‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 446 sur 639 · TONT · texte numérisé non relu

TONT

* TONSDRER v. a. Donner la tonsure : c'est

tel évéïjuc (jui l'a tonsuré.

•TONTE s. f. Action de tomlre, et laine qu'on retire en tondant un troupei^u : la tonte de son troupeau lui a rapporté beaucoup. — Temps où l'on a coutume de tondre les troupeaux : pendant la tonte.

TONTI Lorenzo), banquier italien qui vivait au xvii= siècle. Il a donné son nom aux tontines. |Voy. ce mot.)

• TONTINE s. f. Sorte de rentes viagères avec droit d'accroissement pour les survivants : les tontines sont divisées en plusieurs classes de rentiers suivant les différents dges. — Encycl. Les tontines furent im.iginées eu France par le Napolitain Lorenzo Touti, vers le milieu du xvii' siècle. Les souscripteurs ou leurs représentants étaient divisés en 10 classes, et chaque classe avait une rente proporiionnelle d'après 1 âge de ceux qui les composaient, les survivants recevant une augmentation à mesure que leurs associés mouraient, et le dernier survivant recevant la rente entière de sa classe jusqu'il sa mort. Il y a eu en France et en Angleterre des tontines établies, dans lesquelles la totalité des fonds revenait à l'Etat à la mort du dernier souscripteur ou à une date fixée d'avance. — Législ. « Ou donne le nom de tontines aux sociétés d'assurances mutuelles sur la vie, et plus spécialement à celles dans lesquelles les mises des associés qui sont décédés avant l'époque du partage doivent profiter aux survivants. La réparution de tous les capitaux versés est faite entre les associés qui sunt encore existants à une époque déterminée. La première tontine fondée en l'rance lut en réalité un emprunt d'Etal. Dès l'année 1653, le plan de cet emprunt avait été proposé par le banquier napolitain Tonti au cardinal Alazarin, qui s'empressa de l'adopter; mais l'édit qui en prescrivait la mise à exécution ne fut pas enregistré par le parlement. Ce fut seulement en 1689 que l'on revint à ce système d'emprunt, afin de subvenir aux dépenses énormes causées par le luxe de la cour et par les guerres successivement entreprises. Les actions de cette tontine élaieii': de 3U0 livres, et les souscripteurs étaient répartis en 14 classes, suivant leur âge. A chaque classe était attribuée une rente sur l'hôtel de ville de Paris, au profit des souscripteurs existants, de sorte que le dernier survivant jouissait jusqu'à sa mort de la totalité de la rente. Ce système d'emprunt tut encore employé plusieurs lois jusqu'à ce qu'on le reconnût trop onéreux, et il fut interdit pour l'avenir par une déclaration royale de 1763. Diverses caisses tontinières se constituèrent par association. Parmi ces sociétés, nous citerons notamment la caisse Lafarge tondéc à Paris en I7yi, et dont la liquidation n'a pas donné debons résultats. D'autres sociétés tontinières ayant eu une issue plus malheureuse encore, ce genre d'association s'est trouvé discrédité. Par exception au principe de liberté aujourd hui admis pour les autres sociétés, les tontines, ainsi que toutes les sociétés d'assurances sur la vie, ne peuvent se constituer sans une aulorisalion du gouvernement, et elles sont constamment soumises àsa surveillance (L. 24 )uiliet 1»67, art. 66). »

(Cu. Y.)

* TONTINIER. 1ÈRE s. Celui, celle qui a des rentes de tontine.

* TÛNTISSB adj. f. Se dit de l'espèce de bourre qui tombe des draps lorsqu'on les tond : bourre lontisse. — s. Sorte de tenture faite de toile, sur laquelle on a appliqué des tontures de diap pour figurer dillerents dessins : une belle tontisse. — Papier-tontisse, papier de tenture lait de la même m.inière.

* TÛNTURE s. f. Poil que l'on tond sur les draps, branches, feuilles que l'on coupe, que

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l'on taille aux palissades, aux bordures de buis, etc. : la tonture d'une palissade. TONTDRER v. a. Donner de la tonture.

TONTY (Henry de), explorateur italien, mon à Fort-Louis (Mobile), en ITHi. Il était lils de l.orenzo Tonti, inventeur du 'système d'association appelé tontines. Il servi't dans l'armée et dans la marine française. Il alla au Canada avecLa Salle eu 1678, et, en ItJSO, il eut le commandement d'un fort près de l'emplacement actuel de Peoria.

