IS
la trouve dans le nord jusqu'au Nouveau- Brunswick, et au sud jusqu'à la Caroline et a la Géorgie. A I'O, de l'Ohio, elle est remplacée par la chrysemis maiijinata (Agass,). La tortue tachetée (nanemys guttata, Agass.), est aussi commune, et se distingue par ' ses taches jaunes sur un fond noir, et par son sternum noirâtre bordé de jaune. Elle vient souvent à terre, où elle mange des vers et des insectes orthoptères. Elle a environ 12 centim. de long, 7 de large et 3 centim. de haut. On trouvé encore aux Etat-'-Unis la
Tortue sculptée (Glyptemys insculpta).
tortue sculptée {glyptemys insculpta, Ag.), dont la carapace est d'un rouge brun, et dont les plaques sont striées de bandes jaunes en relief; elle peut vivre longtemps hors de l'eau. La tortueà boite {cisttido VîVjmea, Agass.; cistiido claiisa et l'arolina, d'autres auteurs) a une écaille rude et forte, ordinairement d'un brun clair, coupé de nombreuses taches et de lignes d un jaune brillant, s irradiant plus ou moins; le plastron
Carapace de la tnrtue a boite PSt à charnière au
(cistudo Yiiginea), milieu, de sorte que
les parties antérieure et postérieure peuvent chacune rejoindre la carapace et enclore l'animal dans une boite parfaite. Elle mesure environ 16 centim. de long, 11 centim. de large et 6 centim. de haut. Elle est presque complétementterrestrp, et nage fort mal. Elle se nourrit d'insectes et de plantes charnues; elle se domestique aisément. — La tortue des Galapagos {megalochelys Indica, Fitz.) est la plus grande de son ordre; elle atteint souvent 4 m. de circonférence; son écaille est très convexe et d'un brun foncé; sa chair, excellente, est un grand article de consommation, fraîche ou salée, et sa graisse donne une huile très claire. Elle se nourrit de plantes charnues, de légumes; en captivité elle aime les choux, les laitues, les citrouilles. Ces animaux étaient autrefois très nombreux dans les îles Galapagos. Il est probable qu'ils vivent des siècles. — Parmi les tortues d'eau douce de la famille des emydoidx, qui sont employées comme aliment, on remarque la tortue à ventre jaune que les Américains appellent terrapin [trachemys scai'ra, Agass.). Elle a 30 centim, de long sur 18 de large et 28 centim. de haut. Sa carapace est arrondie, très convexe, échancrée par devant, dentelée en scie derrière, ridée lougitudinalement et rugueuse partout. Sa couleur est d'un brun noirâtre, rayé de ligues jaunes, avec des taches plus ou moins rayonnantes. Cette espèce vil dans les marais et les étangs stagnants; on les voit se réchauliant au soleil sur le bord, de façon à pouvoir plonger dans l'eau à la moindre alerte. Au nord de la Virginie, cette espèce est remplacée par la tortue à ventre roujc {ptychemys rugosa, Ag,), qui est un peu plus petile. Sa carapace n'a point d'échancrure par devant; mais elle est plus large et échancrée par derrière. L'écaillé, la tête, le cou et les membres sont d'un brun sombre, avec des taches, des points et des lij:ntsde rouge; le sternum est d'un rouge sombre. Elle vit dans les eaux courantes, et préfère les fonds rocheux, La torlue ou terrapin de la Floride (ptychemys concinna, Ag.),
TORT
est l'espèce la plus grosse ; elle mesure 38 cenlim. de long, i.S de large el 18 de haut; sa carapace est entière, comprimée sur les côtés; ses mûchoires sont dépourvues de dents, l'inférieure est un peu striée en l'orme de scie; l'ecaille, le cou, la tête et li s membres de celte tortue sont brunâtre?, avec de nombreuses lignes et bandes jaunes. On
ugos»).
