‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 206 sur 639 · SCEL · texte numérisé non relu

SCEL

lives ou judiciaires est déterminée parla loi ou par des décrets. Le sceau des notaires doit être aux armes de France (L. 6 pluviôse an XIII). La contrefaçon des sceaux de l'Etat entraîne la peine des travaux forcés à perpétuité ; et ceux qui ont contrefait le sceau d'une autorité quelconque sont punis d'emprisonnement. (Voy. CoNTiiEFACON.) — Des droits de sceau sont" perçus au profit de l'Etat pour tout décret autorisant un changement de nom, accordant une dispense d'âge ou de parenté, conférant l'admission à domicile, la naturalisation. etc. ; mais il est fait remise de ces droits aux personnes qui sont hors d'état de les acquitter. La procédure relative à ces divers actes est faite, au nom des parties, par des ofliciers ministériels attachés au ministère de la justice et que l'on nomme référendaires ail sceau. Le conseil du sceau des titres, qui avait été d'abord institué en I80S, supprimé en 1814 et rétabli en 18.t9, avait pour attribution d'instruire les demandes en reconnaissance ou en vérification de titres honorifiques. Ce conseil a été de nouveau supprimé par un décret du 13 fév. 1872, et ses attributions ont été dévolues au conseil d administration du ministère de la justice. » (Ch.Y.)

* SCEAU DE-SALOMON s. m. Bot. Espèce de muguet. (Vov. Ghenouillet.)

* SCEAU-DE-NOTRE-DAME s. m. Voy. Ta-

MIMEll.

SCEAUX. Cetlx, ch.-l. d'arr., à 10 kil. S. de Paris (Seine), sur une colline près de la Bièvre, au milieu d'un charmant pavsase; par 48» 46' 39" lat. N. et 0° 2' 2-3" long. 0. ; 3,fl26 hab. Parc magnifique, seul reste de l'immense jardin qui appartenait au château conjtruit par Colbert, qui fut détruit pendant la Révolution.

* SCEL s. m. (lat. sigillum). Sceau. N'était usité que dans ces phrases de palais et de chancellerie : Sous le scel du Chatelet de Pahis : le scel secret du roi. En parlant du petit sceau, on disait, Scel et conthe-scel.

* SCÉLÉRAT, ATE adj. (lat. scelcratus; de scelus, crime). Coupable ou capable de grands crimes : c'est le plus scélérat de tous les hommes.

— Se dit quelquefois des choses, et signifie, perlide, noir, atroce : une conduite scélérate.

— Siibstantiv. C'est un franc scélérat.

SCÉLERATEMENT adv. D'une manière scélérate.

' SCÉLÉRATESSE s. f. Méchanceté noire : il y a de la scélératesse à cela.

SCÉLÉTOGRAPHIE s. f. (gr. sheletos, squelette; (/rapAo, je décris). Anat. Description du squelette.

SCÉLITE s. f. (gr. skelos, jambe). Pierre figurée qui représente la jambe humaine.

* SCELLÉ s. m. Procéd. et Police. La cire empreinte d'un cachet qu'on a apposé à des serrures, à un cabinet, etc., par autorité de justice, pour empêcher de les ouvrir : mettre, apposer le scellé, les scellés. — Biiis de scELLé, délit que ton commet en brisantillégalement le scelle : il y a eu dans cette succession un iris de scellé. — LégisL «L'apposition des scellés a lieu, soit judiciairement, soit administrativement. — En cas, toit de décès, soit de faillite, soit de demande en divorce ou en séparation de corps, soit d'absence, etc., les scellés sont apposes, à la requête des intéressés, par le juge de paix assisté de son greffier. Il est dressé procès-verbal de toute apposition et de toute levée de scellés. Les formes à suivre sont détaillées par les articles 907 à 940 du Code de procédure civile. En matière criminelle, le procureur de la République, le jug:e d'instruction et tout officier de police judiciaire peuvent apposer les scellés sur des objets saisis ou

