‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 181 sur 639 · RGENT, SANS PROTECTEURS, QUE POUV.\IS-JE FAIRE · texte numérisé non relu

RGENT, SANS PROTECTEURS, QUE POUV.\IS-JE FAIRE

n'ayant point d'argent, de protecteurs, etc. Sans argent, point d'affaires, à moins dé donner de l'argent, etc. — Il est quelquefois suivi de que et du subjonctif: sans que cela paraisse. — Entre aussi dans plusieurs manières de parler adverbiales : sans doute, sans difficulté, sans contredit, sans faute, sans vanité.

SANSAL s. m. Agent de change ou de banque : les sansaux négocient les lettres de

change.

SAN-SALVADOR. I, la plus petite, mais la plus peuplée des cinq républiques de l'Amérique centrale, entre 13o et 14° 30' lat. N. et entre 89" 50' et 92° 40' long. 0. Limites : au N. et à l'E. le Honduras ; au S.-E. la baie de Fonseca; au S. le Pacifique, et au N.-O. le Guatemala; 21. 070 k.cair.;8u3. 534 hab dont 9,000 blancs, 300,000 Indiens, 290,000 métis, et 1,000 nègres. A l'exception du port de la Union, sur la baie de Fonseca, il n'y a que des rades ouvertes. L'intérieur est traversé par plusieurs chaînes de montagnes de médiocre hauteur, où l'on remarque une série (le volcans, à 18 ou 2a kil. de la côte. Le fleuve principal est la Lempa, profonde et rapide, de 230 kil. de long. Sol fertile, et parfois riche; il produit de l'indigo, la grande source de richesse du pays, du mais, des oranges, des limons, des a'nanas, des bananes, du sucre, du cacao, du café, du coton, du tabac, du baume du Pérou. On y élève beaucoup d'excellent bétail. Il y a de riches mines d'argent, presque entièrement négligées. On trouve, près de .Metapa, de très bon minerai de fer. Le pays est sain, excepté le long des côtes. La république est divisée en S départements : San-.Miguel, San-Vicente, la Paz, Ghalatenango, Cuscatlan, San-Salvador, Sonsonate et Santa-Ana. Le président de la république est élu pour quatre ans. Le corps législatif se compose d'un sénat de 12 membres et dune chambre de représentants de 24 membres, élus, les uns et les autres, pour deux ans. L'état reconnaît l'Eglise catholique romaine; mais tous les autres cultes ontsaprotection. La république deSan-Salvadorest, au pointdevue de l'éducation, à la tête des autres état- de l'.^mérique centrale et a, dans sa capitale, une bonne université. Lorsque Pedro de Alvarado envahit cette région en 1524, elle avait une population nombreuse I et des villes bien bâties. En l528,San-Salvador s'éleva sur l'emplacement de l'ancienne Cuscatlan, et, sous la domination espagnole, cette province fut une partie florissante du j royaume de Guatemala. Elle se rendit indé- I pendante en 1821, presque sans effusion de sang. Les cinq républiques actuelles se constituèrent en republique confédérée de l'Amérique centrale. San-balvador^e sépara en état autonome en 1839, et prit le litre de république en 1856. Sa position géographique l'a forcée de prendre une part active à toutes les révolutions de l'Amérique centrale. — II, capit. de cette république, sur l'Aselhuate ; 40,000 hab. environ. Elle fut fondée en 1528, dans une délicieuse vallée, à plus de 600 m. au-dessus du niveau de la mer, à o kil. environ du volcan de San-Salvador, dont les nombreuses et désastreuses éruptions sont fameuses. Les tremblements de terre les plus teiH'ibles ontéte ceux de 1854 et du 16 avril 1872. La ville ayant été entièrement détruite par ce dernier, la plupart des habitants construisirent leurs habitations dans un nouveau site, aujourd'hui appeléNueva-San-Salvador. — Voy. J. Laterrière ; de Paris à Guatemala (Paris, 1877, in-S»).

