VILLE
• SAINT-AUGUSTIN s. m. (de saint Augustin, parce que Conrad Swenheym et Arnold Pannartz imprimèrent pour la première lois avec ce caractère le Livre de la cité de Dieu, de cet illustre père de l'Eglise, en 1467). Typogr. Caractère qui est entre le gros texte et le cicéro et dont le corps est de douze ou treize points.
SAINT-CYR (Laurent Gouvion). 'Voy. GouvioN Saint-Cyr.
SAINT-CYRAN (Aibé de). Voy. Duvergier.
SAINT-CYR. Voy. Cyr.
SAINT-CYRIEN, lENNE s. et adj.De Saint- Cyr ; qui appartient a Saint-Cyr ou à ses habitants.
SAINT-DOMINGUE. Voy. Haïti et Domingo (Santo-).
SAINTE-ALDEGONDE (Philip vait Marnix, baron de), homme d'Etat hollandais, né a Bruxelles en loSS, mort à Leyde le l.ï déc. 1,')9S. D'une vaste érudition, poète, prosateur,
SAIN
iSuliiUaire universel mêlé à toutes les allaires politiques de sou
temps, ami de Guillaume le Taciturne, il mit tous ses talents au service delà Réformation et de la libération des Pays-Bas du joug espagnol. Bourgmestre d'Anvers, il soutint, pendant un siège à jamais raémoralile de 14 mois, les attaques du prince de Parme (1-385). 11 est l'un des auteurs auxquels on attribue le chant célèbre Witheimus van Nassauwe (voy. Wilhelmus); il a écrit la fameuse satire, la Ruche de la sainte Eglise romaine, qui a été traduite en allemand (par luimême), en anglais et en français. LesŒuores de Sainte-Aldegonde ont été publiées par Lacroix (185o-'o9, 7 vol.). Sa biographie a été donnée par Juste (1838.)
SAINTE-AULAIRE. I. (François-Joseph de
Beaupoil, marquis de), lieutenant général et littérateur, né dans le Limousin en 1643, mort en 1742. Quelques jolis vers qu'il publia dans sa vieillesse le firent entrer à l'Académie française, en dépit de Boileau (1706). — II. (Louis-Clair de Beaupoil, comte de), homme politique et littérateur, né près de Dol (Bretagne) en 1778, mort en 1834. iNapoléon le nomma chambellan en 1811 et préfet de la Meuse eu 1812. Nommé député de la Meuse en 1815, il se rangea parmi les partisans de la royauté constitutionnelle, fut ambassadeur à Rome, à Vienne, à Londres et pair de France. Il publia en 1827 une Histoire de la Fronde (3 vol.) qui lui ouvrit les portes de l'Académie. — Voy. De Barante, Notice sur le comte de Sainte- Aulaire. (Paris, 1836, in-8°.)
• SAINTE-BARBE s. f. Mar. Endroit d'un vaisseau où I on serrait la poudre et les ustensiles d'artillerie : le feu prit à la saintebarbe. Partie d'un vaisseau où l'on série les poudres et qui se nomme aujourd'hui soute aux poudres.
SAINTE BEUVE (Charles-Augustini, écrivain l'rauçais, né à Boulogne le 23 déc. 1804, mort le 13 oct. 1869. Il se rendit fameux comme critique littéraire. En 1837, il fit à Lausanne une série de conférences qui furent le canevas de son histoire de Port-Royal (3= édit. 1867,6 vol.). En 1840. Tbiers lui donna un emploi à la Bibliothèque Mazarine. En 1848-'49, il fit des conférences à Liègesur Chateaubriand et son groupe liltérairc sous l'Empire (1860, 2 vol.). Il revint à Paris en 1830, et écrivit successivement dans le Constitutionnel et dans le Moniteur. C'est dans le premier de ces journaux que parurent ses célèbres Causeries du lundi{iSôi-'6i, 13 vol.). En 1832, il fut nommé professeur de poésie latine au collège de France, mais sifflé comme impérialiste, il donna sa démission. De 1837 à 1861, il fut maître de conférences à l'école normale. En 1863, il entra au Sénat, où l'appui qu'il donna à Renan lui attira l'animosité des ultramontains. Au point de vue de la subtilité et de la sagacité de la critique, il n'a été surpassé par personne. Parmi ses œuvres, on distingue : Portraits littéraires (nouv. édit. 1864, 3 vol.); Portraits de femmes (nouv. édit. 1835); Galerie des femmes célèbres (1 838) ; Nouvelle galerie des femmes célèbres ( 1 864 ) ; Nouveaux lundis (1s63-'68, 10 vol.) et les Causeries du lundi, posthumes (1873, 3 vol.). Sa vie a été écrite par d'Haussonville (187.5); outre les ouvrages déjà cités, il a laissé : Tableau historique et critique de la poésie française au xvi» siècle (nouv. édit. 1876); Poésies et pensées de Joseph De/orme (1829); Consolations 1 1 830) ; Pensées d'août (1837); Monsieur Jean, maitre d'école (1837), roman; Volupté {9^ édit. 1877).
SAINTE-CLAIRE DEVILLE. 1. (Charles),
géologue et météorologiste, né à l'ile Saint- Thomas (Antilles) en 18i4, mortà Paris le 10 oct. 1876. Élève libre de l'Ecole des mines (1837-'38), il explora à ses frais les Antilles et les iles du Cap-Vert (1839-'43,,
SAIN
SAIN
SAIN
voyagea en Italie, supplia Klie de Beaumont Charente, pav dans sa chaire de téologie au collège de France, fut reçu à l'Académie des sciences en 1857, fonda et diricea l'Observatoire de Montsouris, établit le service d'observations niétéorologiqucs des stations qui y sont reliées dans toute la France et en Algérie. On lui doit de savantes recherches sur les variations de densité qu'éprouve un corps en changeant d'étdt moléculaire et des découvertes sur les propriétés du soufre. Il a publié : Voyage géologique aux Antilles et aux îles de Ténériffe et de Pogo (l8i6-'64): Lettres sur l'éruption du Vésuve; Modifications éprouvers par le soufre sous l'influence de la chaleur (1852). — II. ;Henri-Etienne), célèbre chimiste, frère du précédent, né le U mars 1818 à Saint-Thomas des Antilles, mort le i juillet 1881. U fut d'abord professeur de chimie à l'Ecole normale de Paris et, en 1859, succéda à Duraas à la Faculté des sciences. Parmi sesbelles découvertes, on cite sa méthode d'analyse minérale au moyen de gaz et de réactifs volatils. U est connu surtout par ses recherches sur la variation des affinités chimiques à des températures dititérentef , par sa théorie de la dissociation, et par la découverte du moyen de produire
44' 40' lat. N. et 2° .ïS' 44" i-'in-se. fondante et très sucrée : wn 6ea«saintluii:,'. 0.; 20,-2s:'j hab. Restes d'un araphi- (/oj/jciih.
théâtre et d'un ancien arc de triomphe. Belle SAINT-GERMAIN (comte de), aventurier du cathédrale Saint-Pierre; églises romanes de | xvm" siècle, d origine inconnue. Il produisit Suiiit-Eutrope et de Sainte-.Marie-des-Dames. i une sensation incroyable dans la société pari- Grains, esprits, eaux-de-vie dites de Cognac. 1 sienne la plus choisie par ses talents ora- — Saintes futdabiirdlacapitale desSantones, toires, ses connaissances variées et la pospuis de la Sainlonge et ch.-l. ihi département session de diamants d'une grande valeur. On de la Charente-Inférieure jusqu'en 1810. — ! suppose qu'il était espion au service de ditîé- Cette ville, embellie par les Romains, fut renls gouvernements. Voltaire appelle sa vie prise par les Visigoths, et saccagée par les un conte pour rire, faisant allusion à son titre Normands en 830. Louis IX v battit Henri 111 de comte et aux contes qu'il débitait. d'Angleterre en 1 -242. Statue érigée en 1 868 SAINTHILAIRE (Auguste de:, botaniste à Bernard de Pahssy, qui habita celte vUle j,.^^ , ^^ . Oiléansen 1799, môrten 1833. pendant plusieurs années, et qui y découvrit -. - " '- -
Patrie de Denis Ame-
l'art d'émailler lotte.
