un petit instrument avec lequel on s'évente, etc.

La terminaison ain, en général peu significative dans les substanrfft; aune valeur bien marquée dans les adjectifs, où elle exprime Hiftf^ rents rapports, entre autres celui de demeure, d'habitation, et j^& suite, de lieu, d'origine : Américain, d'Amérique; Africain,' ÇJ'kMMi^

37. — AILLE, AILLEUR, ASSERIE, ASSIER. La^^ ddsineiice \af?^ est collective; exenjples: bataille, ensemble de persbhiies qui se biittenï, volaille, réunion d'oiseaux tle basse-cour. Soimnl aussi elle. 2ij(Wrtê^^ l'idée de collection celle de faible valeur, etalbts^Ué ést^de plus déprébStive : valetaille, guetisail le, ferraille. DhiïS fe 'Vet^îiës, biV/è est dèVè&fi

sier, finassef^e^ étiës sonfàê^W^èà^tdTiM^feéi'ùuv forme"~vôfege

est en as^:iintisser:av'oha^sek ^''^ •- - - '^^ '■ ■ "' ' - ^'X'^ i

3»?':sii^HME et ÏLIE:^ Ld tërih'ihiiîson oïc fet li^émé que àVe; V^

^peléftlB linilB'iJtààfiatïoil^ d'cim« ' orinoxh et ' oiinàie; la seconde vàM-

cerisiers; o*eraïeïrfttfmp^d<bs»ëtg/^-"^ '"^ --'r^"-

"^''Wm^hfsm^é ^?(r'^lifâiqiiè fe' '^nfflë 'dtf ipètîtBs choses ^fine

eWhdim de petits t8sîflné^'3lK'i> pbifbâtidff.*'^ ^ '''' ' 'T^

porticsUin d'aeUon.on m (|iii pHiTieat de celle ai bml, apparat, aehal.

Solo. J'appelle sabslanlifs eillributifs 1rs substiclifs qui désignent les personnes ou les choses par la qualité diÉ^nctive qui leur est propre, oomnie i[uand on dit ; l'enipereur d'Allemague, le rai d'Espagne, le thi/ntre de la paroisse, le chantre des bois, voici M. le dxtetir. Comme on le voit, ces substantirs sont réellement qualificatifs, et c'est à causa de celi qu'ils figurent souvent comme attribut de la proposiiiOD : CbarleS' Quint était empereur d'AUemagoe et rai d'Espagne; U. Denis estchanire de sa paroisse; lerossignolest le cAanfre des bois; ce montienr est docteur ea médecine».

M.— EUR, ANT. Nous avons vu (SO) que dans les substantifs ma^ cnlins dérivant d'un verbe, la désinence sur désigne celui qni Tait l'uUiiu marquée par le verbe, qui a coutume de la faire, qui eu lait i^er; uous avons vu aussi (10) que la lerminaisou an( éveille égalen^eut'uiicijlécd'aclion. Ces terminaisons ont à peu pri's la même valeur d^k It^'adjcclirs : ainsi les qualificatifs eu eur présentent le SliJBl comme'àyâni l'habilnde, le pouvoir ou la faculté de taire l'action, oa ^jjl ils j£,9ju^fle%t par rapport à ce qu'il fait ou 1 ce qu'il peut faire; lof jufili^^^^^j^^ue l'on appelle en grammaire adjectifs verbaiix, i^afK^l i^^ [K^Vi l^i^P'''"^"^ "^ ^^^ résultant d'une action ou tm 4'>:'>lM?i}lKJ^iVïi^'>'jWi!^> *1"^ '^'"' propre 1 faire telle ou telle al^9Il,,^ef]ql^^è t^iauiC^^fl^ l'acUon; tiwuranl, mourante, qui est ^qsj'ùtati^^i^ll^Ùdç.l'^çtio^.d^ mourir; obéissant, obéissante, qui a n^^l^eni I4 PfOp^jié ,d;i)béir et qui obéit toujours sans peine. <}aant aux qualificatifs sans terminaison significative, ils eipiinicnt MjMJqiMni,^a ggj^iyij jtjjjtyiljye du sujet sans aucune idée d'action. X^^jMÏi^, jg Jçs fleîpj^)sojis,j«ir et anl comparées avec la termi-

^^,/^^^j J^ilé ^4^^H^èn^ ^ marque la réitération ou l'habitude

dl^nne actiouVl eîces'dcla quàuté ou du défaiit. u La terminaison ard,

'ini modération, l'excès : musard, qni

e tout, de rien; babillard, qui a la

is souvent que eur i'tiabitude on la

i. l'arUcle braillard, braillew.) Elle

léprisants ou familiers.

