‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 221 sur 639 · SEIN · texte numérisé non relu

SEIN

SEIGNEURIALE, maison affectée à l'habitation duseisneui- du lieu. — Qui donne des droits de seisneur ; tare sei'.iiieuiiatt:.

SEIGNEURIALEMENT adv. D'une manière seiffueuriak- ; coinine un seigneur.

* SEIGNEURIE s. ï. Uioit, puissance, autorité qu'un homme a sur la terre dont il est seigneur, et sur tout ce qui en relève : cette seigneurie avait de beaux droits. — Se dit quelquefois des mouvances, des droits féodaui d'une terre, indépendamment de la terre même : il x^endit .«« fen-e, et il s'en réserva la seigneurie. — Terre seigneuriale : il acheta une belle seigneurie. — En parlant de la république de Venise, se dit de l'assemblée de ceux qui avaient la principale part au gouvernement ; le doge accompagné de toute la seigneurie. — Titre d'honneur qu'on a donné à des personnes investies de certaines dignités, et, entre autres, aux pairs de France sous la Restauration : votre seigneurie. — Se dit quelquefois par plaisanterie à des gens avec qui l'on est familier : n'en déplaise à votre i<eigneurie.

SEILHAG, ch.-l. de cant. acr. et a Ukil. N.-Û. de Tulle (Corrèze); 2,082 hab. Aux environs, ancien château fort de Pissevache.

* SEIME s. f.[sè-me](lat.scf/men, segment). Art vêler. Fente qui se forme au sabot du cheval, et qui s'étend quelquefois depuis la couronne jusqu'à la pince. — Sf.ime qu.\rte, ousimpl. Sf.rME, celle qui affecte un des quartiers. — .Seime e.n pied de bœcf, celle qui partage le sabot par le milieu, et qu'on appelle autrement Soie.

'SEIN s. m. [sainj (lat. S)/ms). Partie du corps humain où sont les mamelles, et qui forme l'extérieur de la poitrine : il lui a plongé un poignard dans le sein. Il cach.mt un POIGNARD DANS SON SEIN, c'est-à-dire, dans la partie de son vêtement qui lui couvrait le sein. — Se dit, particul., des mamelles des femmes : cette femme a le sein découvert. — Chacune des mamelles : le sein droit, le sein gauche d'une femme. — Donner le sein a un ENFANT, lui donner à teter. — Partie où les femmes conçoivent, et OÙ elles portent leur fruit : Jusus-Christ fut conçu dans le sein de la Vierge. — Ecrit, sainte. Le seindAbraham, le lieu de repos où étaient les âmes des élus avant la venue de Jésus-Christ. — Théol. Le sein de la gloire, le séjour des bienheureux. — Fif.'. Lesein de l'Eglise, la communion de l'Eglise catholique : il est rentré dans le sein de l'Eglise. On dit aussi. Mourir dans le sein de l'hérésie. — Fig. Le sein de la terre, le sein de la mer, ce qui est au-dessous de la surface de la terre, de la mer : ouvrir le sein de ta terre pour en tirer des métaux. — Milieu : il est né au sein de l'opulence, des grandeurs.

.Vu faite du bonheur on pousse des soupirs. Et l'amertume naitd.ins le sein des plaisirs.

LoHGEPiBRRB, Medée, acte lU, se. ii.

— Esprit ou cœur de l'homme : il y a longtemps qu'il a conçu cette trahison dans son sein. — Porter quelqu'un dans son sein, le chérir tendrement. — S'est dit aussi d'un golfe principalement dans cette phrase, Le sein Persique. 11 a vieilli : Golfe est maintenant le seul terme en usage. — Encycl. Le sein de la femme peut être sujet à diverses affections: 1° mamelon trop court : on le fait former au moyen d'un bout de sein en caoutchouc ou d'une pompe, ou par la succion; 2° excoriations ou gerçures du mamelon; elles sont fréquentes chez les jeunes femmes qui ont la peau fine et qui allaitent pour la première fois. Ces gerçures causent de vives douleurs et peuvent être encore l'origine d'une inflammation du sein. On fait usage de pommade de concombre, de cold-cream, de beurre de cacao et surtout detalietas-collodion alterné avec la poudre de lycopode et de

