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IDÉE

sujet; avec cette différence que caprice et humeur tiennent pias an caractère^ et fantaisie aux circonstances ou à un état qui ne dure pas> et qa'Aumeur emporte outre cela avec lui une idée de tristesse. Une coquette a des caprices; un hypocondre, un misanthrope, ont de l'humeur; un enfant a des fantaisies, — Fantaisie a rapport à ce qu'on désire; caprice, k ce qu'on dédaigne; humeur, à ce qu^on entend ou qu'on voit — De ces trois mots, fantaisie est le seul qui s'applique aux animaux : humeur, le seul qui s'applique aux hommes ; caprice, le seul qui s'applique aux êtres moraux. On dit les caprices da sort, (D'Al.)

HUMEUR (ÊTRE EN). V. Être d humeur.

HUMILIER. V. Abaisser.

HUTTE. V. Cabane,

HYMEN, HYMEN ËE. Hymen annonce purement et simplement le mai'iage : hyménée le désigne dans toute son étendue, ses suites, ses dépendances et ses rapports (28, page 9). V hymen, c'est la célébration du mariage et les noces ; les époux sont sous les lois de Y hyménée : U premier forme les nœuds, le second les tient indissolublement serrés. (R.)

HYPOCONDRE, HYPOCONDRIAQUE. V. Colère, colérique.

HYPOTHÈSE. V. Supposition.

IDÉE, NOTION, PENSÉE. « Vidée est, selon le sens propre du mot, Vimage, la représentation des objets, intimement unie à Tàme ou gravée dans son entendement. C'est par Vidée ou la représentation immédiate des choses, que l'esprit les aperçoit et les connaît : c'est par cette idée conservée dans la mémoire, que la mémoire nous les rappelle. Chez les Orientaux et les Grecs, id signifie idée, image, modèle. — L'idée représente l'objet; la notion en représente quelques détails. Si Vidée, dit Leibnitz, représente ce que l'objet a de commun avec les autres individus de son espèce, c'est alors une notion ; et en effet elle en considère et compare alors les qualités communes. La notion déploie Vidée de la chose, mais d*une manière succincte et imparfaite. Nous appelons notions communes ces vérités élémentaires, ces principt's naturels du sens commun ou du bon sens, que tout le monde conçoit de la même manière. En général la notion emporte une explication, mais courte; un développement, mais léger. Not signifie connaissance *. — Quelques idées d'une chose en forment une notion : or nous pourrons recevoir cette notion, comme nous pouvons

i. Notion, en latin notio : le verbe est noseere^ connaître, dont le supin est

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la donner : des notions sont de légères connaissances ^ dn moins quant ^^ à la fonne. La tiotion peut être considérée comme nne image ; elle ^ est même un petit tableau puisqu'elle expose divers traits de la chose. La notion peut donc quelquefois s'appeler idée; mais moins parce qne ; ce dernier mot signifie image, que parce que dans une acception seeon- i daire^ une idée se prend souvent ponr un court exposé ou pour un > assemblage de rapports considérés dans la chose : ainsi l'on donne une ■ idée, un petit précis, une légère notice d'une affaire. Dans le sens de notion, le mot idée est plus vague, et la notion sert plutôt à faire con- t naître la chose par ses éléments , tandis que Vidée la représente par . divers traits. Une définition est une no^to» rigoureuse et non pas une : simple idée de la chose ; Vidée en serait plutôt une légère description. » (R.)

« Pensée, dit l'Académie, opération de Tintelligence ». Eu effet, la \: pensée est le résultat de la faculté qu'a l'esprit de peser, d'apprécier les | idées, et de les mettre en rapport ^. L'Académie ajoute : « Pensée signifie j aussi l'acte particulier de l'esprit, ce que l'esprit a pensé ou pense actuellement ». Roubaud dit de son côté : « La pensée est une action quelconque de Tesprit, ou un travail qu'il fait sur ses idées : considération, réflexion, comparaison, combinaison, décomposition, juge- | ment, etc. Ainsi pensée se prend pour idée; mais c'est une idée produite par Tesprit. Pensée se prend pour opinion; mais c'est une opinion moins méditée, moins approfondie, moins réfléchie, moins raisounée, moins appuyée, moins arrêtée. Pensée se prend pour dessein ; mais le dessein est plus combiné, plus concerté, plus décidé, plus achevé, etc. »

IDÉE (DANS L'), DANS LA TÊTE. V. Dans ridée.

IDIOME. V. Langage.

IDIOT. V. Animal, au figuré.

IGNOMINIE. V. Infamie.

IGNORANT. V. Ane.

IL FAUT, IL EST NÉCESSAIRE, ON DOIT. La première de ces expressions marque plus précisément une obligation de complaisance,, de coutume, ou d'intérêt personnel : « il faut hurler avec les loups; tV faut suivre la mode; il faut connaître avant que d'aimer ». Ix seconde marque plus particulièrement une obligation essentielle eC indispensable : « il est nécessaire d'aimer Dieu pour être sauvé; il est nécessaire d'être complaisant pour plaire ». Le troisième est plus propre à désigner une obligation de raison ou de bienséance : « o» doit dans chaque chose s'en rapporter aux maîtres de l'art; on doit fuelquefois éviter dans le public ce qui a du mérite dans le parti* Culier». (G.)

IIXISIBLE, INLISIBLE. Qu'on ne peut lire. Le préfixe i7 est le même

I. Ptntart, en latin, signifle peter, an propre; et an flgnré, examiner, apprêter, etc.; et c'est de là qae Tient pentie.

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