* rei/marque la faculté, le pouvoir

li elle ne marque qu'une

^ ■.^„.,.; îuelque chose, a Sf, en latin iw«,

II.I^it^Â^.* <^^8|^i,^'>'>!l<|ue.|f^ose d'actif, qui fait, qni réduit en

■Ti,^ihsV,|àj^i]ifjPicP^e|3})i est, fort agissant et prompt à agir; eam-

jiM'mJÏi^t^uj ïécjij|j:^^^');^ùè^(jçilement; vocatif, qni appelle; curalif.

iKTRODDCtlOIl. 13

qni gnérit. La terminaison if est donc active, da moins dans la plupart des adjectifs ».

Les désinences mr et if rappellent on représentent mie idée d'action^ mais eur avec pins de force que if De deux adjectifs synonymes ayant Tan la première de ces terminaisons^ l'autre la seconde, Tadjectif en eur montrera le sujet agissant volontairement^ avec intention, dans nn but déterminé, pour produire actuellement tel ou tel effet; ou bien« s'il s'agit de choses, le qualificatif en eur présentera le sujet comme faisant l'action on produisant l'effet que sa nature doit nécessairement lui faire produire. L'adjectif terminé en if exprimera simplement la foculté, le pouvoir d'agir, de produire l'effet en tout temps, ou bien l'actioQ en quelque sorte indépendante de la volonté, spontanée, sans but, sans dessein prémédité. Les articles approbateur, approbatif; imitateur, kmiatif; contemplateur, contemplatif, achèveront de faire comprendre ee qui distingue la valeur propre de ces deux terminaisons, lorsqu'on a à choisir celle des deux qui convient le mieux pour l'expression de la pensée.

Les deux désinences ani et if, quand elles appartiennent à des adjectifs dérivés d'un verbe et ayant la même racine, marquent l'une et l'autre la qualité active. Mais la première montre cette qualité se manifestant au dehors par des actes ou des effets produits; la seconde la fait voir dans le sujet même, à Tétat de faculté, de propriété. (Y. les articles agissant, actif; attirant, attractif; vivant, vif, etc.

43. — ABLE, IBLE. La désineuce able ou t6/e, ajoutée à un adjectif dérivant d'un verbe, désigne la puissance, la capacité d'être, de devenir ; ce qui est propre, babile à faire, à, être fait, à avoir certaine qualité, ce qui parait avoir tel caractère. Ainsi, pénétrable, c'est qui peut être pénétré; secourable, qui est porté à secourir;; visible, qui peut être vu.

Ajoutée à un radical substantif ou adjectif non dérivé d'un verbe, eDe exprime ordinairement disposition, aptitude à avoir certaine qualité, puissance d'indiquer tel caractère ou tel état. Ainsi , misérable, qui est dans l'état de misère ou qui dénote la misère; occasion favo^ rable, occasion qui est apte à être en notre faveur, à notre avantage.

Notre langue présente un très-petit nombre de cas où les deux terminaisons able et ible sont ajoutées au même radical, d'où paraîtrait résulter une parfaite synonymie. (Y. aux articles apercevable, pereep" tible; irritable, irascible, les nuances qui distinguent ces synonymes d'une espèce particulière.

44. — EUX, lEUX, UEUX. « Dans les adjectifs la terminaison eux marque la force, l'habitude, l'abondance, l'excès, Taffectation d'une qualité, d'être tel : langoureux, qui ne fait que languir, qui outre on affecte la langueur. » (Roubaud.) De même, doucereux signifie qui a Uvp de douceur ou qui affecte une grande douceur; vaniteux, qui affecte une sotte et puérile vanité, qui est plein de sottes vanités.

iU SYNONYUES FltANÇAlS,

Veux et ueux ont la même valeur : ainsi avaricieux signifie qui affecte l'avarice dans un cas particulier; difficultueux, qui a l'habitude d*ètre difficile eu affaires, parce qu'il fait des difficultés sur tout.

Le même radical prend quelquefois la terminaison eux et la terminaison ant, comme écumeux, écumant; ennuyeux, ennuyant, « Mais, dit Roubaad, ant, terminaison du participe présent, signifie ce qui est actuel, ce qui se fait, ce qui aiTive, le fait ou ses circonstances; tandis que la terminaison eux désigne la propriété, l'abondance, la plénitude, la force. »

45. -^ AL, EL, IL. « La terminaison al signifie ce qui concerne ou regarde, ce qui appartient ou convient à, ce qui a quelque rapport ou relation avec; en un mot, elle exprime les appartenances, les dépendances, les circonstances de la chose, les rapports au temps, au lieu, à la durée, etc., comme on le voit dans local, ce qui est propre au lieu ; vital, ce qui convient à la vie, ce qui y influe; moral, ce qui concerne les mœurs; brutal, ce qui convient à une brute; oriental, ce qui regarde l'orient, ce qui est à l'orient; légal, ce qui concerne la loi, etc. » (Roubaud.)

