‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 179 sur 639 · SANC · texte numérisé non relu

SANC

nation philistine et poui- deux femmes de vie [ beaucoup de savantes coiilroverses, quel'his-

SAMOGITIE (lithuan. Siamnit) ancienne ^1^^^,^^ dont l'une, Dalilah, de Soi-ek. causa 1 loire du prétendu Sanchoni.ilhon a éted'abord conln-e de l'Europe septenlmnale, entre la jj ijjj pm jgj ^^gyg^ , g ■

Baltique, la Courlaude, la Prusse et la Li- - J' ^

thuanie; cap., Rossieny.

SAMOS [sa-raoss] (appelée par les Turcs Susain-Adassi), lie de l'archipel grec appartenant à la Turquie, séparée de l'Asie Mineure par le détroit du Petit Boghaz, et de l'ile de Nicaria (auc. Icaria) par le Grand Bophaz; 468 kil. carr.; 48,600 hab. environ, presque tous Grecs. La ville princ. est Chora. Il y a plusieurs bons ports. On cultive l'olivier, la vigne, les céréales, le coton, le figuier, et on en exporte les différents produits. Il y a du marbre, du fer, du [)iomb, de l'argent et de l'émeri; mais ces richesses minérales ne sont pas exploitées. — Au vi^ siècle av. J.-C, la flottedes Samiens était la plus puissante dans les eau.x de la Grèce, et leur cap., Saraos, près de l'emplacement de la ville actuelle de Chora, était une des plus belles cités du monde hellénique. Après la mort du célèbre tyran Polycrales, l'île appartint à la Perse, de 522 à 479 av. J.-G.; elle fil ensuite partie de la ligue athénienne. Depuis 1S35, elle est gouvernée par la famille grecque des Vogorides. Le gouverneur, qui s'intitule prince de Samos, paie au sultan un tribut annuel de 90,000 fr.

SAMOSATE, ville de la Syrie ancienne, sur l'Eiiplirate. Patrie de Lucien.

SAMOTHRACE (grec moderne, Samathraki; turc Semendrek). île de l'archipel Grec, appartenant à la Turquie, entre Lemnos et la côte de Thrace; 18o kil. carr. ; 1,800 hab. environ. Elle est élevée, stérile et dépourvue de ports. Dans l'antiquité elle porta les noms de Dardaniœ, Eleclris, Melite et Leucosia; c'était un des centres du culte des cabires.

SAMOYÉDES, peuple nomade du nord de la Russie d'Europe et d'Asie; il forme une branche de la division ouralo-altaïque du genre humain. Les Samoyèdes élaienlprimitivement répandus des monts Alta'i jusqu'à l'océan Atlantique, et de la mer Blanche presque jusqu'à la Lena. Aujourd'hui, on les trouve surtout entre l'Obi et l'Yenisèi. On estime leur nombre total à moins de 20,000, divisés en trois grandes et plusieurs petites tribus qui parlent des dialectes différents. La plupart sont idolâtres, vivent sous la tente, sont petits et d'aspect repoussant, mais paisibles.

SAMPIERO CORSO, patriote corse, né à Basteliea eu 1497, mort le 17 janvier loG?. Après avoir servi dans les troupes de François l"de France (lo33), en qualité de colonel d'un régiment corse, il entreprit de délivrer sa patrie que les Génois opprimaient. Avec le secours des Français, il chassa de l'île ses ennemis; mais il linit par être vaincu eu lo.S'J. Pendant qu'il parcourait l'Europe pour chercher du secours, il apprit que sa lemnie, circonvenue par des espions, était partie pour Gênes. 11 revint à la nâto, se mit à sa pour

fer n'avait jamais touchés; elle avait appris que là résidait le secret de sa force.

SAMSON (Joseph-Isidore) [san-son], acteur français né en 4793, mort en 1871. De 1832 à 1863. époque de sa retraite, il fut attaché au Théâtre-Français, et se distingua surtout dans les comédies de Molière et de Beaumarchais. 11 fut professeur d'élocution au Conservatoire pendant plus de 30 ans. Il a écrit des drames, des vaudevilles, et un poème didactique, L'Art théâtral.

SAMUEL, voyant ou prophète hébreu, le dernier juge d'Israël. Il était fils d'Elkanah et de Hannah, delà tribu de Lévi, et il naquit vers la fin du xii' siècle av. J.-C. 11 demeurait à Ramah. Il fut juge pendant

écrite par Philon. 11 en reste des fragments, publiés par Orelli (Leipzig, 182G, in-8") et par F. Wagenfeld (Brème, 1 837. in-S») ; trad. franc, de Court de Gébelin, sous le titre d'Allégories orientales (Paris, 1773).

SANCHOPANÇA, écuyer de don Quichotte, type du serviteur bavard et ignorant; mais loyal et pourvu d'un grand bon sens. Sun âne est, comme Rossinante, passé à l'état de légende.

* SANCIR V. n. (lat. sandre). Mar. Se dit d'un navire qui coule bas en plongeant son avant le premier: ce navire a sanci sous voiles, a sanci à l'ancre, sous ses amarres. (Fam.)

