EUSE
TORMINEUX, EUSE adj. (lat. tormina. tranchées). Pathol. Uui a rapport aux tranchées. TORNADA s. f. (mot provenç.). Envoi qui terminait les pièces des troubadours.
TORNADO s. m. ou Tornade s. f. (de l'ital. tornare, tourner). Nom d'un vent violent de la côte occidentale d'Afrique.
TORNEA (suéd. Tornea, [tor'-né-o,]). I, fleuve d Europe, qui naît dans le lac Tornea- Traesk, en Suède, forme une partie de la frontière de Russie et se jette dans le golfe de Bothnie, après un cours d'environ 420 kil. - 11, ville de Finlande (Russie), dans le laen d'Uleaborg, à l'embouchure de laTornea. par 65° 50' lat. N. et 22" long. E. ; 700 hab. Les vovageursyvont en grand nombre pour voir le "soleil de minuit dajis la seconde partie de ■,uin.
•TORON s. m. (lat. torus, corde). Assemblage de plusieurs fils de caret tournés ensemble, qui font partie d'une corde, d'un câble. — Archit. Gros tore à l'extrémité d'une surface droite.
TORONTAL [lo'-ronn-tal], comté du S. de la Hongrie, sur la frontière de l'Esclavonie; 9 498 kil. carr.; 4'.0,000 hab. 11 est arrosé par le Maros, la Theiss, la Béga et le Ternes. 11 produit du froment, du mais, des melons, du lin, du riz, du tabac et du vin. Cap., Nagy-Beckserek.
TORONTO [tor-onn'-to], ville et port du Canada, cap. de l'Ontario, sur le bord septentrional du lac Ontario, à 500 kil. S.-O. de Montréal; par43°39'lat.iN, et Sim'long. 0.; 181,220 hab La baie au S. de la ville est formée par une île, et a environ 5 kil. de long sur 3 kil. de large. Parmi les édifices 1 publics, on remarque : l'université, l'hôtel du gouverneur, l'hôtel des douanes, celui des postes, le grand opéra, l'opéra royal, la prison centrale, l'hôtel de ville, la salle Saint-Laurent, le collège de la Trinité (église anglicane), le collège de Knox (église libre), le collège de technologie, l'école normale, la chambre législative, le collège du haut Canada, établissement où les jeunes gens se préparent pour ^univer^ité, et le palais de fustice appelé Osgoode Hall. Torento porta le nom d'York jusqu'en 1834. Elle l'ut la capitale du haut Canada de 1794 à 1841, et alterna avec Québec comme capitale des provinces unies, de 1849 à 1858; elle est la capitale de l'Ontario depuis 1867.
• TORPEUR s. f. (lat. torpor). Engourdissement, pesanteur insolite qui rend pies.|ue incapable de sentir et de se mouvoir : ce malade est dans la torpeur. — Etat de I âme qui cause son inaction liln'y a pas moyen de tirer cet homme de sa torpeur.
* TORPILLE s. f. [// mil.] (du lat. torp<r-, engourdir). Icht. Genre de poissons du groii|ie des raies, comprenant plu.Meurs espèces qui ont la propriété de donner une comniotiou électrique d'où résulte l'engourdissement de la main de celui qui les touche soit immédiatement, soit avec un bâton. L'appareil électrique qui a valu le nom à cette lamille de poissons, est disposé en deux masse-s '"une de chaque côté du crâne, entre celui-oi et la base des pectorales; il se compose d'une multitude de colonnes gélatineuses ou de
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prismes hexagonaux perpendiculaires, séparés par des cloisons membraneuses qui contiennent un certain liquide; le sang y afUue librement, et de très nombreux lilaments y aboutissent. La torpille commune de ta Méditerranée {torpédo nnirmorala, Rud. ; T. Galianii. Bonap.) est quelquefois d'une couleur uniformément brune; mais elle est pénéralemenl marbrée ou tachetée dépeints plus sombres. Elle ne dépasse suère 1 m. 30 de long sur Socenlim. de large; elle ne pèse guère plus de 23 kilog. La torpille américaine {T. occidentalis, Stour) est plus grande, d'un brun foncé avec des taches noires en dessus, et blanche en dessous. Les yeux sont très petits, et les évents sont dirigés à l'extérieur et un peu en avant. Sous l'empereur Claude, (au temps de Jésus-Christ), le