trouve cette tortue en grand nombre dans le; Etals-Unis du Sud; elle habite les lacs et les rivières. Sa chair est délicieuse. Une autre espèce (deirochelys reticulata, Agass.), longue de 23 cenlim. el large de 13 centim., a la carapace ovale, entière, rugueuse longiludinalement, d'un brun noir recouvert d'un entrelacs de lignes jaunes, d'où lui vient son nom spi^'cilique; jaune en dessous; se trouve depuis la Caroline du Nord jusqu'à la Louisiane, sans s'enfoncer beaucoup dans l'intérieur du pays. Son cou long lui donne un peu l'air d'un serpent lorsqu'elle nage, ne montrant que la tête et le cou à la surface de l'eau. C'est la plus estimée de ces tortues comme nourriture. — Au groupe des tortues d'eau douce appartient la tortue serpentine
[vhdijdra serpcnlina, Schwei.), espèce américaine dont la tête se retire en grande partie dans l'intérieur de l'écaillé, et se projette en avant très brusquement grâce à un cou long et extensible; mais ses jambes et ses pieds sont presque entièrement à découvert, l'écaille est grisâtre en dessus, et jaunâtre dans les parties inférieures. Cette tortue atteint une longueur de près de i m. i50, et un poids de 25 kilog. Elle préfère les
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eaux profondes et dormantes des étangs et des rivières, et se tient presque toujours au fond. Elle dévore avec voracité les poissons, les reptiles, et les oiseaux aquatiques qui viennent à sa portée. On estime beaucoup sa chair pour faire des soupes. On la trouve du Maine à la Géorgie, cl, vers l'ouest, jusqu'au
TORT
Mississipi. — S" TonriFs de mer. Reptiles I chélonicns (voy. TiiSTUui.NÉs) formant le sousordre chelona (Oppel). Les tortues de mer nagent parfaitement, et ne s'approchent guère du rivage que pour y déposer leurs œufs. C'Utaines espèces ne se nourrissent que d'algues; quelque-unes mangent des mollusques, des crustacés et autres animaux aquatiques. Elles sont généralement timides, et n'opposent que peu de résistance, bien qu'elles soient plus hardies pendant le temps de l'accouplement. La chair des espèces herbivores oflre une nourriture .saine, et très recherchée des gourmets; celle des espèces carnivores, au contraire, est désagréable sinon malsaine. La tortue verte ou tortue franche (chclonia midiis, Schw.) atteint quelquefois 2 à 3 m. de long, et un poids de "2oO à 30(1 kilog.; elle tire son nom de la couleur de la graisse délicate qui donne aux soupes à la tortue, et à d'autres mets une saveur parliculière. On la trouve en abondance dans les eaux américaines, sous les tropiques, et on en transporte des quantités de vivantes dans le nord de l'Amérique et en Europe. La tortue imbriijuée ou à bec de faucon (crclmochclys imbricata, Filz.), des Antilles, du golfe du Mexique, etc., Veretmochelys sr/uamata, (Ag.), de l'océan Pacifique cl de l'océan Indien ne sont recherchées que pour la beauté de leur carapace qui donne l'écaillé de tortue du commerce. — 4° Tortues A GUEULE oucHÉLiDEs. Elles sont remarquables par le volume de leur tête el de leurs pieds; leur gueule, fendue en travers, n'est point armée d'un bec de corne, mais elle ressemble à celle de certains batraciens. L'espèce principale est la matamata (testudo fimbria) dont la carapace est hérissée de fortes éminences. On la trouve à la Guyane. — o° Tortues molles. Elles n'ont point d'écaillés, mais seulement une peau molle pour envelopper leur carapace. La corne de leur bec est revêtue de lèvres charnues et leur nez se prolonge en une petite trompe. On distingue dans ce groupe la tyrsé ou tortue molle du Nil [testudo triunyuis) longue de 3 pieds, à carapace peu convexe. Elle dévore les petits crocodiles quand ils éclosent. La tortue molle d'Ame rique [testudo ferox), habite les rivières de la Caroline, de la Géorgie, de la Floride el de la Guyane. Elle dévore les oiseaux, les reptiles et les jeunes caïmans. Sa chair est bonne à manger.
TORTUE (île de la), esp. Tortuga, île de la mer et de l'Aithipel des Antilles, près de la côte N.-O. d'Ha'iti, dont elle dépend; 303 kil. oarr.; 5,000 hab. Ch.-l., Tayona. Elle fut longtemps un repaire de tlibustiers et plus lard le premier établissement français à Saint-Uoniingue.
* TORTUER v. a. (rad. lat. lortus). Rendre torlu : tortuer une aiguille.
' TORTUEUSEMENT adv. D'une manière tortueuse.
•TORTUEUX, EUSE adj. Qui fait plusieurs tours et retours. Ne se dit guère que des rivières, des chemins et des serpents : le cottrs tortueux d'un fleuve.
