NOUS SALUONS, MAIS NOUS NE NOUS PARLONS PAS
nous sommes froidement ensemble. — Aller SALUER quelqu'un, aller lui faire visite, lui rendre ses devoirs : les officiers de la gaj-nison sont allé'; saluer le gouverneur. — Se dit aussi des marques de re-pect qu'on donne à de certaines choses : saluer de loin le lieu de sa naissance. On le dit particul., dans certaines occasions de cérémonie : saluer l'autel On
Salt-Lakc-City et le Tabernacle.
sont bordées d'arbres ombreux et de ruisseaux d'eaux courantes; un verger est attaché à presque toutes les maisons. Celles-ci sont surtout faites d'adobe. Le Tabernacle, ou 1.1,000 personnes peuvent prendre place, est recouvert d'un toit qui iie s'appuie que sur les murs extérieurs. Le théâtre est très vaste. Il y a une université mormone (l'université de" Deseret) et des institutions protestantes et catholiques. Sall-Lake-City fut fondée en 1847 parles Mormons, sous la conduite de Brighani Young.
SALTZBURG. Voy. Salzburg.
' SALDADE s. f. Action de saluer en faisant la révérence. On ne le dit guère que dans la conversation et avec une épithète : ilme fait une grande saluade. (Vieux.)
* SALUBRE adj. (lat. saluber; de salus, salut.) Qui contribue à le santé : ces eaux minérales sont fort salubres.
' SALUBRITÉ s. f. Qualité de ce qui est salubre : ta salubrité de l'air de tel pays. — Se dit, particul., en parlant des soins que l'administration prend de la santé publique : mesures de salubrité. — La police municipale est chargée d'assurer la salubrité publique et de faire faire les vérifications concernant la salubrité des comestibles exposés en vente (L. 0 avril 1884, art. 97).
SALUCES, Atigusta Vagiennorum, Salutiœ, Salutium; en ital. Saluzzo [sà-loutt'-soj, ville du Piémont (Italie) à oO kil. S. -S. -0.de Turin; 16,237hab. Soies, cuirs, chapeaux, etc. Le marquisat de Saluées devint, vers la fin du XIV» siècle, une dépendance de la Savoie. Les Français le possédèrent de 1529 à 1601 ; il fut alors rendu à la Savoie en échange de la Bresse, du Bugey et du pays de Gex.
• SALUER V. a. (lat. saiutare). Donner à quelqu'un une marque extériem-e de civilité, de
disait de même autrefois : S.aluer les armes.
— Faire ses compliments par lettre : je vous prie de le saluer de ma part, quand vous le verrez.
— S'emploie aussi pour signifier les marques de civilité, de déférence, de respect qui sont en usage dans les troupes de terre et dans la marine : on salue à la mer en tirant le canon.
— En parlant des anciens Romains qu'on élevait à l'empire, signifie proclamer : Vespasien fut salué empereur par toute l'armée.
SALUEUR, EUSE s. Personne qui prodigue
ses saluts.
* SALURE s. f. Qualité que le sel communique : la salure de la mer.
* SALUT s. m. (]al. salus). Conservation ou rétablissement dans un état heureux, dans un état convenable : /e salut du peuple, de la république. — Cessation de danger, recouvrement de sûreté : il a cherché son salut dans la fuite. — Félicité éternelle : le salut des âmes.
— Fig. Point de salut, se dit quelquefois en parlant d'une condition indispensable pour obtenir un succès : sans imagination, point de salut dans les arts. Salut (Armée du). (V. S.)
* SALUT s. m. Action de saluer : il lui doit le salut comme à son supérieur. — Saluts de mer, coups de canon que tire un vaisseau pour rendre honneur à un autre vaisseau, à une flotte, à une place, etc., ou pour en reconnaître la supériorité : les ordonnances de marine règlent les saluts de mer. — Terme qu on emploie dans le préambule des lois et ordonnances, dans les lettres patentes du roi, dans les bulles des papes, dans les mandementsdes archevêques et évêques, etc., envers ceux auxquels ils sont adressées : à tous ceux qui ces présentes' verront, salut. Léon XIII à tous fidèles, salut et bénédiction apostolique.— A certaines époques, on a tei mi né quelquefois les lettres et les bilIeU par des formules ana-
SALU
locrues ifalutet amitié. — S'emploie souvent, (Juiis le style élevé ou poétique, comme une txrl.imatiôn de respect ou d'admiration ; snhit. jeune héros. — Liturg. cathol. Se dit des prières qu'on chanlelesoir en de certains jours dans quelques églises, après l'office, et qui se tcrminonl par la bénédiction du saint sacrement : chanter le salut.
