SESS
travaux exécutés, peut en outre prononcer les peines applicables en matière de grande voirie (L. 10 juillet 1851 ; Décr. 10 aoiM I8,';3) » (Cu. Y.)
SERVIUS TULLIUS [ser-viuss tul-liussl sixième roi de Rome; régna de b78 à hû av. J.-C environ. Ilajouta à la citélesmonts Viminal, Esquilin etQuirinal. divisale peuple en tribus, classes et centuries, et fit une nouvelle constitution qui était destinée à donner l'indépendance politique aux plébéiens. L'intérêt qu'il leur portait éveilla la jalousie des nobles, et il fut assassiné à l'instigation de son gendre, LuciusTarquin. Une grande partie de son histoire est fabuleuse.
SERVOMOTEUR s. m. Mar. Appareil qui sert à diriger le mouvement d'un moteur : servomoteur Farcot.
SERVUM PECUS loc. lat. tirée d'Horace et qui signifie Troupeau serviie. Cette expression désigne les flatteurs, les courtisans et les plagiaires.
' SES pi. de l'adj. possessif Son, sa. Voy. Ces mots.
■ SESAME s. m. [sé-za-mej(lat. sesatnum). Bot. Genre de bignoniacées, comprenant plusieurs espèces de plantes herbacées, annuelles, qui croissent dans les régions tropicales des deux hémisphères. Le sésame oriental (sesamiun okiferum], cultivé en Egypte et dans le Levant, est une plante à Ueurs blanches ponctuées de pourpre, dont les graines, un peu plus grosses que celles du millet, sont alimentaires, et fournissent une huile bonne à brûler : la farine de graine de sésame sert à faire de la bouillie, des galettes; l'huile de sésame entre dans la fabrication du savon. — SÉSAME, ouvBE-Toi, sc dit provorblal. et par allusion à un conte des Mille et ime Nuits, de paroles dont on attend un eflet magique, qui doivent triompher de quelque obstacle, de quelque difliculté grave.
' SESAMOÏDE adj. m. Anat. Se dit de certains petits OS que l'on a comparés à la ^'raine de sésame, et qui se trouvent dans les extrémités de quelques tendons : os sésamoides.
' SESELI s. m. [sé-zé-li]. Bot. Genre d'oiubelluèies sésélinées, dont l'espèce française, le séséli de Marseille (seseti tortuosum), très commun aux environs de Marseille, porte une graine longue et acre, employée dans la composition de la thériaque.
SESÉLINÉ, EE adj. Bot. Qui se rapporte au seseii. — s. f. pi. Tribu d'ombellifères ayant pour type le genre séséli et comprenant, en outre, les genres a;nanthe, fenouil, livèciie, bacile, etc.
SÉSOSTRIS [sé-zoss-triss]. Voy. Egypte.
SESQUI [sèss-kui], préfixe qui signifie une fois et demie et qui entre dans la formation d'un grand nombre de mots.
• SESQUIALTÈRE adj. Malhéraat. Se dit de deux quantités dont l'une contient l'autre une lois et demie ; nombres sesijuialtères.
SESgUIBASIQUE adj. (préf. sesqui; fr. basique). Chim. 5)e ait d un sel contenant une foI^ et demie autant de base que le sel neutre correspondant.
• SESSILE adj. [sèss-si-le] (lat. sessilis}. Se dit des parliesquisontimmédiatemeiit fixées et comme assises sur celles d'où elles naissent, qui ne sont point portées par un pédicule, par un pétiole, etc. : feuilles sessiles. — S emploie quelquefois, dans un sens anal., en termes de zoologie.
• SESSION s. f. [sè-si-on] (lat. sessio). Temps pendant lequel un corps délibérant est assemblé: session annuelle, — Séance d'un concile : la première session. — Article qui renlerin : les décisions publiées aaus lu séaucu du concile.
SÉTO
* SESTERCE s. m. (lai. scsterlius). Antiq. | roiu. Monnaie d'arpent qui faisait originairement le quart d'un denier, et valait deux as et demi. C'est ce qu'on appelle Petit sesterce, pour le distinguer du Grand sesterce, qui était une monnaie idéale, comme le talent chez les Grecs, la livre sterling chez les Anglais, la livre tournois en France. Le grand sesterce valait mille petits sesterces. — En- CYCL. Le sesterce monnaie d'argent romaine, était le quart du denier, et il valait lui-même deux as et demi , d'où le nom de sesleriius. Sa valeur, calculée suivantle poids des divers types que l'on a recueillis au musée de l'hôtel dc.^ Monnaies de Paris, a varié de 1o à28 centimes de notre monnaie, pendant l'espace compris entre l'an 513 et l'an 707 de la londation de Rome. En effet, le denier, qui égalait quatre sesterces, avait une valeur de 1 fr. 12 au temps de Jules César, de 1 fr. 08 sous Auguste, de 1 fr. sous Tibère, de i fr. 05, sous Claude, de i fr. Oi sous Néron, et de 1 fr. à l'époque des Antonins.
SESTOS ou Seslus [sess-toss; sess-tuss].
Dans l'antiquité, la ville principale de la Chersonèse de Thrace (auj. presqu'île de Gallipoli) sur l'Hellespont, à 2 kil. environ et en face d'Ahydos. Elle doit surtout sa célébrité à l'histoire romanesque de Héro et de Léandre; Héro était prêtresse du temple de Vénus, à Sestos. On appelle aujourd hui ce lieu Yalova.
