SYRA
SYRI
SYPHILIDE s. f. Eriipliou cutanée de nature sypliililique.
SYPHILIGRAPHIE s. f. (fr. syphilis; gr.
grapln'i, je décris i. Traité de la syphilis.
* SYPHILIS s. f. [si-n-liss). Méd. Maladie vcn.Tirmie. (Voy. Vénéhienne.)
SYPHILISER V. a. Coiniiuiniqiier la sy-
SYPHILISME s. m. Aptitude à être syphilisé.
* SYPHILITIQUE a<ij. Qui appartient à la syphilis ; ^yinpt'iiiics .syphilitiques. — Substaiitiv. Un syphilitique.
* SYPHON s. m. Voy. Siphon.
SYRA ou Syros [si-ross]. I, île erecque, comprise dans les Cyclades, à 40 kil. iN.-O. de Paros; 86 kil. carr.; 26,480 hab. Homère a chanté l'excellence de son vin.— II. Syra, Nouvelle Svnos ou Hermopolis, ca.p'\la.ie de l'ile ci-dessus et de la numarchie des Cyclades, près de lemplacerai-nl de l'ancienne Syros; 25.000 hab. C'est le grand port de commerce de la Grèce. La partie haute de la ville est habitée par les catholiques, et la partie basse par le^ Grecs.
SYRACUSE (ilal. Siracusa ou Siragosu) 1, province de Sicile, sur la côte orientale; 3,697 kil. carr.; 300,000 hab. Le pays est généralement montagneux, excepté le sud qui l'orme une plaine. Principaux produits: céréales, orge, olives, vins, fruits, lin et chanvre. —II, ville forte {duc. Syrarnsœ'. cnpilnle de coltc |>;oviiico, ;i rj'ikil. ^, <l 'i<>
tien. Il a 440 pieds de diamètre, et contient après un siège du neuf aiuis, mise à sac et
60 rangées de sièges coupés dans le roc vif; i pouvait contenir 24.000 spectateurs. Les lauttnnix ou latomix, carrières creusées dans les murailles de rochers qui formaient la face des hautiurs d'Achradina jusqu'à une profondeur de (>0 à 80 pieds, sont encore intactes. Près du théâtre est la fameuse prison, aussi taillée dans le roc, qu'on appelle l'Oreille de Denys. Il y a des catacombes très étendues qui contiennent maintes rues souterraines bordées de tombeaux. Près de la rive gauche de l'Anapo, en dehors des murs, sont les ruines du temple du Jupiter Olympien. La célèbre fontaine d'Ârélhuse a été réparée et embellie. Le musée de la ville contient des statues, des va^es. des monnaies et des inscriptions provenant des ruines. — Syracuse a été fondée par les Corinthiens conduits par Ârchias, vers 734 av. J.-C. 70 ans après, elle envoyait elle-même des colonies au dehors. En 4S6, une oligarchie, établie par les Geomori ou Gamori, qui avaient usurpé le pouvoir, fut renversée. Ils se retirèrent à Casmenœ, mais Gélon, tyran de Gela, leur rendit le pouvoir en se réservant pour lui-même l'autorité suprême. Son successeur Hiéron (vers 478) encouragea la littérature et les arts. Son frère et successeur, Thrasybule, fut chassé, et l'on institua un gouvernementpopulaire. En 413, les Athéniens formèrent une ligue contre Svracuse, mais leur expédition aboutit à un
rùlée par les Sarrasins. En 1088. le comU- Roger de Sicile se rendit maître de Syracuse: elle fut rebâtie en partie et fortifiée par Charles V; mais eo 1342, i693 et n.57, des tremblements de terre y causèrent les plus grands ravages.
SYRACUSE, ville de l'état de New-York, à l'extrémité du lac Onondaga, sur l'Onondaga Creek,à22.jkil. N.-O. d'Alhany, 133,000 h. La grande industrie du pays a tou|Ours été la fabrication du sel. 11 y a vingt compagnies qui se livrent à cette exploitation, et qui opèrent soit par la chaleur solaire, soit par la chaleur artificielle.
* SYRIAQUE adj. Se dit de la langue que parlaient les anciens peuples delà Syi'ie. — s. m. Etudier le syi-iaque.