^ ^ SANCOINS, ch.-l. de cant., arr. et à 39

àns^erTânssa W- N.-E. de Saint-Amand (Cher), sur la rive - ~' ' ■ gauche de l'Allier et sur le canal du Berri ;

4,808 hab.

vieillesse nomma deux de ses fils pour le suppléer dans la judicature à Bersaba. Le peuple j

fut mécontent et demanda un roi. Samuel | SANCROFT (William) [sann'-kroftt], préjat ne céda qu'avec une grande répugnance et, > anglais, né en 1616, mort en 1693. En 1678, sur l'ordre divin, il sacra Saiil comme pre- ^ il devint archevêque de Cantorbéry. Lorsque mier roi d'Israël. Il réprimanda Saûl en plu- ■ Jacques 11 publia sa déclaration en faveur de sieursoccasions,et enfin, au nom duSeigneur, ; la liberté de conscience et invita le clergé à

il donna l'oint à David comme second roi d'Israël, avant la mort de Saûl. Il mourut avant l'an 1060 av. J.-C. — On donne le nom de Livres DE Samuel à deux livres canoniques de l'Ancien Testament, que les Juifs ne comptent que pour un. Dans les Septante et la 'Vulgate, ils sont appelés le 1" et le 2= livre des Rois. Ils se composent des biographies suivies de Samuel, de Saiil et de David. L'auteur en est inconnu. La plupart des commentateurs tombent d'accord qu'ils sont l'œuvre d'un seul compilateur, lequel s'est servi de plusieurs livresplus anciens. L'ouvrage semble porter en lui des preuves qu'il a été écrit entre 975 et 625 av. J.-C.

SANA ou Sanaa, ville de l'Yemen (Arabie), autrefois capitale d'un imannal. à 180 kil. E.-N.-E. de Hodeida; 50,000 hab. environ. Elle est entourée d'un mur en ruine; c'est le centre du commerce du café du Yémen. Les Turcs s'en emparèrent en 1872.

SANATOIRE adj. (rad. lat. sanare, guérir). Qui est propre à guérir. Sanatorium. (V. S.)

* SAN-BEMITO s. m. [san-bé-ni-to] (mot esp

la signer, Sancroft s'y refusa, et, avec six autres évêques, présenta contre elle une pétition au roi. Les sept prélats furent mis à la Tour sous l'inculpation d'outrage au gouvernement; mais ils furent acquittés. Sancroft refusa de prêter serment à Guillaume et à Marie, et fut déposé.

* SANCTIFIANT, ANTE adj. (rad. lat. sanctificarc, sanctifier}. Qui sanctifie : l'esprit sanctifiant.

* SANCTIFICATEUR, TRICE s. et adj. Celui, celle qui sanctifie.

* SANCTIFICATION s. f. (lat. sanctificatio). Action et effet de la grâce qui sanctifie : la sanctification des fidèles. • — La SA^'CTIFlCATIûN DES DIMANCHES, DES FÊTES, la Célébration des dimanches, des fêles, suivant la loi et l'intention de l'Eglise.

' SANCTIFIER v. a. (lat. sanctificare). Rendre saint : la grâce nous sanctifie.

' SANCTION s. f. (san-ksi-on] (lat. sanctio). Acle par lequel le roi, exerçant une partie de l'autorité législative, donne à une loi l'appro-

Sorle de casaque de couleur jaune, que l'in- bation, la confirmation sans laquelle elle ne quisition faisait revêtir à ceux qu'elle a con- serait point exécutoire -.cette loin'apas encore

damnés.

SANCERGUES, ch.-l. de cant.. arr. et à 2b kil. S. de Sancerre (Cher), sur la Vaumoise; 1,098 hab.

SANCERRE, Sdcrwm Caîsans, ch.-l. d'arr., à 47 kil. N.-E. de Bourges (Cher), près du canal latéral à la Loire, sur une colline couverte de vignobles, par 47° 19' 32" lat. N. et 0" 30' 7" long. 0.; 3,301 hab. Chanvre, vins, laines, grains, bestiaux. Patrie de Macdonald, de comté que Louis l.X

reçu la sanction, attend encore la sanction. — Par ext. Simple approbation que l'on donne à une chose : le public n'a pas donné sa sanction à cet établissement. — Peine ou récompense qu'une loi porte, décerne pour assurer son exécution : sanction pénale. — Constitution, ordonnance sur les matières ecclésiastiques; ne se dit guère qu'avec le mot de Pragmatique : Lu pragmatique sanction de saint Louis. Absol. La pragmatique sanction. (Voy. PraymU' tique.)

' SANCTIONNER v. a. Donner la sanction onlirmer : sanctionner une loi.

— Ancien ch.-l.

acquitdeThibautde Champagne en 1226. Le catholiques ne s'en emparèrent en 1573, qu'a- approuve! suite, la ramena à Marseille et la poignarda; près 9 mois de siège et une affreuse famine. - SANCTUAIRE s m (lat sanctuarium) On puis il débarqua eu Corse à la tête de 37 | s^jjcerjjj. (Lo^ig ^e), connétable de appelait ainsi, chez les Juifs, le lieu le plus hommes; presque ûute I île se souleva e J 3^ J^^^ g„ 1402. Des ! siint du temple, où reposait l'arche, et qu'on elle allait devenir libre lorsque Sampiero tut [, J-^ . ° ^^ .^ ^^.^^^ ^^ .^^ge du 1 nommait autrement Le Saint des Saints :

