TORI
— Il n'*. qu'a s'en toucher le bec, se dit pour exprimer qu'un homme n'aura pas ce qu'il désire. — Cela est maltorchk, est torché A LA diable, se dit de tout ouvrable fait grossièrement. — Torcher quelqu'un, le battre : (7 se fera torcher.
' TORCHÈRES, f. Espèce de flambeau grossier, vase de 1er et à jour, qui est placé à l'extrémité d'un longmanche, etdanslequel on met des matières combustibles destinées à donner de la lumière : les torchères servent à éclairer les pinces, lescours, etc. —Certains candélabres qui portent des flambeaux, des -irandoles, des bougies, et qui servent à éclairer les vestibules, les escaliers, lessalles des palais et des grandes maisons : belle, maonifir/ue torchère.
* TORCHIS s. m. Mortier composé de terre grasse et de paille ou de foin coupé, qu'on emploie pour certaines constructions ; duns ce pnys, il n'y a jioint de pieires; toutes les maisons des paysans et les murs de clôture sont de tori^his.
' TORCHON s. m. Espèce de serviette de grosse toile, dont on se sert pour torcher, pour essuyer la vaisselle, la batterie de cuisine, les meubles, etc. : torchon blanc.
TORCHONNER v. a. Essuyer, nettoyer avec un tiircbon.
• TORCOL s. m . Ornilh. Genre de grimpeurs, voisin des pics, à bec droit, pointu, presque rond, sans saillie anguleuse. Les torcols doivent leur nom à l'habitude qu'ils ont de tordre leur cou d'un mouvement lent, ondulé, semblable à celui duseipenl, pour tourner leur tête de tous côtés, quand ils sont impatients, effrayés ou irrités. Le torcol d'Europe {yunx torquilla , Linu.) est un oiseau solitaire de la gro.-seur d'une alouette, brun en dessus, avec des ondes noirâtres et des
loicol (lEuiope ^luul tuiquilU
mèches longitudinales fauves; blanchâtre en-dessous, avec des raies noires en travers. Il habite la France de mai à septembre, niche dans les trous d'arbres, pond de b à 8 œufs d'un beau blanc, et se nourrit d'insectes et de baies. Cramponné aux arbres, il cherche sa nourrilure à l'aide de sa langue extensible qu'il introduit dans les fentes et ^ous l'écorce. Il recherche aussi les fourmis. Il est beaucoup moins grimpeur que les pics. On ne lui connaît qu'un cri monotone, qu'il fait entendre quand il veille sur sa femelle, et un petit siiUemeut qu'il produit lorsqu'il est effrayé.
' TORDAGE s. m. Action de tordre, façon qu'on donne à la soie, en doublant les lils sur b'S moulinets.
TORDANT, ANTE adj. Qui toid. — Jargon
pari.-!ien. C'est tordant, se dit d'une chose
qui fait rire à se tordre.
TORDBOYADX s. m. Eau-de-vie additionnée
de pdivie ou d'une autre substance très acre.
■"TORDESILLAS, Turris Sillse, ville d'Espagne,
Vûvince, et à 31 kil. Û.-S -0. de Valladolid,
prés du Douro; 4.157 hab En 1405, un traité
y fut conclu entre l'Espagne et le Portugal;
il fixait la ligne de démarcation entre les
possessions à découvrir entre les deux pays.
Cette ligne était à 370 lieues 0. des Açores
et du cap Vert. Toute terre découverte à l'E.
de cette ligne appartenait au Portugal; àl'O.,
à l'Espagne.
TORDEUR, EUSE s. Personne qui tord. — s. f. pi. Eiitom. Section de lépidoptères nocturnes, comprenant des phalènes à ailes supérieures courtes, dont le bord extérieur, arqué à sa base, se rétrécit ensuite. Ces insectes doivent leur nom de tcrdeuses à l'habitude qu'ont leurs chenilles de tordre les feuilles pour s'en faire un tuyau protecteur. La pyrale est le eenre type des tordeuses.