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tannin. Si cela ne suflit pas, on cesse pendant quelques jours l'allaitement du côté malade; 3" eczéma du mamelon et de l'aréole; ce sont des croûtes particulières qui se forment autour du mamelon et qui laissent suinter un liquide pruriforme; elles sont souvent produites par le frottement de la chemise. Le traitement est loui: et souvent infructueux ; on fait d'abord tomber les croûtes au moyen do cataplasmes de fécule, puis on badigeonne les surfaces excoriées avec une légère solution do sulfure de potasse (o gr. pour 100 d'eau); on panse avec la pommade au calomel ou au goudron, ou on les cautérise avec lazotate d'urgent; 4° contusions de la mamelle. On les combat, suivant la violence du coup et l'âge de la malade, par les sangsues et les résolutifs (voy. Plaies contuses) ; o" inflammation et abcès du sein. Cette inUammation est plus ou moins profonde; elle débute par du gon- Uement, de la dureté, de la douleur, par une coloration rosée de la peau qui devient brûlante et tendue. On cherche alors à en obtenir la résolution par des frictions fondantes suivies de cataplasmes émollients tièdes (farine de lin, fécule, miel). Si l'on ne peut prévenir l'accès, il faut de bonne heure l'ouvrir par une ponction à la partie la plus déclive. Le pus peut fuser dans toutes les directions et donner lieu à des abcès multiples; 6° engorgement laiteux simple. C'est un gonflement dur et bosselé chez une femme qui allaite. On en favorise le dégorgement par la position, par une succion plus forte, en même temps qu'on emploie les .cataplasmes émollients, les dérivatifs intestinaux et les pommades fondantes s'il passe à l'état chronique. — Quant aux engorgements cancéreux, voy. Cancer.

SEIN (Ile de) Senn, lie de l'Atlantique, vis-à-vis la baie de Douarnenez, à 4 kil. 0. de la côte du Finistère ; par 48» 2' 39" lat. N. et 7° 12' 18" long. 0; yo7 hab. Beau phare. C'était jadis un sanctuaire mystérieux des droidesses.

' SEINE s. f. [sè-ne]. Pèche. Sorte de filet qui a souvent un sac dans son milieu, et que l'on traîne sur les grèves : pêcher à la seine.

SEINE, Sequana, l'un des grands fleuves de France; elle prend sa source au mont Tasselot, commune de Chanceaux (Côte-d'Or), à 445 m. au-dessus du niveau de la mer. D'abord petit ruisseau dont la pente générale est de 3 m. par kil., la Seine se grossit peu à peu, et sa penten'estplusque de i.5centim. par kil. Elle traverse successivement les dép. de la Côte-d'Or, de l'Aube, de Seine-et-Marne, de Seine-et-Oise, et pénètre ensuitesur le territoire de celui de la Seine, aux environs de la petite ville de Choisy-le-Roi qu'elle baigne. Ses eaux, encore pures, ne tardent pas à entrer, un peu au-dessous de Charenton, dans la capitale, qu'elle sépare en deux villes distinctes. Elle s'y divise en deux bras et y forme plusieurs îles, aujourd'hui réunies en deux seulement : îles Saint-Louis et Cité. Elle reprendalors son cours en un seul lit, incline vers le iN.-O., et soi't, impure et troublée, de Paris; elle revient vers le S.-E., limite le dép. et pénètre définitivement sur le territoire de celui de Seine-et-Oise, au-dessus de Chatou. Elle passe ensuite dans ceux de l'Eure et de la Seine-Inférieure, pour se jeter dans la Manche, entre le Havre etHonlleur. A vol d'oiseau, son cours estde 400 kil., mais ses méandres l'allongent jusqu'à 800 kil. Des canaux la font communiquer à la Loire, à la Saône, au Rhône, à l'Escaut et a d'autres rivières. La Seine arrose :Châtillon-sur-Seine, Bar-sur-Seine, Troyes, Romilly-sur-Seine, iNogent-sur-Seine,Montereau, Melun, Corbeilj Paris, Saint-Denis. Saint-Germain, Poissy, Meulan, Mantes, 'Vernon, Ponl-de-l'Arche, Elbeuf, Rouen, Caudebec, Lillebonne et Quil-

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