assas=ine par les d Oruano, parents de sa|^,g°^^^ ^^^^^^^ j^ ^^.^.^ d'armes de du Gués- 1 Ze grand prêtre seul pouvait entrer dans te lemme. ^^^^ ^1^ ^^ Clisson, fut nommé maréchal de [ sanctuaire. — Endroit d'une église où est le 'SAMSCRIT, ITE adj. et s. Voy. Sanscrit, 1TE. k'r^iice en 1369, reconquit sur les Anglais le | mailre-autel, et qui est ordinairement en- SAMSON s. m. (de Samson, n. pr.). Homme ' Poitou, la Saintonge et une partie' de la ! fermé d'une balustrade : il se réfugia dans le qui possède une grande force musculaire : i Guienne, reçut le titre de connétable en 1397, sa»(.«uttire de <e«e t'tffof. — Se dit, dans un c'est un Samson. et affranchit le comté de Foix et le Périgord ! sens anal., en parlant des temples con- SAMSON (hébr. Skimshon), juge d'Israël, | de la domination étrangère. Sanche:. (V. S.) j sacrés ^l^; Jj;;^^^^^^^ ^P^^^^^^^ .^„"rf^ lèbre pour sa force corporelle. 11 était fils SANCHONIATHON [ san-ko-ni-a-lon ], nom '°° .f ; ■ „„^f "'^ ^^^'^'^" ^"^ "'"'''" **" '""" .11 u .J., 1.. i„;u.. ^ ,. i,„.. . „» :i ;i I -. , , ^: „'/.»..:( .1^1.,; .!« Poil- au sani luatie.

célèf

de Mauoah, de la tribu de Dan; et il naquit! qu

vers le milieu du xii" siècle av. J.-C. Il fut' leur

trouve, comme si c'était celui de l'au-j en tête d'une histoire de Phcnicie et

SANCTUS s. m. [san-kluss]. Partie de la

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messe qui se trouve enlre la préface et le canon et où l'on répète trois fois le mot Snnctus (Saint).

SANCY (LePuy de), laplus haute montapne (iii oi-iitre de la France (Puv-de-Dôrae), à o kil. (le< bains du .Mont-Dore; 1,SS6 m.

SANCY (Nicolas Harlat de), homme d'Etat l'r.inçai^. ué'n I'>i6, mort en 1629. Conseiller au parlement, ambassadeur en .\ni;leterre et Allemag-ne. puis surintendant des finances. Il a donné son nom au diamant dont il était possesseur et qu'il mit en ffage chez des Juifs de Metz pour venir en aide à Henri IV.

SAND (Armandine-Lucile -Aurore Ddpin, baronne Dudcvant. connue, dans la littérature, sous le pseudonyme de George), célèbre femme delettres.néeà Paris le 5 juillet 1804, morte en son château de Nohant. près de la Châtre (Indre), le 8 j uin 1 876. Son prand-père, Dupin de Francueil, avait épousé la veuve du comte de Horn, fille naturelle de Maurice de Saxe. Elle-même faillit venir illégitimement au monde, étant née un mois seulement après le mariage de Maurice Dupin, son père, avec Antoinette Delaborde, sa mère. Orpheline dès son bas âge. elle fut élevée au château de Nohant, par sa grand'mère la comtesse de Horn, femme lettrée et libre penseuse, qui lui inculqua d'abord ses sentiments voltairieus. Plus tard, la comtesse mit Aurore au couvent des Dames anglaises à Paris, dans le but secret de lui faire prendre le voile. La jeune fille sortit du couvent dès que sa grand'mère fut morte, en 1820. Deux ans plus tard, ses parents la forcèrent d'épouser un officier retraité, le baron Dudevanl, avec qui elle demeura jusqu'en 1831. Elle eut deux enfants, l'un connu sous le nom de -Maurice Sand, et une fille, qui épousa Clesinger. Ayant quitté le château de Nohant pour suivre, à Paris, le jeune étudiant Jules Sandeau, elle se procura des ressources en écrivant, avec la collaboration de son ami, divers articles qui parurent dans le Figaro, sous le pseudonyme de Jules Sand, et qui passèrent absolument inaperçus. Rose et Blanche^ roman dû à la même collaboration, n'obtint guère plus de succès. Mais Indianà (1831), œuvre personnelle de M-»"^ Dudevant, fut la révélation d'un puissant génie; elle le signa d'un nom qu'elle devait illustrer, celui de George Sand, adopté en souvenir de son affection pour Sandeau. Valentine, qui païut l'année suivante, n'esquisse pas avec des formes moins nobles le portrait d'une femme idéale. Lélia (1833), dans laquelle l'auteur dépeint, comme dans ses romans précédenls, un amour chaste et un amour charnel, eflrava l'opinion publique par ses descriptions peu morales. A la même époque, George Sand partit pour l'Italie, en compagnie d'Alfred de .Musset, qui la quitta à Venise, où elle resta jusque vers 1835. (Voy. Mcsset.) Elle donna successivement : le Secrétaire intime (1834), André ( 1 834). Lettres d'un Voyageur ( 1 834-'36i 2 vol. in-8o), Leone Leoni (18?!4), Jacques (1834). Ensuite elle vécut cinq ans dans la plus grande