SAINTES (Les), groupe de o Ilots montagneux situés dans les Antilles françaises, à 12kil. S. de la Guadeloupe; 14 kil. carr.; 1,2bO hab. Bon mouillage, très fortifié pour les vaisseaux de guerre.
•SAINT-ESPRIT s. m. Troisième personne de la samte Innilé. (Voy. Esprit.)
* SAINTE NITOUCHE s. f. Voy. Nitouche.
* SAINTETÉ s. f . Qualité de ce qui est saint : grande sainteté. — Se dit par excellence en
l'aluminium a bon marche. U a publie aes , p^d^nj jg Dieu : Dieuestla sainteté même ouvrages sur le platine, sur 1 aluminium Lp.^j.g^,jjp^jjçm. g^ ^g ^g^pg^fi^g^^ q„ ^ggerl (1859), etc. — Sainte-Croix (de). (V. S.) i g„ parlant au pape ou du pape, et dont on
SAINT-EDME (Edme-Théodore Bodrg, dit), ' se servait autrefois en parlant ou en écrivant littérateur, né à Pans en 1783, mort en 1852. I aux évêques, et même aux prêtres: le jubilé Il embrassa d'abord la carrière des armes que Sa Saint-ié jimis a accordé. et, à la chute de Napoléon, suivit son pen- SAINT-ÉVREMOND (Charles de Margdetel chant pour la littérature. On a de lui : De pg Saint-Denis, seigneur de), écrivain franfEmpereur et du Comte de Lille ou Réfutation ç^^jg^ ,jg ^ Sainl-Denis-du-Guast (Gotentin) en de l'écrit de Bonaparte et (i<,'S Bourbons 41513^ mort à Londres eu 1703. Ollicier supé- (Paris, 1815); Amours et galanteries des rois rjeur dans l'armée, il fut, en 1b6l. banni pour de France (1830, 2 vol.); Biographie des j^yo^j. critiqué le traité des Pyrénées. A /iommes dM jour, avec Sarrut (1837-'42, 6 vol. Londres, où il établit sa résiden ' -■■■■■-'
in-8°)
SAINT-ELIAS (Mont-) [e-liass], pic volcanique sur les contins de l'Alaska et de l'Amérique anglaise, par 60° 13' lai. N. et'l43° long. 0. On estime sa hauteur à environ 0,513 m.
SAINT-ELME(Ida), nom de guerre d'une courtisane française (Elselina Vanayl de Yongh), née près de Florence en 1778, morte à Bruxelles en 1846. Elle fui la maltresse de plusieurs généraux de Napoléon 1". Ses Mémoires d'une Contemporaine (1827, 8 vol.; nouv. édit. 1863) sont présentés comme contenant ses souvenirs sur les personnages éminents de la République, du Consulat, de l'Empire et de la Restauration.
SAINTE-MARTEE I. (Charles de), poète français, né a Eontevrault en 1312, mort à Alençonen13o5.0n a de lui: Poésie française divisée en trois livres; le premier contenant des épigrammes ; le deuxième des rondeaux, des ballades, des chants royaux; le troisième des épitres, des élégies, plus un livre de ses amys [Lyon, 1540, in-12). 11 a laissé aussi quelques paraphases sur les psaumes. — II. (Gaucher II, dit Scévole de), poète, neveu du précédent, né a Loudun eu 1336, mort dans la même ville en 1623. Ses (Muvres, composées d'odes, d'élégies, d'épigrammes et de ballades, ont été imprimées à Paris en 1569 et en 1376. — 111. (Gaucher III dit ScbvoleII, et Louis de), frères jumeaux, tils du précé
devint l'oracle du monde élégant et du monde politique, et Charles II lui fit une pension. La première édition authentique de ses écrits, principalement sur des sujets relatifs à l'antiquité, parut à Londres en 1703, avec une traduction anglaise et une nolice biographique (3 vol.). M. Hippeau a publié les Œuvres choisies de Saint-Evremond avec une introduction critique.
SAINT-GELAIS. I. (Octavien de), poète, né à Cognac vers 1466, mort à Angoulême en 1502. il fut nommé évêque d'.-\ngoulême en 1494; mais il mena une existence tout a fait mondaine. Il a laissé des traductions en vers de r Enéide de Virgile, et des Epitres d'Ovide. On a aussi de lui quelques poèmes qui eurent du succès lors de leur apparilion. — II. (MeUin de), poète et musicien, neveu du précèdent, né à Angoulême en 1491, mort à Paris en 1338. Il entra dans les ordres, fut homme de cour, jouit de la faveur de François I", devint aumônier du Daupbin (1344) et garde de la bibliothèque de Fontaiiiehleau. U lut l'ami de Clément Marot, et écrivit des contes, des madrigaux, des épigrammes, etc. On lui attribue l'introduction dans la poésie française du sonnet et du madrigal, imités des Italiens. La meilleure édition de ses Poésies latines et françaises est celle de 1719 (Pans, in-l z).
SAINT-GEORGES (Le chevaber de), mulâtre, né a la tluadeloupe en 1743, mort en
dent, nos a Loudun en 1371, morts, le pre- IbUi. Amené foitjeune en France, il entra
mier en 1650, le second en 1636. Historio- dans les njousquelaires, devint capitaine des
graphes du roi, ils ont rédigé HUtoire ginia- gardes du duc de Chartres (duc d Orléans),
logique de la maison de France. adopta les principes de la Hevolulion, leva
* SAINTEMENT adv. D'une manière sainte:
il a vécu saintement,
SAINTE-PALAYE. Voy. Lacur.ne.
SAINTES, Santones, Mediolanum, ch.-l.
d'arr., u 'lî kil. N.-E. de la Rochelle (Charente-Inférieure), sur la rive gauche de la
un corps de chasseurs à cheval à la tête de quels il servit sous Dumouriez. Arrêté comme
Il fut auditeur au conseil d'Etat. Il explora le Brésil et publia Flora Brasilise meridionalis (l82o-'32. 3 vol.), et plusieurs autresouvrages.
SAINT-HILAIRE (Geoffroy). Voy. Geoffrot Saint-Hilaire. Saint-Hilairc (Marco). (V. S.)
SAINTINE, pseudonyme de Joseph Xavier BoNiFACF,, écrivain français né a Paris le 10 juillet 1798, mort en In63. 11 acquit de la célébrité avec ses livres intitulés : Picciola, (37e édit., revue, 18611, Se!*?.' (1857, in-16l. les Deu-r: Pigeons, etc. Il collabora à la composition de centaines de pièces de théâtre.
SAINT-JEAN-D'ACRE. Voy. Acre.
SAINT-JUST (Antoine-Louis-Léon de), révolutionnaire français, né a Decize le 23 août 1767, guillotiné le 28 juillet 1794. En 1791, il publia Esprit de la révolution et de la constitutio7i de la France. Grâce à l'influence de Robespierre, il fut élu à la Convention en 1792, et se plaça au premier rang parmi les révolutionnaires. Après la chute des girondins, il devint membre du comité de Salut public, et, en fév. 1794, président de la Convention. En mars, il fît, contre Danton et ses partisans, le rapport qui causa leur mort. Avec Robespierre et (^outhon, il forma le triumvirat du règne de la Terreur, et il fut e,\écuté avec eux le 10 thermidor. On a recueilli ses écrits politiques (1833-'34); sa vie a été écrite par Flcurv (1832, 2 vol.) et par Hamel (1839).
SAINT- LAMBERT [Jean-François de), poète français, né à .Nancy en 1716. mort en 1803. Attaché à la cour de l'ex-roi Stanislas, il y rencontra Voltaire et la marquise du Cliâtelet, qui devint sa maîtresse et mourut en donnant le jour à un enfant. Son autre maîtresse, qu'il garda jusqu'à la mort, fut jlme d'Houdetol, qui fut aussi aimée de Rousseau. Saint-Lambert était un des hommes les plus recherchés dans la société lilléraire de Paris. U a publié différents ouvrages, dont les meilleurs sont des poésies légères.