SALUT (ilesdu\ groupe de trois îles de la Guyane française, à la hauteur de la rivière «le Kouroii, à 7 milles en mer, à HÔkilom. .N.-N.-O. de Cayenne. Bon ancrage. Lieu de trausporlation."(Voy. Guyank.)
• SALUTAIRE ad.j. (lat. salutaris). Utile, avantageux pour la conservation de la vie, des biens, de l'honneur, de la santé, pour le salul de l'âme : remède, médicament salutaire.
• SALUTAIREMENT adv. Utilement, avantageusement pour la conservation de la vie, dis biens, eic: cela a étésatutairemoit inventé,
institué, établi.
' SALUTATION s. f. (lat. salutatio). Action de saluer. Il n'est guère usité, en ce sens, que dans la conversation familière et en parlant d'une manière de saluer un peu extraordinaire : je l'ai rencontré dans la rue, et il m a fait de grandes salutations. — Salutation anliKLioL-E, les paroles que l'ange dit a la sainte Vierge, en lui annonçant qu'elle se/ait mère de Notre-Seitriieur Jèsus-Christ. — Recevez
MES salutations, MES HUMBLES SALUTATIONS, MES SALUTATIONS RESPECTUEUSES, AFFECTUEUSES,
AMICALES, etc., formules dont on se sert quelquefois pour ter miner des lettres ou de^ billet s. — Kncvcl. Chez les anciens Grecs naturellemont portés au plaisir la formule était: Xct'.oe (Héjouis-toi); chez les anciens Romains, pour (lui la santé étaitle bonheur : Salve, vale [Sois sain, sois fort), et OiiJrf Ui7iS'? (Que fais-tu?) Nous disons : Comment vous portez-vous? les \llemands : Wie iepiden Sic sich'! (Comment vous trouvez-vous?); les An-lais, toujours actifs -Hou) do 1/ou do? (Comment taites-vous.' comment afissez-vous?); les Italiens ohséquieux : Corne sta ella (Comme se tient-elle/ sous-enlendu : Sa Seigneurie); les Grecs modernes : Ti /.aVvsTs (Que faites-vous?); les Hollandais : Hoc vaart gijl (Comment vous nourrissez-vous?); le= Suédois : Huru mâr m? fCommont pouvez-vous?). En Egypte, une des formules de salutation est : Comment va la transpiration'! Suez-vous copieusement'! En Chine on se salue communément par ces mois •' Avez-vous mangé votre riz? Votre estomacest-il en bon ordre'!, et en Hollande :Smolieliili elen'! (Avez-vous fail un bon repas.'). Une lormule polonaise est: Cz,y'ii«esû/ (Es-tu gai?), ,.lune autre tJaftsiemasi? (Comment t'as-tu?). Fil Russie deux salutations communes sont : idrastvul (Sovez bien), et Kak pozidvayete'! c Comment poursuivez -vous la vie?). Les Turcs disent : Sois sous la garde de Dieu; Mes prières sont pour toi, et Ne m'oublie uns dans les prières. Une vieille forme de liilulation anglaise, dans la société bien élevée (tait Suve you, sir, abréviation évidente de God save you, sir (Que Dieu vous sauve, mon- -ieur!), de iiiême que Good 6j/e,que l'on emiiloic comme nous employons « Au revoir », ,-,lr.ne contraction de God te with you (Uieu soit avec vous). La poignée de mains est le sin-ue de salutation le plus ordinaire chez les nationscivilisécs, bien quelle vienne probablement de la plus antique barbarie, lorsque deux honiines, en se rencontrant, se donnaient muluellcnicnt la main qui sert au combat, en gage de sécurité contre une trahison où mu- attaque soudaine. Onsenibrasse entre mnis intimes et proches paI■ent^; mais eu Anu'leterre et au.x Etats-Unis, cette coutume est réservée exclusivement aux femmes. Dans rOriciit et chez les nations slaves, les formes de salutation portent rumpreinte de
SALV
l'avilissiiiient des personnes et de l'absence de dignité individuelle.