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dans dififérenls journaux républicains avancé et fonda la Cause du peuple, feuille anti bonapartiste qui ne tarda pas à être sup primée par ordre supérieur. Dès 1840. elle avait débuté au théâtre par Cosina, qui avait été une chute; \e Roi att-md (1848) ne fut pas plus heureux; mais François te Champi{\Si9) obtint autant de succès comme pièce que comme roman. Son Histoire de ma vie (1S54 et suiv., 20 vol.) rend compte de ses impressions, mais ne renferme que peu de détails sur certains incidents de son existence si accidentée. Citons encore parmi ses nombreux ,„„,. ,,„ ^ ,, „ ^ , romans : Flavie (1860;. les Beaux messieurs de p "',', i^ U^Tu'-'A' Bois-Doré (mi). M'" de la Qrnntinie ('«Hi). , d?o u réu^^i Confession d'une jeune fille {\S65), Moiisieur '

Sylvestre, le lys du Japon (1866), ]e Dernier amour (1867), Pierre qui roule (1S69). le Beau Laurence (1870), etc. Pendant la guerre, elle écrivit les Lettres sur les événements de 1870, sanglante satire du gouvernement de la Défense nationale. Comme pièces de théâtre, elle a laissé, outre celles dont nous avons déjà parlé, le Mariage de Victorine (18o1), composé pour faire suite au Philosophe sans le savoir, de Sedaine, et repris avec succès, en 1 876 ; le Déjnon du foyer (1 8.ïi), jU(/!(pro«(l8S3), le Marquis de Ville mer (iSU), son œuvre théâtrale la plus estimée, etc. Ses derniers écrits comprennent Marianne (1875) et la Tour de Percemont (1S76). La statue de George Sand, exécutée par Clesinger, a été placée au foyer du théâtre-Français en juin 1877. — Sand (Maurice). (V. S.)

SAND (Karlj [zannttj. fanatique politique allemand, né en Franconie en 179-5, mort le 20 mai 1820. Pendant qu'il étudiait la théologie à léna, il s'affilia a la société teutonique, avant-coureur des Burschenschaften, et assassina àManheim, le 28 mars 1819, le dramaturge Kotzebue, que ses écrits et ses relations avec le cour de Russie rendaient un objet de haine pour les patriotes allemands. Sand se poignarda ensuite; mais il se rétablit de sa blessure. et fut exécuté.

;és j thuya (thuya articulata), par lesinci.'^ionsque ti- l'on y fait en été : on emploie la sandamque dans la composition du vernis. — La sandaraquedu commerce provient presque toute d'.\lgérie et des contrées voisines. Elle est en larmes jaune -pâle, recouvertes d'une poussière fine ; soluble dans l'alcool, avec lequel elle forme un beau vernis. Pulvérisée elle donne une poudre blanche, qui sert a frotter l'endroit du papier où l'on a gratté, quand on veut l'empêcher de boire.

SANDEAU Léonard-Sylvain-Jules). littérateur, ne a Aubusson le 19 fnv. ISII. mort à fils d'un eraplové aux qui l'envoya à Paris pour v taire son droit: bientôt il préféra faire de la littérature. Pendant les vacances, il visita le château de Nohant et se lia avec la baronne Dudevant, qui le suivit à Paris en 1831. (Voy. Sand.) La liaison des deux amoureux cessa enl,s33, époque où Jules Sandeau partit pour I Italie. De retour à Paris, il publia l'année suivante : M""» de Sommerville, puis les Revenants {1^-66 i. Un jour sans lendemain (ism et ii;ana«a( 1839). qui commença vraiment sa réputation d'écrivain. Il donna successivement un grand nombre de romans dont les plus connus sont ; Le Docteur Herbeau (1841) Vaillance et Rickard {[8i5\, Fernand (1844)' Catherine {{8io). Fu/creuw (1846), M"" de là Se)y /('ère (1848), dont il tira en 1851, avec l'aide du comédien Régnier, une pièce qui est restée au répertoire: Madeleine (1848), la Chasse au roman I\8i9], un Héritage (1849) Sacs et Parchemin (1831), dont Emile Augier a tiré la ravissante comédie le Gendre de M. Poirier (Gymnase, 1834); le Château de Montsabrey (18.53), Olivier (1834). la Maison de Penarww (1838), dont la transformation en comédie est restée célèbre par le sifflet à roulettes de Pipe-en -Bois: un Début dans la magistrature (1862), etc. Jules Sandeau entra à l'Académie française en 1838. Il avait été nommé bibliothécaire à la bibliothèque Mazarine en \8o3.- Sanderson (M^Sybil). (V S 1

on se sert pour faire une couleur, une teinture rougeâlre, qui porte le même nom : bois de sandal. Il y a aussi du sandal jaune et du sandal blanc, qui ont l'un et l'autre une odeur fort agréable. — Encycl. Le bois de sandal est fourni par plusieurs espèces de santalum, spécialement par le S. album des Indes orientales. D'autres espèces des îles Hawaî et Fidji et de l'Australie en produisent également. L'arbre indien atteint une hauteur de 7 à 10 m., avec un tronc de 15 à 30 centim. de diamètre. Son bois est très lourd, d'un brun pâle, qui varie suivant les différents individus. Il se fend aisément, possède une odeur persistante généralement agréable, et un goût tortement aromatique. Cet arôme du bois dépend d'une huile volatile, épaisse et légèrement jaune, qui entre en ébullition à 173° C. Le bois contient aussi une résine. — Le bois de santal rouge, ou bois de intimité avec le compositeur Chopin (voy. ce i salinders est fourni par le pterocarpus sanlamot) et résida principalement dans son châ- '"*'"'» arbre légumiueux, originaire de dif

♦SANDAL ou Santal, aux s. m. Bois des! SANDHURST [sanndd'-heurstt] (autrefois Indes, dont on fait ae petits meubles, et dont Bendigo;, ville de la province de Victoria en

Australie; à 125 kil. N.-N.-O. de Melbourne; 26,774 hab. environ. C'est une des principales stations du chemin de fer de Victoria, et le centre d'une riche région minière pour l'or. Elle a le rang de cité depuis 1871.