SAINT-LUC (François d'Epinay de), ma)échal de France, ne vers 1380, mort en 1644. U accompagna Sully dans son ambassade en Angleterre, entra ensuite dans la marine, se signala pendant la guerre contie la Rochelle, fut nommé vice-amiral et maréchal de France en 1628.
SAINT -MARC GIRARDIN (Girardin Marc dit', célèbre journaliste et homme politique, né à Paris le 12 fév. 1801, mort a Pans le 11 avril 1873. Il fut rédacteur politique du Journal des Lébats de 1827 a 1839, succéda à Guizol en 1830 comme professeur d'histoire à la Faculté des lettres, devint iiiailre des requêtes, fut professeur de poésie française à la Sorbonne (1834-63) et membre de la Chambre des députés, du conseil d'Etal et du conseil public de l'instruction. En 1839, il succéda à bainte-Beuve comme gérant du Journal des Savants. En lév. lu il, il fut nommé a l'Assemblée nationale. Ses œuvres
suspect en 1794, il recouvra la liberté après 1 comprennent : Tableau de la litléraUirv fran le 9 thermidor. Il était habile dans plusieurs g,„^.^ ^^^ ^y,» g^gcle (nouv. édit. 1862); Cours arts d'agrément et fut sans rival pour l'es- | -^^ littérature dramatique (1 1» édit. 1875-'7'î, crime. 3 vol., reproduction augmentée de ses confé-
• SAINT GERMAIN s. m. Sorte de poire, rences); Essais de littéralure et de morale
SAIN
(nouv. édit. 1877), Souvenirs et Voyages; La Fontaine et ks fabulistes (1867, '2 vol.); J.-J. Rousseau (1873, 2 vol.)- Sa biographie à été écrite par Tamisier (18761.
SAINT-MARTIN (Louis Claude, marquis de), métapliysii'ien français, né a Aiiiboise en 1743, mort en ISO:i. Pendant qn'il était à l'armée, d'où il sortit en 1771, il étudia les ouvrages de Jacob Bœhm et de Swedenborg. On a de lui, entre autres : Des Erreurs et de la Vérité, par un philosoi)he inconnu (I'^7ï), livre dirigé contre le matérialisme; Tableau naturel des rapports gui existent entre Dieu, l'homme et l'univers (1782). où il montre que les choses doivent être expliquées par l'homme et non l'homme par les choses; et Le Ministère de l'homme-esprit (1802).
SAINT-MICHEL (port. Sào Miguel], la plus grande des Açores; long., 80 kil.; larg. de 9 à 18 kil.; ooo kil. carr. ; 115,000 hab. envi-
SAIN
ser beaucoup de vicissitudes, servit comme ingénieur dans les armées française et russe, et, après des aventures en Pologne et en Saxe, fut pendant cinq ans ingénieur à l'Ile de France, et ne revint à Paris qu'en 1771. Il s'y lia avec Rousseau, se fitremarquer par ses excentricités, et, en 1794. fut nommé professeur de morale à l'Ecole normale. Ses ouvrages les plus célèbres sont : Paul et V'ir- (/i»je( 1 78SJ et Etudes de la nature (1784, nouv. édit. l»3o-'36, 6 vol.). Aimé Martin, qui épousa sa veuve, publia ses Œuvres comiilèles avec notice biographique (uouv, édit. 1833, 9 vol.). sesœuvresposlhumes(is:i3-'36,'2vol.), el ses Romatis , Contes el Opuscules {■i^'ii,'ivo\.]. Bernardin de Saint-Pierre a laissé, en outre : Voyage aux iies de France et de Bowbon (177"2-'73;.
SAINT-POL (Louis de Luxembourg, comte de}, connétable de France, ne en 1418, mort en 1475.11 avait servi tour à tour Louis XI et
SAIN
ron. So dongme volcanique, monta,.neux ' Bourgogne, et passait pour les
et fertile. On y cultive beaucoup l'orange, l'anana.';, la banane et la canne à sucre. Cap., Ponla Delgada.
SAINT-MORITZ [mo-'ritss], station balnéaire du canton des Grisons (Suisse), dans la vallée de l'Eugadine, à environ 2,000 m. au-dessus de la mer, près du lac Saint-Moritz. Eau chalybée, riche en acide carbonique; employée en boisson et en bain. Dyspepsies, étals chloro-anémiques et névropathies; 8uu hab. Station climatérique d'été.
' SAINT-OFFICE s. m. Conpréi:atiou de l'inquisition établie à Rome; tribunal de l'inquisition : il fut jugé par le sainl-ofp.ce.
SAINTONGE, Santonia. Santonensis Tractus, ancienne province de France, dépendant du gouvernement de Saintonge-et-.^ni-'oumois et lormant aujourd'hui la partie S. du dép. de la Charente-Intérieure. Cap., Saintes; villes princ. : Marennes, Royan, Barbezieux, Pons, Saint-Jean-d'Angely, Taillebourj; et Tonnay- Charente. — La Saintonge, après avoir appartenu à l'Aquitaine, fut confisquée par Philippe-Auguste et réunie à la couronne par Charles V. Elle l'ut souvent ravagée pendant la guerre de Cent ans.
avoir trahis tous les dei.i.\. Il fut livré au roi qui le fit décapiter en place de Grève.
SAINT-PRIEST (Alexis, comte de), écrivain et diplomate, né a Saiat-Pétersbourg en 1 805, mort en 1831. Il fut successivement ministre plénipotentiaireàRio de Janeiro à Lisbonneet à Copenhague. Après dix années passées ainsi à l'étranger, il tut nommé pair de France. En 1842, ilpubliaHi.siOM't;(ie/a royauté {i, vol.); puis Histoire de la chute des jésuites au xvin'= siècle (1844); Histoire de la conquête de Naples par Charles d'Anjou (1848, 4 vol.); Etudes diplomaliquus et littéraires (1S50, 2 vol.). 11 avait été admis à l'Académie française en
SAINT-RÉAL (César Vichard, abbé de), hisloneu, lie et uiovl a Chaïubéry (1b39-'92). Il appartenait a l'ordre des Jésuites, vécut pendant quelque temps à Pans, retourna à Chambéry en 1676, suivit a LondresHortense Maucini dont il rédigea les Mémoires et revint à Paris en 1690. La nieilleure édition de ses Œuvres complètes a été publiée à Paris (1737, 8 vol. in-l2). Une édition de ses LEuvres choisies a paru en 1819 (Pans, in-12).
SAINT -RENE -TAILLANDIER (René-Gas- SAINTONGEAIS, AISE s. et adj. De la Sain- par-Ernest), écrivain, né a Pans en ISI
longe; qui appartient à ce pays ou habitants.
SAINT-PAVIN (Denis Sanguin de), poète, né à Pans vers 16u0, mort en 1670. Il fut abbé de Livry et se distingua par son incrédulité, comme on peut s'en convaincre en lisant les vers suivants de Boileau :
On pourra Toir la Seine à la Saint-Joan glacée, Siiiut-Sorlin janséniste et Saint-Pavin bigot.
Les œuvres de Saint-Pavin ont été éditées à Amsterdam (1739, in-12).
" SAINT-PÉRE s. m. Titre que l'on donne
au pape : ï!o(re saint-père le pape. '
SAINT-PIERRE ( Charles - Irénée Castel,! abbé dcj, philanthrope français, né à Saint- ' Pierre-Eglise en 1638, mort en 1743. 11 futi membre de l'Académie française, chapelain de l'évêque d Orléans et abbé de Tirun. 11 .suivit le cardinal de Polignac au congrès d'Utrecht, et publia son Projet de paix perpétuelle (1713-17, 3 vol.) Dans ses Discours sur ta poiysynodie, il juge sévèrement Louis XIV, et préconise le gouvernement conslituliounel. Chassé de l'Académie, il exposa ses vues au Club de l'Entre-Sol, qui devint le noyau de la future académie des sciences morales et politiques. Beaucoup de ses ouvrages sont compris dansle recueil intitulé: Ouvrages de politique et de morale (18 vol. 173s-'41). La langue française lui doit les mots bienfaisance el gloriole.