Les terminaisons el et il ont la même valeur que al, dont elles ne sont que des modifications.

46.-- IQUE, AQUE, ÈQUE, ERNE. Les trois premières désiiiencef i^e diffèrent que par la forme : elles ont la méiue valeur; mais cettf valeur n'est pas tellement déterminée qu'elle soit constamment la même dans tous les mots qui ont Tune de ces terminaisons, a L'adjectif simple , dit Roubaud, est très-propre à indiquer un carac:ère déterminé, décidé^ parfaitement établi; l'adjectif dérivé n'énonce qu'une qualité particulière, bonne ou mauvaise, qui n'est qu'un trait plus ou moins sensible dans le caractère. Ainsi, U colère est un vice dominant dans l'homme colère, puisqu'il s'y abandonne sans mesure ou sans réserve ; et peutêtre ne sera-t-elle qu'un défaut dans Thomme colérique, qu'elle ne subjuguera pis et n'emportera pas de même ».

« L'adjectif terminé en ique, lorsqu'il est seul ou qu'il n'est pas formé d'un autre employé dans le même sens, exprime également le \ penchant et l'habitude, le goût et l'exercice, la cause et les effets. Un I homme mélancolique est ou enclin ou sujet à la mélancolie; il est . tourné à la mélancolie ou il en éprouve des accès. En général, la terminaison iquc signifie qui appartient à, qui concerne, qui a trait à : asiatique, qui appartient à l'Asie; philosophique, qui a Irait à la philosophie; dogmatique, qui concerne le dogme, etc. ».

Il faut distinguer parmi les adjectifs terminés en ique ceux en fique et en dique. Ces deux terminaisons ont une valeur particulière : fique, du latin ficus, exprime l'idée de produire ou de faire; dique, du latin dicus, signifie qui dit, qui exprime la chose. Butet de la Saithe arpellQ ceux-ci expressifs, et les autres productifs. (V. plus loin à l'alinô^ Û' la terminaison fique.l '^* '^ ^'

llfTHODUGTION. 15

La terminaison eme, dans les adjectifs, signifie qui app.irt!ent fa tu lie pitrtie de l'espace, qui est dans tel lieu on dans telle position relati renient à telle autre : externe, qui est an dehors ou du dehors; subal* tirne, qui est placé an-dessous, qui est inférieur, secondaire.

47. >- lEN, ISTE, AN, AIN, IN. Les désinences im et i>/tf marquent ordinairement la profession que Ton fait, d'une science, d'un art, d'une dcctrine; l'office dont on est chargé, et par conséquent la classe à laquelle ou appartient; la religion, la secte dont on fait partie : grean^ mairien, physicien, mathématicien, gardien, moraliste, économiste, chrétien, paien, stoïcien, moliniste, janséniste, etc. La terminaison iste correspond à la terminaison isme des substantifs; elle est quelquefois dépréciative : grammatiste, sophiste, etc. La terminaison tien exprime quelquefois un rapport de lieu, particulièrement le pays d'où l'on est, d'où vient la chose : Prussien, Algérien, Égyptien, etc.

Les désinences on, ain et in marquent aui;si : !• la profession : artisan, paysan, écrivain, sacristain, marin, médecin; %• la religion, la secte, le parti, etc. : mahométan, anglican, franciscain, puritain, ultramontain, bénédictin, girondin. Jacobin ; Z^ le pays ou un rapport de lieu : Persan, Toscan, Africain, Romain, Lorrain, Florentin, L> fnousin, etc.

Dans prochain la désinence ain n'indique qu'un rapport yague de position dans l'espace on dans le temps. Roubaud fait observer en outre que la terminaison ain exprime un rapport d'origine, même a» moral, d*où l'action, l'énergie, la puissance native ou se trouvant naturellement dans le sujet. « Ainsi hautain, dit-il, signifie ce qui vient d'un cœur, d*un esprit, d'un naturel haut; ce qui marque, respire, aifecte, affiche la hauteur; souverain signifie ce qui aune action, une énergie, une efficacité, une puissance prédominante. »

48.— 1ER. On a vu (31) qne dans les substantifs la désinence icr marque le métier, la fonction ou l'emploi ; l'idée de profession, d*cmploi conduit naturellement à celle d'habitude : aussi la terminaison ier des adjec'ifs exprime-t-3lle non-seulement le métier ou la fonction,, mais quelquefois aussi la pratique habituelle, l'exercice fréquent de la chose désignée par le radical, ou la disposition, la propension, la conformité parfaite à cette chose, ou enfin l'abondance, la force, l'excès de cette chose. Ainsi guerrier signifie qui fait la guerre, qui y est porté; chicanier, qui a l'habitude de chicaner; grossier, qui a de la grossièreté, qui en est plein ; régulier, qui est bien conforme & la règle; altiei\ qui a beaucoup de hauteur dans le caractère, etc.