SALVAGE s. m. (rad. lai. salcare, sauver;. Mar. N'est usité que dans cette locution, Droit dk salvage, droit qui se perçoit sur ce qu'on a sauvé d'un bâtiment naufragé. On dit mainten.iiit, Droit de sauvetage.
SALVAGNAC, ch.-l. de cant., arr. et à 19 kil. 0. lie Gaillac (Tarn): 1,019 hab.
SALVANDY (Narcisse-Achille, comte de), écrivain français, né à Condom (Gers), le M juin 1795, mort au château de Graveron (Eure) le \'6 déc. 18o6. Aprèsavoir servi dans l'armée et avoir rempli des fonctions civiles, il combattit les ultra-royalistes dans le Journal des Débals, fut ministre de l'instruction publique de 1837 à 1839, fut fait comte et envoyé embassadeur à Turin en 1843, rentra au ministère en 1845, et se relira de la politique après le '2 déc. 1851. Il a écrit Alonzo ou l'Espagne (1823-'24, 4 vol.) , Histoire de Pologne avant et sous le roi Jean Soties/ii (l827-'29, 3 vol.), etc.
* SALVANOS s. m. [-noss] (lat. sake, sauve; nés, nous). Mar. Bouée de sauvetage. (Voy. Bouée.)
SALVATELLE s. f. (lat. salvare, sauver, parce que l'on pratiquait jadis la saignée par cette veine). Anat. Veine de la surlace dorsale des doi^'ts de la main.
* SALVATIONS s. f. pi. Prat. Ecritures par lesquelles on repondait aux réponses à griefs : fournir des salvations.
SALVATOR ROSA, peintre italien, né à Ârenella près de Naples en Ibl.'i, mort à Rome le i;i mars 1673. De bonne heure il explora les plus sauvages régions de la Calabre, se mêlant aux bandits dans lintérêt de son art, qu'il pratiqua ensuite à Naples, à Florence el a Rome; il se fit aussi une réputation de poète, de musicien et d'acteur. En 1647, il prit part à l'insurrection de Masaniello. Parmi ses œuvres les plus célèbres, on compte la Conspiration de Catilina, Saiil et la pythonisse d'Endor, Attilus Rrgulus.ei des tableaux d'autel. On le connaît surtout comme peintre de paysage; il se plait aux elfets dramatiques et terribles, aux violents contrastes de lumière et d'ombre, et aux formes romantiques. Il excella aussi comme graveur. — Voy. The Life and Times of Salvalor Rosa, par lady Morgan (1824, 2 vol.).
* SALVE s. f. Décharge d'un grand nombre de canons ou de fusils tirés en même temps, soit en l'honneur de quelqu'un, soit dans des occasions de réjouissance : quand il arriva, on fit trois salves de mousquetcric, on tira plusieurs salves d'artillerie. — Se dit également de plusieurs coups de canon tirés successivement, dans les mêmes occasions : ime salve de vingt et un coups de canon. — Se dit, par ext. de plusieurs coups de fusil ou de canon, qui se tirent en même temps à lexercice ou dans le combat : en approchant de la contrescarpe, de la redoute, il fut accueilli par une salve de mousqueterie. — Le canon tire en salve, se dit quand plusieurs pièces de canon tirent en même temps.
• SALVE s. m. (lat. salve, sauve). Prière que l'Eglise catholique chante en l'honneur de la sainte Vierge, et que le peuple chantait autrefois à l'exécution d'un criminel : chanter un Salve.
SALVE REGINA s. m. [sal-vé-ré-ji-naj. Antienne à la Virrg» : composer un Salveregina, SALVETAT (Lai, ch.-l. de cant., arr. et à •>2Uil. N. de Saint-Pons (Hérault), sur 1 A- "ûut- 3,124 hab. Eaux alcalines, gazeuses et ' dit:es\ives. que l'on expédie en grandes quantités.
SALVETAT-PEYRALÉS (La), ch.-l. de cant., larr. et à ',9 kil. S.-O. de Rodez (Aveyron) ; ' 3,'o31 hab.
SA MA
SALVI (Giambattisla). Voy. Sassoferrato.