' SANDJIAK s. m. Voy. Sangiac.

' SANDJIAKAT s. m. Voy. Sa.n-giacat.

SAN DOMINGE Voy. Douingue (Saint) et

DOMl.NIC.UNE.

SANDOVAL (Prudencio de), historien espagnol, fié vers 1360, mort en 1621. Il lut historiographe officiel d'Espagne, et évêque de 'fuy, puis de Pampelune. Ses principaux ouvrages sont : Ristoria de la Vida y Hechos del emperador Cargos P' (1 604-'06, 2 vol.); Hlstoria de los reges de Castilla y de Léon ('l016), et Las Cronicas de los quatro obispos, édition des œuvres de quatre chroniqueurs du moyen

^ ^ . , SANDRART (Joachim van) [sann'-drartt],

teau de Nohant. sa'uf pendant l'hiver "de férentes parties de l'Inde méridionale, haut peintre allemand, né à Francfort en 1606,

1838, qu'elle passa avec Chopin dans l'île de de 7 à 10 m. On lui supposait naguère des mort en 1688. Il fut employé par l'empereur

■■ .^.. . - vertus médicinales; mais il ne sert plus Ferdinand III et Maximilien de Bavière. Il

aujourd'hui que de teinture. L'esprit com

Majorque. Elle donna, dans son style fascinant : Mauprat (1836), Simon (1836), Pauline, {\SiO), Horace (1841), le Campagnon du tour de France (1841), Consuelo (1842) le plus admiré de ses romans; la Comtesse de Rudolstadt (1843), Jeanne (1844); Isidora (184.5); François le Champi (1846), la Mare au Diable (1847), laPetite Fadette (1848), et plusieurs autres œuvres du même genre, où elle se complaît à idéaliser les classes populaires et à les mettre en contact avec les classes supérieures et où brille d'un vif éclat son amour

de la liberté et du progrès social. En 1848, ,^

George Sand se mêla a la politique, écrivit sine odorante qui coule d'une espèce de ksquelles on

posé de lavande, appelé vulgairementeau de lavande rouije, lui doit sa couleur.

' SANDALE s. f. (gr. sandalion ; lut. sandalium). Espèce pai ticulière de chaussure qui ne couvre qu'en partie le dessus du pied, et dont se servent principalement certains religieux ; porter des sandales.

SANDALIER s. m. Celui qui fait des sandales. (Peu us.)

publié Academia Ai-tis Pictorise, Romx Anttqux et Novse Theatrum, et autres œuvres latines qui ont été traduites en allemand (1769-'73,8vol. in-fol.i.

SANDDSKY [sandd-euss'-ké], ville et port de rOhio (Etats-Unis), sur la côte méridionale de la baie de Sandusky, à 3 kil. du lac Erie et à 80 kil. S. -S. de Toledo; 20,000 hab. environ. Port excellent; commerce considérable.

SANDWICH s. m. [san-douiteh] (mot an- * SANDARAQUE s. f. flat. sandaracu). Ré- 1 glais). Minces tranches de pain beurré enlre

a intercalé une tranche de

SAN

jambon ou d'autre viande. — Au plur. des Sandwiches ou des Sandwichs.

SANDWICH [sanndd'-ouilch], ville du Massachusetts (Etals-Unis), sur la presqu'île du cap Cod, à 95 kil. S.-S.-E. de Boston; 3.417 hall. Importantes verreries.

SANDWICH (îles). Voy. Hawai (Iles).

SAN FERNANDO [sar.n-fer-nann'-do], ville il Ari.lal.iu^ic iKspagne), à 13 kil. S.-E. de Cadix, dans l'île de Léon : 2G,3i6 hab. Un ancien pont romain la relie à la terre ferme. .Sel, rhum, liqueurs, cuir et savon. La ville a été fondée vers 1750.

SAN-FRANCISCO, la principale ville de la Calil'ornie, et le i;rand entrepôt commercial de la côte du Pacifique, en Amérique; par 37» 46' lat. N. et )'24<' 44-' long. 0. Elle est située à l'extrémité septentrionale d'une presqu'île de .SO kil. de long, qui sépare la baie de San-Francisco de l'océan Pacifique. La ville est entourée d'un pays stérile qui s'étend à 30 kil. à la ronde. Elle est bâtie dans un amphithéâtre formé par trois collines. Parmi les édifices publics, on remarque l'hôtel du Palais (Palace Holel), les banques de Nevada et de Californie, la bourse, la douane, la monnaie, le théâlie -.'.(• '..ilifornie, le grand

SANG

* SANG s. m. (lat. sanguis). Liqueur rouge qui meule dans les veines et dans les artères de l'homme et des animaux vertébrés : sançj artériel, sumj veineux. — Fouetter, pinceh, MORDRE jusqu'au SANG, jusqu'à entamer la chair et en faire sortir le sang. — Suer sang ET EAU, faire de grands efforts, se donner beaucoup de peines, souffrir beaucoup :

Je suaia .sa«j7 et eau pour voir si du Japon Il \icndr:iit îi bon port au fait de son rhap.^n. RiciNE. Les Plaideurs.

