SEDA
sièL'P d'une principauté qui apiiartenait aux durs de R:)U lion. Dans son chûlcaii. naquit Turenne, auquel on a élevé une statue. Dans le bois de la Marfée. près de la ville, les troupes du comte de Soissons, du duc de Bouillon et de plusieurs autres princes français remportèrent le 6 Juillet IG41, une victoire signalée sur celles de Richelieu; mais le duc fut arrêté quelque temps après et forcé de ce-, der Sedan à la couronne. Draps noirs fins, casimirs, toiles, bonneterie, cuirs, quincailleries, armes à feu. La ville posséda une université protestante fameuse, supprimée en 168.">. — Kntourée d'une enceinte, mais dominée par des hauteurs, elle ne put résister aux Hessois en ISlo. Les 29, 30 et 31 août 1870, l'armée française du .Nord sous Mac-Mahon (environ 1-50,000 hommes), fut rejeteo dans Sedan, après une série de sanglantes batailles livrées aux Irois armées allemandes du roi de Prusse, du prince de la couronne de Prusse et du prince de la couronne de Saxe (environ î.'iO.OOO hommes). Le t'^sept., elle tenta un effort désespéré puur se dégager; mais inutilement. Le cercle de fer et de feu se resserra: la formidable artillerie allemande couronna toutes les hauteurs, d'où elle plongea sur la ville qu'elle pouvait détruire en quelques heures, ainsi que toute l'armée française. Mac-Mahon, qui avait été blessé à la cuisse, fut remplacé, dans le commandement général, par de Wimpti'en. Celui ci rejeta d'abord avec indignation les propositions de capitulation faites par le vainqueur. Napoléon eut une infructueuse entrevue avec Bismarck pour tâcher d'en adoucir les termes. Pendant ce temps, le carnage était affreux. 600 pièces de canons allemands vomissaient la mort dans la ville où l'on marchait sur une épaisse masse d'os brisés, de chairs déchiquetées, d'uniformes déchirés et sanglants. Le 2 sept, l'empereur adressa l'autographe suivant au roi de Prusse : « Mon frère, n ayant pu mourirà la tète de mes troupes, je dépose mon épée aux pieds de Votre Majesté. Napoléon)!. La capitulation fut signée par les généraux von Moilke et de Wimpflén, au château de Bellevue, prèsFrenoy,à H heures et demie du matin; à 2 heures, le roi de Prusse se fil amener son impérial prisonnier. Pendant la lutte, 2,ï.000 Fiançais avaient été pris par les Allemands; la capitulation leur en livra 83,000 autres, avec 70 mitrailleuses, 400 pièces de campagne et loO pièces de siège. 14,000 Français blessés furent recueillis autour de la ville; 3,000 hommes valides parvinrent à passer la frontière belge. Ainsi finit la grande armée du Nord. Par une lettre, datée du 12 mai 1872, lempereur accepta pour lui seul la responsabilité de la capitulation de Sedan.
SEDANAIS, AISE s. et adj. De 'dan; qui apparlioiit a ce pays ou à ses habitants.
* SÉDANOISE s. f. Typogr. Petit caractère entre la parisienne et le diamant et dont la force de corps est de quatre points. On la confiiiidait autretois avec la parisienne.
' SÉDATIF, IVE adj. (rad. lat. sedare, apaiser). Méd. Se dit des remèdesqui calment les douleurs ; synon. de calmant : sel sédatif de Hombcrg (acide borique). — Substanliv. La digitale est un sédatif. — Eau sédative, médicament invente par Raspail pour être employé en lotions et en compresses dans tous les cas d'inflammation. C'est un remède populaire el desplus efficaces contre la migraine les transports au cerveau, les fièvres, les éruptions cutanées ou érysipéialeuses, les piqûres venimeuses, les douleurs rhumatismales, etc. On l'obtient en mêlant de rainmoniaqiie liquide avec de l'eau salée et en ajoutant de l'alcool camphré. Il y a trois formules : 1° eau sédative ordinaire; eau, 1 litre; sel do cuisine, 30 gr.; alcool camphré, It) gr. ; ammoniaque liquide à 22" li, 60 gr.; 2° eau sédative
SÉDU
m ';/rji;u'; munies riuaiiLiléi d'eau, de s^l et de i;iiM|ilire, ainuioiiiaqiie, 80 gr.: 3° eau ^rdnlixe l'iit' ; comme ci-d»ssu5, sauf pour ramiiioiiiaijue, dont on emploie luo gr.
