‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 162 sur 639 · SACY · texte numérisé non relu

SACY

* SACRISTAIN s. m. (bas lat. sacnsta). Celui qui a soin de la sacristie d'une église : le

sacristain de telle paroisse.

SACRISTI interj. (altér. de sacristie). Sorte de juron familier.

* SACRISTIE s. f. Lieu destiné pour serrer les vases sacrés, les ornements d'église, et où les prêtres, les diacres, tous ceux qui servent à l'autel, vont se revêtir des habits d'usage pour le service divin : entrer dans la sacristie. — Ce qui est contenu dans la sacristie : la sacristie de telle paroisse est très riche. — Profit qu'on tire de ce qui est donné pour faire dire des messes, des services et des prières : la sacristie de cette paroisse rapporte tant chaque année.

' SACRISTINE s. f. Celle qui, dans un monastère de filles, a soin de la sacristie : la sacristine de l'abbaye.

' SACRO, préfixe qui, joint à un autre terme anatoraique, indique que la partie ainsi désignée a un rapport avec le sacrum : muscle sacro-lombaire; articulations sacro-iliaques.

' SACRUM s. m. [sa-kromm] (lat. sacrum, sacré). Anal. On appelle Os sacrum, ou simpl. Sacrum, la dernière des vertèbres, celle qui termine l'épine dorsale, et qui forme la partie postérieure du bassin.

SACS ou Sauks, tribu d'Indiens Algonquins, jadis sur la rivière Détroit et la baie de Saginaw, puis chassés par les Iroquois au delà du lac .Michigan. Errants et inquiets, ils étaient constamment en guerre avec les Sioux et les Iroquois; ils aidèrent les Français dans leur lutte contre ces derniers. Ils prirent parti pour Pontiac, et, pendant la guerre d'indépendance, ils se laissèrent guider par les Anglais. Des traités furent conclus en 1804 et en 18lo-'16. portant cession de territoire. Ils ont toujours été étroitement lies aux Foxes (Renards^. En 1876. on comptait 417 Sacs et Foxes en territoire Indien, 341 dans l'iowa, 200 dans le Kansas, et 100 dans iNébraska.

SACT. I. (Antoine-Isaac, baron Sylvestre DE), orientaliste français, né à Paris Ie21 sept. 1758, mort le lOfév. 1838. En I79.j, il fut nommé professeur d'arabe à l'Académie orientale, en 1806 professeur de persan au collège de France, et en 1815 recteur de \'académie univerîttuire de Paris. Il a publié une christomathie arabe en 3 vol., et une grammaire en 2 vol. ; Exposé de la religion des Druses {i83S, 2 vol.), des éditions annotées et des traductions d'écrivains orientaux; ses ouvrages ont une grande valeur. — II. (Samuel-Ustazade Sylvestre de), journaliste, tils du précèdent, né à Paris le 17 cet. 1801, mort le 14 fev. 1879. Rédacteur politique au Journal des Débats d,epuis 1828, il y écrivit des articles dune rare distinction qui lui ouvrirent les portes de l'Académie française en 18.^4. 11 fut conservateur de la bibliothèque Mazarine de 1836 à 1848, puis administrateur du même établissement. En 1864, il devint membre du conseil de l'instruction publique, et en 1867 sénateur. Ses oeuvres comprennent Variétés littéraires, morales et historiques ('i' édit., 1861, 2 vol.), et une édition des Lettres de Madame de Sévigné (l861-'64, 11 vol.)

SACT (Loois-Isaac Le Maistre, dit de), l'un des savants solitaires de Port-Royal, né à Paris en 1613, mort en 1684. Il était neveu du grand Arnauld. Il embrassa l'état ecclésiastique, adopta les doctrines de Saint-Cyran et d' Arnauld et dut se cacher lors de la persécution contre les jansénistes (1661); découvert en 1666, il passa trois ans à la Bastille où il commença sa traduction de la Bible. 11 a laissé des traductions de Phèdre (1647, in-lâ), des Adelplies et du Phormion,de Térence (1647, in-12), de l'Imitation de Jésus-

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