‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 348 sur 639 · SYNE · texte numérisé non relu

SYNE

être confonduesavec celle du syndical, et tout membre qui vient à se retirer de l'association conserve ses droits dans la société de secours ou dans la caisse des retraites à laquelle il a contribué. Les associations syndicales nepeuvent acquérir d'autres immeubles que ceux qui sont nécessaires à leurs réunions, à leurs bibliothèques ou à des cours professionnels. Les infractionsaux dispositions de la loi concernant la fondation ou le fonctionnement des syndicats professionnels sont poursuivies contre les administrateurs ou directeurs, et sont punies d'une amende de 16 à 200 fr. Les tribunaux peuvent, en outre, à la diligence du procureur de la République, prononcer la dissolution du syndicat. I^orsqu'il a été fait une fausse déclaration relativement aux slatuts de l'association ou à la liste des noms des administrateurs, l'amende peut être portée à 500 fr. — Depuis que la loi de 1884 est en vigueur, les syndicats professionnels ne se sont pas multipliés en France autant que l'on eût dû le présumer; mais uu grand nombre de syndicats de patrons ou d'ouvriers qui existaient de fait avant la loi ont rempli les formalités indispensables pour rendre leur existence régulière. îl y a lieu d'espérer que ce régime nouveau ne produira qUe des résultats favorables et que l'industiie y trouvera des avantages, par l'apaisement des luttes qui avaient lieu autrefois si fréquemment entre patrons et ouvriers, relativement aux taux des salaires. La discussion approfondie des intérêts respectifs remplacera les résolutions hâtives et irréfléchies. Ainsi que l'on a pu le constater souvent en Angleterre, les prétentions, souvent exagélées des ouvriers réunis en corps, ne peuvent être combattues que par l'association des patrons, et réciproquement. C'est ainsi que la liberté, dont le premier usage présente tant de difficultés, apporte elle-même le remède à ses propres excès. L'esprit de conciliation et la bonne entente des intérêts amèneront le plus souvent un résultat qui a été déjà plus d'une fois obtenu : lés délégués des patrons el ceux des ouvriers, se réunissant et se communiquant leurs griefs ou leurs réclamations réciproques, arrivent à transiger, après avoir vu se dissiper, dans une discussion calme et sérieuse, les idées préconçues elles préventions que le défaut de rapprochement avait fait naître. C'est ainsi que les chambres syndicales démontreront leur utilité en s'occupant exclusivement d'entretenir la concorde et l'assistance mutuelle, sans toucher à la politique qui serait le leyqin de discorde, et sans qu'elles puissent jamais ramener l'industrie dans les entraves qui, au siècle dernier, paralysaient son essor — ('V. S. ). (Ch. y.)

S'VNDICATAIRE adj. Qui appartient; qui a rapport au syndicat.

SYNDIQUER V. a. Organiser en syndicat.

' SYNECDOCHE ou Synecdoque s. f. (gr.

si/necdoche, compréhension). Figure par laijuelle on fait entendre le plus en disanl le moins, ou le moins en disant le plus; on prend le genre poUr l'espèce, ou l'espèce pour le genre, le tout pour la partie, ou la partie pour le tout : cent voiles pour cent vaisseaux, est une synecdoche. Autre exemple :

Fouler aux [lieds l'orgueil cl du Ttigc el dit Tibre. Boii.EAO.Z>i«cours au /toi.

Ici, le Tage elle Tibre désignent les Portugais et les Espagnols.

SYNÉCHIË s. f. [-ki] (gr. sunékcia]. Palliol. Adhérence.

SYNECTIQUE adj. (gr. sunektilios, compréheu.sif). Algèb. Se dit d'une fonction qui resie toujours. finie et continue, dont la dérivée reste toujours elle-même finie et continue et qui n'a jamais qu'une seule valeur.

SYNG

STNÈME s. m. (gr. sunéina). Bot. Partie de la coliiiine des orchidées qui représente les filets de? étaniines.

SYNÉRÉSEj. f. [si-né rè-ze]fgr. sunairésis). ('i:.iriini. Contraction, réunion de deux syllabes en une seule dans un même mol, mais sans aucun changement de lettres : les poètes Itilins font guelqwfois de deux syllaics les Viols deerant, Orpheuj, etc., par synérèse. (Voy. Cbase.) — C'est par synérèse que La Fontaine a dit, en donnant deux syllabes seulement à sanglier:

Par deux fois du sanglier il érile l'atteinte.

SYNERGISME s. m. (préf. syn; gr. ergazô, .i'o|H'ie;. Tbeol. Système d'après lequel l'homme aurait une part dans l'œuvre de

son salut.

