‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 294 sur 639 · SORE · texte numérisé non relu

SORE

le 30 mai 1431. Les devins ou pronostiqueurs étaient seulement condamnés à la peine du fouet et à être bannis. La connaissance de tous ces crimes fut enlevée aux juges ecclésiastiques et attribuée aux juges royaux, excepté lorsque l'accusé était dans les'ordres régulier ou séculier. Pendant longtemps, on démontrait l'innocence ou la culpabilité des personnes accusées de sorcellerie, au moyen de diverses épreuves, telles que l'attouchement d'un fer rougi au feu, et l'immersion ; et l'on croyait alors que les sorciers avaient le don de surnager sur l'eau. L'Eglise romaine fit usaire de formules particulières pour exorciser les sorciers. Elle professe encore aujourd'hui que les sorciers sont possédés par l'esprit d'un démon, ce qui leur confère des pouvoirs surnaturels. C'est donc en vainque la science a démontré depuis longtemps que tous les prétendus sorciers sont des fourbes ou des malades. On abusa à un tel point de l'accusation de sorcellerie pour emprisonner des innocents, que Louis XIV ordonna un jour de mettre en liberté tous ceux que l'on avait arrêtés pour ce crime dans le ressort du parlement de Normandie; et, par une dii'claration de 1672, il défendit de condamner les sorciers au supplice du feu, à moins qu'ils ne fussent aussi des empoisonneurs. Néanmoins, un édit du mois de juillet 1682 inllig-eail encore la peine de mort à ceux qui avaiint commis un sacrilège en opérant de prétendues magies. Le crime de sorcellerie était considéré comme un crime de lèse-majesté divine. La législation actuelle ne punit les prétendus sorciers que lorsqu'ils se sont rendus coupables d'escroquerie ou de tout aulre délit, lorsqu'ils se livrent à l'exercice illéi.'al de la médecine, ou lorsqu'ils font le métier de deviner et pronostiquer, ou d'expliquer les songe- (voy. Devin, Escroquerie, Médecine); m.ii^ les prestidigitateurs peuvent montrer publiquement leur adresse, sans craindre le bù cher dont ils étaient autrefois menacés. La magie noire n'est plus reconnue aujourd'hui que par l'Eglise romaine, dans l'enseignement qu'elle donne encore aux peuples. » • (Ce. y.)

* SORDIDE adj. (lat. sordidus). Sale, vilain. N'est d'usage qu'au figuré, et ne se dit des personnes que par rapport à l'avarice : c'est un homme avare, vilain, sordide. — Se dit aussi de l'avarice et des choses qui s'y rapportent : !(/?e avarice sordide.

'SORDIDEMENT adv. D'une manière sordide : il hit sordidement.

' SORDIDITÉ s. f. Etat de ce qui est sordide ; mesquinerie, avarice. (Peu us.)

SORE, ch.-l. de cant., arr. et à 52 kil. N. de Mont-de-Marsan (Landes), sur la petite Leyre; 1,930 hab.

*SORET adj. m. Voy. Saure etSAUHET.

SOREL (Agnès), dite la dame de Beauté, née à Fionioaleau(Touraiiie), en 1409, morte en 1439, au Mesnil, près Jumièges. Vers l'âge de Tl ans, elle devint la maîtresse du roi Charles VU, sur qui elle exerça une salutaire influence. Le crédit dont elle jouissait lui créa de nombreux ennemis. Elle fut reléguée loin delà cour; et, à sa mort subite, on soupçonna le dauphin, plus tard Louis XI, de l'avoir empoisonnée. « C'est peut-être la seule maîtresse de nos rois dont ou puisse dire qu'elle avait allumé le flambeau de la gloire aux feux de l'amour. » Voici un quatrain que François I" composa en son honneur ; Gentile Agnez, plus d'honneur tu mérite, (Ta cause el.iiii de France recouvrer), Que ce que peut, dedans un cloitie, ouvrer Clo-e nonain ou bien dévot hcrmite.

SOREL, ville delà province de Québec (Canada), sur la rivière Richelieu ou Sorel, à son confluent avec le Saint-Laurent, à70kil. au-

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