SECT
autres ennemis des jeunes oiseaux et des oeufs; ils s'att.iiHient rarement aux volailles,
tant qu'ils sont fournis de viande et de reptiles.
* SECRÉTAIRERIE s. f. Lieu où les secrétaires d'un vice-roi, d'un gouverneur, etc., font et délivrent leurs expéditions, et où ils en gardent les minutes : aller à la secrétairerie.
* SECRÉTARIAT s. m. Emploi, fonction de secrétaire; temps durant lequel on l'exerce : il a tenu le secrétariat tant d'années. — Lieu où le secrétaire d'une administration, d'une compagnie, d'un ambassadeur, etc., fait et délivre ses expéditions, et conserve les registres, les archives dont la tenue et la garde lui sont eonliées : passez au secrétariat.
'SECRÈTE s. f. Liturg. calhol. Oraison que le prêtre dit tout bas à la messe, immédiatement avant la préface.
' SECRÈTEMENT adv. En particulier, en secret, d'une manière secrète, sans être aperçu : il le fit avertir secrètement.
* SÉCRÉTER V. a. (lat. secretare). Physiol. Opérer la sécrétion : telle glande est destinée à sécréter telle espèce d'humeur.
* SÉCRÉTEUR adj. m. Phy.siol. Qui est l'agent d'une sécrétion : vaisscattx sécréteurs.
" SÉCRÉTION s. f. (lat. secretio). Phvsiol. Fillration et séparation qui se fait des humeurs alimentaires, excrementitielles et récrémenlilielles : la sécrétion du chyle dans les intestins grêles. — Se dit aussi des urines et autres matières qui sortent du corps : le médecin a jugé les sécrétions mauvaises.
' SÉCRETOIRE adj. Physiol. Qui a rapport à la sécrétion : action secrétaire. Ou l'a employé aussi dans la même acception que Sécréteuh.
* SECTAIRE s. m. Celui qui est d'une secte religieuse condamnée par la communion principale dont elle s'est détachée. Se dit surtout en parlant d'une secte encore nouvelle, qui s'efibrce, par des prédications ou autrement, de taire prévaloir ses opinions, sa doctrine : un sectaire fougueux, opiniâtre.
— Polit. Celui qui professe des opinious étranges et violentes.
^ SECTATEUR s. m. (lat. sectator). Celui qui fait proléssion de suivre l'opinion de quelque philosophe, de quelque docteur, de quelque hérésiarque : les sectateurs de Platon.
Voilà le train du monde et de ses sectateurs. On s'y 5ert du bienfait contre ks bienfaiteurs. La FocmiMB.
— vv Au fém. Sectatrice.
* SECTE s. f. (lat. secta). Coll. Se dit de plusieurs personnes qui suivent les mêmes opinions, qui font profession d'une même doctrine : la secte d'Epieure. — Se dit aussi,
SECU
crr malifre do religion, de ceux qui suivent une opinion l'Cgardée comme liéi'cliquo ou erronée : la secle des sacramcnlaires. — l'"ij.'. Faire skctk, faire secte a fart, se distinguer des autres par des opinions singulières.
' SECTEUR s. m. (lat. sector). Géora. Partie d'un cercle qui est comprise entre deux rayon-; quelconques et l'arc qu'ils renferment '.secteur de cercle. — Secteur sphériqu;:, solide engendré [lar un secteur de cercle tournant autour du rayon qui passe par le milieu de l'arc. — Instrument d'astronomie qui a moins d'étendue que le quart de cercle. — Fortifie. Portion d'une enceinte fortifiée qui est sous les ordres d'un commandant particulier.
SECTILE adj. (lat. sectilh). Qui est susceptible de se partager.
• SECTION s. f. [>èk-si-on](lat. sectio). L'une des divisionsousubdivisions danslesquellesse partageunccollection, unconiple,unouvrdge, un livre, un traité, etc.: ce livre est divisé en tant de sections. — Se dit quelquefois des divisions d'une ville, d'un tribunal, d'un conseil, etc. : (lu commencement de la Révolution, Pari:i fut divi.'ié en quarante-huit sections.
— Art milit. La moitié d'un peloton ou dune compagnie d'infanterie : dans les manœuvres, lorsqu'on rompt le peloton, le capitaine commande la première section, et le lieutenant la Seconde. — Coupe, endroit où une chose est coupée, tranchée. Dans celte acception, on l'emploie surtout en géométrie, et il se dit des parties de l'espace où des lignes, des plans, des surfaces courbes se coupent mutuellement : di iix surfaces qui se rencontrent ont pour section une liijne droite, ou une ligne courbe, ou un point. — Sectiuns coniques, CYLINDRIQUES, sc dit particulièrement des diverses ligures qui naissent des dilïérentes coupes d'un cône, d'un cylindre. — Pointe de section, endroit où deux lignes s'entrecoupent.
• SECTIONNEMENTS, m. Action de sectionner : le sectionnement d'une ville en plusieurs collèges éleeloraux.
' SECTIONNER v. a. Diviser en plusieurs parties ou sections : on sectionna ce département en plusieurs circonscriptions électorales.
• SÉCULAIRE adj. (lat. sxcularis). Qui se fait de siècle en siècle, de cent ans en cent ans. N'est guère usité qu'en parlant des jeu.x séculaires des anciens, et des poèmes que l'on faisait dans ces occasions : le poème séculaire d'Horace. — Qui est âgé d'un siècle, quia beaucoup d'années : un chêne séculaire.
— Aslron. Variations séculaires, variations dont les périodes embrassent plusieurs siècles, par opposition à Variations PÉRIODIQUES, celles dont les périodes n'embrassent qu'un petit nombre d'années. — Année séculaire, année qui termine un siècle : on ouvre laporte sainte a llvmc à chaque année séculaire. — Jeux séculaires (Ilist. rom.). Jeux célébrés à des intervalles longs et irréguliers en l'honneur de Pluton et de Proserpine, pour détourner de l'Etat quelque grande calamité. Sous la republique, on les appelait jeux Tarentins, à cau^e de la partie du champ de .Mars appelée ïarenlum, où Us étaient célèbres. Avant Auguste, ils ne l'avaient été que trois t'ois; il les lit renaître avec une grande pompe en 17 av. J.-G. C'est pour celte occasion qu'Horace écrivit sa Carmen sxculare.
SÉCULAIREMENT adv. D'une manière sé-
culaiie ; de siècle en siècle.
• SÉCULARISATION s. f. Action de séculariser un leligieux, un beiiélice réguliei', une communauté régulière : bulle de sécularisation. — .\cte par lequel on fait passer dans le domaine séculier une principauté, un établissement ecclcsiaslique : la Prusse s'est