• TORD NEZ s. m. Art vétér. Instrument dont on se sert pour assujettir un cheval pendant certaines opérations. On dit aussi
TOHCHE-NKZ.
TORDOIR s. m. Bâton avec lequel on serre une corde.
* TORDRE V. a. (lat. torquere). Je tords, tu tordf, il tord; nous tordons, etc. Je tordait:. J'ai tordu. Je tordis. Je tordrai. Tords, tordez. etc. Tourner un corps long et tlexible par ses deux extrémités en sens contraire, ou par l'une des deux, l'autre étant fixe : tordre du fil. -- Tordre le cou, faire mourir en tournant le cou et en disloquant les vertèbres : tordre le cou à une perdrix, à un poulet. — Tordre les BRAS A quelqu'un, les lui tourner violemment et de manière à lui faire mal. On dit de même. Dans sa douleur elle se tordait lks H^iNs. — Tordre une loi, un passage, etc., détourner une loi, un passage, etc., de son sens naturel, pour lui en donner un ditlérenl plus convenable aux vues de celui qui l'emploie. Tordre le sens d'un auteur, d'un pass\GE lui donner une interprétation fausse et forcée. — Se tordre v. pr. Un ver qui se tord; se tordre de rire.
♦TORE s. m. (lat. torus, corde). Ârchit. Moulure ronde, faisant ordinairement partie de la base des colonnes, ou placée à l'extrémité du fût d'une colonne ou d'un piédestal circulaire.
* TOREADOR s. m. (mot esp.). Cavalier qui combat les taureaux, dans les courses publiques.
TORENO (José-Maria Queypo de Slano Ruiz de Saravia, comte de), homme d'Etat espao-nol, né en 17SG, mort eu 1«43. 11 lut envoyé diplomatique en Angleterre en 1808, et ministre à plusieurs reprises; il mourut exile, à Paris. 11 a publié : Historia del Levantumicnlo, Guerra y Revohicion de Espaha (la meilleure édit. est de 1848, 4 vol.). |
TORERO s. m. (mot esp.). Toréador qui combat à pied.
TOREUTIQUE s. f. (gr. toreuem, ciseler). Antiq. Art de ciseler, de graver sur métaux et sur ivoire.
TORF.ffiUS ou Tormodus [tor-fé-uss, tormo-dussj, nom latin de Thormodr Torfason, érudit islandais, né en IGili, mort en 1/19. Frédéric 111 de Danemark le nomma, en 16G0, interprète des manuscrits islandais dont il avait fait collection en Islande. De tous ces ouvrages, où se trouve le texte des sagas septentrionales sur la découverte de l'Amérique, le plus important a pour titre : Historia heriim Norveyicarum (1711, 4 vol.).
TORGAU [tor'-gaô], ville de la Saxe prussienne, sur l'Elbe, à 45 kil. S.-E. de Witlenberg; H,86uhab. En 1576, une conférence de théologiens protestants y élabora le Livre de Torgau, qui a formé la base des Concordix Formula. Frédéric le Grand y délit les Autrichiens commandés par Dauii, le 3 nov. 1760. Les redoutables forlilications actuelles ont été bâties par Napoléon, et Torgau fut rendue aux Allemands en jauv. 181.1, après un siège de plusieurs mois, pendant lequel plus de 2o,00J soldats français moururent du typhus.
TORGNOLE ou Torgniole s. f. [gn mil.]. Coup liirlement ap|iliqué sur la figure. T:ù]MÙÏS,Y (Augustura), ch.-l. de caut., arr.
TORP
et à 14 kil. S.-E. de Saiiit-LÔ (Manche), sur la 'Vire; 1,'.)92 hab. Vieux château (mon. hisl.), fondé au xvi° siècle par le maréchal
de Matignon.
• TORMENTILLE s. f. [tor-man-ti-ieu; // mil]. Bol. Genre de rosacées dr.vadées, dont l'espèce principale {potentilla tormentilla) croit dans les boiset dans les lieux ombragés; sa racine est astringente.
TORMINAL, ALE adj. Syn. de Torminelï,