TORTUGAS [tor-tou'-gass], lie sur la côte N.-E. du Cuba, à l'entrée du port de ISuevitas; elle a 38 kil. de long du N.-O. au S.-E. et 9 kil. de large. Plusieurs autres petites îles sont appelées Tortuga ou Tortue, à cause de leur forme, ou parce que les tortues y abondent.
* TORTUOSITÉ s. f. Etat de ce qui est tortueux.
* TORTURE s. f. (rad. lat. torquere, tourmenter;. Gêne, tourment qu'on fait soull'rir : les tyrans ont inventé d'honibks tortures. — ïouiment qu'on fait soull'rir à quelqu'un par ordre de justice, pour l'obliger â con-
TOSC
fesser la vérité : mettre à la torture. — Fig.
MtïTUE SON ESPRIT A LA TORTURE, DO.NNER LA TORTURE A SON ESPRIT, SE DONNER LA TORTIMIE,
ÊTRE A LA TORTURE, travail 1er avec une grande contention d'esprit à la recherche, à l'examen, à la discussion de quelque chose: ne donnez point la torture à votre esprit pour résoudre une pareille question. — Fig. Mettre quelqu'un a LA TORTURE, lui causeT un trouble, un embarras pénible, ou une vive impatience. On dit également, dans ce sens, Etre a la TORTURE. — Encïcl. La torture est, à proprement parler, une douleur violente intligéc à une personne accusée, pour l'amener à s'avouer coupable, et à un criminel pour tiret de lui le nom de ses complices. Chez lei anciens écrivains légistes le mol question (lat. quxftio, recherche) s'emploie comme .synonyme de torture. On divisait la torture en question ordinaire, application relativement douce des instruments de torture en usage, et en question extraordinaire où la torture était pous>ée jusqu'aux dernières limites compatibles avec la vie de l'individu. Partout où le code de Justinien fut adopté pour base du système légal pendant le moyen âge, la torture judiciaire (H partie de l'instruction dus causes criminelles. En Angleterre, il est [•robable qu'elle ne fut jamais considérée comme faisant partie du droit commun; mais elle était reconnue comme une des prérogatives de la couronne, et elle lut employée de temps en temps à ce titre jusqu'en 1640. Après M^i, l'inquisition adopta la torture et y apporta des raffinements jusqu'alors inconnus. La torture judiciaire persista dans la plupart des Etats européens jusqu'à la fin du dernier siècle. Entre autres instruments de torture, on peut citer le fouet, le chevalet, les brodequins de fer, les puucettes, et bien d'autres inventionscapables de produire d'intenses soullrances.
* TORTURER v. a. Faire éprouver la torture : les brigands Vont inutilement torturé p'iur lui faire dire où était son or. — Fig. Torturer un texte, le sens d'un te.ïte, le sens d'un mot, lui faire signifier, comme par violence, ce qu'il ne dit pas.
TORTUREUR s. m. Celui qui torture. —
Adjectiv. Les esprits tortureurs.
TORULEUX, EUSE adj. (lat. «orute, petit cordon). Bot. Qui est renUé de dislancc eu distance comme une corde chargée de nœuds.
* TORY s. m. Nom qu'on a donné en Angleterre aux partisans de Charles II, etqui depuis est resté le nom générique du parti qui prétend soutenir la prérogative royale, etqui cherche même à l'étendre. Il est opposé à Whig : les torys ont plus fréquemment dominé en Angleterre que les whigs. — Adjectiv. Vn ministère tory. (Voy. Whig.)
* TORYSME s. m. Opinion, système politique des torys.
* TOSCAN, ANE adj. Archit. Se dit du plus simple et du plus solide des cinq ordres d architecture, el de ce qui appartient à cet ordre : l'ordre toscan. Ou appelle Architecture TOSCANE, celle qui est essentiellement composée d'arcades et de bossages.
TOSCANE (ital. Toscana), division de l'Italie centrale, sur la Méditerranée, comprenant les provinces d'Arezzo, de Florence, de Grosseto, de Livourne avec l'île d'Elbe, de Lucques, de Massa et Carrara, de Pise et de Sienne; 22,025 kil. carr. ; 2,500,000 hab. Limites : au N. et au N.-E., les A|iennins de Ligurie el de Toscane. Principaux cours d'eau : le Tibre, l'Arno, la Cecina et l'Oinbroue. A l'exception de la région marécageuse des côtes appelée la Maiemine, le pays est très sain. Il produit en abondance les céréales, le vin, la soie, les olives et l'huile d'olive, le fromage, les étoiles de laine el de