SADO
C/iTîsf (1669). de VAncien Testament avec des •-'xplic.'ilions '1672. :tO vol. in-S°). du Nouveau Testarnimt (Miins, 2 vol.), traduction coiidamnpp par Clémenl I.\. etc.
SADE. I. Jacques François-Paul-Alphonse, ADBÉ de). litlcralcur. né à .\vignon en 170o, mort en 1778. Il a laissé des Mémoires pour la vie de François Pétrarque (Amstprdam, l7fii-'(;7. :\ vol.' in-4»). — II. {Donatien-Alphonse-François. COMTE de), écrivain plus connu sous le nom de Marquis de Sade, né à Paris le 2 juin 1740. mort a Charenton le 2 déc. 1814. Il fut d'abord oflicier et se livra à une vie de débauches. Il épousa, en 1766, la fille du président de Montreuil, tut plusieurs fois arrêté, à la suite d'affaires scandaleuses, et n'échappa à la justice que grâce à l'influence de sa femme. Il finit par être enfermé à la Bastille en 1784 el profita de ses loisirs forcés pour écrire des ouvrages d'une monstrueuse obscénité. Transféré à Charenton en 1789, il fut délivré l'année suivante et s'occupa de publier ses affreuses productions : Justine ou les malheurs de la vertu{i~9l, 2vol. in-18); Juliette (1798, 6 vol. in-18). roman tout à fait immonde, et plusieurs autres ouvrages du même genre. En 1801, une édition de ses œuvres, illustrées de gravures ignobles, motiva son arrestation. Il fut enferme à Charenton comme fou incurable et dangereux.
SADO, ile du Japon, à quelques kil. 0. de Tile principale; longueur, 6o kil.; largeur moyenne, environ 14 kil.; 130.000 hab. environ. Elle est connue pour ses mines d'or, découvertes au xvii' siècle. L'île tout entière est une masse de roc aurifère. Les mines, pour la plupart à l'E. de l'ile, donnent en outre du plomb, de l'argent, du cuivre et de l'or.
SADOC ou Zadoch, juif, disciple d'Antigone de Sucho, vivait au m» av. J.-C. Il fut le fondateurde la secte des Saducéens. CVoy. ce mot.)
SADOLET (Jacopo Sauoleto), ecclésiastique italien, né en 1477, inorten 1547. Il fut attaché au service de dift'érents cardinaux, et devint secrétaire de Léon X en lof.!, puis évèque de Carpentras en 1517. Médiateur entre Luther et les théologiens romains, il n'aboutit à aucune conciliation, mais on croit qu'il empêcha Erasme de se joindre aux réformateurs. Secrétaire de Clément VII en 1523, il se retira dans son diocèse dix jours avant le sac de Rome par les troupes espagnoles (1327). En 1536, parut son commentaire sur saint Paul, présentant un terme moyen entre les opinions extrêmes sur la grâce et le libre arbitre; et, en 1538, son Hortensius, sive de Laudibiis Philosophix{deniiéT& édit. 1833, avec une traduction française). Fait cardinal à cette époque, ils'eU'orça d'effectuer des réformes et de ramener les con- ' vertis au luthéranisme, et il protégea les Vaudois. Son livre De Extructione Ecclesix catholicse est presque le seul exemple d'une discussion théologique exempte de passion à cette époque. En 154"i, il essaya vainement, comme légal de François I"', d'amener un accord entre celui-ci et l'empereur; et il se démit de son évêché. Paul 111 le choisit pour présider le concile de Trente, mais il refusa, alléguant sa pauvreté. On a recueilli ses lettres, avec la correspondance et les poésies latines de son neveu Paolo Sadoleto, sim successeur au siège de Carpentras (1759, a vol.). Fiordibello a écrit sa vie, dont une édition a paru a Paris en 1853 avec son Traité sur l'éducation.