SCIÏN

sur ce qui les renferme {C. iiist. erim. 38, 89, etc.). Après le décès d'un officier général ou d'un officier supérieur en activité de service ou non. les si;ellés sont apposés sur les papiers, cartes, plans et mémoires trouvés en sa possession, sauf sur ceux dont le décédé est l'auteur. Cette apposition a lieu d'office par le juge de paix, en présence du maire de la commune; et ces deux fonctionnaires sont respectivement tenus d'en informer le général commandant la division militaire ou le ministre de la guerre. Un officier est alors délégué pour être présent à la levée des scellés et pour réclamer, au nom de l'Etat, les documents qui lui appartiennent (Décr. 13 nivôse an Xlll). Le bris de scellés eati-ilne, pour le coupable et pour le gardien responsable, des peines qui sont plus ou moins risoureuses suivant les circonstances. (Voy. Bius.) Tout vol commis à l'aide d'un bris de scellés est puni comme vol commis à l'aide d'effraction [C.. pén. 2.53) ». (Ch. Y.)

* SCELLEMENT s. m. Maçonn. Action de scellor, uu l'ouvrage qui en résulte : un bon scellement. — Sedit ausside l'extrémité même d'une pièce de bois ou de métal, qui est engagée dans un trou et retenue par du plomb, du plâtre ou du mortier.

* SCELLERv. a. (rad. «ce/). Mettre, appliquer lesceau à une lettre dechancellerie, etc. : les papes scellent en plomb dans quelques .occasions. — Apposer, appliquer, par autorité de justice, un cachet, un sceau à une porte, à un cabinet, à une armoire, etc., pour empêcher d'en rien enlever : dès qu'il fut mort, le juge de paix alla chez lui sceller son cabinet, ses armoires. — Maçonn. Arrêter, fixer l'extrémité d'une pièce de bois ou de métal, dans un mur, dans la pierre ou le marbre, avec du plomb, du plâtre ou du mortier : sceller des gonds, des crampons, des crochets, etc., dans une muraille. — Fermer hermétiquement un vase ; boucher avec un mastic.

— Fig. Confirmer, all'ermir ; ils ont fait un traité ensemble, et Vont scellé par un doubla mariage de leurs enfants.

' SCELLEUR s. m. Celui qui scelle, qui appose le sceau : le scelleur de la chancellerie.

SCÉNARIO s. m. (mot ital.). Mise en scène.

— Fig. Ensemble de moyens qu'on prépare pour tromper, séduire, etc.

* SCÈNES, f. (lat. sccna). Partie du théâtre où les acteurs représentent devant le public : on applaudit cet acteur dés qu'il parait sur la scène, dès qu'il entre en scène. — Décoration du théâtre : ta scène représentait le palais dWuguste. -* Action même qu'on représente sur le théâtre, ou représentation d'une' pièce de théâtre. Ainsi on dit : La scène est A Rome, est a Babylone, a Paris, etc. L'action qui fait le sujet de la pièce s'est passée ou est supposée se passer à Rome, à Babylone, à Paris, etc. — Ouvrir la scène, commencer la représentation, paraître le premier sur le théâtre : dans l'ÇE'iipc à Colone de Sophocle, la scène s'ouvre par CEdide arrivant, avec sa, fille Antigone, dans un lieu qu'il ne connaît pas. — Fig Art dramatique : les plaisirs, les jeUx de la scène. — Chaque partie d'un acte du poème dramatique, où l'entretien des acteurs n'est interrompu, ni par l'arrivée d'un nouvel acteur, ni par la sortie d'un de ceux qui sont sur le théâtre : le poème dra- 7natiquese divise en actes, tes actes se divisent en scènes. — Par ext. Ensemble d'objets qui s'offre à la vue : l'assemblage des glaciers de la Suisse forme une scène terrible, imposante.

— Toute action qui offre quelque chose de vif, d'animé, d'intéressant, d'extraordinaire : je viens d'être témoin d'une scène bien attendrissante. — Faire une scène a quelqu'un,

I l'attaquer violemment de paroles.

se H A

* SCÉNIQUE adj. Qui a lappurt à la scène, au tlb'àiri' : l- s p'iix scéniqucs des anciens.