médecin romain Scribonius Largus écrivait : « Contre l'une et l'autre espèce de goutte aux pieds, il faut, pendant les accès de douleur, mettre sous les pieds du malade, sur un rivage, non pas sec, mais baigné par la mer, une torpille noire vivante, jusqu'à ce qu'une torpeur se fasse sentir dans tout le pied et dans tout le tibia, jusqu'au genou. Cela enlève la douleur pour le présent et remédie au mal pour l'avenir ». Scribonius Largus ignorait évidemment que ce poisson doit son pouvoir à sa qualité de corps bon conducteur de l'électricité; mais il savait qu'il faut l'employer dans l'eau et vivant pour qu'il conserve sa puissance. — Un siècle plus tard, Galien s'exprima ainsi dans son traité des Mcdicametils simples : t Quelques auteurs ont écrit que la torpille, appliquée sur la tête, guérit la céphalalgie, etc. Ayant donc imaginé de mettre la torpille encore vivante en contact avec la tête dune personne atteinte de céphalalgie, parce que je pensais que cet animal pourrait être un remède calmant, comme tous ceux qui fngourdissent la sensation, j'ai vu qu'il en était ainsi. » — .Maisce n'est guère que depuis le xviiF siècle que les qualités électriques de la torpille sont devenues le sujet d'observations réellement scientifiques. Parmi les savants dont les travaux, à cet égard sont les plus remarquables, il faut citer : Humboldt, Galvani, le prince Charles Bonaparte, Geotfroi Saint-Hilaire et Jobert de Lamballe. Ce dernier a décrit avec beaucoup de soin l'appareil organique où se produit le fluide électrique, eu démontrant que la puissance delà commotion électrique est eu rapport avec les dimensions de l'appareil et le nombre des nerfs qui s'y rendent. Ces nerfs émergent du sillon oblique formé de substance blanche qui est situé à la partie inférieure et latérale du cerveau.
TORPILLE s. f. [;/ mil.]. Engin de guerre sous-marin qui est préparé de manière à produire dans certaines circonstances une explosion iormidable. Une torpille est une machine destinée à détruire les navires, les ponts de bateaux, etc., au moyen d'explosions sous-marines, c'est, en réalité une mine dont l'effet se produit dans l'eau. Pour la défense d'Anvers, en loSo, on se servit de bateaux flottants à poudre ibrùlots). David Bushnell, capitaine de génie pendantlaguerre de l'indépendance en Amérique, flt le plan d'un bateau sous-marin, qui devait porter une torpille chargée de loU livres de poudre à canon, dont l'explosion était déterminée par un mouvement d'horlogerie. En 1777, il dirigea une torpille à percussion flotlante contre la frégale Cerberus, au large de New- London, et fit sauter un shooner qui s'y trouvait. Vingt ans plus tard, Robert Fulton s'efforça d'introduire en Amérique, en France et en .\nglelerre ce nouvel engin qu'il fut le premier à appeler du nom de torpille. C'est le colonel Samuel Coït qui fil la première application pratique de l'électricité pour mettre le feu aux torpilles. Des ingénieurs français ayant lait sauter, au inuyen d'^nginj
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sous-marins, lesdooksdi- Sebastopol, la question des torpilles fut à l'ordre du jour. Elle fit un grand pas en I8.S9, à Venise, que le colonel du génie autrichien Van Ebner défendit par un système de torpilles plus complet que tout ce qui l'avait précédé. On s'en servit aussi beaucoup pendant la guerre de sécession aux Etats-Unis. — Le grand problème de la défense des côtes est de trouver lin mode efficace d'ohsiruelion. qui. tout en lai-rant le passai;e libre aux valiseaui auus.
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contact à l'arriére, et qui contient une machine mue par quelque agent puissant, l'air comprimé, par exemple, laquelle, agissant sur le propulseur 6, lui donne la possibilité de fournir un parcours d'environ 230 m.