— Hist. nat. Animaux a sang blanc, les mollusques et autres animaux dont le sang est blanc, par opposition aux Animaux a sano ROUGE, les quadrupèdes, les oiseaux, les reptiles et les poissons. — Ecrit, sainte. Nature corrompue; et, dans cette acceplion. il est ordinairement joint au mot Chair : Jésus- Christ a dit à saint Pierre : Ce n'est point lu chair et le sang qui vous l'ont révélé. On dit, dans une acreption anal.. Les affections de LA CHAIR ET DU SANG, les Sentiments naturels.

— Race, extraction, famille : être de noble sang, d'un sang vil, d'un sang abject. — Se dit quelquefois, dans un sens moins étendu, des enfants par rapport à leur père : c'est votre fils, c'est votre sang. — En France. Princes du sang, princes qui sont de la rnai-

\m Hf.Kj*: I ,i .t ! If.,' ,^ !■:,' I |1 '{

Nouvel hôtel de vilic.

opéra et le nouvel hôtel de ville. A l'entrée de la baie se trouve Fort-Point, principale défense du port. Le climat de San Francisco est particulier. En janv., la température moyenne est de 10° et en juillet de 1 3». On y porte souvent des vêtements fourrés en août; mais on n'y voit jamais de neige en déc. Les plantes tropicales y croissent en pleine terre. En 184t), la population était de 600 âmes; aujourd'hui, elle est d'environ 360,000, dont 10,000 Chinois. La moitié de la population est composée d'étrangers de toutes les nationalités. 11 y a environ '60 lignes de steamers faisant le service entre San-Fancisco et le Japon, l'Australie, Panama, le .Mexique, Victoria, et les ports de l'Orégon et de la Californie. La ville exporte du froment, de la farine, de l'orge, de l'avoine, du vin, du vif-argent, de la laine, des métaux précieux. Le mouvement d'entrée du port est d'environ 4,300 vaisseaux par an. — Le 9 oct. 4776 deux moines franciscains fondèrent la mission Dolores à San-Francisco de Asis. En 1834, les missions de Calitornie ayant été sécularisées, celle-ci tomba en décadence et il n'en resta bientôt, plus que les bâtiments. Mais en même temps s'élevait non loin le village du Yerba-Buena. Eu 1846, un vaisseau de guerre américain prit, au nom des Etats-Unis, possession de ce lieu qui garda le nom du Yerba-Buena jusqu'au .iOjanv. 1847, époque où il lut changé en celui de San-Francisco, pur l'ayuntamiento ou conseil municipal. L'or fut découvert en 1848, dans ses environs et, Tannée suivante, San-Francisco devint un grand centre de' commerce. Elle a pris rang de cité en 18o0.

son royale. — Droit du sang, droit que la naissance donne : il parvint à la couronne par le droit du sang. — La force du sang, la VOIX du sang, les sentiments secrets qu'on, prétend que la nature donne quelquefois pour une personne de même sang, quoiqu'on ne la connaisse pas, — Cela est dans le sang, se dit quand une personne a quelque bonne ou quelque mauvaise qualité, qu'elle tient de famille. Se dit aussi d'une bonne ou d'une mauvaise qualité qui vient du tempérament.

— C'est un beau sang, se dit d'une famille composée de personnes belles et bien faites.

— Le sang EST beau dans ce pays, les habitants en sont ordinairement beaux et bien faits.

— Se dit aussi, dans le sens de race, en parlant des chevaux : un cheval do sang arabe.

— Encycl. On appelle sang le liquide rouge qui, chez l'homme et chez les animaux supérieurs, circule dans le coeur, dans les artères, dans les veines et dans les vaisseaux capillaires. 11 est plus ou moins épais et plus ou moins opaque et varie de couleur dans les différentes parties du corps, depuis l'écarlate brillant jusqu'au pourpre sombre ou presque noir. Il se compose d'un liquide alcalin, transparent, presque incolore appelé plasma, et d'un grand nombre de cellules ou globules microscopiques qui Ilotlent dans celui-ci. Le plasma, qui forme environ 60 p. 1U0 de la masse, est une solution de fibrine et d'albumine dans un liquide salin ; gravité spécifique, environ 1,03. Les globules, qui forment environ 40 p. 100 de la masse, sont de deux sortes, blancs ou rouges, et d'une gravité spéeilique d'environ 1,088.

SANG

Les globules rouges sont de beaucoup les plus nombreux; environ '6 millions d'entre eux sont contenus dans chaque centimètre cube de sang. Ce sont des disques aplatis, biconcaves, circulaires, leur diamètre étant trois ou quatre fois leuré(i.Tisseur. ('Voy. fig. 1.) Leurs bord> sont ronds, et la porliiui concave oclupe environ la moitié du diamètre. Quand le sangquiaété tiré des vaisseaux se coagule lentement, les cor[mscules rouges s'enfoncent à unecertaine distance, si Fig. I. bien que la par-

tie du liquide qui se trouve à la sur.face est presque transparente et présente une couleur jaune paille formant la couche appelée sérum, l'autre partie étant le coagulum (caillot). Si l'on examine les corpuscules au microscope par la lumière transmise, ils paraissent d'une couleur ambrée pâle, n'étant d'un rouge décidé que lorsqu'ils sont réunis en masse. Ils prennent différentes positions; quelquefois on les voit de côté, ou bien ils présentent leur disque à l'observateur ; souvent les globules tendent à se mettre en rangées, comme le montre la t a: rangement n'a été expliquée d'une manière satisfaisante que récemment par Robin, qui a démontré que, peu après que le sang a été tiré, une substance adhésive exsude des corpuscules et cause l'agglutination .