SAINT-PIERRE (Jacques-Henri Bernardin de), écrivain Iraiiçais, ne au Havre le 19janv. 1737, mort le 21 janv. 1814. Il eut à traver-
inorl le 27 février 1879. Après avoir visité l'Allemagne et suivi les cours de l'université d'Ëidelberg, il fut successivement professeur de littérature à Strasbourg (1s41), à Montpellier (1S43) et a Pans (lti63). Il suppléa Saint- .Marc Girardin dans la chaire d'éloquence française el entra à l'.\cadéraie le 17 juin 1S-3. On lui doit : Béatrix {ISiO); Histoire de la jeune Allemagne (1849); Allemagne et Russie (1856); Maurice de Saae (IS6.i); il fut un collaborateur assidu de la Revue des Deux- Mondes.
* SAINT-SIÈGE s. m. Siège du chef de la religion catholique; la cour de Rome; le pape : les décisions du Saint-Siège,
SAINT-SIMON (Claude-Henri, comte de), socialiste Irauçais, ne à Paris le 17oct. 1760, mort le 19 mai ls2o. 11 servit en Amérique et se distingua au siège de "iforklown. Pendant la Révolution française, il s'enrichit en spéculant sur les biens fonciers, se ruina ensuite et resta onze mois en prison. En 1801, il épousa M"° de Champgrand, avec laquelle il divorça en 1802, dans l'espoir, déçu du reste, de devenir l'époux de M""» de Staël. En' 1807, parut sa célèbre Introduction aux travaux scientifviues du xix» siècle, qui visait à la réorganisation de la science, el à la reconstruction de lasociété. AvecAugustin Thierry, son plus dévoué disciple, il publia De la réorganisation de la société européenne (1814) et Opinions sur les mesures à prendre contre la coalition de 18lo (1815). Il eut Thierry, Saint-Aubin et d'autres pour collaborateurs dans {'Industrie ou Discussions poli-
tiques, morales et philosophiques (1817-'18 4 vol.). Après une carrière remarquable par les plans chimériques dont elle fut pleine et ses luttes contre l'adversité, il attenta à sa vie eu mars 1823, mais ne put se tuer et vécut encore assez pour terminer son Catéchisme industriel (1824) et Le nouveau Christianisme (1823), qui est son ouvrage capital. Ses doctrines socialistes sont connues sous le nom de saint-simonisme. (Voy. Socialisme.) — S'il faut en croire Saint-Simon, il fut poussé dans la voie de la ré^'énération du cenre humain par son propre ancêtre, Charlemagne, qui, dit-il, lui apparut pendant une nuit, qu'il était temporairement prisonnier dans le Luxembourg, et qui l'e.xhorta à relever l'honneur de la maison à laquelle il apparnait. C'est pourquoi il s'appliqua à l'étude des sciences physiques et des phénomènes de la nature humaine, en faisant sur luimême des expériences qu'il appliquait aux autres; mais, ne rencontrant que la misère, il s'attaqua à elle et crut la combattre par ses spéculations qui semblèrent d'abord absurdes et enfantines, mais auxquelles se rallièrent bientôt une multitude d'adeptes, parmi lesquels on distingua l'historien Thierry et Auguste Comte, le futur philosophe positiviste. Saint-Simon fut le premier qui proposa l'institution d'un congrès international pour régler les dillérends européens. Sesidées communistes, quoique impraticables telles qu'il aurait voulu les appliquer, ont eu une certaine influence sur le développement social en France et à l'étranger.
SAINT SIMON (Louis de Rouvroi, duo de], écrivain français, auteur de mémoires, né à Paris en 1673, mort le 2 mars 1735. Après s'être distingué dans l'armée, il la quitta en 1702, mais garda son inlluence à la cour. 11 se montra l'adversaire acharné des jésuites, et ses idées sur la manière de terminer la guerre de la Succession d'Espagne furent en partie admi.-es dans la rédaction du traité de paix d'Ltrecht. Après la mort de Louis XIV, en 1715, il aida le duc d'Orléans à obtenir la régence, etfut nommé membredu conseil. En 172 1 , il négocia à Jladrid le mariage entre l'infante d'Espagne et Louis XV; mais son opposition au cardinal Dubois l'obligea à se retirer des ati'aires. La première publication authentique el àpeu près complète de ses Mémoires ne parut, à cause de la bardiesse et de l'amerluiiie de ses traits satiriques, qu'eu 1829-'30. Chéruel en a donné une bien meilleure édition, en 20 vol. (18o6-'39). En 1874, Armand Baschet a publié Le duc de Saint-Simon, son cabinet et l'histoire de S: s manuscrits.
* SAINT-SIMONIEN, lENNE s. Partisan des
doctrines du philosophe reformateur Saint- Simon : une saint-simonienne. — Adj. Se dit de ce qui se rapporte à Saint-Simon, de ce qui appartient à ses doctrines : l'école saintsimonienne.
SAINT-SiMONISER v. a. Rendre saint-simoiiien.
* SAINT-SIMONISME s. m. Système de Saint-Simon, lequel avait pour objet la rétorme de la société et sa réorganisation.
SAINT-THOMAS (Chrétiens de). Voy. Chrétiens Di; Saint-Tuusias.
SAINT-VALLIER (Jean de Poitiers, seigneur de), capitaine français, né dans le Dauphiné vers 1473 ; arrêté comme complice du connétable de Bourbon, il fut condamné à mort, el, d'après une tradition, dut la vie aux prières de sa fille Diane de Poitiers. (Voy. Diane.)
SAINT- VICTOR. I. (Jacques-Benjamin-Maximilien Bins, comte de}, littérateur, ne à Saint-Domingue en 17'72, mort à Paris en 1838. Il collabora à plusieurs journaux oathûliques et a laissé, entre autres ouvrages :
SAIS
Les graiiJs Poètes malhcui-eux (Paris, 1S02 in-12); le Mnsi^i; des antiques (Paris, 1818,
nanl à son de' soient Vendue
SAIS
ifour, a(in que ces récoltes ■l que le prix en soit utlrihué
3 vol. in-rol.'i; Œuvres poétiques (Paris, 1822, I à ceux qui y ont droit. Les fruits détachés in-12); Tableau historique et pittoresque rfe ne sont saisissables qu'au moyen de la saisie- Paris (1808, 3 vol. in-i"!, etc. — 11. (Paul' exécution (id. C26 et s.). La saisie-brandon BiNS, comte de), littérateur, connu populai- est ainsi nommée parce qu'autrefois, on rement sous le nom de Paul de Saint-Victor, ' plaçait, autour du champ dont la récolte fils du précédent, ne à Paris en 1827, mort était saisie, des pieux portant des faisceaux en juillet IS8I. Il se fit une grande renom- de paille ou brandons. — La saisie-consermée par des feuilletons d'art et de théâtre vatoire des eifets mobiliers du débiteur peut du stvle le plus brillant, et a laissé en vo- être opérée sans titre, dans certains cas dé-
lunies : Hommes et Dieux (1867, in-S"), le Dieux et les ilrmi-dieux de la peinture, etc SAINT-VINCENT (Cap). Voy. Vincent.
terminés par la loi, lorsque le président du tribunal l'a autorisée; mais cette saisie doit être validée ou convertie en saisie-exécution par le tribunal (id. 417; C. comra. 172). — La
SAINT- VINCENT (Comte de). Voy. Jet-vis saisie-exécution est celle qui est exercée à la
{Sir Jotin). ; requête d'un créancier sur les objets mobi-
• SAÏQUE s. f. Mar. Bâtiment de charge l'ers corporels du débiteur, afin de faire
int on se sert sur la Méditerranée : monter vendre ces objets aux enchères publiques et
d'obtenir, sur le prix, le paiement '" '"
do
sur une saique.
