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France, et en I7<i9, les Français établirent la république parthénopéenne à la place du royaume deNaples. Ferdinand, toutefois, ne tarda pas à être restauré. Il garda la Sicile, grâce à l'appui de l'Angleterre ; mais pour le punir d'avoir violé le trailé de Paris de ISOI, Napoléon déposa les Bourbons, et donna le trône de Naples à son frère Joseph (l^oe), puis à .Murât i 1808). Après la chute de Murât (181o), Ferdinand fut restauré de nouveau, et le 12 déc. ISlIi, prit, sous le nom de Ferdinand 1*"^, le gouvernement du royaume uni des Deux-Siciles. Le soulèvement, dirigé par Pepe en 1820, l'obligea à adopter la constitution libérale espagnole de 1812, mais l'Autriche l'aida à la supprimer. Le règne deson fils, François I" (1821-'30], fut remarquable par sasoumission à l'Autriche. Les excès tyranniques de Ferdinand H, fils et successeur de François 1" (1830-'o9) soulevèrent l'esprit national; son fils, François 11, ne s'en montra pas moins également despotique. En 1860, Garibaldi conquit la Sicile, et, à son approche, François s'enfuit de Najiles à Capoue, où il réunit une armée, qui se rendit avec la place le 2 nov. Les Deux-Siciles furent fondues dès lors dans les Etats de Victor-Emmanuel. La luite de François I" de Gaëte et la reddition de cette forteresse, le 13 fev. 1861, enlevèrent les derniers obstacles qui s'opposaient à I unité nationale, etViclor-Emmanuel reçut, le 26 fév., le titre de roi d'Italie.
SICILIEN. lENNE s. et adj. De la Sicile ; qui anpartienl à cette île ou à ses habitants. — Vêpres Siciliennes, nom donné k l'assassinai des Français, qui fut perpétré par le peuple de Sicile, api es avoir été commencé à Palerme, dans l'après-midi de la journée de Pâques (30 mars 128^), à l'heure des vêpres, et qui se continua, dans l'ile entière, pendant plusieurs semaines. D'après les légendes lo-* cales, les soudards français, au lieu de sanctifier le jour de Pâques, s'étaient enivrés pendant la matinée; l'un d'eux, nommé Droehet, aurait insulté une jeune mariée qui se rendait à l'église. Aussitôt les habitants, qui, par parenthèse, se préparaient depuis longtemps à ce inassacre, se précipitèrent sur leurs ennemis désarmés et sansdéfiance. 200 Français furent égorgés en quelques minutes; pas un ne put se défendre. Celte Saint-Barthélémy se répandit dans toute la Sicile, et 8,000 Français furent traîtreusement mis à mort. — La vérité sur ce massacre, la voici : A l'instigation de Pierre 111 d'Aragon et de son agent, le moine Procida (voy. ce mot), le peuple sicilien avait préparé une insurrection pour le jour de Pâques. Le Français Drochel, moins confiant que ses compatriotes, s'aperçut qu'une troupe d hommes et de femmes se dirigeant vers une église, portait des armes cachées; il s'approcha de la première femme, habillée en mariée, et lui fitobserver en termes très brusques, que l'on distinguait la forme d'un poignard sous sa robe; il tomba aussitôt percé de coups; et les Vêpres Siciliennes commencèrent. Après ce lâche égorgement, Pedro parvint, sans difficulté, à s'emparer du trône de Sicile, que Charles d'Anjou occupait légitimement. Cette honteuse exécution de gens surpris et désarmés, marqua l'heure où la Sicile disparut de l'histoire en tant que peuple et tomba sous le joug sanglant de l'Espagne. Six siècles plus tard, le roi Humbert, devenu souverain de l'Italie entière, grâce à l'appui de la France, ne trouva pas, dans toute l'histoire monarchique de son pays, de date plus glorieuse, et le jour de Pâques est devenu la fête nationale de son royaume.
* SICUjIQUE s. m. (lat. sicilicus; de Skilia, Sicile). Puids de droguiste, qui pèse un sextule et deux scrupules.
SIC ITUR AD ASTRA loc. lat. qui signifie ; Ainsi l'on monte aux astres, et que l'on em-
STDE
ploie fig., pour dire : Ainsi l'on parvient à ta
gloire.