SÉDATION s. t'. ; lat. sahitio; de sednre, apaifci' . Action de calmer; clTet produit par les sédatifs.
SÉDECIAS. dernier roi de Juda avant la captivité, mort à Bahylone vers l'an 587 av. J.-C. .\près une résistance héroïque dans Jérusalem, il tomba entre les mains de .Nabucliodonosor 11 qui lui lit arracher les yeux et l'emmena cafilif a Bahylone.
* SÉDENTAIRE adj. (ial. scdcntui-ius; de scdcrc, être assisj. Qui demeure ordinairement assis; et, par e.xt., qui se lient presque toujours chez soi : cet homme ne fait point a^scz d'exercice, il est trop sédentaire. — Fixe, attaché à un lieu, par opposition à ambulatoire: Philippe le Bel rendit le parlement fi'dcntairc. — Se dit, particul., des troupes qui ne chanpent [loint de iiarnison, qui no se mettent jamais en campajrne : troupes sédentaires.
SÉDENTAIREMENT adv. D'une manière sédentaire.
SEDHIOU, établissement français de la Séiiéjramhii-, arr. do Corée, sur la rive droite de la Casamance. fondé en I8:)7.
•SÉDIMENT s. m. [sé-di-inan !. (Ial. scdimcntum). Ce qu'il y avait de plus grossie^ dans une liqueur, et qui s'est précipité au fond du vaisseau : il y a d'ordinaire beaucoup de sédiment dans cette liqueur. — Géol. Sel ou TERitAiN DE SKDiME.NT. Se dit des couches formées par les matières que les mers ont laissées en se retirant de certaines parties du globe.
* SÉDIMENTAIRE adj. Qui a le caractère d'un sédiment; qui est le produit d'un sédiment : couches sédimentaires.
SÉDIMENTATION s. f. Formation de sédiments.
SÉDIMENTEUX, EOSE adj. Qui est de la nature des scdimunts.
* SÉDITIEUSEMENT adj. D'une manière séditieuse : il parla sédUieusement dans laplace publiijue.
* SÉDITIEUX. EDSE adj. [sé-di-si-eû| (lat. scditiosus). Se dit de ceux qui font une sédition, qui ont part à une sédition : une populace séditieuse mit le feu aux maiions des principaux de la ville. — Mutin, enclin à faire sédition : c'est un esprit séditieux. — Qui tend, qui provoque à la sédition : des discours, des écrits, des libelles séditieux. — Substantiv. Les séditieux firent des attroupements. — Les eris'^" chants séditieux proférés dans les lieux ouictinions publics donnent lieu à l'application de peines correctionnelles. (Voy Cm. Voy. aussi Embliîme et Sig.ne.)
* SÉDITION s. f. (lat. seditio). Emeute populaire, révolte, soulèvement contre la puissance établie : exciter, allumer, fomenter, entretenir la sédition. — La législation concernant les séditions se trouve résumée plus haut. {Voy. A.tte.ntat, .\ttroupeuent, B.^nde, etc.)
SEDLITZ [sé-dlits], village de Bohême, près de Bilin, à 30 kil. S.-O. de Tœplilz; 1,600 hab. Célèbres sources minérales salines, pur- (.'atives et apéritives dont les eaux font l'objet d'une exportation considérable. On prépare de l'eau de Sedlitz artificielle en faisant dissoudre de 23 gr. à 4o gr. de sulfate, de magnésie dans trois fois son poids d'eau; après avoir liltré, on ajoute de l'eau chargée d'acide carbonique. — Poudre de Sedlitz. Voy. La RocnELLK [sel de.)
•SEDUCTEUR, TRICE s. (lat. seductur).
Celui, celle qui ^ediiil, qui fait tomber en erreur un en taule : séducteur de jeun'^s ijcHS.
SEGE
— Absol. Celui qui corrompt l'innocence, la vertu des filles ou des temnios ; c'est un séducteur. — .\dj. l'n discours, un ton séducteur.— L'EsriUT sÉDLCTEci!, le diable.
•SÉDUCTION s. f. [sé-duk-si-on] {lal.séductio). Action par laquelle on séduit ; séduction de la jeunesse. — Attrait, agrément qui rend certaines choses propres à séduire : la séduction des richesses, de la jeunesse, de l'esprit, du pouvoir.
' SEDUIRE v. a. (Ial. scducere). Se conjugue comme KÉDUinii;. Tromper, abuser, faire tomber dans l'erreur par ses insinuations, par ses écrits, par ses discours, par ses exemples, etc. : cet hypocrite séduisait Us l^euples. — Faire tomber en faute, suborner, corrompre, débaucher : séduire des témoins.
