SEID
de rEinpire. Bien qu'il eût exprimé à l'empereur ses sentiments de dévouement inaltérable, il s'empressa, en 1814, de déposer aux pieds (le Louis XVIII l'hommage de sa fidélité à loule épreuve. Il en fut récompense par la pairie. Toutefois, il fit preuve d'impartialité et d'indépendance dans tous les procès politiques; et comme le garde des sceaux, Peyronnet, l'engageait un jour à prendre en mains les intérêts de l'accusation, ajoutant que c'était là un service qu'il lui demandait au nom du roi. « La cour, répondit Séy-uior. rend des arrêts et non pas des sei'vices. » La révolution de Juillet, non plus que celle de Février ne changea rien à sa situation et il mourut en laissant la réputation d'un magistrat intègre entre tous.
SEGUIN (Marc), célèbre ingénieur, né à Annonav, le 20 avril 1786, mort dans la même ville le 24 fév. 1875. Elève de son oncle, Joseph Montgolfier, il fit de rapides progrès. En 1824, il inventa les ponts suspendus en lil de fer; en 1829, il contruisil le premier chemin de fer français (de Saint- Etienne à Lyon); sa plus grande invention est celle des chaudières tubulaires qui ont donné aux locomotives toute leur puissance et toute leur vitesse. Séguin a été surnommé le Strpli.c7i:ion français.
SEGUR. I. iPhilippe-Henri, marquis de), maréchal de France, né a Paris en 1724, mort en 1801. 11 prit part à différentes batailles en 1746-'47 et perdit un bras, puis à la guerre de Sept ans, où il fut fait prisonnier. En 1763, il fut nonnmé inspecteur gégéral de l'infanterie. En 1780, il devint ministre de la guerre, et en 1783, maréchal. 11 donna sa démission en 1787. Le règne de la Terreur lui coûta la liberté et la fo"rtune. iNapoléon lui .-accorda une pension de 1,800 fr. — 11. (Louis-Philippe, comte de), son fils, historien, ne à Pans en 1753, mort en 1830. Il servit en Amérique (1782), devint ambassadeur à Saint-Pétersbourg en 1784, et fut un favori de Catherine II, pour le théâtre de laquelle il écrivit des pièces. Il fut ensuite envoyé à Berlin. En 1812, il entra au Sénat. Louis XVIII le fit pair; il revint néanmoins à Napoléon pendant les Cent-Jours. Ses œuvres, complètes en 33 vol. (l824-'30), sont surtout historiijues, avec 2 vol. de pièces de théâtre, et trois vol. de Mémoires. — III. (Philippe-Paul, comte de), Mis du précédent, historien né à Paris en 1780, mort en fév. 1873. .Napoléon lui donna des missions confidentielles, et le fit son aide de camp pendant la campagne de Russie (1812). En 1813, il contribua à "assurer le salut do l'armée à Hanau. Sous Louis-Philippe, il devint lieutenant général et pair. Son hlistoirc de Napoléon et de la Grande Armée pendant l'année 1812 (I8:'4. 2 vol.) l'entraina à de nombreuses controverses et à un duel avec le général Gourgaud. On a aussi de lui une Uisloire de Clmrlrs Vin (2' édit. 1842), continuation de i'IIistuire de France de son père; une Histoire de la liiissieet dePierre leGrand (1829, 2 vol.), Cinnpiiijne du général Macdonald dans les Grisons (18u2). — Sa biographie a été écrite par Saint-Kcné Taillandier.
SEIBOUSE ou Seybouse, Rubricatls, rivière d'Algérie; prend sa source au S.-E. de Conslantiiie et se jette dans la Méditerranée près de lîône après un cours tortueux de l.'JO kil.
* SEICHE s. f. Voy. Sèche.
SEICHES, ch.-l. de cant., arr. et à l'J kil.O. de Baugé (Maine-et-Loire); 1,936 hab.
SEID s. m. [sé-idd|. Mot arabe qui signifie
seigneur.
* SÉIDE s. m. [sé-i-de] (nom d'un personnage du Mahomet de Voltaire). Sectaire fanatique, aveuglément dévoué à un chef politique ou religieux.
■SKIG
SEIGLE s. m. [sé-gle]. Bol. Genre de t'raminccs hordéacées comprenant cinq espèces di! plantes dont l'une, le seigle cultivé {sccale crrcalc), cal une. sorlu de blé plus menu, plus long et plus brun que le froment ; tin sctier de seigle. — Se dit aussi du seigle avec la paille : une gerbe de seigle. — E.nxycl. Le seigle est une céréale que l'on cultive beaucoup dans les climats tempérés. Son origine est incertaine. De Candolle pense que l'on doit considérer comme son pavs nalal la coniree qui s'étend entre les Alpes et la mer
cultivé (Secale céréale).
Noire. La paille de seigle a souvent plus de valeur que le grain; aussi en prend-on un grand soin à la moisson. On s'en sert pour la literie, pour faire des liens et des nattes de jardinage, pour rembourrer les colliers de cheval et pour d'autres usages. En vert, le seigle est un fourrage précieux. Son grain donne une farine avec laquelle on fait un pain sain et léger; bien que moins nourrissant que le pain de froment, il fut en usage en beaucoup de localités. On sème quelquefois deux ou trois parties de froment avec une de seigle ; ce mélange, appelé méteil (bas lat. mistelhim, detnixtum, mêler), donne un pain plus nourrissant que celui que fournissent les froments de qualité inférieure. En Russie, on distille du seigle un alcool appelé quass; en Hollande, on l'emploie avec la drêche pour faire le genièvre ou gin, et en Angleterre et en Amérique on en fait du whisky.
SEIGNELAY [sè-nieu-lè ; gn mil.], ch.-l. de cant., arr. et a 13 kil. .N. d'Auxerre(Vonne); 1,235 hab. Ancien marquisat qui appartint à Colbert. (Voy. ce mot.)
* SEIGNEUR s. m. [sè-nieur; gn mil,] (lat. senior, VK/illard). Maître, possesseur d'un [i.iys, d'un Etat, d'une terre. Il est principalement d'usage en termes de jurisprudence féodale : seigneur souccrain. — Titre qu'on donnait à quelques personnes distinguées par leur dignité ou par leur rang, pour leur faire plus d'honneur : haut et puissant seigneur. (Voy. Monseigneur.) — Vivre en seignei'r, en GRAND SEIGNEUR, Vivre Sans rien faire et niagniliquenient. — Vêtu, logé comme un seigneur, très bien vêtu, très bien logé. — C'est un PETIT SEIGNEUR, Se dit d'uu homme qui allecte de l'importance, et qui n'en a point. — Par excell. Le Seig.neur, Dieu; et, iNotrk- Seignkub, Jésus-Christ. — Le Grand Seigneur, l'empereur des Turcs, le sultan.
SEIGNEURESSE s. f. Féod. Femme possédant un lief.
* SEIGNEURIAGE s. m. Droit qu'un souverain pi'. 'liait >ur la fabrication des monnaies : droit tlt' S' iijitiuirid'ji:.
' SEIGNEURIAL, ALE, AUX adj. Qui appartient au seigneur ; litre seigneurial. — Maison