' SIGLE s. m. (hébr. shekel, poids). Unité de poids, chez les anciens Hébreux, et, par .^uite unité de monnaie en usage particulièrement chez les Hébreux : on dit que le sicle du sanctuaire était plus pesant que te sicle commun. La plus ancienne monnaie connue de cenora, le sicle d'argent de Simon Macchabée, valait de 2 fr. 50 à 3 fr. 12 c. Le sicle d'or pesait un peu plus de la moitié du sicle d'argent, et valait environ 20 fr.
* SICOMORE s. m. Voy. Sycomore.
SIC TRANSIT GLORIA MUNDI loc. lat. qui
signifie : Aiiifi passe la gloire du monde.
SIC vos NON VOBIS loc. qui sig.iifie. Ainsi vous non pour vous et que l'on emploie, fig., pour dire que ce n'est pas toujours celui qui travaille qui en reçoit la récompense. Ces mots sont le commencement de 4 vers que Virgile écrivit à Auguste :
Sic vos non vobis nidificatis, aves ; Sic vos non vobis veliura ferUs, oves ; Sic vos non voàis meilificatis, apes; Sic vos non vobis fertis aratra, boves.
vers que l'on a traduits ainsi :
Ainsi, mais non pour lui, l'agneau porte sa laine; Ain>i. mais non pour lui, le bœut creuse la plaine; L'oiseau bâtit son nid pour d'autres que pour lui ; Et le miel de l'abeille est formé pour autrui.
SICYONE (auj. Vasilika., l'une des plus anciennes cités de la Grèce, dans le Pélopoiièse; elle était primitivement dans une plaine près du golfe de Corinthe ; mais elle fut rebâtie par Démétrius Poliorcète sur une colline entre l'Asopus et l'Heiisson, à 10 kil. N. 0. de Corinthe environ. On appelait son territoire la Sicyonie. Ce fut longtemps le centre de l'art grec ; l'école de Sicyome était célèbre et le goût des habitants dans le costume servait de modèle à toute la Grèce.
SICYONIEN, lENNE s. et adj. De Sicyone; qui a[ipaitient à cette ville ou à ses habitants.
•SIDÉRAL, ALE adj. (lat. sideralis; de sidus, astre). Astron. N'est guère usité que dans ces locutions : Révolution sidérale, retour à la même étoile; Jour sidéral, temps de la révolution de la terre, d'une étoile à la même étoile, par son mouvement diurne; et. Année sidérale, temps de la révolution de la terre, d'une étoile à la même étoile, par son mouvement annuel. — Intervalle compris entre les retours successifs de la terre dans la même position hélioeenlrique parmi les étoiles fixes; période dans laquelle la terre, vue du centre du soleil, semblerait avoir l'ail le tour du cercle de l'écliptique. Si l'on considère la route de la terre sans avoir égard à sa direction ni à la forme de de notre globe, on peut établir le rapport de son mouvement avec le soleil comme centre et avec la sphère étoilée qui l'enveloppe. Supposons une ligne tirée du centre de la terre jusqu'au soleil et prolongée dans la sphère étoilée, cette ligne tourne dans l'espace comme l'aiguille d'un immense cadran, dont le soleil forme le centre; et le temps qu'elle met à faire une révolution complète se nomme année sidérale. Celte période n'est pas absolument constante, parc ■ que la terre est exposée àl'intluence perturbatrice des autres planètes. Sa valeur moyenne eslde 163 jours, 6 heures, 0 minutes, 9 secondes et 6 dixièmes de seconde.
SIDÉRANT, ANTEadj. Qui produit la sidération ; qui influe sur la santé.
SIDÉRATION s. f. Influence attribuée à un astre sur la santé où la vie d'une personne.
SIDÉRIQUE adj. Qui vient des astres.
SIDÉRSIME s. m. Culte, adoration des astres.
SIDÉRITE s. f. (lat. sideritis, aimant).
SIDI
Nom que les anciens donnaient à l'aimant ou minerai spathiqtie.
' SIDÉRITIS s. m. Voy. Crapaudine.
SIDÉRO, préf. formé du pr. sidéros, fer, et qui désigne le fer, dans un certain nombre de mots.
SIDÉROGRAPHIE s. f. Ail de graver sur fer ou sur acier.