SCÉNOGRAPHE s. m. (fr. scène ; gv. graphcin, décrire). Artiste qui s'occupe de scénographie.

* SCÉNOGRAPHIE s. f. Peint. Art de mettre, de représenter les objets en perspective, particulièrement les sites et les édifices. On l'applique surtout à l'art de peindre les décorations scéniques. — Se dit également des représentations irièmes, des objets représentés : la scénnuraiihii: d'un palais et de ses jardins, d'une ville, d'un vallon, etc.

* SCÉNOGRAPflIQUE adj. Peint. Qui a rapport à la scénographie : représentation sct'nographique.

' SCÉNOPÉGIE s. f. (gr. skéné. tente ; pêgnuô. je fi.^e). i\oMi que les Grecs donnaient à une des plus grandes solennités de l'année juive. C'était la fêle des Tabernacles : elle rappelait aux Hébreux qu'ils avaient erré et campé longtemps en terre étrangère. Comme elle durait sept jours, on emploie quelquefois le mot ScÉNOPÉGiEs. au plune),pour la désigner.

* SCEPTICISME s. m. (fr. sceptique). Doctrine, sentiment d'une secte de philosophes anciens, dont le dogme principal était de douter, de n'affirmer rien, de tenir leur jugement en suspens sur chaque chose. — Se dit aussi en parlant des personnes qui affectent de douter de tout : cet homme se pique de seepHcisme.

; SCEPTIQUE adj. (gr. sAdp«i';os, qui examine . Se dit d'une secte de philosophes anciens qui établissaient pour principe qu'il n'y a rien de certain : Pyrrhon est considéré comme l'auteur de la 2:ihilûsophie sceptique. — Se dit aussi des personnes qui affectent de douter de tout ce qui n'est pas prouvé d'ime manière évidente, incontestable : c'est un homme sceptique, un écrivain sceptique. — s. Lfs sceptiques ne niaient ni n affirmaient rien.

SCEPTIQUEMENTadv. Dune manière sceptique.

* SCEPTRE s. m. (lat. sceptrum) Espèce de bâton de commandement, qui est une des marques delà royauté : le roi avait ta couronne sur la tête et le sceptre à la main. — Fig. Supériorité, prééminence en quelque chose que ce soit : cette nation a le sceptre des mers, de l'industrie, du commerce.

SCEY-SDR-SAÔNE, ch.-l. de cant., arr. et à SU kil. N.-O. de Vesoul (Haute-Saône); 1,56-2 hab.

* SGHABRAQUE ou Chabraque s. f. [chabra-ke]|all. sekabrakc). Housse, sorte de couverture qu'on étend sur la selle des chevaux de cavalerie, et qui, à l'endroit du siège, est garnie ordinairement d'une peau de mou- (on : avant de commencer une charge, on fait rabattre les schabraques sur les cuisses, pour découvrir les pistolets.

SCHiEFER (Heinrich^ historien allemand, né en 1794, mort en 1S69. 11 fut professeur d'histoire à Giessen à partir de 1833. Ses principaux ouvrages sont des histoires du Portugal et de l'Espagne, qui font partie de la collection d'Ukert et Heeren, intitulée Ge^chichte der Europaeischen Staaten.

SCHAFFOUSE(all. ScAa/f/i(iuMn[chaf'-haouïènn]). 1, canton septentrional de la Suisse, confinant à Bade et au Rhin ; 300 kil. carr. ; 45,000 hab., principalement protestants et d'origine allemande. L'agriculture est la grande industrie du pays. Le gouvernement est démocratique. Ce canton entra dans la Confédération suisse en liiOl. — II, capitale du canton, sur le Khin, à iio kil. N.-E. de Zurich: lb,000 hab. Objets d'acier, wagons, produits chimiques, tabac. A 3 kil. plus bas environ se trouvent les célèbres chutes du Rhin, qui ont 60 à T6 pieds de haut.

Page 1