SAN-SALVADOR ou île-du-Chat (angl.Cutlslu7id), île du groupe de Bahama, à 50 kil. E.-S.-E. d'Eleuthera. Elle a près de 80 kil.de

SANS

SANS

long, cl .le 0 à 12 kil. lie larfie; 4,000 hab. environ. On supposiiil que c'ëtail la niûniique Guanahani, la preniifre teri-e que Colonjb vit daiLS le Nouveau-Monde (12 oct. 1492}; mais Bêcher et Pelermann ponsenl que Guanahani estl'ile\Valliiig,apparlenantau même

groupe.

SAN - SALVADOR , ville du Brésil. Voy. B\w.\.

SANS-CAMELOTE ?. m. Marchand qui, au moven d'une ruse (juolconque, vend dans les maisons ou sur la voie publique des marchandises beaucoup au-dessus de leur valeur réelle.

* SANS-CŒUR s. m. Personne qui manque de cœni, de sensibilité : des sans-cœur.

' SANSCRIT. ITE adj. [san-skri] (sansc. sansknta. parlait). Se dit de l'ancienne langue des brahmanes, qui est restée la langue sacrée de l'Indoustan.Onle dit également de ce qui a rapport à cette langue : la langue sanscrite. - Sanscrit s. m. Langue littéraire des Indous, qui fut à l'origine, 1 idiome vulgaire de l'Indouslau, mais qui, depuis 9 000 ans ou à peu près, est artidciellement conservée, comme le latin en Europe, par les travau.\ des grammairiens et des le.xico- "raphes, pour l'usage de la caste élevée, comme langue de la convention polie et de la composition liltéraire. Son nom (sahfkrla) si°-ni(!e complet, parlait, en opposition avec les dialectes non cultivés, appelés prâkril m-akrti, nature), dérivés contemporains du sanscrit. C'est la plus ancienne des langues indo-européennes el celle qui se rapproche le plus de l'idiome primitif. Les premiers ouvrages traduits du sanscrit ont été le hhaqavad-Gità (\-^o) . le Eilopadesa en 1787 et le Sahinlala en 1789. William Jones, Colebrooke et Wilson en Anglelerre, les Schlegel en .Allemagne et Chézy en France, furent les premiers à donner de l'impulsion à l'étude du sanscrit en Europe. C'est par le sanscrit que Bopp a fondé la science nouvelle de la nrammaire comparée des langues indo-européennes. Le sanscrit est d'ordinaire écrit en caractères dévandgaii, ou de la cité divine, lesquels, dans leurs formes actuelles, datent de plusieurs siècles avant l'ère chrétienne. L'ancien alphabet d'où ces caractères sont sortis, dérivait, d'après les meilleurs autorités d'une source sémitique. Le dêvanâgaii s'écrit de gauche à droite. — Littéuature. On a parlé, à l'article Inde {Ueligiom cl littéralvre religieuse de V) de la littérature védique, la plus ancienne de ce pays, ainsi que des deux poèmes épiques, le Mahâhkâruta et le Râmayâna. Parmi les poèmes épiques ou quasi-épiques, on cite le Ragkuvunza (Race de Raghu), le KunAra-Sambhâva (.Naissance du dieu de la guerre), et leNalodaya (Elévation de Nala), tous par Kâlidâsa; la mort de Sisupala, par Mugha et le Naishadhii;a, par Harsha. Dans la poésie lyrique et erotique, on a le l{itusanMra(\t% Saisons), etleMey/m- ((Mki (Messager du .Mage), par Kalidasa, el le Gi/"-Govî>!do, par Juyadeva. Les « Centuries» de Bhartrihari,etauire5 ouvrages semblables, sont des recueils d'aphorismes. Entre les collections de fables, le Pancliatonlra, grâce] a des traductions persanes et arabes, a pénétré dans toute la littérature occidentale, de même que les fables de Bidpai ou Pilpay. ; La collection de légendes la plus remarquable est la Kathdsaritsâgara (l'Océan des neuves de la narration). l,es drames les plus célèbres sont le Mrichhakati (le Chariot jouet), de Sukadra. et d'autres de Kalidara, comme Sdftunt"/", Urvasi, Malakiva ei Agnimitra, qui tous ont été édités et traduits. Les Purânas iormenl une catégorie à part; ils contiennent la littérature religieuse de l'époque movenue, postérieur aux Védas, mais précédant les Tantras et Skâstras modernes.