SIDÉROSE s. f. Fer carbonate spathique.
SIDÉROSTAT s. m. {lai-sidus, étoile; stare, s'anêlei). Appareil construit par Léon Foucault, peu de jours avant sa mort (1868), pour observer la lumière des étoiles de la iiif me manière que la lumière du soleil peut être observée par la chambre obscure. Le sidérostat se compose d'un miroir mO par un mouvement d'horlogerie et d'un objectif fixe pour concentrer les rayons dans un foyer.
SIDI-BEL- ABBÉS, oh.-l. d'arrond., prov. et à 82 kil. S. d'Oran, sur l'oued Meheria; "f, 887 hab.. dont 6,950 Fran.;ais. Territoire très fertile. Sidi-bel-Abbès, créé en 1849, a pris une rapide extension.
• SIDI-BRAHIM, village situé à 15 kil. S. de Djemma-Ghazaoual (prov. d'Oran) et tristement célèbre par le massacre de la colonne du commandant de Montagnac, le 22 sept. 184Ï. (Voy. Algérie.)
SIDI-CHEIKH (El Abiodh), oasis et groupe de cinq qçour du Sahara oranais (Algérie), sur l'oued el Abiodh ou oued Gharbi , a 861 m. d'ail.; par environ H" o8' de lat. N. et <» i.ï'de long. 0.; en ligne droite : à 90 kil. S.-S.-O. de Géryville et à 242 kil. S.-O. de Laghouat. Lieu "de pèlerinage très fréquenté et en même temps l'un des principaux marchés du Sahara oranais. Les qçour sont groupés autour des ruines de la qoubba qui abritait le tombeau de Sidi Abd-el-Qader ben Mohhammed, surnommé Sidi Cheikh, l'un des plus grands saints de l'islam. La qoubba fut détruite, le 2.5 août 1881, par M. le colonel Cûlonieu, commandant dune colonne expéditionnaire, et les cendres du marabouttransportées à Géryville. (Vov. l'article ci-après). " V. L.
SIDI-CHEIKH (Oulad), puissante famille de marabouts et tribu nomade du Sahara oranais dont l'aire de parcours s'étendait, avant la conquête française, principalement entre l'oued Gharbi et l'oued Seggueur, depuis les sources de ces rivières, au sud de Géryville jusqu'au 32» degré de lat. N. Les qçour de cette régionleurappartenaientou leurétaient tributaires. Leur intluence religieuse s'exerçait dans le Tell oranais et dans le Sahara algérien et marocain depuis Laghouat et Ouargla jusqu'au Touàt et au Talilalt. Leurs tentes se distinguent de celles des autres Arabes par une toull'e de plumes d'autruche qui les surnionte. Chacun d'eux porte, dit-on, la grâce et la bénédiction de Dieu dans les plis de son burnous. — Les Oulad Sidi-Cheikh prétendent descendre de la tribu des Koréîch et avoir pour ancêtre Bou Beker-es-Çadiq, beau-père du Prophète. Un descendantde Bou Beker, chassé de Tunis vers la fin du xiii« siècle, se dirigea vers le S.-O. et alla se fixer au lieu où s'élèvent aujourd'hui les qçour d'El Abiodh. Il laissa trois fils ; le dernier, Sidi Mohhammed ben Slimann, donna le jour à Sidi Abd-el-Qader ben Mohhammed qui, le troisième de cinq enfants, fut néanmoins, à. la mort de son père, considéré comme le chef de la famille. On lui attribue des miracles dès le sein de sa mère. A [leine adolescent, il se mit à parcourir le Maghreb et à étudier dans les écoles les plus renommées du pays. Instruit, éloquent, humain et hospitalier, animé d'une foi profonde et d'un grand amour de la justice, sa réputation ne tarda pas à s'étendre au loin. Un
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grand nombre de familles, chassées des contrées onviiiinnantes par l'injustice et le manque de si'curité, vinrent s'établir sous sa protection. Le pays qu'il habitait fut alors appelé Btii'i cl Hhaqq (pays de la vérité) et sous le nom de Sidi Cheilih (vénérable seigneur), que lui décerna la reconnaissance publique, il en fut le chef incontesté. Pris pour arbitre dans toutes les causes, sa fortune, quoique considérable, se trouva insuffisante pour assurer l'hospitalité à ses nombreux clients; ce qi:e voyant, les tribus circonvoisines se cotisèrent pour augmenter ses ressources : ce fut l'origine du tribut volontaire que les nomades sahariens ont payé, jusqu'à nos jours, à ses descendants. Sidi Cheikh fut enseveli à El .