49. — AIRE. Cette désinence marque à quel genre une chose est relative, à quoi le sujet a du rapport. Des études littéraires sont des études relatives d la littérature; un avis salutaire a rappoit au salut delà personne qui le reçoit; Tart militaire a rapport à la guerre; la contribution mobiliaire a rapport au mobilier, frappe le mobilier; *«:iaire se dit de quelqu'un relativement à la secte dont il fait paitie;

16 8TN0NTUES FRANÇAIS.

iomptuaire signifie qui est relatif aux dépenses ; agraire signifie non quelque chose des champs, mais quelque chose de relatif aux champs, comme la loi du partage des terres.

60. — OIRE. « La terminaison oire désigne surtout la cause, l'efû* eaqté, ce qui fait qu'une chose a tel efiîet, etc. : illusoire, ce qui est fait pour séduire, ce qui fait illusion; grattUatoire, ce qui %st destiné et propre îi féliciter ou à rendre des actions de giàce; péremptoire, ce qui tranche toutes les difficultés, etc. Ce qui est notoire, est si bien counu^ qu'il est certain et indubitable ». (Rouhaud.)

De même attentatoire signifie qui porte atteinte; contradictoire, qni porte ou fait contradiction; œuvre expiatoire, qui est propre à expier; action méritoire, qui porte avec soi et donne du mérite. « Les adjectifs verbaux en ozre, dit Butet de la Saitbe, expriment une qualité active MOUS le rapport des moyens, des formes, en un mot de tout ce qui peut concourir efficacement au but de l'action déterminée parla Yj[leur 'de la base du qualificatif. »

61. — FÈRE, FERANT, FIQDE,BRE. Les désinences (ère, f^ant, du latin ferre, porter, signifient que la chose qualifiée porte, cause ou donne ce qu'indique le radical de Tadjectif : lanifère, qui porte de la laine; mortifère, qui apporte, qui cause, qui donne la mort; odoriférant, qui apporte, qui répand de l'odeur.

La désinence fique, du latin ficvLs, exprime, comme nous l'avons déjà dit (46), ridée de produire ou défaire : honorifique, qui produit eu procure de rhonneur; frigorifique, qui produit, qui cause le froid.

La désinence bre a beaucoup d'analogie avec les trois autres : elle exprime Tidée de production, de génération, confondue avec fidée générale de cause* ; elle signifie, en un mot, que la chose renferme , cause , produit ou présente ce qu'indique le radical : salubre, qui porte, qui produit la santé (salus); funèbre, qm. fait les funérailles [funus) ou qui en présente l'image. -

62. — È, I, U. Ces désinences, lorsqu'elles appartiennent à des adjectifs verbaux passifs ou participes passés, marquent l'effet reçu, l'action souff'erte : ensanglanté, qui a été couvert ou rempli de sang : brisé, rompu, qui a souffert l'action de briser, de rompre, etc.

Lorsque les participes passés ou adjectifs verbaux passifs ont pour synonymes des adjectifs ordinaires ayant môme radical, ce qui les distingue essentiellement de ces adjectifs, c'est que ces participes^ présentent toujours la qualité ou Tétot comme la conséquence ou l'effet d'une action ou d'un acte moral, tandis que les adjectifs ordinaires présentent la qualité comme propre à l'objet, comme existant natuwUement en lui; ou du moins ils ne font considérer la qualité ou

I. Butet de la Sarthe assimile cette terminaison aux terminaisons par* (ovipAie), •r» (couleuvre, eu lafn coluber ), et les donne comme analogues aux terminaisons *liiUM jtarui, perui, p9r, ber, hri$, qu'il fait dériver du verbe pario.