SAIS, ville de l'ancienne Egypte, dans le Delta, près du village moderne de Sa-el- Hadjar.
* SAISI, lE part, passé de Saisir : les biens, les objets, les effets, les meubles saisis. — Le VOLEUR A ÉTÉ TROUVÉ SAISI DU VOL, On a trouvé sur lui le vol qu'il avait fait. On dit dans le même sens, O.n l'a trouvé saisi d'une lettre
OUI A DÉCOUVERT TOUTE l'iNTRIGUE, etC. —
la
créance. Cette créance doit être certaine, liquide et exigible. Ne peuvent être l'objet de la saisie-exécution : 1° les objets qui sont immeubles par destination (voy. Immeuble); 2° le coucher nécessaire des saisis, celui de leurs enfants vivant avec eux et les habits dont les saisis sont vêtus et couverts ; 3° les livres relatifs à la profession du saisi, jusqu'à une valeur de 3U0 fr. et à son choix ; 4" les machines et instruments servant à l'enseigne
Siibstantiv. Débiteur sur lequel on a fait une • ment pratique des sciences et arts, jusqu'à saisie, la partie saisie : le saisi et le saisis- ] concurrence de la même somme et au choix sant. — Tiers saisi, celui entre les mains du- (iu saisi; a" les équipements des militaires ; quel on a fait une saisie-arrêt, une opposi- 50 les outils des artisans; 7» les farines et tion : les tiers saisis ont été assignés à fin de menues denrées nécessaires à la coiisommadéelaration affirmative. I lion du saisi et de sa famille pendant un
* SAISIE s. f. Procéd. Acte d'un créancier mois; 8° une vache, ou trois brebis, ou deux
qui, pour la sûreté de sa créance et afin d'en avoir le payement, arrête et met sous la main de la justice, les biens meubles ou immeubles de son débiteur, .Se dil ég-alement do l'acte par lequel on arrête juridiquement des biens meubles qu'on prétend avoir droit de revendiquer : saisie immobilière, ou saisie réelle. — Action de s'emparer provisoirement des choses qui sont l'objet d'une contravention, ou qui peuvent fournir la preuve d'un crime, d'un délit : .saisie d'objets prohibés, de marchandises de contrebande, délivres défendus. — Législ. » Les saisies sont : tantôt des actes conservatoires; tantôt des moyens d'exécution qu'un créancier emploie par le mini-tère d'un huissier, en vertu de la grosse e.\écutoire d'un acte ou d'un jugement et après un commandement piéalable de payer; tantôt des actes de l'autorité publique ayant pour but d'assurer la découverte et la répression de fraudes, de contreiaçons ou de toutes autres infractions à la loi. Une saisie est, dans son acception la plus étendue, toute mise de biens ou objets sous la main de la justice. Voici quelles sont les applications des principales espèces de saisie, — Par la suisie-arrêt dite aussi opposition, le créancier arrête entre les mains d'un tiers les sommes ou eQets appartenant à son débiteur, sauf à faire valider la saisie par letribunal et à obtenir que les sommes ou objets lui soient délivrés jusqu'à concurrence de ce qui lui est dû. Le saisissant doit, dans la huitaine, et à peine de nullité, dénoncer la saisie-arrêl au débiteur saisi. Dans un même délai, à compter de la demande en validité, il doit dénoncer la demande eu validité au tiers-saisi. Si cette dernière dénonciation n'a pas été faite dans ledit délai, les paiements faits par le tiers saisi sont valables jusqu'au jour où la dénonciation a eu lieu (C, pr. 5.37 et s.). Les traitements et pensions payés par l'Etat ou par les établissements publics ne peuvent être saisis que dans certaines proportions fixées par la loi. La portion saisissable est en général limitée au cinquième. — Par la saisie-brandon, le créancier fait mettre sous la main de justice les récoltes non détachées du sol et apparte-
chèvres, au choix du saisi, avec les pailles, fourrages et grains nécessaires pour la litière et la nourriture desdits animaux pendant un mois. Sont également insaisissables les rentes sur l'Etat français, les pensions alimentaires(voy. Rente], enfin les sommes ou objets déclarés insaisissables par celui qui les a donnés ou légués au débiteur. Les actions et obligations au porteur sont sai^issables ; mais les valeurs nominatives et les créances ne sontsusceptiblesque de la saisiearrêt (C. pr. oS3 et s.). — La saisie-foraine est celle qui s'exerce sur les eifets que le créancier trouve dans sa commune et qui appartiennent au débiteur, dans le cas où celui-ci n'a, dans ladite commune, ni domicile ni habitation (id. 8 22 et s.). — La 4aî6(egagerie est faite à la requête du propriétaire d'un immeuble, pour le paiement des loyers ou fermages qui lui sont dus, et s'exerce sur les ellets mobiliers, ainsi que sur les fruits récoltes et trouvés dans lesbâtimenls habités ou sur les terres exploitées par le locataire ou fermier, et même sur les meubles qui ont été enlevés des bâtiments sanb le consentement du propriétaire (id. 819 ets.). — La saisie immobilière ou saisie réelle prend aussi le nom d'expropriation forcée. Elle a pour but la mise en vente d'un ou de plusieurs immeubles appartenautà un débiteur, afin d'arriver au paiement des créances (id, ()73 et s.). — La saisie des navires peut être pratiquée sur tout bâtiment amarré dans le port ou flottant sur ses ancres ; mais lorsque le navire est prêt à faire voile, il n'est plus saisissable, si ce n'est à raison des dettes contractées pour le voyage qu'il va faire (C. comm. 197 ets.). — La saisie des rentes constituées sur particuliers est soumise à quelques règles spéciales (C. pr, 636 et s.), — La saisie des objets mobiliers sur lesquels un prétend avoir un droit de propriété ou de gage se nomme saisie-reveniiication. Elle ne peut avoir lieu qu'en vertu d'une ordonnance du président du tribunal (C, civ, 2102, 1»; 2279, C. proc, 826 et s.). — La saisie en matière de crimes, délits mI conli-avcntions est opérée par les magistrats ou sur leur ordre (C. inst, crim.;33, etc.jC. p. 318, 427 ets.).
SAIS
Les agents des douanes, des rontribution» indirectes et des octrois sont investis du droit de pratiquer des saisies, en cas de fraude, » (Ch. V.)
'SAISIE-ARRÊT s, f. Opposition pariaquelle un créancier arrête dans les mains d'un tiers les sommes ou efl'ets appartenant à son débiteur.
* SAISIE-BRANDON s, f. Saisie des fruits pendanis [lar racines.
•SAISIE-EXÉCUTIONs.f.Saisiedesnieuliirs.
* SAISIE-GAGERIE s, f. Saisie des objets qui peuvent servir de gages pour le prix d'une ferme, d'un loyer, tels que les meubles meublants.
* SAISIE-REVENDICATION s. f. Saisie des effets mobiliers sur lesquels on prétend un droit de propriété ou de gage privilégié.
* SAISINE s, f, Jurispr. Possession qui appartient de plein droit à un héritier; et, en général, possession où l'on est d'un bien immeuble : les créanciers d'une succession doivent s'adresser à celui qui en a la saisine.
— Complainte en cas de saisine et de nouvelleté, action qu'on intente pour être maintenu dans la possession d'un immeuble, ou pour y être réintégré. (Voy. Complainte.) — Jurispr. féod. Droit de saisine, droit qui é'.ait dû au seigneur pour la prise de possession d'un héritage qui relevait de lui : payer le droit de saisine. — Législ, « La saisine est la mise en possession de plein droit des biens d'une succession, à l'instant où elle s'ouvre. L'héritier naturel a la saisine de la succession et il en est de même du légataire universel, lorsqu'il n'y a pas d'héritier à réserve auquel il puisse demander l'envoi en possession (C. civ, 724, 1006), (Voy. Succession.)— Un testateur peut nommer un ou plusieurs exécuteurs testamentaires et leur donner la saisine du tout ou seulement d'une partie de son mobilier; mais cette saisine cesse de plein droit, après un an et un un jour, à compter du décès. L'héritier peut la faire cesser vn offrant de remettre la valeur des legs mobiliers (id. 1026, lu27). »
(Ch. y,)
* SAISIR V, a. Prendre tout d'un coup et avec vigueur ou avec vitesse : saisir quelqn' un au collet. — Prendre quelque chose pour le tenir ou le porter : saisir par l'anse une marmite qui est sur le feu, pour l'en retirer.
