SEIG
s'en aller, se retirer d'une compagnie. — Etat de siiœE, état où se trouve une place de guerre, luisque par suite de son investissement, l'autorité supérieure est remise au ciief militaire, qui peut, en ce cas, faire telles réquisitions et prendre telles mesures qu'il juj;c convenables pour la défense de la place: l'élut de siège est une exception aux lois ordinaires. En temps de paix, on met quelquefois, par me.sure de haute police, une ville, même une province, en état de siège, pour punir la révolte, pour réprimer l'esprit de sédition, e'esl-à-dire qu'on y suspend l'action des lois, et qu'on la met sous le régime militaire. — E.NCYCL. On divise les sièges en anciens et en modernes, suivant qu'ils ont été faits avant ou après l'invention de la poudre à canon. — Sièges anciens. Les anciens fortifiaient une place en l'entourant d'une muraille de brique ou de pierre, assez haute pour rendre l'escalade difficile, et assez épaisse pour résister aux coups de bélier. On attaquait par surprise, avec l'aide d'une trahison ou de la connaissance de certains points mal gardés; par escalade, après avoir surpris la place; par escalade, après avoir repoussé les défenseurs; par blocus, en iiiterceptant les vivres, et par les opérations d'un siège régulier. D'ordinaire les assiégeants assuraient leur position par une double ligne d'ouvrages, une ligne de circonvallation et une ligne de contrevallation. On poussait en avant des approches couvertes, faites de charpentes iiionlées sur des roues. Une fois qu'on avait atteint les fossés, on les remplissait de terre, de pierres, de troncs d'arbrtîs, sur lesquels on plaçait le bélier pour battre le mur en brèche. D'ordinaire le bélier était placé dans une tour mobile assez élevée pour commander le point de l'altaque. On employait aussi souvent, comme auxiliaires, d'autres tours indépendantes. Pour leur défense, les assiégés suspendaient des sacs et des matelas en face des béliers, et parfois employaient des machines qui saisissaient la tête du bélier ou l'engin tout entier et le rejetaient de côté. Le plus souvent la reddition, ou la prise de la ville était due à l'épuisement des assiégés plulôtqu'aux assauts. — Période de transition. L'introduction de la poudre à canon dans les opérations militaires conduisit à substituer des tranchées en terre aux abris de bois et aux autres anciens stratagèmes, et remplaça le bélier parla grosse artillerie. Pendant cetlepériode, grâce à l'imperfection de l'artillerie, au manque de communication entre les approches, et à d'autres défauts dans les mesures prises par l'attaque, les assiégés i'urenlsouvent à même de faire des défenses vigoureuses et prolongées, et les sièges devinrent les opérations militaires les plus importantes du temps. Avant 1741, il y avait plus de sièges que de batailles; de 1741 à 1783, la proportion fut de 67 sièges pour 100 batailles; pendant la Révolution française elle tomba à environ 23 pour 100 ; et pendant le premier Empire, il n'y eut guère que seize sièges pour cent batailles. Dans les guerres récentes, cesproportiûiis ont encore diminué. Mais la néce.-sité des sièges n'eu subsite pas moins, et les régies etla pratique des sièges tiennent toujours une place importante dans l'artmiiitaire. La méthode actuelle d'attaquer une place forte par des approches régulières est au fond celle qu'inaugura Vaubau. Avant son époque, c'està-dire vers le milieu du xvii" siècle, il n'y avait pas d'uniformité dans la méthode d'attaque. C'est Vauban qui inventa réellement le tir par ricochet, la concentration des batteries aux feux eiililants, et l'arrangeiiientsystématique des parallèles. — Sièges moderm s. Supjiosons que le front à attaquer ait les ouvrages extérieurs ordinaires (voy. Fortifications), qu'il soit placé horizontalement, et que l'artillerie employée par les assiégeants ooinine par les assièges soit l'artillerie de siège ur-