SYRIE (turc. Suristim; arabe, Esh-Sham), territoire de la Turquie d'Asie, borné par 1 Euphiate, l'Arabie et la Méditerranée, entre 31' et 3';° 20' lat. N. et entre 32° et 38° environ long. E.; 174.229 kil. carr.; 1,000,000 d'hab. Il comprend en partie les vilayets de Syrie (320.000 hab.l, cap. Damas et d'Alep (o33,71 4 hab.) Les principaux cours d'eau sont: le Jourdain, l'Asi ou Aasy (ancien Orontes), le Litany (Leontes), l'Varmuk (Hieromax), le Barada, que l'on suppose êtie l'Abana des Ecritures, et l'Awaj (Pharpar). L'Euphrate coule sur la frontière N.-E. Les seuls lacs im-
désastre.'tVov. Guèce.) Denys l'Ancien s'em- portants sont la Mer Morte et le lac de Tibé
ra de
la tyrannie en 40 lit, mais despoti
?l gouverna éner
iMlli'Ill,
.Messine ; 26,634 hab. Elle a une belle cathédrale, de nombreux palais et des ruines considérables. Son commerce consiste surtout en huile, vin, eau-de-vie, fruits, sel, salpêtre et soufre. — L'ancienne Syracuse était la plus grande ville de la Sicile, ayant une population estimée tantôt à 300,000, tantôt à 900,000, et même à 1,200,000 hab. Elle se composait réellement de cinq villes, séparées par des murailles: Orlygie, la ville primitive, Achradina, Tyche, Neapolis et les Epipola;; c'est pourquoi on l'appelait quelquefois Penlapolis. Après la conquête romaine, ses limites furent réduites; sous Auguste, elle ne eompi'cuait plus qu'Ortygie et la partie basse d'Achradina. Depuis sa prise par les Sarrasins, la ville est resserrée dans la presqu'île d'Ortygie, jadis une ile d'environ 3 kil. de circuit. Les hauteurs d'Achradina ne présentent plus aujourd'hui que des lochers minés par la mer. La presqu'île et la partie basse d'.^cliradina et de Neapolis otlrcnt des traces d'ancienne splendeur.
Entre Tyche, Achradina et Neapolis, se trouve l'ancien théâtre, taillé dans le roc, et aujourd'hui on grande partie caché par la végéta-
38 ans. Après avoir battu les Carthaginois (397;, il étendit sa domination sur la |iliis grande partie do la Sicile et sur une partie de la Grande-Grèce. Il eut en 367 pour successeur son fils, Denys le Jeune, qui fut reuver.-é, en 343, par Timoléon. Le l'établissement de la liberté fut suivi d'une période de prospérité sans exemple, mais très courte. Vingt-six ans plus tard, Agathocle s'empara de la tyrannie, et en usa pendant 28 ans pour jeter Syracuse dans de nouvelles et désastreuses guerres. Peu après sa mort (2S9), d'antres tyrans se succédèrent jusqu'à l'avènement, en 270, de Hiéron II, qui maintint un gouvernement ferme et judicieux pendant oi ans. Il (ut un fidèle allié de Rome. Son pctil-tlls et successeur, Ilieronime, abandonna Rome pour Carthaye, ce qui amena le siège de Syracuse parMarcellus (214-21 .), siège qu'ont rendu célèbre les patriotiques etl'oits d'Archimède, maisqui finitparlaprise et le pillage do cette splendide cité. Syracuse ne s'en relova pas. Cependant c'était encore au iv» siècle une des plus grandes villes de Sicile. Elle tomba aux mains des Golh^, fut reprise par Bélisairo en 333, et, en 878,
nade ou de Gennesareth. Deux chaînes parallèles traveisent la Syrie du N. au S. : le Liban et l'Anti-Liban. Les plus hauts sommets du Liban s'élèvent à 10,000 pieds aulessus du niveau de la mer. Séparée de celui-ci par la belle et fertile vallée de Crele- Syrie, large de 13 à 30 kil., s'allonge la cLiaîne de l'Anti-Liban. généralement plus liasse, bien que le mont Ilermon ne le cède en hauteur à aucun des pics du Lilian. La vallée de Cœle-Syrie (auj. El-Bukaa), a. ;','!0(i pieds environ au-dessus du niveau 1 la mer, se divise, vers son extrémité
ridionale, en deux branches : l'une qui OU] c la chaine du Liban, l'autre qui se diii-eau S. et descend rapidement pendant I j kil jusqu'à la source du Jourdain, au pied lu mont Herrnon. Elle a pour continuation
\allée du Jourdain qui, a la plaine de llu h, arrive au niveau de la mer; au lac de Til et idde, il se trouve à 630 pieds au-dessous, l d 6u kil. plus loin, à la mer .Morte, il est à 1 iOO pieds pi us au-dessous de la Méditerranée. Un ne connaît point d'autres cours d'eau d\dnt une vallée analogue. Le sol de la Syrie est excesbivement fertile partout où les pluies sont sutfisantes ou l'irrigation convenable, mais là où il n'y a pas d'eau, il est sablonneux et tout à fait stérile. Aussi il y a de vastes déserts de sable au sud et à l'est. Les productions minérales sont ; le fer, un peu de vif-argent et de la houille dans le midi; et, dans la région de la mer Morte, du sel et du bitume. Il y a peu de contrées où le climat soit si varié dans une si petite étendue. Dans les moments les plus chauds de l'été, à Jérusalem et à Damas, la température moyenne varie de 30° à 31 °C. A Alep le thermomètre tombeau-dessous de zéro, en hiver et dépasse 38° en été. Le froment, l'orge, la durra.etl'épeautrey viennenten abondance.