— Fig. Saisir l'occasion, saisir le moment FAVORABLE, en profiter. Saisir un prétexte, s'en servir, sans se donner le temps d'examiner s'il est bon ou mauvais. — Discerner, comprendre, interpréter : vous n'avez pas bien saisi, vous avez mal saisi ce que j'ai dit.
— Se dit, fig., des maux du corps, des maladies et des passions, des sentiments qui s'emparent vivement et fortement d'une personne : le froid l'a saisi. — Absol. Etre SAISI, être frappé subitement, touché de plaisir, pénétré de douleur : quand on lui dit cette nouvelle, elle fui tellement saisie, qu'elle perdit connaissance ; j'en suis encore saisi, tout saisi. — Procéd. Faire une saisie, arrêter, retenir par voie de saisie : saisir des meubles et des immeubles. — Jurispr. Le mort SAISIT LE VIF, à l'instant où quelqu'un meurt,
i son héritier devient propriétaire de son bien, sans qu'il soit besoin de formalités de justice,
— Saisir d'une affaire un tribunal, une juridiction, procéder devant un tribunal, porter devant lui une .-ifTaire : il a saisi la cour de son affaire. — Se saisir v. pr. Etre surpris : quand on lui apprit la mort de son fils, il se saisit tellement, qu'il en mourut. — Se saisir de, s'emparer, se rendre maître d'une persoiiiio ou dune chose : il faut se saisir de cet hommc-là, -fcst un voleur.
SAISIR-ARRÉTER v. a. Faire une saisiean et. (Voy. Saisie.)
SAIS
SAISIR-BRANDONNER v. a. Faite une saisie-In-anduii.
SAISIREXÉCUTER v. a. Opéiei- iiiie saisieexocution.
SAISIR-REVENDIQUER v. a. Opérer une jaisir-rrvcntiiiMtion.
SAISISSABILITE s. f. Qiialilé de ce qui est saisissjij.e.
• SAISISSABLE adj. Qui peut être saisi. Ne j'cMipiole t'iiere qu'en termes de procédure : cette rente n'est pas saisissable.
' SAISISSANT. ANTE adj. Qui saisit, qui .surprend tout d'un coup. En ce sens, ne se dit g-uère que du froid : froid saisissant. — Se dit des objets qui exercent une vive impression sur les personnes : spectacle stiisissant. — Procéd. et Adm. fiscale. Se dit de celui qui saisit, au nom de qui se fait une saisie : cette femme est créancière et première saisissante. — Substantiv. Dans le même sens : le saisissant.
■ SAISISSEMENT s. m. Impression subite et violente causée par le froid : en se jetant (i la nage dans la rivière, il a éprouvé un saisissement qui l'a rendu malade. — S'emploie plus ordinairement au sens moral : il est mort d'un saisissement.
' SAISON s. f. L'une des quatre parties de l'année, qui contiennent chacune troismois, el dont il y en a deu.\ qui commencent aux solstices, et deux aux équino.xes : les quatre saisons de l'année sont le/irintcmps, l'été, l'automne et l'hiver. Ces périodes sont déterminées par les mouvements apparents du soleil dans l'écliplique. Le passage du soleil à i'équaleur, amenant des jours plus longs que les nuits marque l'équinoxe du printemps, et se présente vers le :M mars pour l'hémisphère boréal et vers le 23 sept, pour l'hémisphère austral. Ces m.êmes dates marquent aussi réquino.\e d'automne ou le commencement de cette saison pour les deux hémisphères, dans l'ordre inverse. Le solstice d'été, où le jour est le plus lonf; et où l'été astronomique commence dans l'hémisphère boréal, est aux environs du 21 juin, et le solstice d'hiver vers le 21 déc. Les divisions vulfaires de l'année ne correspondent pas exactement à celles des astronomes et ne sont pas les mêmes dans les dilîérenls pays. — L\ saison NOUVELLE, le printemps. — L'ahrière-s.uson, l'automne, le commencement de l'hiver. — L.v BELLE SAISON, la partie de l'année où le temps est beau, c'est-à-dire, la lin du printemps, l'été et le commencement de l'automne. La mauvaise saison, la fin de l'automne, l'hiver elle commencement du printemps. — Temps où dominent, où se font le plus remarquer certains états, certains changements de l'atmosphère : la saison des frimas, des pluies, des orages. — Temps où paraissent certaines productions de la terre, où l'on a coutume soit de semer, soit de recueillir certains g-rains, certains fruits: la saison des fleurs. — La saison est avancée, les fruits de la saison sont plus avancés, plus mûrs qu'ils ne le sont ordinairement à pareille époque. — La saison des perdreaux, des CAILLES, DES BÉCASSES, etc, le tcmps où il y a une plus grande quantité de ces oiseaux, et où ils sont meilleurs à manger. — Temps propre pour faire quelque chose : faire ses provisio7is dans la saison. — Se dit, dans un sens anal. , en parlant des choses morales: ce que vous dites est hors de saison. — Se dit, par ext., des âges de la vie. La première saison de la VIE, la jeunesse. La dernière saison DR LA VIE, la vieillesse. On dit, dans le même sens, La belle saison ; la saison des PL.AISIRS, Dts amours; l'arrière-saison, etc.
SAISONNER V. n. Donner des récoltes
abondantes de fruits.
SAKY
SAISONNIER, 1ERE adj. Qui se rapporte aux saisons.
SAISSAC, ch -I. de cant., arr. el à î'f kil. N.-O. de Carca.ssonne (Aude); l.'-;:;" hab. Laines, liois, bestiaux.
SAISSET (Emile-Edmond), philosophe, né à AIoMlpellier en KSI 4, mort à Paris en 1863. Il fut d'abord professeur do philosophie au collège deCaen puisa l'Ecole normale supérieure et au collèf.'e de France (18o3). On a de lui : Essai sur la philosophie et la religion au SIX" siècle (184.31; une traduction de Spinosa (1843, 2 vol.), Essai de philosophie religieuse (I86U), etc.
SAÏTIQUE (Branche), l'un des nombreux
petits bras que le Nil formait autrefois dans le Delta; son nom lui vint de Sais.
SAJOU s. m. (de çay-gouazou, nom indigène). Mamni. L'un des noms du sapajou.
SAKALAVE s. m. Idiome malgache. — Sakalaves, anciens habitants de Madagascar repoussés par les Hovas et qui forment une population de 1.5,000 hab. établis à Nossi-Bé et sur les rivages avoisinants.
SAKIs. m. Voy. Singe.
SAKO, fleuve de la iN'ouvelle-Angleterre, qui nait dans les montagnes Blanches (VV/o'fé Mountalns), New-Hampshire, court au S.-E. dans le Maine, tourne brusquement au N retourne au S.-E. et se jette dans l'Océan au-dessous de Saco, après un cours d'une longueur de 2oO kiL environ.