'TOPAZE s. f. (lat. topaïus). Pierre précieuse, transparente, brillante, de couleur jaune. C'est un silice-fluorure d'alumine, composé, sur tOO parties, d'alumine 43 à '6S, de silice 34 à 39, de fluor 15 à I8,t; poids spécifique. 3,4 à 3,65; dureté, 8, entre celle du quartz et celle du saphir. Elle est d'ordinaire incolore, mais quelquefois bleue, verte ou rouge. Elle vient surtout du Brésil qui en donne en moyenne 20 kiiogr. par an. La blanche et la rose sont les plus estimées. Ce qu'on appelle topaze orientale, c'est le saphir jaune. On appelle quelquefois fausse topaze une variété du quartz jaune.

TOPEKA, capitale du Kansas, sur les deux bords de la rivière de ce nom, à 75 kil. S.-O. de Leavenwoith, et à 4.=j0 kil. 0. de Saint- Louis; 31,007 liab L'hûirl du L'ouvernement

Ton

était refusée; et, comme on y entretenait constamment du feu pour consumer tout ce qu'on y apportait, le mot a fini par être employé métaphoriquement pour désigner l'enfer.

TOPHUSs. m.[to-fussl (mot lat.). Palhol.

Coiicietiuu osseuse formée de phosphate de chaux et qui se produit aux environs des articuLitions; c'est uu des symptômes de la goutte.

* TOPINAMBOUR s. m. (aller, du mot topinambûus, nom d un peuple américain). Plante fourragère du genre hélianthe, à fleurs ra-

îôflc

lopii

diées, haute de i ou 3 pieds, qui pousse dès ra cines garnies d'une multitude de tubercules cou dont la peau est brune et la chair blanche. On donne le même nom à ^j, ces tubercules, qui sont

=*^- bons à manger. Le topi-

-^ nambour [helianlhus tu-

^ berosus] est originaire du

j^ Brésil; on l'a introduit

^^^s chez nous vers le xvii« î^^fc-:; siècle; mais il ne s'y est pi^ beaucoup répandu t ne peut lutter contre i uvale, la pomme de t ne, à laquelle il ne res emble ^'uère. Il fournit par ses tubercules et j ar ses feuilles, une ihundante nOurHture I^Lur les animaux. Il llie l'avantage de vêt 1 vigûureli^ement et djnner de bons produit-., même dans les plus mauvais terrains.

On le propage, en plan- , ,.,. , , .,.„ , tai'l- àes tubercules de

de 1 état est un édifice maguUique. Le pays 1 moyenne grosseur, vers le commencement environnant est très fertile, et contient de mai. en lignes distantes de I m., envimn des dépôts de houille. On compte plusieurs J avec un espacement de 60 centim.,' entre les

pieds de topinambour

TOPIQUE adj. (gr. topikos;dê topos, lleU . Med. \e s emploie guère que dàris cette locution. Remède topiqde, médicaiiietll i]ti'Oh applique à l'extérieur, comme les câla|da3mes, les emplâtres, etc. - s. m. C'est un excellejit topique pour ce inal-là.

•TOPIQUES s. m. pi. Traité sur les lieux communs d où l'on tire des arguments. Né se dit guère qu'en parlant des rhéteurs dé l'antiquité • les Topiques d'Aristote.

TOPOGRAPHE s. m. Celui qui s'occupe de

topo;:i apliie.

' TOPOGRAPHIE s. f. (gr. topos, lieu; ç,ra. pftd. je décris). Description détaillée d'un lieu, d'un canton particulier; a la dillérence de géographie, qui est la description générale de la terre, d'un royaume, uu d'une province: il sait bien la topographie des cnuir07is rf<; Paris. — Art de représenter sur le papier la configuration d'un terrain avec tous les accidents qu'olfre sa surface : cet officier est habile dans la topographie.

' TOPOGRAPHIQUE adj. Qui appartient à la lopographif ; <.h:-rription iopographique.

TOPOGRAPHIQUEMENT adv. D'une manière

topof-'raphique.

TOPOLOGIE s. f. (gr. topos, lieu; logos, dis- Cuiinaissances des lieux.

'"ei

collèges dans la ville, et uu asile pour les aliénés.

' TOPER v. n. (onomat. de top, qui imite le bruit d'une poignée de main). Jeu de dés. Consentir à aller d'autant que met au jeu celui contre qui on joue : j'ai massé vingt pistoles, il n'y a pas voulu toper. — Eliipt. Tope, je tope, ou j'accepte votre otTre : l'un des joueurs ayant dit, masse dix pistoles, l'autre a dit, tope. On dit aussi. Tope etïinque, je tope et je tiens. — Tope et tingue, nom d'une sorte de jeu de dés. — Con-entir à une olfre, adhérer aune proposition : on m'a proposé une partie de promenade, j y ai topé; je tope à cela ou absol. tope, lopez-la.