Le diamètre de ces corps varie suivant les animaux ; il est chez l'homme presque uniformément de ^^^y^ de centimètre. Cette variation de grosseur est un point de grand intérêt parce que des questions légales importantes ne peuvent le plus souvent être tranchées que par l'examen des globules. Chez tous les mammifères, sauf le chameau et le lama dont les corpuscules du sang sont ovales, le sang ressemble, pour les caractères anatomiques, à celui de l'homme; l'éléphant et l'unau sont les seuls chez lesquels les corpuscules rouges soient plus larges que chez l'homme. — Dans le 2» numéro de VOrosi (1880), le D' Vicenzo Pecel y Corvera établit les distinctions caractéristiques entre le sang de rhomiue et celui des animaux. Lorsque le sang est mélangé avec une petite quanlité de bile, il se forme des cristaux qui servent à déterminer à quel animal appartient le sang, parce que, dans celui de l'iiomine, ils forment des prismes rectangulaires; dans celui du cheval, des cubes; dans celui du bœuf, des rhomboïdes; dans celui du mouton, des tablettes rhomboïdales; dans celui du chien, des prismes rectangulaires, ressemblant beaucoup aux cristaux produits dans le sang de l'homme ; dans celui du lapin, des tétraèdres; dans celui de l'écureuil, des tablettes hexagonales; dans celui de la souris, des octaèdres; et dans celui de la volaille commune, des cubes plus ou moins pari'aits. — Lorsque le sang a été tiré depuis quelque temps, si on Te.xamine au microscope, les globules présentent un aspect rétréci, mais si l'on y ajoute de l'eau pure, ils reprennent leur forme primitive. Les corpuscules du sang se développent dans l'ovaire dès la première période de la for-

Fig. 3.

SANG

mation, vers le temps de l'apparition des vaisseaux sanguins, c'est-à-dire quand l'embryon mesure à peine un quart de centimètre de' long. Depuis ce moment jusqu'à la lin de la huitième semaine, ces corpuscules sont de 30 p. 100 à lUO p. 100 plus gro? que chez l'adulte. Presque tous sont circulaires, quelques-uns ovoïdes, lin petit nombre globulaires, un grand nombre ont un nucléus. A mesure que le fœtus se développe, les globules à nucléus disparaissent peu à peu, et il n'en reste presque plus au 4° mois. Les globules rouges du sang ont une fonction importante. Des expériences ont démontré que le sang possède le pouvoir d'absorber de 10 à 13 fois autant d'oxygène que le ferait jue égale quantité d'eau et que cette propriété repose presque entièrement sur la présence des corpuscules rouges. Les tissus du corps absorbent constamment loxygéne et dégagent constamment l'acide carbonique, et les corpuscules sont considérés comme ayant la vertu de conduire l'oxygène aux tissus et d'en ramener l'acide carbonique. La matière colorante des corpuscules rouges est appelée hémoglobine; c'est une substance qui donne, à ce que l'on suppose, aux globules leur propriété d'absorber l'oxygène, et quand elle est ainsi combinée, on l'appelle oxyhémoglobine. L'oxygène peut être enlevé du compose par un courant d'hydrogène ou d'acide carbonique; l'oxyde carbonique le déplace aussi, formant un composé très stable avec la matière colorante, par laquelle est détruit son pouvoir de réabsorber l'oxygène ; fait qui explique les propriétés vénéneuses du gaz oxyde carbonique. D'après de récentes ob^ervations, l'oxygène se trouve dans l'ûxyhémoglobine à l'état d'ozone. L'hématine et l'hématocine dérivent de l'hémoglobine et ne sont pas des principes immédiats. Les solutions d'hémoglobine pure et celles des globules du sang produisent un spectre particulier bien distinct, qui contient deux bandes eujre les lignes D et E situées l'une dans le jaune et l'autre au commencement du vert, ce qui forme une pierre de touche très délicate pour la matière colorante du sang. — Les corpuscules incolores ou blancs appelés aussi leucocytes sont bien moins nombreux que les corpuscules rouges et ne se trouvent que dans la proportion de 1 a 300. Ils sont presque sphériques et ont un diamètre moyen de -^-~- de centimètre. Depuis que de grands perfectionnements ont été apportés au microscope, on a prouvé que ces corps, tels qu'ils se trouvent dans le sang, ne présentent aucune ditiërence perceptible avec ceux que l'on rencontre dans I guine (rurnex sangûineus), dont les feuilles la lymphe, dans le chyle, dans le pus et dans ] rendent un suc rouge comme du sang, plusieurs autres liquides. — Le plasma du SANG-DE-RATE s. m. Maladie contagieuse sang présente, suivant Lehmann et Robin, ^^^ moutons qui paraît êtie de nature charla constitution moyenne suivante : | j^o^jeuse; elle est ainsi nommée parce que

Eau 902,00 I l'animal atteint, après s'être débattu convul-

FiS"' "'oo s'vement, urine quelques gouttes de sang

Matières grasses". '. '. . '. . '...'.'.'.'.'.'.'. s'so avant de mourif.

