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neux). Se dit des organes membraneux, secs, minces et translucides.
* SCARIFICATEUR s. m. Chir. Espèce de boite dans laquelle sont renfermées dix à douze pointes de lancettes qui en sortent par la détente d'un ressort, et qui font d'un même coup autant de scarifications à la peau: le scarificateur n'est employé aujourd'hui que par un petit nombre de praticiens. — Agric. Instrument que l'on emploie pour ouvrir la terre dans les défrichements.
* SCARIFICATION s. f. Opération de chirurgie, par laquelle on fait plusieurs incisions a la pe.iu avec une lancette ou un bistouri : il en faudra venir à la scarification.
' SCARIFIÉ. ÉE pari, passé de Scarifier. Ventouses scarifiées, celles que l'on applique sur un endroit de la peau où l'on a fait des scarifications où des mouchetures.
* SCARIFIER V. a. (lat. scarificare). Chir. Faire des scarifications en quelque partie du corps : on lui a scarifié les épaules.
' SCARIOLE s. f. Voy. Escarole.
* SCARLATINE s. f. (rad. fr. écurlate). Méd. Maladie contagieuse dont le phénomène le plus remarquable est la couleur écarlate que prend toute la peau : la scarlatine n'attague guère que les enfants. On la nomme aussi FiÈviiK scarlatine; et alors Scarlatine est pris adjectivement. — La fièore scarlatine ou fièvre pourprée est une fièvre éruptive, contagieuse et souvent épidémique, caractérisée par une angine et par des taches d'un rouge écarlate. Elle atfecle surtout les personnes de .ï à 30 ans. Elle débute par le mal de têle, des frissons, du malaise, de la fièvre, et un mal de gorge plus ou moins intense. 11 s'y joint parfois des nausées et des vomissement-. Vers le deuxième jour parait une éruption de petites taches rosées pointillées, comparable à une surface que l'on aurait enduite de jus de framboises. Cette éruption est accompagnée d'une forte chaleur à la peau et quelquefois d'agitation et de délire. Alors la peau est rugueuse, le pouls fort et fréquent, lasoif vive, le sommeil agité. Après deux ou trois jours, ces symptômes diminuent avec l'éruption qui est suivie d'une desquammation de la peau, non furfuiacée comme dans la rougeole, mais par écailles souvent très larges. Dans la scarlatine dite maligne, il y a exagération des symptômes précédents, une grande prostration, des signes d'adynamie et souvent une terminaison funeste. La scarlatine est assez souvent suivie d'anasarque ou dhydrothorax, surtout lorsque le malade n'a pas été suffisamment préservé du froid. Elle expose aussi à la méningite et a la pneumonie. — Lorsque la scarlatine est légère, il suffild'entretenir unechaleur douce autour du malade et de l'empêcher de sortir pendant 13 jours après l'éruption, de donner quelques boissons tempérantes (coquelicols et violettes édulcorees avec du sirop de groseilles), de mettre des sinapismes et d'agir ensuite selon les symptômes. Dans la forme maligne, on combat l'adynamie par le quinquina, par le chlorate de potasse, etc. On regarde la belladone a petites doses comme un préservatif de la scarlatine.
SCARLATTI I. (Alessandro), compositeur italien, ne en Sicile en 1649, mort en 1723. Il passe pour avoir introduit l'accompagnement du violon dans les airs, la ritournelle et le da capo. 11 a composé, dit-on, 200 messes. 100 opéras et 3,00j cantates. — II. (Domenico), fils du précédent, né en 1683, mort vers 1739, maître de chapelle de la reine d'Espagne; il lit de nombreux opéras, et 42 morceaux célèbres pour le piano.
SCARPA (Antonio), anatomiste italien, né en 1T47, mort en 1^32, Il tut successivement professeur à Padoue, a Modène et à Paris, où,
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en 1814, il devint directeur de la Faculté de médecine. C'est dans ses ouvrages nu'on trouve la première exposition claire de lanalomie chirurgicale.