SYNESIUS [si-né-ziuss] , philosophe da v« siècle, né à Cyrène en Afrique, vers 379, mort vers 430. li était d'une ancienne famille grecque. Après avoir étudié à .\lexandrie sous Hypatie, et à Athènes, il revint à Cyrène où il s'adonna à la littérature. Sous l'influence de sa femme qui était chrétienne. il abjura le paganisme. En 410, il fut chui>i pour évêque de Ptolérnaîs en Cyrénaïque. Il était néo-platonicien et expliquait ie dognv chrétien à la lumière de la philosophie. Oi. a de lui des épitres, des traités et des hymnes.

• SYNÉ'VTVOSE s. f. (prof, syn ; gr. neuron, nerf). .\nat. Symphyse ligamenteuse, union de deii.^ o? par le moyen des ligaments.

• SYNGÉNÉSIE s. f. [-zi] (préf. syn; gr. gencsis, origine). Bot. Classe du système de IJnné, qui renferme les plantes dont les fleurs ont leurs étaniines réunies par les anthères : lespluntcs àflturs composées, telles que le tournesol, la miirguerile, le souci, appartiennent à la syntjtnésie.

SYNGNATHE ?. m. [sain-ghna-] (préf. syn; gr. gnuthds. mâchoire). Icht. Genre delophobranches, comprenant une vingtaine d'espèces à museau tubuleux. L'espèce la mieux

connue en Europe est le syngnathe aiguille {syn'i'iathus acus, Linné), qu'on appelle quelquefois aiguill'it- Chez le màic, la partie postérieure de l'abdomen est plus grosse que le

'pocampus).

reste, et est munie de deux membranes molles se repliant ensemble et formant une espèce de poche pour recevoir les œufs qui, croit-on, y sont placés par la femelle. 11 atteint une longueur moyenne de 4'> centim., est d'un brun pâle, avec'des barres transver-

SYNO

sales d'un brun phs sombre. On trouve en .iniérique le syngnuthus ),eckianus (Storer) qui atteint une longueur de 30 centim.; sa couleur est d'un brun olive, avec de nombreuses barres transversales plus sombres, et jaunâtres en dessous. La poche y est; les yeux sont proéminents et très mobiles. Le syngnathe hippocimp,- [syngnathus hippocampus , appelé cheval marin, est traité, dans noire Dictionnaire au mot Hippocampe.

SYNNERVIÉ, ÉE adj. (préf. syn; fr. ner vurej. Bol. Qui esl pourvu de nervures cou vergeant vers le somm-rt de la feuille.

• SYNODAL, ALE. AUX adj. (fr. synode) Qui appartient au synode ; assemblée syno date ; statuts synodaux.

' SYNODALEMENT adv. En svnode : les curés synodateinent asstw'i^'i.

SYNODATIQDE adj. Qui se fait dans un

synode.

• SYNODE s. m. (préf. stjn ; gr. odos, roule). Assemiilee de curés ou autres ecclésiastiques, qui se fait dans chaque diocèse par le mandement de l'évêque, ou d'un autre supérieur : aller au synode. — Se dit aussi, parmi les reformés, de l'assemblée de leurs ministres et de leurs anciens, pour ce qui regarde leur religion : le >yn'jde de Dordrecht.

' SYNODIQUE adj. Hist. ecclés. Ne s'emploie guère que dans cette locution. Lettres SV.NODI0UES, lettres écrites au nom des conciles auxévèques absents. — Aslron. .Molve- UE.NT SY.NODiQiE DE LA LU.NE, iiiouvenient de cet astre depuis une nouvelle lune jusqu'à l'autre. — .Mois synouiqle, temps qui s'écoule entre deux nouvelles lunes consécutives. — An>!£e sy.nodiole, celle qui ramène la terre à une même longitude avec une planète.

•SYNONYME adj. (préf. syn ; ^r. onuma, nom). Se dii û'un mol qui a la même siirn - (ication qu'un autre mot, ou unesignincation m-esque semblable : épée peut être regardé comme synonyme de glaive. Aimer et chérir, iispute et contestation .vo/(< des mots synonymi s, sont mots synonyme:^, sont Icnnes'synonymes, sont synonymes. — s. m. Peur est le synonyme de crainte. Craindre et redouter sont deux synonymes. — pi. Titre de certains ouvrages en forme de dictionnaire, dans lesquels "la dllférence des mots synonymes est expliquée : tes synonymes latins de Gardin Dumesnil .

• SYNONYMIE s. f. Qualité des mots svnonymes : la synonymie des dtux mots courroux et colère. — Figure de rhétorique qui exprime la même chose par des mots svnonvmes. — Hist. nat. et Bot. Happrocheinent, concordance des divers noms qui ont été donnés à un même animal, à une même plante : synonymie cjacte, complète, etc.

• SYNONYMiQUE adj. Qui apparticid à la synonymie.

• SYNOPSE s. f. (préf. syn; gr. ops, œil). Ouvrage qui met les livangnes en parallèle.