Les livres de droit sont un développement de la littérature védique. Le plus ancien el le plus fameux de ceux-ci est le code attribué à Manon. Dans la littérature scientifique, la ■;ramniaii-c a droit à la première place. L'autorité la plus ancienne. Pânini,eslaussi l'autorité suprême, tout le reste n'est que commentaires et continuation de son œuvre. Il y a six systèmes de philosophie principale: le i]li7nâma, de Jaimiiii et le Veddnta. de Bâdaragàna, fondés directement sur les Védas et ainsi particulièrement orthodoxes ; le Nyàya, de Gaulama, el le Vaiseshika.. de Kanàda, qui a un caractère spécial de force logique ; le Sânkhya, de Kapila et le Yoga, de Patanjalli , branches athéistes ou théistes d'une école qui aflecte une précision particulière dans l'énoncé de ses principes. La littérature sanscrite du bouddhisme est immense. Presque tout ce qu'il y a de véritable science dans l'astronomie des Indous a été emprunté aux Grecs. Ils ont fait faire à 1 anthmétique et à l'algèbre des progrès considérables et originaux, et leur système de notation décimale a été, en passant par les Arabes, exclusivement adopté par les nations civilisées; nos chiffres ne sont originairement que des lettres de l'alphabet sanscrit. La littérature médicale des Indous est encore peu connue, mais on pense qu'elle mérite d être étudiée de près. La rhétorique, la poétique, la musique font le sujet de traites spéciaux. Pour les arts pratiques et les beaux-arts, on ne connaît pas grand'chose de réelle valeur. — Les meilleures grammaires sanscntessont celles de Monier Williams, de Max Millier, de Benfev. d'Oppert et de Bopp; les meilleurs dictionnaires, ceux de Benfey et de Williams et le grand lexique de Boehtlingk et Roth (Saint-Pétersbourir, achevé en 1875). — Voy. aussi la Méthode pour étudier la langue sanscrite, par E. Burnouf et L. Leupol (Pans, 18.39, I vol. in-8").

SANSCRITIQOE adj. Qui a rapport au sanscrit.

• SANS-CULOTTEs. m. Nom injurieux donné aux révolutionnaires de 1792-'94, et qu'ils voulurent conserver comme un titre de gloire, synonyme de patriote, de bon citoven : des sans-culottes.

SANS-CULOTTERIE s. f. Pari. Classe, opinions des sans-culotles.

SANS-CULOTTIDE s. f. Chacune des fêtes célébrées pendant les jours complémentaires, lors de l'apparition du calendrier républicain.

SATA

de l'élourneau. — .Nom des petits maquereaux en Normandie.

SANS-CDLOTTISME s. m. Parti des sansculottes.

* SANS-DENT s. f. Vieille femme qui a perdu ses dénis : deux ou trois sans-dents qui médisent de tout le monde.

* SANS-FAÇON s. m. Habitude de prendre sesaisessanss'inquiéterde l'embarrasquelles peuvent causer ; le sans- façon de cet homme est insupportable. — " Personne qui ne se gêne pas : c'est un sans-façon. — pi. Des sans- façon.

* SANS-FLEUR s. f. Sorte de pomme appelée au>si Pomme-figue : des sans -fleur.

* SANS-GÉNE s. m. Syn. de S,\ns-façon. — w Persi.nne qui ne se gêne pas : c'est un sans-gcnc, une sans-géne; des sans-géne.

SANSON (Nicolas), géographe français, né à AbbeviUe en '1600, mort à Pans en 1G67. Vers 1040, il fut nommé géographe royal. Il adressé des cartes nombreuses, plus correctes que celles d'Orlelius el de Mercalor; mais il conserve les longitudes' de Ptolémée. Il a au-si publié plusieurs ouvrages sur la geo- 1 graphie ancienne et sur la géographie sacrée. Se- trois fils furent également géographes. ' * SANSONNET s. m. Ornith. L'un des noms

• SANS PEAU s. f. Sorte de poire d'été, qui est une variété du rousselet : des sanspeau.