Le tiz, les lentilles, les pois, le coton, le chanvre, la soie, la garance, l'indigo, le sésame, l'huile de ricin, le tabac, les pommes de terre, le capricum, les melons, les concombres, les artichauts donnent aussi lieu à d'importantes récoltes. Les ligues, les olives, les mûres, les raisins, les amandes, les abricots, les pêches les grenades, lesoranges,lescitrons,lesdattes, etc., y mûrissent on quantité. L'industrie n'y existe fias ou y est gi'ossière. Aujourd'hui la principale ville de commerce est Beyrouth. Les habitants sont de races et de religion»
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très diverses. La race dominante est celle des Turcs Osmanlis. bien qu'ils ne fassent qu'une fraction de la population musulmane, dont la majorité appartient à la race arabe. Us sont sunnites rigoureux, fanatiques et liostiles aux ctirétiens. Il y a quaire sectes considérées comme dis-identes : les Metualis, alliés aux Shiahs de Perse; les Ansaries, qui tiennent leurs doctrines secrètes; les Ismaéliens, descendants des Assassins, et les Druses. La plus considérable des sectes appartenant nominalement au christianisme est celle des Maronites. Les Grecs orthodoses y sont au nombre de 150,000 environ. Les Eglises catholique grecque et catholique syrienne, qui reconnaissent le pape, comptent parmi leurs membres un grand nombre des chrétiens les plus opulents. Les Arméniens sont au nombre de .50 à 60,000, et il y a environ -2o,000 Juifs. • — La partie centrale de la Syrie est désignée dans l'Ecriture par le nom d'Aram Djmmesek,ou d'Aram ; Damas en était la capitale. Depuis les sources de rOronlos, en allant vers le S., toute la Palestine à l'O. du Jourdain, et probablement aussi Galaad elle Hauran à l'E., étaient peuplés de Chanaanites. Les Phéniciens s'établirent principalement sur la côte de la Méditerranée. La côte S.-O. fut occupée par les Philistins, et la région adjacente à la mer Morte à TE. par les .ammonites et les .Moabites. (Voy. P.iLESTiNE.) Les Israélites émigrèrent d'Egypte en Palestine, et pendant IbOU ans, exercèrent une puissante influence sur l'histoire du pays. (Voy. Jlifs.) La Palestine fut, en partie ou dans sa totalité, conquise par les Egyptiens, les Assyriens, les babyloniens et les Perses. La bataille d'Issus, en 333, amena la soumission de la Syrie propre, de la Phénicie et de la Palestine à Alexandre le Grand. Après la mort de celuici, les Ploléinées d Egypte reçurent la Palestine et la Cœlo-Syrie; la Syrie septentrionale échut à Séleucus Nicator. Séleucus fonda .\utioche, dont il fit la capitale de son royaume qu'il étendit jusqu'à l'indus. (Voy. Sélelt.us.) Le royaume de Syrie fleurit sous les Séleucides jusqu'au commencement du 11= siècle av. J.-C. Antiochus ic Grand (223-187) annexa la Palestine et la Cœlû-Syrie; mais il fut défait par les Romains. Antiochus Epiphane ( 175-164) poussa les Juifs ii une insurrection .'ans succès. La Baclriane, la Parthie et d'autres provinces avaient déjà été perdues auparavant. D'autres pertes suivirent, accompagnées de terribles discordes intestines. Vers 63 av. J.-C. la Syrie fut réduite en province romaine, et resta dans l'empire romain et l'empire byzantin jusqu'à ce qu'elle lut conquise par Ghosroès II, au commeucement du vu" siècle, conquête suivie de celle de= Mahomélans en 632-'3S. Au s= siècle, les Fatimites d'Egypte s'en emparèrent à leur tour, puis, au XI* siècle, les Turcs Seldjoucides l'incorporèrent à leur empire. Les cruautés auxquelles CCS fanatiques se livraient contre les chrétiens suscitèrent les croisades. La Syrie l'ut à cette époque conquise par Saladin. Pendant une longue période, le pays fut en proie à Tamerlan et a ses successeurs, les souverains mamelucks d'Egypte. En lol7, le sultan Seliin I", s'en rendit maître, et elle fait depuis partie de l'empire ottoman. De 1832 à 1S41, elle a été au pouvoir de .Méhémet Ali d'Egypte. — Langue et littérature. La langue syriaque .Tppartient ;i la branche septentrionale de la famille sémitique. Voy. Seuiiiques {Races et langues.) G est un dialecte araméen, devenu langue littéraire sous le nom de syriaque dans les écoles chrétiennes de la .Mésopotamie septentrionale. Sesplus anciens caractères sont les palmyrénes; plus tard on employa l'alphabet e^ranghélo, qui resta en usage jusqu'au vih'^ ou au is* siècle. L'alphabet syriaque ordinaire et moderne, dérivé de l'estranghélo, commença à être usité dans les v« et vi^ siècles (Voy. Alph.^bet.) L'estranghélo est aussi allié