— Toucher, plaire, persuader : cet homme m'a séduit par la franchise de Sun langage.
— Absol. Ces discours sont dangereux et propres à sédtiirc.
•SÉDUISANT, ANTE adj. Qui séduit, qui est propre à séduire. Se dit ordinairement en bonne part : conversation séduisante.
SÉDUM s. m. fsé-domm] (lat. sedarc, calmer). Bot. Genre de crassulacées, comprenant plus de r2.ï espèces d'herbes charnues, succulentes, qui croissentdansles lieux stériles, sur les rochers et sur les murailles. Le sédum commun [scdum telephium ) , appels aussi herbe à lu coupure ou verge d'Aaron, est originaired'Europe; il multiplie au point de devenir i.'ènant.Lese'iiim ridant (sediim (v) croit natu- Lullemenl sur les rochers et sur les murs; ilal'appa- , - , rence d'une sorte de mousse, et donne, en juillet, de nombreusesflcursj aunes. Son goiil est d'une àcrelé excessive; à large dose^ il est émétique et calhartique, et ses feuilles écrasées, mises en contact prolongé avec la peau, ont des propriétés vésicanlts. En Amérique, une des plus belles espècest le sédum pulchellum. Les jardinicrestiment particulièrement le sédum speetabih . que leurs catalogues nomment S((ù/m Fabarvi et \e scdumSieholdii,\' nn eU'autrc originairedu Japon, et Ueurissanl le premier en septembre et le second en automne.
SEELAND (dan., Sjœlland, chel'-lann), !!.■ du Danemark, entre la Baltique et le Call. i:at, séparée de la Suède par le Su ml ; 6,87o kil. carr.; 600,000 hab. La Baltique et le Cattégat v enfoncent profondément leurbras et en 'rendent la côte irrégulière n dentelée. Le pavs est généralement plat. 11 produit surtout du grain. La partie nouvelle de Copenhague, Frederiksburg, est bâtie sur cotte île qui, avec Moîen et Samsœ, forme une des divisions principales du Danemark. SÉEZ ou Sées [se; ou sèz], Sagium.
ciritas Sngiorwn, ch.-l. de cant., arr. et a 21 kil. N.-E. d'.^lencon (Orne); 4,275 hab. Evêché. Belle cathédrale gothique, l'une des plus remarquables de France. Paine de Gautier-Garguille.
SÉFERRIQUE adj. (lat. sea;, six ; fr. /-emnuc Cliim. Se dit d'un sel qui contient six fois autant d'oxyde de fer que d'acide.
SÉGESTE. ancienne ville delà Sicile septenlrio;-a!e, ealre l'aL-rm.' jl 'l'repani.
si-:go
■il
* SEGMENT s. m. fsè^'-man] Hat. scmnentum; de s-,co, je retranche). Géom! l>urliê d un cercle comprise entre un arc quelconque et sa
corde, qui o.il quelquefois appelée base du segment. Dans notre fig., Il partie du cercle comprise entre la corde A B et l'arc A C B est un segment de cercle. ~ Segment spiiicniQUE, so-
lide engendré par un
Pc-nicnt. segment de cercle tour-
nant autour de la partie du rayon qui passe par le milieu de l'arc. — Anat. Partie d'un organe distincte d'une autre partie bien que continue avec elle : les segments de la trachée.
• SEGMENTAIREadj. Didact Qui est formé de plusieurs segments.
SEGNERI (Paolo) [sé-nié'-n], prédicateur italien, né en 1624, mort en 169i. Jésuite missionnaire en Italie de IGCi à 1692, il devint prédicateur à la cour papale. Son Il Cristiano istruilo a été traduit en français (IS36, '6\ol.\.
SÉGO ou Ségou, ville principale du district de Bambarra (.Afrique occidentale», sur le ÎNiger, à 750 kil. au-dessus de Toiiibouctou, et à 200 kil. N.-E. de Bammako; ane. cap. du royaume de Ségou, dune grande importance stratégique.
SEGOBRIGES. Segohrigii. ancien peuple de la Gaule, qui habitait le territoire do Marseille avant l'arrivée des Phocéens.
SEGODUNUM. ville de l'Aqnilaine 1", dans la Gaule ; aujourd'hui Rodez.
SEGONZAC, ch.-l. de cant.. arr. et à 16 kil. S.-E. de Cognac (Charente) ; 2.103 hab. Segonzac se trouve au centre du pays ajipelé Champagne.