(VOV. TohPILLEL'R )
TORPILLEUR s. m. .Marin chargé de placer ou de faire éclater les torpilles. — Baleautorpilleur : le torpilleur 68. — Les torpilleurs employés en Chine par l'amiral Courbet, et qui ont coulé les bâtiments chinois à l'ou-
Décharge de la torpille de Whilehead.
barre le chemin aux ennemis. On y parvient en disposant des torpilles défensives,. dont on règle l'explosion du fort le plus proche. Dans une profonde casemate de ce fort, à l'abri du feu de l'ennemi, on place des batteries électriqiier et autres appareils. Rayonnant de la casemate comme d'un centre dans des galeries souterraines, es câbles de la torpille arri- \ent jusqu'à la passe, où ils se terminent en plusieurs groupes de mines disposées de façon à être exactement flanquées par les canons des ouvrages. Les détails de ces mines sont tenus secrets, mais on pourra se faire sans doute une idée générale de leur construction par la fig. i qui représente le type adopté par r.\ulriche. Cette torpille se compose d'une ancre a, d'une caisse-bouée b, contenant la charge, la fusée et l'enveloppe Fig. 1 - •.;i" de l'appareil, et du câble élecsous-QiuuMc auin- [j.jqyg (^^ qyj aboutit à la c itnnc. cijainbre d'opération sur le rivage. A fleur d'eau, mais invisibles sont de nombreuses bouées contenant chacune un appareil électrique qui annonce instantanément au sergent de garde le lieu oii se trouve tout vaisseau qui les touche. Si le vaisseau est ami, il passe sans danger; mais s'il est ennemi, un simple mouvement du sergent change chaque mine en un agent automatique" de destruction qui se manifesté au moment précis. Ces torpilles et celles qui leur ressemblent rentrent dans la classe des torpilles défensives. — Les torpilles offensives ^\■lllploient dans les combats de val;-
seau à vaisseau, et exigent des connai;sances techniques et de l'habileté dans la manœuvre. 11 y en a de plusieurs sortes, et beaucoup d'officiers de marine, dans le monde entier, consacrent leurs études à les améliorer. Les unes sont automatiques, d autres ne sont que des fusées sous-mannes, d'autres sont dirigées et modérées par l'électricité; d'autres enfin sont de véritables bateaux sous-manns. La torpille automatique de I.uppis Whitehead, qui est la plus connue, consiste en un pelit bateau en forme de cigare it (flg. 2; qui porte une torpille à
ïchéou et à Shéi-pou, étaient forcés d'aborder les navires ennemis pour faire éclater la torpille sous leurs flancs. Mais aujourd'hui, on emploie des torpillesde Whilehead, qui frappent à distance. La torpille, placée dans un tube comme le boulet dans le canon, s'enfonce dans l'eau à 3 mètres de la surface et chemine par elle-même sur le but sur lequel on la dirige. C'est un projectile raunT d'un mécanisme de marche des plus compliqués. Grâce à un appro^isionnemenl d'air comprimé à très haute pression (70 atmosphères), une petite machine Brotherhood fait tourner une hélice qui imprime à la torpille une vitesse supérieure à 40 kil. à 1 heure. La torpille a 4 m. 40 de long; elle porte à l'avant la charge de fulmi-coton comprimé qui doit éclater au choc, puis un régulateur d'immersion (la pièce la plus importante de l'engin sous-marin), le réservoir d'air comprimé, ses machines et, enfin, à l'arrière, l'hélice et les gouvernails. C'est un projectile^ très onéreux, car il coûte une dizaine de mille francs. (V. S.)
TORQUATUS ( Titus Manlius-Imperiosus , [lor-kuua-tuss], héros de l'histoire luniaine, au iv^ siècle av. J.-C. Il était tribun militaire en 361, lorsque, pendant l'invasion gauloise, il tua de sa main, en combat singulier, un ennemi gigantesque, lui arracha du cou sa chaîne (torques) et la mit au sien ; de là son surnom de Torquatus. Il fut ensuite deux fois dictateur (353 et 349) et trois fois consul (347, 344 et 340).
TORQUAY [tor-ké] , ville du Devonshire (Angleterre;, sur unepresqu'ile du côté N.-E. de la baie de ïor, à 2oO kil. O.-S.-O. de Londres; 23,334 hab. Ce n'était, il y a cinquante ans, qu'un misérable village de pêcheurs. Elle doit sa prospérité actuelle surtout à son beau climat. La baie de Tor forme un vaste port, bien abrité. Dans le voisinage se trouvent les ruines de l'abbaye : ■ Torquay, fondée en 1196. C'est là que luiillaumedOrange débarqua en 1688.
