SAUT
SAUT EN-BAS s. m. Ve?te courte dont on se seil pour aller en barque, à cheval, etc.
SADTELER v. n. Faire de petits sauts. — Fig. Tressaillir de joie.
" SAUTELLE s. f. Agric. Sarment que l'on transplante avec sa racine.
* SAUTER V. n. S'élever de terre avec effort, ou s'élancer d'un lieu à un autre : sauter de bas en haut, de haut en bas. — Se dit parlicul. en parlant des choses que l'explosion d'une raine ou d'un amas de poudre, délriiit, renverse, brise et fait voler en éclats : pratiquer une mine pour faire sauter un ouvraoe de fortification. — On dit aussi. Se F.\mE sauter, pour fairesauter son vaisseau. — S'élancer etsaisir avec vivacité quelqu'un, quelque chose : sauter au collet, à la gorge, au visage, aux yeux de quelqu'un. — Parvenir d'une place inférieure à une autre plus élevée, sans passer par les dcL'rés intermédiaires ; il a sauté de la troisième classe en rhétorique. — Passer subitement, rapidement d'une chose à une autre qui est ditférente de la première, qui n'a point de liaison avec elle : sauter dune matière « une autre. — Mar. Le vent a SAUiii du nord a l'est, il y a passé subitement. — Sauter v. a. Franchir : sauter un fossé. — Omettre, passer quelque chose, soit en lisant, soit en transcrivant : il ne sait pas lire te grec; quand il en trouve, il te saute. — Haras. Se dit d'un étalon qui saillit, qui couvre une juraent : cet étalon a sauté tant de juments.
•SAUTEREAUs. m. Petite pièce de bois, f-'arnie d'une lang-uette de plume, qui, en sautant par le mouvement de la touche, fait sonner la corde d'un clavecin, d'une épinetti-: il manque deux ou trois sautereaux à cette épinette, à ce clavecin.
• SAUTERELLE s. f. Entoni. Genre d'or- Ihoptères sauteurs, comprenant un grand nombre d'espèces d'insectes ordinairement ailés, qui saulent a l'aide de leurs deu.\ pattes postérieures, beaucoup plus longues que les autres : les sauttrelles ont pour ennemis les astomes elles trombidions. — Maçonn. Cbarpent. Se dit de la fausse équerre mobile; inslrument qui est formé de deux règles assemblées à l'une de leurs extrémités par une charnière, et qui sert a prendre et à tracer toutes sortes d angles. — »* Chasse. Piège que l'on tend dans les passages étroits des liaies, dans les sillons, dans les rigolles, etc.. pour prendre les oiseaux. — E.ncycl. Les4'a«terelles proprement diles ou locustes vivent dans les prairies, dans les champs et souvent sur les aibres; elles dévorent les feuilles do~ végétaux et sont par conséquent très nuisibles. Nous avons en France la grande sauterelle {locusta viridissima), longue d'environ .S centim. et demi, entièrement verte, avec une ligne longitudinale brunâtre sur l'abdomen ; k sabre droit. Le jour, elle se tient sur les arbres; le soir, elle descend dans les champs et le mâle fait entendre sa mélodie monotone. iNous avons aussi la sauterelle brune {xiphidion fuscum), longue de2centim., d'un vert tendre, avec une ligne noirâtre sur la lête, les élytres d'un vert brunâtre et de longues antennes brunes; la sauterelle tachetée {locusta verrucivora], longue de 4 centim., verte, avec des taches brunes ou noirâtres sur les étuis, un sabre recourbé. On assure que si on lui donne à mordre une verrue, la liqueur noire et bilieuse quelle dégorge fait sécher et disparaître cette excroissance. On la trouve dans les blés, au moment de leur maturité. Une autre espèce très commune, sur tout dans les pays vignobles, est la sautt relie porte-selle ou sauterelle portecimbale [locusta ephippiger], appelée aussi, suivant les pays, seguin, jeudi, etc. C'est l'hôte le plus bruyant de nos vignes et de nos baies. Elle se distingue par un ventre gros, l'absence d'ailes, et des élytres très