SCARPANTO [skar-pann'-to] (anc. €arpathus], ile de Turquie, dans la Méditerranée, à 42 kil. S.-O. de Rhodes; long. 40 kil.; larg. 10 kil.; 3,000 hab. Elle est occupée en grande partie par des montagnes stériles, et la côte n'est accessible que pour les petits bateaux.
SCARPE, rivière qui prend sa source dans le département du Pas-de-Calais, près du village de Berles, baigne Arras, Douai, Marchiennes, Saint-Amand et se jette dans l'Escaut à Mortagne, près de la frontière belge, après un cours de 1 12 kil.
SCARRON (Paul), littérateur, né à Paris en 1610, mort dans la même ville le 6 oct. 1660. Son père était conseiller au parlement! Le jeune Scarron revêtit d'abord le costume particulier aux clercs, sans pour cela prendre les ordres, voyagea en Italie où il mena joyeuse existence, et, à l'âge de 27 ans, pendant une mascarade de carnaval, il contracta un refroidissement d'où résulta une paralysie qui le priva de l'usage de ses jambes, fit de lui une sorte de cul-de-jatte et, comme il le dit lui-même, « un raccourci de toutes les misères humaines ». Son corps était replié en forme de Z. De ce jeu cruel de la nature naquit en France la poésie burlesque, car la douleur, loin d'altérer l'esprit boulfon de Scarron, sembla au contraire donner plus d'essor à son caractère aussi noble qu'enjoué. Pendant 22 ans, Scarron resta sur sa chaise ne conservant que l'usage deses doigts, de sa langue et de son estomac. Il usa et abusa de ces restes. En 1632, il épousa par une générosité dont la pitié fut la source, M"»d'Aubigné, qui fut plus tard M"" de Maintenon. Il était dans la misère; il avait été frustré de son patrimoine par suite d'un second mariage de son père. Quelques amis généreux vinrent à son aide. 11 mourut gai comme II avait vécu, laissant sa veuve dans la plus coniplèle pauvreté. On sait comment elle s'en tira. (Voy.' Maintenon.) Scarron acréé chez nous le genre burlesque dont la vogue fut immense et dans lequel il eut tort de mêler trop souvent le grolesque au comique. Il a laissé : Nouvelles tragi-comiques, Roman comique {\6oi, 'î vol. i 11-8°); quelques comédies, entre autres ,rot/e/t^t (1645), Don Japhet d'Arménie {\6'^2), l'Ecolier de Salamanque (1634). L'Enéide travestie (1648-'52), sous les dehors d'une LouHonnerie,. est pleine de fines et de mordantes critiques. Sd^ MazarinaJe fut le plus célèbre des pamphlets de la Fronde. On considère le Roman comiçî/s comme sou chef-d'œuvre. La meilleure édition de ses Œuïtres est celle de Bruzen de la Martinière (Paris, 1737, 10 vol. in-1:'). Une nouvelle édition a paru en 1877 (2 vol.).
'SCASON ou Scazon s. m. [ska-zon] (gr.
skadsein, boiter). Sorte de vers latin, dont le cinquième pied est un ïambe, et le sixième un spondée : il est d'ailleurs semblable au vers ïambe.
SCATOPHAGE adj. (gr. skatos, excrément; phagi m, manger). Zool. Qui se nourrit d'excréments.
SCAUROS (Marins .ffjmilius) [skô-russ|. I, sénateur et consul l'omam, né en 160av. J.-C, mort entre 90 et 88. Il se distingua dans l'armée et fut élu édile curuleeu 123, préteur urbain en 120, consul en 115, censeur en 109, et consul une seconde fols en 107. Il amassa une grande fortune par péciilatetcorruption, étant un de ceux qui se laissèrent acheter par Jucurtha. — II, lils du précédent, qui se rendit célèbre par ses malversations. Dans la troisième guerre contre Mithridate, il servit comme questeur sous Pompée. En o8 av. J.-C, il tut élu édile curule, et dépensa toute sa fortune pour la célébration des jeux.
