GARDE
donne soi-même^ nn engagement formel que l'on prend. La garantie a donc une certitude que n'offre pas ce qui n'^'^t qae garant : a Sa conduite passée vous est un sûr garant de sa fidélité pour Tavenir; U veut des garanties plus sûres; II a d'excellentes garanties. (Acad.)
GARANTIR, PRESERVER, SAUVER. Garantir, mettre sous sa garantie, tenir dans sa sauvegarde, protéger contre Tinjure, répondre de la sûreté. Préserver, pourvoir à la conservation, parer d'avance aux accidents, prémunir contre les dangers, veiller à la sûreté. Sauver , rendre saia et sauf, délivrer d*un mal, exempter d'un maifacur. — Ce qui vous couvre ou vous protège de manière à empêcher Timpression qui vous serait nuisible, vous garantit. Ce qui vous assiste et vous prémunit contre quelque danger funeste, qui pourrait survenir, vous préserve. Ce qui vous délivre d'un -grand mal ou vous arrache à nn grand péril , vous sauve. Les vêtements qui vous couvrent vous garantissent des injures du temps. Les gens armés qui vous accompagnent vous préservent de l'attaque des voleurs. La nature, vigoureuse encore, et des remèdes qui la secondent vous sauvent l'une maladie.
— On est ^aitm^i par la résistance; elle arrête, rompt ou amo.^tit le coup. On est préservé par la vigilance ; elle prévient, écarte ou dissipe le danger. On est sauvé par les secours ; ils combattent, détruisent ou repoussent le mal. (R.)
GARDE, GARDIEN. « Ces deux mots marquent également une per* sonne au soin ou à la garde de qui l'on a confié quelque chose. » (Girard.)
— Garde, comme mot simple, exprime simplement l'idée et par cela même a un sens très-général : gardien, par sa terminaison, ajoute à l'idée commune celle d'office spécial et même de profession, ce que le mot garde ne peut signifier qu'avec le secours d'un déterminatif : garde des sceaux, garde du commerce, e^c. Ensuite le garde remplit ses fonctions en suivant strictement les ordres prescrits par un supérieur, par un maître, par les lois, par des ordonnances : le gardien a ou n'a pas de supérieurs; mais de toute manière, il exerce son office en employant les moyens que de sa propre autorité il juge les plus convenables. « Il y a dans les prisons, dit Laveaux, des gardes^ c'est-à-dire des soldats qui veillent à la sûreté extérieure, sous les ordres de leurs diefs; et des gardiens, c'est-à-dire des agents qui veillent à la sûreté intérieure et qui, par les moyens qu'ils jugent convenables, empêchent les détenus de s'évader. »
De même le gardien d'un dép6t le garde comme il l'entend et n'a point à rendre compte de la manière dont il Ta fait : le garde peut être repris pour s'être acquitté de ses fonctions d*une manière contraire aux ordres qui lui avaient été donnés.
a On dit un gardien et non un garde des scellés, parce qu'on impose uniquement à ce gardien l'obligation de représenter les scellés entiers^ et que sur tout le reste on lui laisse une autorité pleine et entière. On dit garde et non gardien du trésor royal, parce que cet office exige
27A . svNonruEs faançais.
des devoirs qui sont prescrits par rautorité, par les lois, par les règlements; et que celui à qui cette garde est confiée doit les remplir do b manière qui lui est prescrite et non de celle qu'il juge convenable. An figuré on préfère gardien à garde, parce qu'il ne s*agit point de garder des objets matériels, mais de maintenir et de conserver des objets moraux. Un père est le gardien et non le garde naturel des mœurs de ses enfants » (L.)
GARDER, OBSERVER. V. Observer.
GARDER, RETENIR. On garde ce qn*on ne veut pas donner: où retient ce qu'on ne veut pas rendre. Nous gardons notre bien : nous retenons celui d^autrui. L'avare garde ses trésors : le débiteur retient l'argent de son créancier. (6.)
GASPILLER, DISSIPER, DILAPIDER. Gaspiller, an cë[iegas,û:oii gâter, dégât, et de pil, qui désigne la main et ses différentes actions, celle de piller, de gaspiller, latin expilare, 6ter du monceau, de la pile, — Dissiper, latin dissipare, répandre çà et là, éparpiller, disperser de tous côtés. — Dilapider, latin dilapidare; de lapis, pierre: 6ter les pierres d'un champ, épierrer, démolir, disperser les pierres d'im édifice.. Ce mot uniquement employé dans notre langue an figuré, ne peut convenir qu'à la destruction d'une grande fortune, d'une fortune bien fondée, bien établie, bien solide, comme un édifice. — Celui qni répand de tous côtés, en dépenses désordonnées, ce qu'il a, son argent, ses revenus, son bien, comme s'il promenait sa fortune dans le tonneau des Dauatdes, dissipe. Celui qui dépense les fonds avec les revenus d'une belle fortune, qui la démolit et disperse les matériaux et les ruines, dilapide. Celui qui, par une mauvaise administration, laisse gâter, perdre, pi7/er, emporter son bien en dégâts et en fausses dépenses, gaspille. — Les héritiers d'un avare dissipent son héritage, s'ils oot souffert de son avarice. Les gens de la cour et les agents de la fiscalité dilapideraient la foi tune publique, si on les laissait faire. Un nombreux domestique et les gens d'affaires versés dans leur métier gaspil* leront les plus grands revenus, si le chef n'en est pas le premier économe. (R )
GAZOUILLIS. GAZOUILLEMENT. Petit brui agréable que font les oiseaux en chantant, les ruisseaux en coulant. Gazouillis exprime un mélange confus de ces sortes de bruits, l'effet de plusieurs gazouilla ments qui se croisent (25, page 8); c'est pourquoi il ne convient pas, si l'on parle du ramage d'un seul oiseau. Ensuite gazouillis n'éveille pas, comme gazouillement, l'idée d'une action (19, page 6) , et n'est pas relatif à l'objet qui gazouille; aussi l'on ne dit pas faire taire le gazouillis* mais faire taire le gazouillement des oiseaux.
GÉMISSEMENT. V . Lamentation.
GÉNÉRAL, GÉNÉRIQUE. Qui convient au genre. — C<ft«^/ «gnito qui est commun ou applicable à un très-grand nombre d'individus on d'objets du même genre Générique, terme didactique, signifie qû