SÂKYAMUNI. Sakya-Mouni ouCakya-Mouni
(saint Sdti-ja\ fondateur du bouddhisme, considéré, par quelques-uns, comme la neuvième incarnation de Vichnou, et par d'autres comme un simple réformateur du brahmanisme corrompu, devenu d'une intolérablecruauté. L'histoire de Sâkyamuni, presque entièrement légendaire, se divise en 12 seclions, savoir : 1» se trouvant au 4o ciel, il se détermine à sauver le monde, et choisit de naître comme un prince d'Oude, du génie Sâkya, appartenant à la caste kchattriya- 2° il descend des cieux sur un éléphant blancest conçu comme un rayon quinquecolore de lumière; j3° il nait et proclame sa mission; 4» il perd sa mère le septième jour et est élevé par sa tante (sœur de sa mère), appartenant au génie brahmanique Gotama d'où il fut appelé Gautama; 5" il obtient pour épouse Gopâ, du génie Sàkya; 6» il devient ascète et ermite; 7° il va au trône d'intelligence à Gâya et siège sous le Bodhidrumaou ficus 1-eligiosus (banian); S" tenté par Mâra, dieu de l'amour, du péché et de la mort, il résiste; 9° il se ressouvient de toutes ses naissances antérieures et de celles de tous les êtres, atteint ainsi jusqu'à Bod/ii (intelligence) et brille aux yeux du monde comme le Bouddha ' l'éveillé, l'intelligent, l'éclairé)) (en chinois Fothu ou Fo; le nombre de ses noms est de 12,000 à Ceyian et de3,4.33 dans unerégion du Thibet). Tous les êtres se ressentent de sa présence; lOoilw tourne la roue de lafoi » ou
SALA
'la t flamme de contemplation » s'échanpant de sa poitrine et brûlant ses restes bu mains. — Telle est l'histoire lé^-endaire de ce reformateur. Quant à l'époque où il a exi^é il y a, parmi les peuples bouddhistes, une différence de plus de 2,000 ans relativement à la date de sa naissance. Les Cingalais le lont naître vers l'an o43av. J.-C. (Vov Boin-
DHISME.)
SALACE adj. (IslI. salax). Lascif, lubrique. (Vieux.)
SALACITE s. f. Lubricité, lascivité.
' SALADE s. f. (rad. sel). Mets composé de certaines herbes ou de certains légumes assonnés avec du sel, du vinaigre et de l'huile: quelquefois avec du poivre, de la moutarde! etc. : bonne salade. — Se dit même des herbes avant qu'elles soient assaisonnées: cueillir une salade. — Se dit aussi de plusieurs autres mets composés de fruits, ou de viandes froides ou de poi.ssons salés et assaisonnés comme les salades d'herbes et de légumes : salade de câpres. — Salade d'oranges, oranges coupées par tranches et assaisonnées avec du sucre et de l'eau-de-vie. — Mélaniie de pain et de vin qu'on donne aux chevaux pour les rafraîchir, quand on veut qu'ils fassent de suite une grande traite, sans entrer dans l'écurie.
'SALADE s f. (lat. cxlata cassis, casque ciselé). Sorte de casque et d'habillement de tête pour la guerre. Ce mot n'est d'usage qu'en parlant des derniers siècles. (Voy. Casque.)
* SALADIER s. m. Jatte où l'on sert la salade ; saladier d'urgent. — Panier à jour dont on se sert pour secouer la salade, après qu'elle a été lavée.
SALADIN ou Salah ed-Din (Malek al-i\asir Salah kd-Din ABU .MuuiiAFER Ycsuf). Sultan d'Egypte et de Syrie, né en H37, mort le 4 mars 1193. 11 était fils d'Ayub, kurde au service de Noureddin. souverain de Svrie, et en 1163 il accompagna sou oncle Shiikuh en Egypte, où il déploya de grands talents militaires. A la mort de Sirkuh. en 116s, Saladin le remplaça comme lieutenant de Noureddin. La mort de Noureddin, en M73 ou H74 le laissa maître absolu de l'Egypte. Il conquit la Syrie en deux expéditions, et en 1185, son empire s'étendait de Tripoli, en Afrique, jusqu'au Tigre, et de l'Yemen, sur la mer Arabique, jusqu'au Taurus; seul, le royaume latin de Jérusalem restait indépendant de lui. Il envahit la Terre Sainte en 1 18-5, culbuta l'armée chrétienne àTibériade, en H87, s'empara d'Acre, d'Ascalon et d'autres villes, et le 2 oct. 1187, Jérusalem se rendit à lui après un siège de deux semaines. Lors de la troisième croisade, il déjoua pendant deux ans (1 !89-'9l) tous les efl'orts faits pour reprendre Acre, qui cependant finit par capituler, .\scalon tomba également, et les croisés s'avancèrent (1192)" jusqu'à un jour de marche de Jérusalem, mais les dissensions qui s'étaient élevées parmi eux les
■: . . ' ... . — . "■"'""" sensions gui s étaient e
devient prédicateur et arrive a Varânàsi obligèrent a la retraite. (Benarès). Des sculptures, non loin de Gâya, I „,, ,- . .
et d'autres monuments a Patna et aux envi- I SALADO, rivière. Voy. Argentine (Repu
lg I olique).
SALAGE s. m. Action de saler, ou résul
. __ : lai f' "
de lui; les chefs se convertissent, aussi bien que leurs sujets. Sràvasti iTille de l'entendement) sur la rive N. du Gange, devient la la rivale de Gâya. Sâkyamuni y désigne ses élèves et ses apôtres et y accomplit des miracles. 11 admet les femmes aux olfices ecclésiastiques. L'opposition, la calomnie, les conspirations et les embûches de Mâra, tout est impuissant contre lui ; 11" peu avant sa mort
.4««c- U QOe .ïrinûû ,-la^^r, -Lia .... ..ÎII., „..*„!
rons, prouvent que ce réformateur a réellement existé. Des hommes et des femmes de ! uiiuntru =. lu. acuuu ue saier, ou resultoutes les classes accourent en foule autour! lat de cette action : le salage d'un porc coûte
,.|,nf.. r., ,.r.„„nn(;.-tor.t ......„': U:- tUnt .
' SALAIRE s. m. (lat. salariutn). Payement, récompense pour travail ou pour service : recevoir le salaire de son travail. — Se dit, fig., du châtiment, de la punition que mérite une mauvaise action : il a fait une méchante action, il en a reçu le salaire.— Législ. « Les salaires des gens de service sont garantis par un pri-
. --.,.- r ,,.,, vilège général sur les meubles du débiteur,
dans la 80« année de son âge, sa ville natale : mais seulement pour l'année échue et pour fut détruite, par un roi de Kosala, ainsi que l'année courante (C. civ. 2101, 4''). Les outoule sa parente; 12° son corps est consumé, Ivriers qui ont travaillé à la conservation
SALA
d'une chose mohilièie ont un privilftpe spécial sur cetti' chose pour le paiement de leurs salaires (id. 2102, 3"). La prescription libératoire qui s'applique aux salaires des ouvriers et f-'ens de travail est d'un mois; mais, s'il s'agit des pag-es des domestiques qui se louent à l'année, l'action se prescrit par un an (id. 2271, 227.'). En ce qui concerne les salaires d'ouvriers qui ont travaillé à la construction ou à la réparation d'un navire, l'action est prescrite un an après la réception des ouvrages (C. comm. 433). — Nous n'entreprendrons pas de traiter ici les nombreuses questions très controversées couceruanl la fixation du taux des salaires. Le travail est une marchandise dont le prix est nécessairement soumis aux fluctuations des marchés, et dont le taux doit être débattu entre les contractants. Suivant l'expression triviale mais exacte de l'économiste anfîlais Cobden, « les salaires haussent quand deux patrons « courent après un ouvrier; et ils baissent « quand deux ouvriers courent après un pa- « tron ». Les salaires s'étant accrus depuis loni;temps dans une proportion plus forte que le prix des subsistances, il en résulte que la situation de l'ouvrier est meilleure qu'elle ne la jamais été. C'est une utopie que de prétendre fixer le taux des salaires et en déterminer le minimum ou le maximum : ce serait là porter atteinte à la liberté de l'industrie et du commerce. Les séries de prix qui ont été dressées dans quelques villes, notamment à Paris, pour fixer le taux des salaires des ouvriers en bâtiment, ont eu pour résultat de porter pré|Udice aux ouvriers habiles et actifs en favorisant les autres, ce qui est évidemment injuste. Ces séries de prix ne sont devenues obligatoires qu'en vertu de l'usage, et il peut y être déropé par des conventions particulières; mais l'entente qui s'établit entre les ouvriers médiocres impose ces tarifs à tout le monde pendant les périodes où la main d'oeuvre est recherchée. C'est là une cause fréquente de l'arrêt des travaux; et de là vient aussi le renchérissement général dont les ouvriers eux-mêmes ont à souffrir. D'un autre côté, les grèves ne sont plus interdites depuis la loi du 25 mai 1864, lorsqu'elles ont lieu sans violences ni manœuvres; et la loi du 21 avril 4884, en abrogeant l'article 416 du Code pénal, a facilité les coalitions d'ouvriers; mais ce moyen d'obtenir la hausse des salaires a souvent pour efl'ets de paralyser le capital dont le concours est indispensable au travail, d'encourager l'insouciance de l'ouvrier et d'amener tôt ou tard des crises industrielles. — En Angleterre, où il semble que toutes les libertés aient été pratiquées depuis plusieurs siècles, l'industrie au contraire a été longtemps soumise aux entraves que comportait le régime des corporations; et, à partir du règne d'Elisabeth, le taux des salaires était réglé par les magistrats. Les idées vraies se répandirent seulement après que les grands économistes eurent publié leurs admirables ouvrages, savoir : eu 1776, la Richesse des nations, d'Adam Smith; en 1798, l'iSsitii sur la population, de Mallhus; en 1817, les Principes d'Ë>:onomie politique, de Ricardo; en 1s48, VEconomie politique, de SluarL-Mill, etc. Alors les anciennes lois de restriction furent successivement abolies; mais celle concernant les coalitions ne disparut qu'en 187,';, neuf ans après que la même réiorme eût été adoptée en France. Cependant, les Tradcs- Unions avaient été légalisées en 1871, et l'ouvrier anglais avait dès lors conquis son indépendance. Aujourd hui, en Angleterre, les questions relatives aux salaires sont presque toujours réglées à l'amiable, parce que les ouvriers comprennent, aussi bien que les patrons, que l'entêtement aveugle amène la ruine de tous, et que c'est folie de lutter contre la force des choses par d'autres
SALA
moyens que la patience et la conciliation des
inlérêls. » (Ch. Y.)