SALVIAC. ch.-l. de cant., arr. et à 13 kil. ^.-(J. do Gourdon (Lot); l,8.)0 hab.
SALYES ou Salluvii. le plus puissant el le plus célèbre de tous les peuples li?ures de la Gaule Narbonnaise, entre le Rhône el les Alpes. Villes princ: Arelate (Arles) Tarasco et Glanum. Le voisinage des Salyes fut souvent très gênant pour Marseille, qui, ne pouvant les forcer à se tenir en paix, finit par appeler les Romains à son secours. Ceux-ci les réduisirent, en 123 av. J.-C, après une longue lutte; et la colonie d'Aquœ Sextia; fut fondée par Sextus sur le territoire do cette tribu.
SALYLIQUE adj. Chim. Se dit d'un acide ainsi nommé par Kolbe et Lautemann et qui serait un isomère de l'acide benzoïque.
SALZACH ou Salza. Voy. Salzblrg.
I SALZBURG [zalllss-bour;;]. 1, duché d'Au- ! triche faisant partie des terres de la couronne 1 et confinant h la Bavière; 7,166 kil. carrés; 1 169,000 hab. Les principales sources minérales sont à Gastein. Le pays produit en 1 quantité du cuivre, du fer, du plomb et de l'arsenic; le sel se trouve surtout à llallein. sur le Salzach. La grande industrie est la bonneterie. —Ce pays faisait autrefois partie de la province romaine de Noriciiin iNorique). Le duché doit son origine à un évèché qui V fut fondé au vi« siècle L'archevêque Gebliard devint, en 1088, légat pour toute lAllemagne. Le siège archiépiscopal fut sécularisé en 1802, el cédé au grand-duc Ferdinand de Toscane, puis à l'.\iilriche (189.')), et en 1809, à Napoléon i|uile donna à la Bavière. L'Autriche en recouvra la plus grande partie en 1814. En 18'è9. Salzburg devint un domaine de la couronne. La première diète s'y réunit en 1861. — II, Cap. de ce duché (anc. Juvaviao\iJuvavum].^ur le Salzach, a 23.J kil. S.-O. de Vienne; 28,000 hab. Elle est bâtie au sein d'une région ma^';illi((ue. dans l'étroit délilé que forment le .Moenchberg et le Kapuzinerberg. Les rues sont tortueuses, mais il y a de grandes places et de beaux édilices, parmi lesquels on remarqulacathédrale. L'université, qui datait de 1020. a été supprimée au cominencemenl de ce siècle. C'est à Salzburg que l'empereur d'Autriche et le roi de Pru.sse ratifièrent la convention de Gastein (19 août 1865).
SAMANA [sâ-ma-nâ'], ville, rade et baie de la république Dominicaine. (Voy. Dominicaine.)
SAMAR. Voy. Philippines [lies].
SAMARA. I, gouvernement oriental de la Russie d'Europe ;1oo,9l4kil. carrés: 2, 100, CCD hab. Le Volga le limite à l'O., et il est arrosé par le Samara, tributaire du Volga, et d'autres rivières. — 11, cap., au confluent du Volga et du Samara, a 800 kil. E.-S.-E. de .Mo.-cou; 7a, 478 hab. C'est le marché principal du Volga pour les grains.
SAMARANG [sa-ma-ranng'J, province de la côte septentrionale de Java; 1,100,000 bah., doiitS, 162 Européens. Nombreux cours dean; payh très fertile, qui exporte de grandes quantités de café, de sucre, de coton, d'indigo, de tabac, de poivre et de riz. — II, cap., près de l'embouchure du lleuvc Samarang, a environ 420 kil. S.-E. .le Balavia; pop. : 82,962 hab. C'est un ccutie comn.iivial important.
SAMARCANDE (anc. M'iracaurf-i), ville rus>e de l'Asie centrale, à 2:5 kil. E. de Boukhara, par ;i9" 40' lat. N. et 64" 2' long. E.; 42,0U0 Ihab. Elle est située dans la lerlilc vallée du Izerafshan, à G kil. S. de cette rivière, etelij nas=e pour la plus belle cité du TurUcstan. Ses principaux monuments: sont le palais 1 d'été de Tamerlan, sa mosquée, sa salle d au-