' SANS-SOUCI s. Personne qui ne se tourmente de rien, que rien n'empêche de se divertir : c'est un vrai sans-souci; une sans-souci; des sans-souci. — -v» Adject. : Une personne sans-souci. — s. m. Absence de souci, caractère d'une personne sans souci : il est d'un sans-souci incroyable.

SANTA-ANNA (Antonio Lopf.z de), général mexicain, no en 1798, mort en 1876. Il commença sa carrière militaire en 1821 contre les royalistes; il prit part ensuite aux mouvements révolutionnaires qui renversèrent Iturbide. Pedraza, Guerrero et Bustamante. Président en 1833, il écrasa la formidable insurrection de! 83nel suivit une politique décentralisation. Une insurrection ayant éclaté au Texas au commencement de 1836, Santa-Anna prit d'assaut Alanio et en massacra les défenseurs, mais à San-Jacinto, Houstan et l'armée du Texas le mirent en complète déroule (21 avril). Le lendemain, il était fait prisonnier et aussitôt suspendu de ses fonctions par le gouvernement mexicain. Il revint au Mexique en 1837, et perdit une jambe en défendant Vera-Cruz contre les Français. Sous le titre de président provisoire il exerça réellement la dictature du 10 oct. 1841 au 4 juin 1844, moment où il devint président constitutionnel. Le 20 sept, il fut déposé, le 15 janv. 184.T il lut banni, et il alla se lixer à Cuba. Rappelé en 1846 el nommé généralissime, il fut fait en déc président provisoire. En 1 847, il fut battu par le général Taylor à Buena- Vista (22 fév.)et parle générai Scott à Serro- Gordo (18 avril). Après la chute de Mexico (14 sept.), il abdiqua la présidence, tt, après avoir fait une vaine tentative pour rétablir sa réputation militaire par le siège de Puebla, il partit pour la Jama'ique le n avril ISiS. 11 revint au Mexique en 1853, et reprit la direction des aÛ'aires, avec le titre de président à vie. Après une lutte de deux ans contre Alvarez, il fut obligé d'abdiquer, et se retira à la Havane, le 16 août ISiio.II résida ensuite dans le Venezuela, et à Saint-Thomas. Lors de l'invasion française, il revint au Mexique; Maximilien le fit grand maréchal de l'empire; mais il dut plus tard se retirer. En 1867, il fil une dernière tentative pour regagner le pouvoir au Mexique, mais il fut fait priso'nnierà Vera Cruz et condamné à mort. Juarez lui fit grâce à condition qu'il quitterait pour toujours le territoire mexicain. 11 se rendit alors aux Etals-Unis; et après la mort de Juarez, il put rentrer dans sa patrie. SANTA-BARBARA. Voy! Abrolhos.

SANTA-CRUZ. Voy. Cruz. et V. S.

SANTA-FÉ, province de la république Argentine, a l'E., confinant au Gran Cliaco et au Parana; 128,684 kil. rarr.; 397. 2S5 liab. I Pays plat, excepté au .\.; nombreux lacs cl Grandes forêts. On exporte du froment, du maïs, du tabac, des peaux, de la cire, du miel, des oranges el autres fruits. On s'y adonne surtout à l'agriculture et à l'élève du bétail. Cap.,Sanlal'é (23,818 hab.) ; v. princ. Rosario (105-400 hab.).

SANTA-FÉ, cap. du Nouveau-.Mexique, sur le Santa-Fé Creek,qui, non loin de là, va se jeter dans le Rio Grande. La ville est à 2,000 m. au-dessus du niveau de la mer, à 44.T kil. environ S.-O. de Deiiver, Colorado; 6,000 hab. environ, dont la grande majorité de race cl de langue espagnoles. Climat très agréable. Centre du commerce de la région. Dès 1512. a l'arrivée des Espagnols, c'était un important pucblo indien. Elle est capitale du ' Nouveau-Mexique depuis 1640.

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