TORQUEMADA (lat. Turrecremata) (Juan de)
or-ke-ma-da], théologien espagnol, né en i.;s8, mort en 1468. Il enseigna la théologie a Paris, devint prieur des couvents dominicains de Valladolid et de Tolède, et en I43< fut nommé, par le pape Eugène IV, a maître du sacré palais », et théologien du pape au concile de Bâie, où il contribua à faire solennellement condamner les doctrines de Wyclitleetde Huss.Eu 1439, commissaire du pape au concile de Florence, il se distingua dans la rédaction des « articles de réunion'» entre les Eglises grecque et latine, et le 18 déc. il lut fait cardinal. Il devint évêque de Palestrina en 1733 et de Sabma en 1464. Ses œuvres comprennent Expositio brevis et utilis super toto Psalterio (1470, maintes fois réimprimée) et Commentarii in Decretum Gratiani (1519, 6 vol in-lol.; 1726. 2 vol.)
TORQUEMADA Thomas de,, moine espa-
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pnol, né à Torquemada vers 1420, mort en 1498. 11 fut prieur doniinieain à Ségovie ; en 1483, il inaugura les fonctions d'inquisiteur général en Espagne et organisa l'inquisition dans tous ses détails. Il fit chasser les Juifs et les Maures et multiplia tellement les autodafés qu'Alexandre VI intervint et lui donna quatre collègues pour modérer son zèle.
* TORQOET s. m. (du lat. torquere, tordre). N'est usité que dansées locutions populaires. Donner un tobquet, donner le torqcet, tromper quelqu'un, lui dire une chose contraire à ce qu'on pense, pour lui donner le change. — Donner dans le torquet, donner dans le panneau, se laisser duper. (Vieux.)
' TORQUETTE s. f. Certaine quantité de marée arrangée dans de la paille, pour l'envoyer à une distance plus ou moins éloignée des ports de mer : une torquette de poisson.
TORRÉFACTEUR s. m. Appareil de torréfaction.
• TORRÉFACTION, s. f. (lat. torrefactio). Action de torréfier.
' TORRÉFIER v. a. (rad. lat. torrere, rôtir; facere, faire). Didact. Griller, rôtir des substances végétales ou animales : tonéfier des grains de café.
TORRENS ACT. Législ. étr. « On donne le nom de Torrens Act à une loi qui est en vigueur depuis ISbS dans l'état d'Adélaïde (Australie du Sud), et qui a été ensuite adoptée par les autres gouvernements de l'Australie et par quelqueî-uns des états de la grande république américaine. Cette loi reconnaît un mode facultatif d'enregistrement des titres de la propriété immobilière; c'est pourquoi le système inventé par Robert Torrens est aussi'désigné sous le nom de Registration of title. Là où ce sy-stème est en vio-ueur, tout propriétaire peut, moyennant une très failale dépense, s'assurer contre toute éviction de sou immeuble. Dans ce but. il envoie au bureau de Registration ses titres de propriété et un plan de l'immeuble. Le bureau examine attentivement les titres. Au moyen d'annonces insérées dans les journaux, et d'avis adressés aux propriétaires voisins, il appelle tous les intéressé? à taire valoir les droits qu'ils peuvent justilier. S'il s'élève des contestations , le propriétaire doit les faire juger à ses frais. S'il ne s'en élève pas pendant un certain délai fixé par la loi (3 à 6 mois), le bureau met l'immeuble sous le régime de l'acte Torrens, c'est-àdire qu'il enregistre le titre et le plan à l'appui, avec renonciation des servitudes, hypothèques et autres charges existantes. Le propriétaire doit alors acquitter un droit dont le taux n'excède pas 20 cent, par 100 fr. de la valeur de l'immeuble, et il lui est rerais un double de l'enregistrement. A partir de ce moment, le bureau garantit le titre de propriété contre toute revendication, et, pourvu que le possesseur n'ait pas commis de fraude, c'est le bureau qui répond à tous le.s réclamants et qui les désintéresse, s'il y a lieu. Il existe un autre et non moindre avantage du système Torrens : c'e4 que le possesseur d'un immeuble ainsi enregistré peut transférer ses droits de propriété à toute personne sans autre formalité qu'un endos mis sur le titre et signé à la fois par le vendeur et par l'acquéreur. Les deux parties se présentent devant un officier punlic pour faire constater leur identité et légaliser leurs signatures. Puis le titre est envoyé au bureau central qui, s'il n'y a pas d'oppositions formées, enregistre le transfert et renvoie la pièce revêtue de son visa. Ce nouvel enregistrement est, dans la plupart des Etats, assujetti à un droit fixe peu élevé. Dans les colonies australiennes, la plupart des propriétaires se sont empressés de se soumettre