\biodh oi!i son tombeau devint un but de pèlerinage très fréquenté. 11 laissa, dit-on. dix-huit fils. L'aîné, Sidi El-Hhadj bou Ahhous, hérita de son autorité religieuse; mais le sage marabout, craignant que de trop grandes richesses ne corrompissent sa descendance, confia à des esclaves qu'il avait affranchis et pour lesquels il avait fondé la zaouia des Abid Sidi Cheikh, le soin de l'administrer et d'en distribuer les revenus aux pauvres. El Hhadj bou Ahhous s'inspira des vertus de son père el se fit également une grande réputation de justice et de sainteté. 11 laissa neuf enfants; mais trouvant l'aîné trop jeune pour commander, il transmit l'autorité à son frère Sidi El Hbadj Abd-el-Hhakem ; celui-ci, en mourant, la restitua à son neveu Sidi El Hhadj Ed-Dine; mais son propre fils aîné, Sidi Slimann, soutenu par un assez grand nombre depaitisans, prétendit lui succéder; de là la division des Oulad Sidi-Cheikh en deux fractions : les Gharaba (Occidentaux) qui se retirèrent à l'O. avec Sidi Slimann, et les Cheraga (Orientaux) qui demeurèrent fixés autour d'El Abiodh, sous Tautorilé de Sidi El- Hhadj Ed-Dine. Les successeurs de ce dernier jusqu'à l'invasion française furent: Sidi Cheikh ben Ed-Dine, Sidi El-Arbi Moulay-EI- Hhofra, Sidi Bon Beker ben Sidi El-.\rbi, surnommé Et Kébir (l'aîné). Sidi El Arbi bon Bou Beker et Sidi Bou Beker ben Sidi El- Arbi, surnommé Es Cerhir{le jeune). — A ce dernier succéda son fils, Sidi Hhamza ben Sidi Bou-Beker, qui lutta avec l'émir Abd-el- (Jader contre l'invasion française. 11 parut se soumettre à la chute de l'émir (23 déc.t847), mais sans vouloir entrer en relations directes avec les vainqueurs. En 18.Ï2, le général Pélissier l'obligea néanmoins à se rendre à Oran, où il resta six mois; il reçut ensuite le titre de khalifa du Sud, et exerça son commandement sous la surveillance d'un officier français installé à Géryville, poste nouvellement créé; mais Sidi Slimann ne cessa point de nourrir contre nous une haine profonde; il le prouva plus d'une fois après sou retour dans le Sahara, en faisant piller les tribus soumises. Cependant il n'osa pas se révolter ouvertement, parce que sa famille et ses trésors étaient retenus en otage à Breziua. En lSo3, il combattit le chérif Mohhammed ben Abd-Allah, le défenseur de Laghouat, qui s'était réfugié à Ouargla, s'empara de cette ville (23 déc.) el obligea le perturbaleur à chercher un refuge au Tidikelt; mais il agit bien plus dans l'intérêt de sa propre cause, et dans le but de se défaire d'un concurrent politique et religieux que par dévouement pour la France. Mohhammed ben Abd-Allah ayant repris l'offensive en 1860, Sidi Bou Beker, fils et héritier de Sidi Hhamza, défit ses partisans el finit par s'emparer de sa personne après une longue poursuite à travers les dunes. A Sidi Bou Beker succéda, en 186), tant comme bach-agha des Oulad Sidi- Cheikh que comme khalifa du Sud, son frère, Sidi Slimann ben Hhamza, homme riche, fier et courageux. Le chef du bureau arabe de Géryville ayant, en 1864, fait bâtonner un de ses secrétaires, Sidi Slimann