.Matières nitrogénées cristaiiisabies 4,00 SANG-DRAGON S. iD. Gomme-résine d'un

SeTr^i^Tat:^'^"!";! ^"rr: Jh,orur'e de- soude. ''" , Touge fonce, qui est fournie par diU'érents vé-

le chlorure (le potassium, le carbonate de soude, gétaUX exOtiques, et q U OU employait beau-

coup autrefois en médecine comme astrin- 8 5Q ; gente. On l'obtient de divers petits palmiers

!' des Indes orientales, du tronc du draaema

1,000,00 I ^raco, grand arbre des Canaries et des Açores Les deux ingrédients les plus importants du i et du pteromrpus draco, arbre des Indes ocplasma sont l'albumine et la fibrine, la pre- [ cidentales et de 1 Amérique du bud. mière ayant surtout de l'importance par i SANG-GRIS s. m. Buisson faite avec du rapport aux procédés de la nutrition; elle j vin, du jus de citron, du sucre, de la cancoagule dès qu'on la chautïe à li" G. ou I nelle, de la muscade, etc., etc., qui est en quand on la soumet à l'action de l'alcool, ] usage aux Antilles françaises, des acides minéraux ou de leurs sels métal- ' SANG-FROID s. m. Etat de l'âme lorsliques; elle existe naturellement unie à l'eau 'qu'elle e>t calme, lorsqu'elle se maîtrise. — dont elle ne se sépare pas quand on la coa- I Tueh ouelqu'un de sang-froid, le tuer de desgule ; elle forme alors un solide gélatineux, sein prémédité et sans être emporté par au- La fibrine, bien que ne lorraant que la [ cun de ces mouvements de colère qui peuvent Tj^ partie du plasm.i, e^i sans aucun doute diminuer l'atrocité du crime.

SANG

d'une grande importance en raison de lai propriété qu'elle possède de se coaguler spontanément, ce qui a lieu dans les conditions ordinaires peu après que le sang a été tiré. On l'obtient en agitant pendant quelque temps du sang frais avec des baguettes en faisceau. Noiio fig. 3 montre l'aspect que présente la fibrine coagulée. La coagulation du sang est intluencée par différentes conditions physii(ues. Si on le tire dans un vase étroit enveloppé d'un mélange réfrigérant, la coagulation n'aura pas l'eu tant que la température ne s'élèvera pas au-dessus du point de congélation; et on peut la prévenir par divers sels neutres. Elle peut aussi être influencée par ia manière dont le sang est tiré des veines : s'il coule rapidement d'un large orifice, il reste liquide pendant un temps comparativement long, mais s'il coule lentement d'une petite blessure, il se coagule rapidement; et, en général, plus il entre en contact avec les surfaces pendant qu'il coule, plus il se coagule vite. L'arrêt de circulation dans les vaisseaux sanguins produit aussi la coagulation, et c'est sur cette propriété que repose le succès de plusieurs opérations chirurgicales. Le sang est d'abord produit par les matériaux pris à la nourriture et sa plus grande partie dérive directement du chyle qui entre dans la circulation par le canal thoracique; mais une quantité considérable de sang dérive immédiatement des liquides absorbés au moyen des enveloppes des vaisseaux sanguins. (Voy. Circul.\tion, Oxygène et Respir.wion.) — On s'imaginait autrefois qu'en buvant du sang humain, les vieillards pouvaient recouvrer la jeunesse; Hénault accuse Louis XI d'avoir bu, pendant sa dernière maladie, le sang encore chaud de jeunes enfants (1483). -^ Au \\^ siècle prévalut l'opinion que la vigueur des vieillards pouvait être réparée au moyen de la transfusion dans leurs veines du sang de jeunes personnes. Ce genre de médication fut remis en honneur par les médecins français, vers 1668 et en 1797; on ne l'a pas complètement abandonné et des expériences ont encore été faites à Londres, le 10 mai 1877; elles n'ont produit aucun bon résultat.

' SANG-DE-DRAGON s. m. Bot. Plante qui est une espèce de patience, le patience $an-

SANG

'SANGIAC s. m. On appelle ainsi, dans l'empire ottoman, chacun des districts ou arrondissements territoriaux qui forment les principales subdivisions des provinces : le simjiac de Widdin, en Bulgarie: de Salonique, en Maédoine; de Néyrepont, en Livadie, etc. — Gouverneur d'un sangiac.

* SANGIACAT s. m. Titre, dignité du gouverneur d'un sangiac; sangiac même, territoire d'un sangiac.

" SANGLADE s. f. Grand coup de fouet, de

sangle.

* SANGLANT, ANTE adj. Taché de sang souillé de sang : on lui apporta larobe deson fils toute sanglante. — S.\crifice non sanglant, le sacrifice de la messe. — Outrageux, très oUensant : un sanglant affront.

' SANGLEs. f. (lat. cingula, petite ceinture). Bande plate et large, faite de cuir, de tissu de chanvre, etc., qui sert à ceindre, à serrer et à divers autres usages ; une sangle de cuir. — La sangle d'une selle, sangle qui passe sous le ventre du cheval, et qui est fixée à la selle des deux côtés, de manière à la maintenir. On dit de même, La sangle d'un

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