* SALAISON s. f. Action de saler les viandes ou autres provisions, pour les conserver longtemps : la salaison du beurre, du porc frais, se fait en tel temps. — Se dit aussi des viandes salées, du poisson salé qu'on embarque pour la nourriture des équipages dans les voyages de long cours : on embarque beaucoup (le salaison dans ce vaisseau.
' SALAMALEC s. m. (mot arabe qui signifie : La paix soit avec vous). Révérence profonde : il m'a fait un grand salamnlec, de grands suliimalecs. (Fam.)
* SALAMANDRE s. f.(gr. salamandra). Reptile aniphdiie, à quatre pieds, à longue queue, et sans écailles, auquel on attribuait anciennement la faculté de vivre dans le feu: l'espèce commune a la peau noire et semée de grandes taches jaunes : le corps de la devise de François l" était une salamandre dans les flammes. — En langage cabalistique, se disait des prétendus esprits du feu. — Nom qu'on donnait autrefois, par ext., à l'amiante flexible. (Voy. Amiante.) — Encycl. On donne vulgairement le nom de salamandre à la plupart des reptiles batraciens à queue persistante (urodela], qui perdent les branchies à l'état adulte [caducibranchiés). Les espèces aquatiques sont mentionnées au mot ïbiton. Les espèces terrestres appartiennent au vieux genre salamandra (Laurenti), qui a donné naissance
SALA
leurs transformations dans l'oviducte et ne quittent qu'à l'état parfait le sein de leur mère.
SALAMANQUE ("esp. Salamanca). I, province occidentale de l'Espagne, dans le royaume de Léon, sur la fiontière du Portugal ; 1 2,793 liil. carr.; 315,000 hab. Collines dans le N., et montagnes dans le S. On y trouve de l'or, du fer, du cuivre et du plomb. Les céréales et les fruits sont abondants; mais la plus grande partie de la province est partagée entre les forêts et les pâturages. — IL Cap. de cette province (anc. Salmantica), bâtie sur trois collines, sur la rive droite du Torme>. à 277 kil.O.-N.-O. de Madrid: 19,492 hab. environ. Elle est entourée d'anciennes murailles. Les rues sont généralement très irréguliéres: mais les places et les jardins publics sont beaux, vastes et nombreux. Elle est renommée pour le nombre et la beauté de ses édifices. L'université, fondée vers 1200, était jadis une des plus célèbres de l'Europe. Fabrique de lainages, de cuirs, de chapeaux et de faïence. La bataille de Salamanque, où les Français commandés par Marmont, après avoir pillé et détruit plusieurs monuments publics, furent défaits par Wellington, se livra le iî juillet 1812, à 6 kil. S.-È. de la ville. Marmont laissa aux ennemis 7,130 prisonniers, 11 pièces de canon, 6 drapeaux et 2 aigles.
SALAMINE [Salamis, auj. Kuluri), île de Grèce, dans le golfe d'Egine. près de l'.Attique, dont elle est séparée par un étroit canal, à 18 kil. 0. d'Athènes; 75 kil. carr.; "),OiiO hab. environ. La ville principale est KuUiri sur la côte occidentale. Sur la côte iM icntale sont les ruines de l'ancienne cité de Salamis on Salaniine. Tc'.'imon, père d'A-
Salamandre commune d'Europe (Salamandra niaoulata).
à plusieurs genres nouveaux. A l'état adulte, les salamandres vivent sur terre, et ne vont à l'eau que pendant la saison de la reproduction. Elles hantent les lieux humides, et ne se trouvent que dans l'hémisphère septentrional, plus nombreuses dans l'Amérique du Nord qu'en Europe. Les jeunes vivent dans l'eau et respirent par des branchies extérieures, qui disparaissent avec leurs ouvertures lorsque la respiration devient pulmonaire. De grosses glandes derrière les yeux et sur le corps sécrètgnt une matière jaune si abondamment et si rapidement que ce fait a donné naissance à la croyance populaire, naguère fort répandue, que les salamandres ont la propriété déteindre le feu et d'y rester sans en soutl'rir. Elles ont rarement plus de 17 centim. de longueur totale. Elles sont colorées de noir, de rouge, de bleu, de jaune, d'orange et de violet, couleurs disposées en taches et en bandes variées. Non seulement ce sont des animaux inoliensifs, mais elles rendent positivement des services en dévorant un grand nombre d'insectes et de larves nuisibles. La salamandre commune d'Europe {salamandra maculata, Merrem) est noire avec des plaques jaunes plus ou moins larges. On la trouve dans l'Europe centrale et dans les régions montagneuses du S., dans les lieux frais et humides. Elle se nourrit d'insectes, de vers et de petits mollusques, et atteint une longueur de 18 à 20 centim. Elle est vivipare, et donne naissance à 20 ou 30 petits, qui subissent
jax,en fit, dit-on, la capitale de son royaume. Elle est fameuse par la grande victoire navale que les Grecs, comramandés par Thémistocle, y remportèrent sur la flotte de Xerxès, le 20 oct. 480 av. J.-C. — Salamis a été aussi le nom d'une ancienne cité de Chypre, sur la côte orientale, et, à 1 époque, la plus importante ville de l'Ile. On en voit encore les ruines près de l'antique Famagouste.
• SALANGANE s. f. Espèce d'hirondelle de l'archipel des Indes, dont le nid comestible paraît dans tout rExlrème-Orient comme mets de luxe sur les tables des riches.
•SALANT adj. m. N'est guère usité que dans ces locutions, Marais salant, puits salant, marais, puits d'où l'on tire du sel par évaporation.
SALARIAT s. m. Etal, condition d'une personne salariée.
* SALARIÉ, ÉEpart. passé de Salariée. Qui reçoit des gages, un salaire : xm homme salarié par les ennemis de l'Etat. — Substanliv. Les salariés du gouvernement.