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fut lui même menacé de la bastonnade et reçut un soufflet pour avoir voulu s'opposer à l'e.véculion. Blessé dans sa fierté, il se révolta et marcha sur Géryville à la tête de nombreux partisans. Le colonel Beauprêtre, commandant du cercle de Tiaret, s'étant porté à sa rencontre avec une poignée d'hommes, se laissa surprendre, le 8 avril, à l'Ain Bou- Beker; comme il sortait à la hâte de sa tente, il se trouva en présence de Sidi Slimann qui lui brisa l'épaule d'un coup de pistolet. Le colonel expirant eut encore la force de tuer son adversaire ; mais sa troupe fut entièrement massacrée. — Sidi Mohhammed ben Hhamza, frère de Sidi Slimann, prit la direction de la révolte. Tous les Oulad Sidi- Cheikh, les Laghouatis et d'autres tribus répondirent à son appel; l'insurrection gagna le Tell algérien, où la grande tribu des Fliltas se souleva également sous la direction de Si El Azreg. Le général Deligny battit les rebelles le 12 mai 1864, dégagea Géryville menacée, puis marcha sur le qçar de Stitten, qu'il détruisit. Sans renoncer à la lutte, Sidi Mohhammed ben Hhamza s'enfonça dans le déseil où il fut bientôt rejoint par son lieutenant Si Lalla. Les rebelles revinrent sur notre territoire dans les derniers jours de septembre 1864; le général Jolivel , qui s'était porté contre eux avec des forces insuffisantes, essuya un échec le 30 septembre; mais renforcé, le 11 octobre, par le général Legrand, il défit complètement Si Lalla à Kas-el-Mâ. Le 4 février suivant (1865), le général Deligny, surprenant à son tour les insurgés à Gâret-Sidi, tua Sidi Mohharamel ben Hhamza, et obligea Si Lalla à s'enfoncer plus avant dans le désert. Sidi Qaddour ben Hhamza. frère de Sidi Muhhammed et son successeur, continua la rébellion avec l'aide de Si Lalla; celui-ci ayant réussi à entraîner les Châamba, tribu belliqueuse d;; rOuargla, remonta vers le Tell en lévrier 1866; le lieutenant-colonel de Sonis sortit do Laghouat à la tête d'une colonne légère, le battit le 25 mars et dispersa'ses contingents. En 1867. pendant la famine, Sidi Qaddour et son lieutenant renouvelèrent vaineinentleurs attaques. En 1869, ils envahirent le djebel Amour et s'avancèrent jusqu'à Tagguine, sur le haulChéliff'; maisilsfurentdéfaits lel^''février par le colonel de Sonis, et de nouveau refoulés. En 1870, lesOulad Sidi-Cheikh ayant armé contre nous plusieurs tribus marocaines de la frontière, les généraux de VVimpfl'en el Chanzy marchèrent contre eux et les défirent, le"l4avril,à Baehariat, sur l'oued Gliir. Plusieurs tribus se soumirent aussitôt; les autres se réfugièrent dans le qçar d'.Vin- Châïr et durent se rendre à discrétion, le 26 avril, après la prise de l'oasis. Sidi Qaddour et Si Lalla qui s'étaient, comme toujours, réfugiés dans le désert, reprirent l'offensive dans l'Ouest pendant la guerre francoallemande, en 1871, tandis que, de son côté, le faux chérit Bou Choucha s'emparait d'Ouargla et de Touggourt. Ils furent encore battus à Mégoub, le 23 décembre, par le général Osmont, el de nouveau refoulés dans le Sahara. Sidi Qaddour, toujours vaincu mais jamais dompté, se mit, pour se procurer des ressources, à pressurer les qçour du Sahara oranais; on parlementa avec lui au lieu de lui donner la chasse ; son arrogance s'en accrut. L'occupation d'El Goléah, en 1873, ne gêna nullement ses opérations. En décembre 1879, il rhazia le qçar de Brezina, au sud de Géryville, et puise retirer sans être inijuiété, tandis que son frère. Sidi Hhamza ould Bou- Beker, allait impunément enlever des troupeaux jusqu'aux portes de Touggourt. — Ou accuse les Oulad Sidi-Cheikh d'avoir été les instigateurs du massacre de la seconde mission Flatters, en 1881. Notre avis est que leur iiiUuence ne s'est guère exercée qu'a l'égard de la mission Pouyannc, qui opérait en 1880,