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l'état qa*an point de vue de ce qa'est Tôt jet actnellement, sans examiner si cet état ou cette qualité est le résultat d'une action reçue. Ainsi une personne a naturellement l'esprit faible; mais un esprit €iffaibli a été rendu tel par quelque malacÛe ou par une grande douleur morale. L'air a été épaissi par des vapeurs , et quand on le couâdère dans son état actuel , on dit qu^il est épais, A voir la direction Terticale d'un mur, on juge qu'il est haut; le propriétaire trouve qu'il ne l'est pas assez , il le hausse , et l'on dit alors que le mur a été haussé. Les adjectifs en ^ ou en tf qui ne viennent point d'un verbe ^ et même quelques adjectifs qui en viennent^ mais qui n'expriment point i'état passif, tels que dissimulé, décidé, sont réplétifs; c'est-à-dire, suivant l'explication de Butet^ qu'ils expriment en quantité^ en abon* 4laiice^ avec plénitude ^ la qualité représentée directement ou indirec» lement par le significatif: ainsi herbu ^ plein d'herbe; c^arm^^ bien fourni de chair; zélé, plein de zèle^ etc.

53. — OND. « La terminaison (md sert à désigner^ dans les composés^ l'abondance^ la fertilité, la profusion , ainsi que la profondeur, la hauteur, l'énormité, l'excès, le débordement, la fréquence immo- -dérée. Le furibond a un grand fonds de colère, de furie. Nous appelons vagabond celui qui ne fait, sans cesse et sans arrêt, qu*errer liccndeusement tantôt d*un côté, tantôt d'un autre; pudibond, celui qui 86 conduit avec beaucoup de pudeur et de décence, qui rougit souvejil «t de la moindre chose; moribond , celui qui languit dans un état de langueur, qui flotte entre la mort et la vie , qui est toujours mourrant; fécond, qui est très-productif; profond, qui a beaucoup de fond, de capacité, d'enfoncement. » ( Roubaud.)

54. " IME. « Ime^ en latin tmti^, signifie très, entièrement, profondément, parfaitement, à fond: unanime, ce qui est d'un parfait accord; sublime, fort élevé, élevé jusqu'au plus haut degré; illustrissime, qui est très-illustre; intime, ce qui est bien avant dans la «hose. » (Roubaud.)

Il faut distinguer la terminaison itime de la terminaison ime : la première a de plus l'élément it, qui parait venir du latin itum, supin 4e ire (aller). De sorte que itime marque un rapport très-rapprocbé, très-étroit «ntre l'objet qualifié et la chose indiquée par lô radical: ainsi légitime signifie proprement qui va avec la loi , qui a on, rapport essentiel avec la loi; maritime, qui est en rapport très-prochain avec la mer, qui est voisin de la mer, ou qui concerne la mer.

55. — ESQUE. Terminaison dépréciative marquant souvent l'exagération, rétrangeté. la bizarrerie: gigantesque, pédantesque, romanesque, tudesque, etc.

56. — ATBE. Cette termmaîson est diminutive et quelquefois dépréciative. «Les mots en âtre, dit Butet , marquent une diminution dans ta qnalité exprimée par le significatif, une dégradation de cette qualité,» et en conséquence il les appelle dégradatifs. Tels sont, continue-

t-il, rrmgeàtre, verdàtre, jaunâtre, dégradatifs de rouge, vert, jaune. Au sens moral on a gentillâtre, marâtre, etc. > de gentil, pour gentilhomme, de mère, etc.

57. — ET, (ILE. Tenninaisons diminutives : axgret, qui est un peu aigre; grandelet, qui est un peu gmud; joliet , qui est assez joli; rondelet, qui est un peu rond (en parlant d*une personne), qui a un peu trop d*embonpoint; suret, qui est un peu sur, c'est-à-diie très*légèrement acide. De môme globule, petit globe; monticule, petit mont; ac{(ft</e, légèrement acide. Dans ridicule la terminaison ule marque que la chose digne de risée est de peu d'importance et ne mérite pas qu'on s*y arrête; tandis qu'une chose risible peut le mériter : que de scènes fort risibles dans Molière, et qui sont d'excellentes leçons!

58. — IDE. Cette désinence rend évidente et manifeste la qualité exprimée par le radical : aussi Butet de la Sarthe appelle-t-il mani' festatifs les adjectifs qui ont cette terminaison : avide, rapide, lucide, signifient, dit-il, qui désire ayoir, qui entraine, qui éclaire évidemment.

59. — AUD. a La désinence aud, aut, du latin aldus, dans la plupart de ses constructions, exprime comme qualité l'idée du significatif, mais comme qualité qui, croissante ou tendant à s'augmenter, n'est pas encore arrivée au terme auquel l'esprit la reporte : d'où un genre de qualificatifs appelés approximatifs : tels sont rougeaud, un peu rouge, qui approche du rouge; ;)enflwrf, un peu peiné, etc.» (Butet de la Sarthe.)

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