HABITUDE
ITABILE. V. Adroit et Capacité,
HABILETÉ. V. Capacité et Dextérité,
HABIT, HABILLEMENT, VÊTEMENT. Vêlement se dit au iingulier de toute pièce qui sert à couvrir le corps : la chemise est un vêtement, le gilet est an vêtement, la robe de chambre est un vêtement commode. Vêtement se dit aussi par opposition à nourriture et à logement : « Tout 16 nécessaire consiste dans la nourriture, le vêtement et le logement ». (Girard.)
L'Académie fait remarquer qa'habiilement se dit quelquefois de ractiou d'habiller, de pourvoir A'habits (19, page 6) ; « L'habillement des élèves d*un collège ». Ce mot a toujours quelque rapport à Taction, même lorsqu'il s'emploie dans le sens de vêtement. L'habillement, dit Boubaud, est cet ensemble de vêtements par quoi on est habillé.
u Outre l'essentiel de vêtir, le mot habillement renferme dans son idée un rapport à la forme et & la façon dont on est vêtu; et son diS' trict^ s'étend non-seulement à tout ce qui sert à couvrir le corps, mais encore à la parure et à tout ce qui n'est que pur ornement, comme les rubans, les colliers, les pierreries : c'est par cette raison qu'on dit la description d'un habillement de cérémonie et de théâtre. Habit a un sens bien plus restreint que les deux autres mots; il ne signifie que ce qui est robe ou ce qui tient de la robe; en sorte que le linge, le chapeau et les souliers ne sont pas compris sous l'idée de ce mot : ainsi l'on ne s'en sert que pour marquer ce qui est l'ouvrage du tailleur ou de la couturière. Le justaucorps, la veste, la culotte, la robe, la jupe, le corset^ sont des habits; mais la chemise et la cravate ne le sont point, quoiqu'ils soient vêtements; et l'épée n'est ni habit ni vêtement, quoiqu'elle soit de Vhabillement du cavalier. (G.)
HABITER. V. Demeurer,
HABITANT, BOURGEOIS, CITOYEN. Habitant se dit uniquement par rappoit au lieu de la résidence ordinaire, quel qu'il soit, ville ou campague. Bourgeois marque une résidence dans la ville et un degré de condition qui tient le milieu entre la noblesse et le paysan. Citoyen a un rapport particulier à la société politique : il désigne un membre de l'État, dont la condition n'a rien qui doive Texclure des charges et des emplois publics. (G.)
HABITATION. V. Maison.
HABITUDE. V. Coutume.
I. Terme toat i fait impropre, employé plasienn fois par l'abbé Giraid, et nAtamment dans cette phrase de la grammaire : • lie dùtnct du pronom, la portion dont il est doté •. Voltaire cite, comme modèle de manvais style, cette plirase et plusienrs antres dn même auteur.
386 STKONTMES FRANÇAIS
HAULEUR. V. Menteur.
HAINE, AVERSION, ANTIPATHIE, RÉPUGNANCE. Le mot haine s'applique plus ordioairement aax personnes. Les mots à'aversion et à'antipathie conyiennent à tout également. On ne se sert de celui de répugnance qu'à l'égard des actions, c'est-à-dire, lorsqu'il s'agit de fadre quelque chose. — La haine est pins Yolontaire, et parait jeter ses racines dans la passion ou dans le ressentiment d'un cœur irrité et plein de fiel. Vaversion et l'antipathie sont moins dépendantes de la liberté, et paraissent avoir leurs sources dans le tempéiamentoa dans le goût naturel; mais avec cette différence, que Vaversion a des causes plus connues, et que Yantipathie en a de plus secrètes. Pour la répugnance, elle n'est pas comme les autres, une habitude qui dure; c'est un sentiment passager, causé par la peine ou par le dégoût de ce qu'on est obligé de Taire. — La haine fait tout blâmer dans les p(:^ sonnes qu'on hait, et y noircit jusqu'aux vertus. Vaversion fait qu'on évite les geus, et qu'en en regarde la société comme quelque chose de fort d sagréable. L'antipathie fait qu'on ne peut les souffrir, et nous en rend la compagnie fatigante. La répugnance empêche qu*on ne fasse les choses de bonne grâce, et donne un air gêné, qui fait voir que ce n'est pas le cœur qui commande ce qu*on exécute. — 11 ne faut avoir de la haine que pour le vice; de Vaversion que pour ce qui est nuisible; de Yantipathie que pour ce qui porte au crime; et de la répugnance que pour les fausses démarches ou pour ce qui peut donner atteinte à la réputation. (G.)
HAÏSSABLE, ODIEUX. « Haïssable, dit Roubaud, est infiniment plus faible de haine que odieux. Si l'objet haïssable est digne de liaine, l'objet odieux est digne de toute votre haine. La terminaison eux- Ina^ que la plénitude, la force ^ et la terminaison able, la capacité, la disposition » (43 et 44, pages 13).
Cette distinction est fort juste; Lavcaux la fait ressortir en ces termes :
a Haïssable se dit des défauts qui excitent simplement l'éloignement, le dégoût, l'humeur, l'impatience, et ne vont pas jusqu'à provoquer l'indignation, l'aversion, Ihoircur. Celui qui a de vilains défauts est haïssable; celui qui se distingue par un fonds de méchanceté, de noi> ccur, de perversité, est odieux. Tout ce qui est contraire à la probité, à la justice, à l'humanité, est odieux ».
Remarquons en outre que haïssable ne se dit guère que des personnes ou de leurs manières, et dans le style ordinaire; tandis qxYodUeuxte dit, dans tous les styles, des personnes et des choses.
HALEINE, SOUFFLE, RESPIRATION. «Ces mots désignent parti* culièrement l'émission ou la sortie de l'air chassé des poumons. Ouvrez la bouche et laissez sortir cet air de lui-même on par le n»juvcment seul des poumons et sans effort, c'est l'Aa/etne : rapprochez les deux coins de la bouche et poussez l'air avec un effort particulier.