SADOWA [sa'-do-va], petit village de Bohéiue, ^ur le Histritz, a 14 kil. N.-O. de Kœniggiœtz. La bataille qui s'y est livrée, le 3 juillet 1866, eiilre les Prussiens commandés par le roi (juillaume I", et les Autrichiens sous Benedek, est souvent nommée bataille
SAFR
deKœniggrœtz. Plus de 400,000 hommes furent engagés dans cette action, qui dura huit heures. Les Autrichiens perdirent en tout 60,000 hommes, et les Prussiens environ 10,000. Cette victoire, due surtout à l'em[ilai des fusils à aipuille, décida du résultat de la double euerre italo-alleraande de 1866.
" SADUCÉEN ou Sadducéen s. m. His. et Antiq. Membre d'une secte fameuse chez les Juifs. — Encycl. Les saducéens formaient une secte juive dont l'origine remontait, d'après la tradition, à Zadoch, son fondateur supposé, au iii'^ siècle av. J.-C. Les saducéens apparaissent pour la première l'ois dans l'histoire sous le Macchabée Jonathan, vers 144 av. J.-C. Ils ne reconnaissaient que la loi écrite, professaienc que l'âme meurt avec le corps, niaient toute intervention providentielle, et ne faisaient dépendre toutes les actions humaines que de la seule et libre volonté de l'homme. 'Vers la fin de l'existence de la nation juive, ils furent rejetés du jnda'isme et disparurent peu à peu; mais les caraïtes firent revivre quelques-uns de leurs principes. CVoy. Pharisikns.)
* SADUCÉISME s. m. Doctrine des saducéens.
SAËNSiSaint-), ch. -l.de cant., et à 10 kil. S.-O. de ÎNeufchâtel (Seine-Inférieure). Belle église du xi'au xvi' siècle, détruite en partie par la foudre, en juin 1883.2,420 hab.
* SAETTEs. f. Voy. Sagette.
SAFFI ou Asfî, port maritime du Maroc, sur 1,1 côte occidentale, à 120 kil. N.-E. de Mogador: 10,000 hab. environ. Un mur massif haut de 30 pieds entoure la ville. Le port est vaste et assez s(ir; mais il est exposé aux vents de l'O. Principaux objets d'exportation : grains, fèves, œufs, peaux de chèvre, laine, oranges et babouches. Saffi est sur l'emplacement du Portus Rhusibis de Ptolémée.
* SAFRAN s. m. (ar. zafayân, jaune). Bot. Genre d'iridées comprenant une quarantaine d'espèces de petites plantes herbacées, à bulbes peu volumineux, sans tige. Le safran cidtivé [crocus sativiis), de l'Europe méridionale, cultivé en France, est une plante bulbeuse qui fleurit au commencement de l'automne, et qui porte une fleur bleue mêlée de rouge et de purpurin, du milieu de laquelle sort une houppe partagée en trois filets, que l'on recueille, que l'on fait sécher, et qu'on emploie à une multitude d'usages en médecine, en teinture, et même dans la cuisine. — Se dit plus ordinairement de cette même houppe sèchée et réduite en poudre, qui, étant délayée, jaunit la liqueur où on la met: couleur de safran. — Se dit abusiv. de certaines plante^ qui ont quelque rapport avec le safran : safran bâtard, ou cartkame. — Fam. Etre jaune comme du safran, avoir le
TEINT jaune comme DU SAhftAN, COMME SAFRAN,
avoir la maladie ictérique, la jaunisse. — Chim. S'est dit de quelques préparations brunes, jaunes ou rouges, faites avec dn fer ou de l'antimoine : safran de Mars. — Encycl. Le safran cultivé ressemble au crocus printanier des jardins; mais il fleurit en automne. Le safran est mentionné par Salomon (Cantiques IV, 14); il est connu et cultivé depuis les temps les plus reculés, de sorte que son lieu d'origine reste incertain. C'est l'Aragon inférieur et d'autres régions de l'Espagne qui en fournissent le plus. On en récolte cependant beaucoup et d'une excellente qualité dans le déparlement du Loiret, en France: l'Autriche en produit un peu, el il est cultivé sur une petite échelle, par des Allemands, aux Etals-Unis, dans le comté de Lanoaslre. (Massachusetts). Ce produit a toujours été d un prix élevé à cause du travail qu'il faut pour recueillir les stigmates; aussi lui fait-on souvent subir des lalsilications. Le safran n'a aucun elfel médical; on ne l'emploie guère