‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 437 sur 639 · TOIT · texte numérisé non relu

TOIT

qui lui valut le bâton de maréchal. Ennemi de Richelieu, il obtint l'autorisation d'entrer au service du duc de Savoie et fui tué à l'attaque de Fontanelle (Milanais).

* TOISE s. f. Mesure longue de sii pieds : toise marquée par pieds. — Prov. On ne me-

SIRE PAS LES HOMMES A LA TOISE, c'esl par ieUC

degré de mérite qu'il faut les apprécier. — Mesurer les autre? a sa toise, les juger d'après soi, les comparer à soi — Lonsneur de

six pieds -.il y a tant de toises de muruille.

Toise courante, mesure en longueur de quelque chose que ce soit, dont la hauteur ou la largeur esi supposée partout la même : il a fiit marché à la toise courante. — Toise carrée, surface carrée dont le côté est une toise, — ToiSK cube, cube dont chaque face a une toise carrée. Se dit. par e.xl., d'une quantité de matière équivalente à celle qui est renfermée dans un corps cubique de six pieds.

' TOISE s. m. Mesurage à la toise : le juge a nommé des experts pour faire le toisé de cette maison. — Mathémal. Science ou art de mesurer les surfaces et les solides, et d'exprimer leur étendue ou leur volume en parties de certaines unités convenues : par exemple, en toises ou en mètres carrés, s'il s'agit de surfaces ; cubes, s'il s'agit de volumes.

* TOISE, EE part, passé de Toiser. — Cette affaire est toisée, se dit d'une affaire terminée. Se dit, le plus souvent, en mauvaise part, d'une affaire terminée désavantageusement : c'est une affaire toisée, il n'en faut plus parler.. — Fii;. et pop. C'est un homme toisé, c'est un homme dont la valeur est appréciée. Ne se prend qu'en mauvaise part.

* TOISER v. a. .Mesurer à la loise : toiser un bâtiment, une muraille. — ToisEtt un soldat, mesurer sa taille. — Fig. et fam. Toiser quelqu'un, toiser un homme, son homme, lexaniiner avec attention fiour apprécier son mérite ou pour lui témoigner du dédain : il l'a loiié de la tête aux pieds.

* TOISEUR s. m. Celui qui toise, dont la profession est de toiser : il était toiseur des bâtiments du roi.

' TOISON s. f. (lat. tonsio. action de tondre). La laine d'une brebis, d'un moufou : ce mouton a une belle toison. — La toison d'or, la toison du bélier sur lequel les anciens poètes feignent que Phrixus et Hellé passèrent la mer : Jasonalla avec les Argonautes à la conquête de la Toison d'or, qui était gardée dans la Colchide par deux taureaux vomissant des flammes. — La Toison d'or, ou absol.. La Toison, nom d'un ordre de chevalerie institué par Philippe le Bon, duc de Bourgogne : chevalier de l'ordre de la Toison, de la Toison d'or.

" TOIT s. m. (lat. teclum) Partie supérieure des bâtiments, des maisons, qui sert à les couvrir et à les abriter : toit plat; toit en pointe. — Habiter sous le même toit, loger dans la même maison : ils habitaient tou^ les deux sous te même toit. — Le lorr paternel, se dit quelquefois en parlant de la maison paternelle : sous le toil paternel. — Jeu de paume. Ais en forme de toit qui couvrent la galerie, le côté du dedans, et l'autre bout du jeu où est la grille : dans les jeux de paume qui ont ce qu'on appelle un dedans, il y a trois toits. — Mines, l'artie de la roche qui couvre la mine ou le filon.

•TOITURE s. f. Ce qui compose le toit d'une maison, d'un bâtiment : les couvreurs et les charpentiers Iravailient à la toiture. — Encycl. Les grossières demeures oes tribus barbares sont d'ordinaire couvertes de branches d'arbres. Dans les climats tropicaux, les feuilles de palmier remplissent parfaitement le même but. En Europe, les huttes et les caba-

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