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dans le Sahara niarocain.il n'en est pas moins profondément regrettable que le massacre de la mission Flatlers soit, jusqu'à présent, resté impuni. — En ISS! et 188 J, une nouvelle insurrection, co'incidant avec la prise de la Tunisie, troubla le Sahara oranais. Un aventurier du djebel Amour, Bou .\inena, leva l'elendard de la révolte et réussit à entraîner plusieurs tribus nomades. Des officiers, des soldats, des travailleurs isolés, furent massacrés. Le colonel Innocent!, envoyé contre les rebelles, essuya même une sorte d'échec qui augmenta leur audace. Les Oulad Sidi-Cheikh ne jouèrent, dans celte circonstance, qu'un rôle assez effacé. Ils ne pouvaient, sans compromettre leur dignité et leur prestige, marcher sous les ordres d'un roturier; de son côté. Boa Amena, maître un moment du Sahara oranais, n'entendait pas rétablir, dans ce pays, une autorité rivale qui bientôt eût éclipse la sienne. Les fils de Sidi Cheikh durent donc opérer séparément et pour leur propre compte; mais confinés dans le Sahara marocain, affaiblis par leuis propres divisions et sans action sur leurs anciens sujets algériens, maintenant pleins d'enthousiasme pour leur nouveau chef, ils essayèrent vainement d'entraîner les tribus de leur voisinage; celles-ci furent retenues par les autorités marocaines et surtout par les chéril's d'Ouazzane, amis de la France, qui, eux-mêmes, ne se souciaient nullement de voir leurs concurrents religieux se faire une clientèle dans les contrées de leur obédience, et y prendre de l'intluence à leurs dépens. Us n'avaient donc pu faire, sur notre territoire, que quelques incursions sans importance, lorsque le colonel Colonieu, commandant l'une des colonnes envoyées dans le Sud, arriva à El Abiodh le 2,ï août 1881. Dans le double but de frapper l'imagination des rebelles et de supprimer un centre de fanatisme, il fit détruire la qoubba de Sidi Cheikh après avoir soigneusement recueilli, dans une caisse, les ossements du saint. Les précieuses reliquesfurenl placées sur le dos d'un chameau richement caparaçonné et transportées, avec beaucoup de solennité, mais sous bonne escorte, dans la mosquée de Géryville, avec les nombreux ornements ou ea;-i;o(oque la piété des fidèles avait accumulés dans l'ancienne qoubba. — Cette exécution produisit précisément des effets contraires à ceux qu'en espérait son auteur. Plusieurs tribus algériennes et marocaines jusijue-là indécises, exaspéiées par ce qu'elles considéraient comme un sacrilège, allèrent se grouper autour des Oulad Sidi- Cheikh. Ceux-ci se trouvant enfin eu mesure de prendre l'offensive, Sidi Sliraann put impunément, le 18 novembre 1881, pousser une pointe jusque près de Saida, où il rhazia les tribus soumises. Le 16 avril 188â, 8,000 Marocains se ruèrent sur un détachement français auquel ils enlevèrent son convoi. De son côté, Bou. \mena, malgré de nombreux échecs, continuait à tenir la campagne. — Cependant la répression, mal conduite au début, devint plus active et plus énergique sous l'habile direction du général Saussier; les colonnes envoyées dans le Sud chassèrent devant elles les rebelles démoralisésetfinirentpar former, sur les limites de notre territoire, une barrière infranchissable; les tribus insurgées, fatiguées d'une lutte sans issue, décimées par le feu et réduites à la misère par la perte de leurs troupeaux se tournèrent contre leurs propres chefs ; Sidi Qaddour ben Hhamzadut s'enfuir sur l'oued Ghir après avoir été battu et rhazié par les ûouï Meuià; sou oncle, Sidi Lalla et son frère, Sidi Ed-Dine, furent euxmêmes blessés et pillés. A la voi.\ des chérifs d'Ouazzane, les Marocains regagnèrent leurs campements et les tribus algériennes demandèrent l'ainann (pardon). L'injurrection se trouva complètement éteinte versia flnd'aoiit ISS:'. Le piesliye des Oulad Sidi-Cheikh venait