TOPHACE, ÉB adj. [to-fa-séj. Qui appartient

au tophu^.

TOPHET, nom d'un lieu situé dans une vallée fertile, au S. -E.de l'ancienne Jérusalem, arrosée par le ruisseau du Cédron et appelée la vallée (ge) de Hinnom. et des Enfants-de- Hinnom, et par suite de Géheuna (Géhenne) dans le Nouveau Testament. C'était là que les Juifs idolâtres passaient leurs enfants par les flammes pour les consacrer à Moloch. Plus tard, on y déposa les animaux morts i;t les cadavres des personnes a qui la sépulture

la même ligne.

On coupe ordinairement lès tiges vers la fin de septembre; on les donne en vert aux animaux ou bien on l.s fait sécher. Quant aux tubercules, ils peuvent passer l'hiver en terre et être arrachés au fur et à mesure des besoins. Il est difficile d'empêcher la reproduction du topinambour dans les cultures qui lui succèdent. Le mieux est de laisser celte plante en possession du même terrain jusqu'à ce qu'elle cesse d'y donner de bons produits. Lorsqu'on veut la détruire, on la fait pâturer par les vaches ou par les moutons. Le topinambour ne résiste pas à deux fauchages de sa lige pendant la même année; on le détruit donc en semant une plante fourragère à plusieurs coupes dans le terrain qu'il a envahi.

TOPINO-LEBRUN, peintre et révolutiounaire, né à .Marseille en 1769, décapité en 180). Il fut d'abord juré au tribunal révolutionnaire, participa à fiirondins et

cause de son opposuion a Holjesp remis en liberté après le 9 thermidor. Arrêté en 1800 comme ayant pris part au complut cûiilrc la vie d;i [r-mior consul, il fut condamné à mortel e.\éeuté.

TOPONYMIE s. f. (gr. lopos, lieu; oniMia nom). Sy.^téme des noms des lieux d'une contrée. — Topophone. (V. S.)

TOPÙRAMA s. m. (gr. topos, lieu; oraô ié vois), l'anorama d'un endroit particulier.'

* TOQUADE s. f. Engouement, manie singularité, ifam.)

' TOQUE s. f. (celt. tok, coillure). Sorte de chapeau à petits bords, couvert de veloiir/ de satin, etc., plat dessus, et plis.é tout autour : toque devclours.

* TOQUÉ, ÉE part, passé de ToQUEn. — Être TOQi-É, être un peu fou. — »» Sub = laiii v Personne maniaque : les toqués célèbres ■ uni toquée.

* TOQUER v. a. Vieux mot qui signifiait autreluis, toucher, frapper. Xe se dit plus guère que dans cette phrase proverbiale, Qui TOQUE L UN, TOOUK l'autre, qui ûfl'ensel'iin olitnse l'autre. — « Rendre toqué. — Se toquer v. pr. S'éprendre follement : il s'est loqué de cette femme.

* TOQUET s. m. Sorte de coiffure, de bonnet qui, dans certains pays, est a l'usage des femmes du menu peuple" et des paysannes — Sorte de bonnet que portaient les enfants.'

TORBAY, baie et port d'Angleterre dans le Devon.-hire, sur la iMaiiche; c'est le rendezvous des forces maritimes anglaises. Guillaume III y débarqua en 1688.

' TORCHE s. f. (rad. lat. torquere, tordre) Flambeau grossie!- fail de résine ou de cire,' et cansislant quelquefois en un bâton de sapin ou de quelque autre bois résineux entouré de cire et de mèche : allumer les tufches.

' TORCHE CUL s. m. Lihge, papier, ou autre chose; uunl on s'essuie le derrière après qu'on a été à la garde-rebe. (Bas.) - lient fort méprisable : cet écrit n'est qu'un torehecul; des torche-culs.

' TORCHE-NEZ s. m. Man. Corde ou ficeKe

dans laquelle oïl passe et on engage la lèvre

antérieure du cheval, et que l'on serre en-

, • ■ I J , I ^uile avec un morceau de bois : mettez le

n opposition a Robespierre et „

TORuHE POT s. m. Ornith. Nom vulgaire de la siUelie d'Europe : des torche-pots.

* TORCHER V. a. Essayer, froUor pour ôier l'ordure : les nourrices torchent leUia èHfdnis.

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