SÉTACÉ, ÉE adj. (rad. lat. seta, soie de cochon). Hisl. nat. Se dit de tout organe qui a la forme d'une soie, d'un poil de cochon.
SÉTEUX, EUSE adj. (lat. seta, soie de cochon). Bot. Qui est garni de poils rudes.
SETH, un des (ils d'Adam et d'Eve. 11 moiiint à 1 âge de 912 ans, d'après la Bible.
SÉTICÈRE adj. (lat. S6'<a, soie; gr. keras, corne). Crust. Qui a les antennes en forme de soie.
SÉTICORNE adj. (lat. setus, soie; fr.
corne). Entom. Qui a les anteunes en forme de soie.
' SETIER s. m. (lat. sextarius). Ancienne mesure de grains ou de liqueurs, diUërente selon les lieux : un sctier de blé. — On entend communément par Demi-setieb, la moitié d'une chopine. — Un setikh de terre, autant de terre labourable qu'il en faut pour y semer un setier de blé.
SÉTIF, Sitifis, ch.-l. d'arr. et de subdivision militaire, prov. et à 156 kil. O.-S.-O. de Constantine (Algérie), sur un plateau à 1.070 m. au-dessus du niveau de la mer; 16.001 hab., dont 2,660 français. Rues bien alignées; superbe mosquée; territoire fertile et climatsalubre. Très importante sous la domination romaine, la ville de Sitifis donna son nom (Sitifensis) à la Mauritanie. Elle a été détruite par les Vandales, et de ce brillant passé, il ne reste plus que quelques ruines. Les Français s'en emparèrent en 1839.
SÉTIFÈRE adj. (lat. seta, soie; fero, je porte). Uist. nat. Qui porte des soies.
SÉTIFORME adj. (lat. seta, soie ; fr. forme). Qui a la lorme de la soie.
SÉTIGÉRE adj. (lat. seta, soie; gero, je porte). Qui porte une ou plusieurs soies.
•SÉTON s. m. (ital. se<one; du lat. seta, soie). Petit cordon lait de plusieurs fils de soie ou de coton, ou petite bandelette de linge, effilée sur les bords, dont on se sert dans plusieurs opérations de chirurgie, en les passant au travers des chairs, pour y déterminer ou y entretenir un écoulement d'humeurs : on lui a ap^/liqué un selon au cou pour détourner la fluxion qui lui tombait sur les yeux. — Exutuiie même qu'on entretient au moyen du selon.
SlîVE
SÉTOPHAGE s. ni. (lat. cetonia, cétoine: gr. phiii/n. ji mange). Ornilh. Genre de gobe-uiouchc-, comprenant pliH'ciirs espèces
Selophag.-irutk-il;!i,
américaines. Le sétophage des Etats-Unis {setophaga ruticilla] est un joli oiseau sans cesse en mouvement à la recherche des insectes et des larves.
SÉTUBAL [sé-tou-bal], ou Saint-Ubes, ou
Saint-Elbes, setobriga, ville de i'Eslraniadure (Portugal), sur une baie, à 31 kil. S.-E. de Lisbonne; 2i,0t)i!hab. C'est là qu'on fabrique le sel, bien connu dans le commerce sous le nom de saint-ubes. On exporte des sardines, les fruits particuliers au midi, des vins de moscatel, et du liège.
* SEUIL s. m. [seul; l mil.] (ilal. soglio). Pièce de bois ou de pierre qui est au bas de l'ouverture de la porte, et qui la traverse : il était sur k seuil de la porte.
' SEUL, EULE adj. (lat. solus). Qui est sans compagnie, qui n'est point avec d'autres -.je l'ui trouvé seul. — Fig. Vivre skul dans le MONDE, ÊTRE SEUL sURLATERRE, n'êlreuni à personne parles liens delatioclion, de l'amitié, vivre dans l'isolement. — Cela va tout seul, sans diiricullé. — Un malheur ne vient jamais tout seul. — Mus. Voix seule, voix qui n'est point mêlée à d'autres, qui chante pendant que les autres se taisent. — Unique : un seul Dieu. — La seule pensée de cette action est criminelle, la simple pensée de c-ette action est criminelle. — Subslaiitiv. Le gouvernement d'un seul, la monarchie absolue. On dit de même, Le pouvoir, l'autorité d'un seul.
* SEULEMENT adv. Rien de plus, pas davantage ; ji' vous demande seidemtnt votre parole. — S'emploie aussi dans quelques autres acceptions : Cet homme, que l'on disait mort, n'a pas seuleue.nt été malade, n'a pas même été malade." Le courrier est AiiRivÉ seulement d'aujourd'hui, le Courrier n'est arrivé que d'aujourd'hui. — Non seulement loc. adv. (Voy. Non.)
" SEULET, ETTE adj.,dimin. de Seul. N'est plus L'uère en usage que dans de petites chansons pastorales: je n'irai plus uu bois
seutclte.
SEURRE, Sarrogium, Surugium, ch.-l. de caut., arr. et à 2o kil. E. de Beaune (Côted'Or), près de la Saône; 2.329 hab.
SÉVASTOPOL. Voy. Sébastopol.
* SÈVE s. f. (lat. «apa, jus). Humeur nutritive qui se répand par tout l'arbre, par toute la plante, et qui lui fait jiou.ssur dos Ueurs, des feuilles, de nouveau bois : la sève de mars. — Arbre en sève, arbre dans lequel la sève fermente, circule avec force : Une finit pus couper les arbres quand ils sont en l'évi'. — Certaine lorce, certaine vigueur qui est daaslevin, et qui le rend ugréahle : ce vin