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bâtissant à ses frais un Ih.'àli-e provisoire capable de contenir 80.000 personnes. 11 fut préleur en 86; puis, en 55. gouverneur de la Sardiiig-ne, qu'il pilla pour se procurer les moyens de payer ses dettes et s'assurer le consulat. Poursuivi de ce chef, Cicéron, Hortensius et d'autres avocat^ obtinrent son acquittement. — Son fils, Marcus .ffimilius, accompagna Sextus Pompée en Asie, et le livra aux généraux d'Antoine. Son petitlils, Mamiîrcus. orateur et poète corrompu, fut accusé, au commencement du n'-gne de Tibère, d'adultère avec Llvie, et se donna la mort.
SCAZON s. m. Voy. Scason.
■ SCEAU s. m. [sô] (lat. figillum). Lame de métal qui a une face plate, onlinairement de fif;ure ronde ou ovale, dans laquelle sont gravées en creux la ligure, les armoiries, la devise d'un roi, d'un prince, d'un Etat, d'un corps, d'une communauté, d'un seigneur particulier, et dont on fait des empreintes avec de la cire ou autrement sur des lettres. des diplômes, des actes publics, etc., pour les rendre authentiques : les sceaux de t'Elut.
— Empreinte même faite par le sceau : te sceau était presque tout effacé. — Absol. Les scKAUX, les sceaux du roi, de l'Etat, ceux qu'on oppose à tous les actes émanés directement delà puissance royale, de l'autorité souveraine. La cassette des sceaux, la cassette où ils sont renfermés. Garde des sceaux, le ministre à qui ils sont confiés : le garde des sceaux, ministre de ta justice. — Par ex t. Action de sceller, temps et lieu où l'on scelle, où l'on appose les sceaux de l'Etat aux actes qui en doivent être revêtus : il y aura sceau tel jour. On dit dans uu sens anal., La
DIVISION DU sceau AU MI.NISTÈRE DE LA JUSTICE.
— E^•cYCL. Chez les Grecs et les Romains, le sceau était ordinairement monté en bague, de sorte que le mol annu lus sert en latin à désigner un sceau. Le mot bulla ou bulle a toujours été employé en Europe pour indiquer particulièrement une empreinte sur métal, et a fini par s'appliquer aux instruments scellés de cette manière. Tels sont, par exemple, les édits et les brefs des pontifes romains. (Voy. Bulle papale.) Les empereurs byzantins scellaient avec des bullesde plomb, et quelquefois d'argent et d'or. La cire la plus anciennement employée était blanche; vers le ix° ou le x° siècle, on employa différentes couleurs. Les sceaux portant armoiries ne furent pas communs avant le xiii" siècle. La manière primitive de sceller consistait sans doute à appliquer la cire directement sur le parchemin; maisquelquefois il était fixé aux extrémités de bandes de parchemin passées à traveis tous les feuillets du document. Les bulles de plomb, d'argent ou d'or étaient, presque nécessairement, attachées à une corde ou cordon. Les sceaux pendants sont encore généralement employés pour les lettres patentes, les traités et au très importants documents publics. Du viu'' au x' siècle, l'usage des sceaux fut presque exclusivement en Fiance l'apanage des rois. Vers lexii" elle xiii'= siècle, il devint général, et il garda son importance jusqu'à ce que la dillusion de l'instruction et de l'écriture en eût diminué l'utilité. — LégisL 0 Les copies en forme, grosses, expéditions ou ampliations des actes authentiques doivent être revêtues du sceau ou cachet de l'autoriiéde laquelle elles émanent. Les empreintes de ces sceaux étaient autrefois faites sur de la ciro et attachées à la copie par des rubans ; elles sont aujourd'hui frappée,s sur la copie elle-même, soit a sec, au moyen d'une presse à vis, soit à l'encre grasse, au moyen d'un cachet. Les sceaux ou marques que les agents dos douanes apposent sur les colis admis à circuler en transit sont fixés sur des l'ordes au moyen de plomb malléable. La forme des sceaux des autorités iidmiiiistra-