SYNOPSIS s. f. Coup d'œil d'ensemble.

'SYNOPTIQUE adj. Uidacl. Qui permet d'embrasser, de saisir d'un même coup d'œil les diverses [parties d'un enserable, qui en otlre une vue générale : tableau synoptigue

l'une science, d'un système, d'une méthode.

Evangiles sv.noptiqles, évangile de saint .Mathieu, de saint .Marc et de saint Luc ainsi nommés parce que leur plan olfre une concordance qui permet d'en saisir les dispositions comme d'un coup d'œil. — Substantiv. Les synoptiques.

' SYNOQUE adj. et s. f. (préf. syn ; gr. echein, tenu). Méd. .Mot consacré par les anciens pour désigner une fièvre continue sans redoublement : la synoque simple ne dure guère que quatre jours; la synoque putride va Jusqu'à quutûfie.

SYPfl

SYNOSTÉOLOGIE s. f. (prof, syn ; f-v osleon. os: logos, discours). Traité des articulations et des moyens d unir les os.

• SYNOVIAL, ALE, AUX adj. (tv.' synovie). .Mjat. Qui a rapport à la svnovie. iN'esl-uère usile que dans cette dénomination. Glandes SYNOVIALES, glaudcs que l'on suppose exisler dans les arlioulatioiis des os, et sé-réler nie humeur appelée Synovie, qui seil à renire ces articulaûons libres et coulantes.

' SYNOVIE s. f. (préf. fyn; lat. ovum, œat), Physiul. Liqueur visqueuse et muciiaL'ineuse qui se trouve dans toutes les aniculalions mobiles. — Synovite. ^\ . s.)

SYNSTIGMATIQUE adj. (préf. syn; fr. stigmalique). Bot. Se dit du pollen, quand il forme une masse terminée iiiférieureinent par un fil qui porte à son exliéini;é un corpuscule adhèrent au stigmate.

SYNTAGMEs. m. (gr^suntagma). Nom grec de I uiiiie de force appelée cohorte chez les Komains. Cette division de la pentacosiarcliie se composait de 16 (lies dhoplilessur 10 de profondeur et comprenait, par conséquent, 2 taxiarchies. (Voy. Armée.)

* SYNTAXE s. f. (préf. syn; gr. tajiis, ordre;. Ariaiigcmenl, construction des mots et des phrases selon les règles de la grammaire : observer ta syntaxe. — Belles mômes de la construction des mots et des phrase? : savoir la syntaxe. — Livre qui comprend ces règles : cet écolier a perdu sa syitaxe.

' SYNTAXIQUE adj. Qui appartient à la synta:ie : /, s lè/les syntaxiques.

SYNTÉNOSE s. f. (préf. syn; gr. tenon, tendon;. Anal. Articulation dans laquelle deux os sont réunis par un tendon.

-SYNTHÈSE s. f. (préf. sy:,; (r. thèse). Log. iMéthode de composition qui descend des principes aux conséquences, des causes aux eflets : la synthèse est opposée à l analyse. — Malhémal. Démonstration des propositions successive- par la seule composition deceJos qui sont déjà prouvées précideminent : elle est inverse de la méthode algébrique, qui, considérant l'inconnu comme trouvé, revient de là au connu par les rapports logiques qui les doivent unir. — Chir. Opération par laquelle on réunit les parties divisées ou écartées, comme les lèvres d'une plaie, les pièces d'un os fractu.-é, etc. — Chim. Action de recomposer un corps avec ses éléments séparés : /(! synthèse est particulièrement applicable aux S:ls. — Pharm. Composition des remèdes.

SYNTHÉTIQUE adj. Qui appartient à là

synthèse: mèlh'jl.: synthétique.

' SYNTHÉTIQUEBIEKT adv. D'une manière synthétique ; démontrer synthétiquvment une pro;.o^ilion.

SYNTHÉTISER v. a. Réunir par svnthèse.

SYNTHÉnSME s. m. Ensemble des opérations nécessaires pour la réduction d'une fraclure.

SYNTONINE s. f. (préf. syn; gr. teinâ, je teiic-). iNom de la fibrine qui forme lesfibres musculaires.

SYPHAX, prince numide, né vers 2o0 av.

J.-C, mort en iOi. En 213, il était roi des iMassyhens , et engagé dans une iruerre outre Carthage, avec l'encouraffemeiit des Romains. Asdrubal le gagna plu's lard à sa cause et lui donna sa lille, Sophonisbe, eu mariage. Grâce à cet appui, il enleva à Mas sinissa le trône de Jlassylie. Lorsque Sci pion débarqua en Afrique en 204, Svphax se joignit aux Carthaginois avec aO.On'O fantassins et 10,000 chevaux; mais Scipion I attaqua à l'improviste et anéantit presque son armée. Fait prisonnier, il fut envoyé à Rome.

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