SEGGVIA fRio de), Cape River ou Va^inks, rivière de l'Amérique centrale, formant la frontière entre le Nicaragua cl le Honduras. Après un coursde 3oO à -^00 kil., le Rio de Segovia se jette dans la mer Caraïbe au cap Gracias à Dios.
SÉ60VIB (esp. Segovia'}. I, province de
l'Espai-'ne centrale, dans la Vieille-Casliiie; 7,027 kil. carr.; 1S3,000 hab.; montagneuse
SKGU
au S.-E. Elle est arrosée par les tributaires du Douro. Climat péiuTalement froid; sol très fertile. On v recolle lieaucoup de vin et de fruits. -- II, cap. de la province, .«ur rii;re-sma, à 93kil.N.-0. de Madrid; t.32,798 h. Une muraille démantelée l'entoure: ses rues sont étroites et tortueuses, bordées de hautes et vieilles maisons. Ségovie est surtout fameuse par son ancien A/carrn', ou château mauresque, qui sert d'école d'artillerie, et par son ma?nifique aqueduc attribué à Tra ! jan, avec 160 arches à deux L'aleries, dont trois ont plus de 100 pieds de haut. Le grand article de commerce est la laine, mais les industries qui s'y rapportent sont en décadence. Ségovie est antérieure à la conquête romaine.
■ SÉGRAIRIE s. f. Eaux et Forêts. Bois possédé par indivis ou en commun, soit avec l'Etat, soit avec des particuliers.
* SEGRAIS s. m. Eaux et Forêts. Bois séparé des grands bois, et qu'on exploite à part.
SEGRAIS (Jean Regnauld db), poète français né à Caen le 22 août 1624, mort le 2.S mars 1701. 11 a laissé un poème pastoral, Athis, et une tragédie, la Mort d'flippolyte ; il a donné aussi une traduction des Géorqiqucs et de ÏEntide de Virgile. Ses Poi'sies diverses (Amsterdam, 1723, 2 vol.) contiennent des Egtogues, gui eurent un grand succès lors de leur apparition. Il fut reçu à l'Académie française en 1662.
SE6RE, Sicoris, rivière qui est formée au pied du pic de Sègre (Pyrénées-Orientalesl, par la réunion de plusieurs ruisseaux, entre en Espagne et se jette dans l'Ebre (Espagne], après un cours de 240 kil.
SEGRÉ ch.-l. d'arr., a 36 kil. N.-O. d'Angers (Maine-et-Loire), sur la Verzée et l'Oudon; par 47° 41' 14" lat. N. et 3° 12' 35" long. 0.: 3,719 hab. Toiles, fil, chanvre, grains, bestiaux.
SÉGRÉGATIF, IVE adj. (rad. lat. segregare, partager;. Qui divise, qui sépare.
' SÉGRÉGATION s. f. (lat. seqregatio). Didact. Action par laquelle on met quelqu'un ou quelque chose à paît, on le sépare d'u.n tout, d'une masse.
SEGDE [sé-goué] (ital. segue, suis). Mus. S'emploie sur les partitions pour indiquer de continuer l'exécution de ce qui suit comme on a exécuté le passage précédent, bien que cela ne soit plus indiqué qu'en abrégé.
SÉGUIDILLE s. f. [.sé-ghi-di-ieu; Il mil], esp. bi'jiiidilUt). Genre de chanson espagnole. -- Air à tiois temps avec une ritournelle. — Danse exécutée sur cet air.
SÉGUIEfi. I. (Pierre), chancelier de France, né à Paris le 28 mai 1-588. mort dans la môme ville le 28 janvier 1672. 11 appartenait à une famille du Languedoc. En 1624, il devint président à mortier au parlement de Paris, et, en récompense de son dévouement, Louis XIII lui accorda les honneurs de la pairie et le titre de duc de Villeraor. 11 devint garde des sceaux en 1633 et chancelier en 1635. 11 perdit sa charge pendant les guerres de la Fronde. Louis XIV lui rendit les sceaux en 1656, et il les garda jusqu'à sa mort. Il fut l'un des premiers fondateurs de l'Académie française, dont il avait donné l'idée et le plan à Richelieu. — II. (Antoine- Jean-Mathieu, b.aron), dune autre branche que le précédent, né a Paris le 20 sept. 1768, mort dans la même ville le 3 août 1848. Il avait suivi son père daii> l'éinigration, revint en France après le 9 theiiiiidor, fut protégé par Cainbacerès, devint on 1SU2 commissaire prés le tribunal de la Seine et en 1810 fut nommé piemier président de la cour impériale de Paris. Il fut créé peu après baron