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de recevoir une atteinte dont il semblait ne I pas devoir se relever: d'autre part, leurs querelles intérieures, aacrmentant de violence ] après la défaite, une scission définitive se produisit dans la fraction des Cha'aga. Nous en { voyons la preuve dans la venue à Paris, en I juillet I88'S, de deux des principaux chefs de I cette fraction, Sidi Ed-Dine ben Ilhamza et Sidi Hhamza ben Bou-Beker, tous deux héritiers : ; le premier de la puissance militaire, le second du pouvoir religieux de leurs ancêtres, et , qui s'étaient distingués par leur acharnement contre nous en 1881-82, Mais les détenteurs actuels de ces pouvoirs, Sidi Qaddour et Sidi Lalla, irréconciliables, sont restés dans le Sahara marocain avec le gros de leur tribu. On a cru devoir nommer Sidi Ed-Dine khalifa de Géryville avec autorité sur les qçour et les tribus nomades du Sahara oranais; l'avenir nous apprenira s'il était de I bonne politique de lui rendre le commandement de tribus qui non seulement avaient I perdu l'habitude d'obéir à sa famille, mais ! qui l'avaient lui-même battu, blessé et rhai zié pour n'avoir pas su les conduire à la victoire. Quant à Sidi Hhamza, si son autorité religieuse vient à être de nouveau acceptée par les Arabes du Sahara oranais (ce qui est à craindre), ce ne sera qu'au détriment de notre propre infiuence. La qoubba de Sidi Cheikh à El Abiodh devra être réédifiée. Nous ajouterons qu'à notre point de vue, le moyen le plus prompt et le plus sftr d'assurer la tranquillité de l'Ouest algérien consisterait, non pas à ressusciter, dans celte contrée, la puissance expirante des Oulad Sidi- Cheikh, mais plutôt à reculer notre frontière jusqu'à l'oued Zousfana et à l'oued Saoura, ses limites naturelles, en englobant dans notre territoire l'oasis de Figuig, le Gourara et le Touâl. Quatre postes militaires, établis à Figuig, à Igli, à Karsas et à Tamentit, suffiraient pour garantir celte frontière contre toute incursion venant de l'ouest. Quant aux Oulad Sidi-Cheikh, refoulés définitivement dans le Sahara marocain, où ils sont déjà en lutte avec les anciens chefs religieux de la contrée, ils ne larderaient pas à tomber tout à fait dans l'impuissance et dans l'oubli. (V. Large.^u.)
SIDI-FERRUCH, presqu'île à 26 kil. 0.
d'.\l;.'er, où débarquèrent les Français le 14 juin (8:)U.
SIDI-MOHAMMED f mo-amm'-medd], empereur du Maroc, né en 180.3, mort le iO sept. 1873. Il succéda à son père Abderrahman en 1859, et se trouva bientôt engagé dans une guerre série,use avec l'Espagne a cause des déprédations des pirates de Hif. Il fut battu, et eut, en vertu du traité du il avril 1860, à payer une grosse indemnité à 1 Espagne et à lui céder quelques territoires. Il favorisa les étrangers, et cette tendance faillit lui faire perdre le trône en 1862. En 1864, il accorda la liberté du commerce à tous les trafiquants européens; il s'ensuivit des soulèvements, dont il étouffa le plus formidable eu 1867. SIDMOUTH (Lord). Voy. Addington, SIDNET (Algernon), homme d État anglais, petit-fils de sir Philip Siduey, ne vers 1622, mort le 7 déc. 1683. Après avoir été officier dans l'armée du parlement, il fut nommé lieutenant général de la cavalerie en Irlande et gouverneur de Dublin, et il entra au parlement.Juge du roi, il s'abstint de signer l'ordre d'exécution. 11 se retira en 1653, étant opposé au protectorat de Cromwell. Conseiller d'Etat en 1659, il élaitabsentd'Aiigleteri-e au moment de la Restauration, elresta a l'étranger, principalement en France, pendant près de 18 ans; il revint en 1677, fil une active opposition à la cour, et fut arrêté comme complice de la conspiration de Rye House, en 1683. Le juge Jeffreys le condamna à mort, presque sans débals. Le premier parlement de Guillaume
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et de Mary le réhabilita. On a de lui : Discourses conccrning Governmsnl (I69S; 4" édit. avec son « apologie », des leltres et îles mélancres, 1772); Essny on viHuous Love (collection Somers, 1742), etc.
SIDNEY ou Sydney (sm Philip), écrivain anglais, né en 1-bo4, mort le 7 ocl. I.S.Sii. Etant allé à la cour de France en 1.Ï72, Charles IX le nomma gentilhomme ordinaire de la chambre; mais il reprit bientôt ses vovages, revint en Angleterre en 1.ï7o, et se plaça aussitôt au premier rang des Anglais les lus accomplis de son temps. La reine lui témoignait une faveur particulière. En I.ï76, il fui nommé ambassadeur à Vienne, avec des instructions secrètes pour cimenter une alliance des Etals protestants contre l'Espagne, mission dont il s'acquitta avec succès. De retour en 1577, il vécut plusieurs années dans la retraite. Son roman pastoral Areadia, eu prose semée de courtes poésies, circula longtemps en manuscrits, et fut enlin publié par sa sœur, la comtesse de Pembroke, en 1590; et bien qu'il fût resté inachevé, il y en avait eu plus de 10 édit. avant le milieu du xvu" siècle. Sa Defcnce of Poésie parut en 159.5. Eu 1.')83, il avait épousé la fille de sir Francis Walsingham, et avait été créé chevalier. Ea 1585, il fut nommé gouverneur de Flessingue, et mis, sous son oncle le comte de Leicostcr, à la tête de la cavalerie qu'on envoya avec un corps d'armée pour soutenir les Hollandais dans leur guerre d'indépendance. Il se distinguait comme général, lorsqu'il fut mortellement blessé le 22 sept. 1.t86. La dernière édition de ses œuvres est celle du révérend A . Grosarl, dans Fullcr Wnrlhies Libranj (1873, 2 vol.). — Sa sœur Mary, comtesse de Pembroke (morte en 1621), a composé une élégie sur son frère, un poème pastoral en l'honneur d'Astrée (Elisabeth), et un poème sur la passion de No're-Seigneur (1862),
SIDOINE APOLLINAIRE ,Caius-SolliusSiDo- Nius-.\P0LL1,NARIU5), écrivain latin et saint, né à Lyon (Gaule), vers 431, mort à Clermont en 482 ou 484. 11 épousa une fille de Flavius Avitus, plus tard empereur; il était préfet de Rome lorsque Avitus fut détrôné par Alajorien. Celui-ci le fit comte et l'envoya gouverner la province d'Arles. En 467, il alla à Rome comme ambassadeur desArvernes,et fut fait patricien et, pour la seconde fois, gouverneur de la cité. Bien que laïque, il fui élu à 1 évêché à'Arvernum ^Clermont) en 472; il remplit ses fonctions avec zèle et s'opposa énergiquement à la propagation de l'arianisme. Il a laissé neuf livres d'un grand intérêt historique et de nombreuses poésies. Sa fête se célèLiro le 21 août. Ses (Euorcs ont été publiées à Utrecht (1473, in-ful.); elles ont été traduites en fiançais par Sauvigny (1787, 2 vol. in-4°) et parGrégoireetCollombet(l836,3 vol. ia-S") Voy. Germain, Essai historique et littéraire sur Sidoine Apottinaire (Paris, 1840, in-8°).
SIDON ou Zidon (auj. Saida), ancienne ville de Phénicie, sur la côte, à 23 kil. N. de Tyr. On l'appelle, à cause de son antiquité, la métropole de la Phénicie. L'époque de sa plus grande prospérité va de 1600 a I 200 av. J.-G. environ. Son histoire est, ju.^qu'à un certain point, celle de la Phénicie toute entière, du moins jusqu'à ce que Tyr eut pris la suprématie. Elle fut détruite par les Perses en 351 av. J.-C, mais elle resta capitale de province jusqu'à la conquête romaine. Les chrétiens l'occupèrent de 1110 à 1187, et de 1197 à 1291, époque où le sultan .Malek.\shraf la fit raser.' ,Vuy. Phénicie et S.\ida.)
SIDRE ^Golfe delà). Voy. Syrtes.
SIEBOLD [zi'-bôitt] (Philipp- Franz von), voyageur allemand, né à Wû.zbourg en 1796, mort en 1866. 11 était médecin; il fut attaché à l'ambassade hollandaise au Japon en 1 823-29 et demeura encore dans ce pays de 1759 à ■t 862. Il a publié : Nippon, Archiv zur Beschrei-