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soie, etc. Le principal port est Livoiirne. ("•ip., Florence. — L'ancienne Llrurie ou 'fuscie comprenait la Toscane actuelle et les pays adjacents. (Voy. Etrurie.) Après la chulc de l'empire romain, le pays passa des mains des Goths à celles des Lombards ; puis Charlemaj-'ne le gouverna par l'intermédiaire des comtes ou des marquis, qui se perpétuèrent dans leur autoi'ite jusqu'au xii'' siècle. Le plus célèbre de ces souverains fut la comtesse Matliilde (morte en H1.S) qui légua ses Etats au Saint-Siège; mais les empereurs ne reconnurent pas ce legs, et Frédéric !=■■ finit par acheter la Toscane à son dernier marquis. Le pape Innocent 111 reprit les prétentions de Rome, et la Toscane, au milieu des luttes entre les Guelfes et les Gibelins, fut divisée en nombreux petits Etats, dont les plus importants furentlesrépubliquesde Florence, de Pise, de Sienne et de Luci|ues. Après des guerres acharnées avec Pise et d'autres villes, Florence acquit la prépondérance. (Voy. FL0RE^'CE et MÉDici5.)Alexandre de Médicis ayant été assassiné en 1337, Cosme le Grand lui succéda dans la magistrature suprême, et en 1.S69, il prit le titre de grandduc deToscane. Sa descendance étant éteinte en 1 737, un traité fit passer le grand-duché à François II de Lorraine, plus lard empereur d'.\lleniagne, sous le nom de François \". Après la mort de celui-ci, le duché fui gouverné par son fils Léopold, plus tard empereur, et par son petit-lils Ferdinand III à qui les Français l'enlevèrent (1797). Napoléon, en 1801, créa le royaume d'Etrurie qu'il donna à Louis, prince héritier de Parme, dont la femme, Marie-Louise d'Espagne, luisucccéda comme régente. En 1808, Napoléon fit sa sœur Elisa Bacciochi grande -duchesse de Toscane. En 1814, les alliés occupèrent le duché au nom de François 111, qui fut restauré en ISIo; on ajouta même l'île d'Elbe et d'autres territoires à ses Etals; Lucque-, qui faisait partie des possessions de la veuve de Napoléon, Marie-Louise, grande-duchesse do Parme, retourna à la Toscane en 1847. Le lils de Ferdinand, Léopold 11, fut contraint d'abdiquer en 18.59. Ferdinand IV fut dépossédé en 1860, et en 1861 la Toscane devint olliciellementune partie du royaume d'Italie. TOSCHI (Paolo) [toss-ki], graveur italien, ne vers 1788, mort en 18o4. En 1819, il fut nommé directeur de l'académie des beauxarts de Parme. 11 est le premier qui ait gravé des fresques du Corrége.
* TOSTE. Voy. To.\st.
* TOSTER V. a. Porter un toast, des toasts; boire en annonçant un vœu, un sentiment pour quelque personne, ou quelque événement heureux : il faut toster te gênerai qui a remporté celle victoire. — v. n. Nous passâmes toute la journée à toster.
TOT s. m. Tente goudronnée divisée en plusieurs compartiments, et destinée à couvrir le pont de l'avant à l'arrière, pour le préserver du soleil, de la pluie et du revolin des laines, car, autant que possible, lesécuutilles doivent rester constamment ouvertes le jour et la nuit.
* TÔT (ital. (os(o} adv. de temps. Promplemenl, vite, dans peu de temps : il faut mourir tôt ou tard. — Quand on le joint aux adverbes Bien, si, .\ussi, il forme avec eux un seul mot : vous avez eu bientôt fait. — Sitôt OLE, AissiTÔT QUE, dès que, du raument que: sitôt qu'il en reçut la nouvelle, il partit.
♦TOTAL, ALE, AUX adj. (lat. totalis). *■ Complet, entier: sa ruine totale. ~ s. m. Le
tout, l'assemblage de plusieurs choses considérées comme faisant un tout: prenez le I total. — Au total, en total loc. adv. Tout tompon-t- : nu t-jt'il, c'est une bonne affaire. — Somme totale i 00. adv. En oomplaiit tout: cela coûte, somme totale, vi'iyt-six mille francs.
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* TOTALEMENT adv. Entièrement, tout à fait ; (7 cft lotniciaent ruiné.
TOTALISATEUR. TRICE adj. Qui totalise.
TOTALISATION s. f. Action de faire un total.
TOTALISER v. a. Faire le total.
■ TOTALITÉ s. f. Le total, le tout : la totalité du bien.
TOT CAPITA, TOT SENSUS, expression lat.
qui signifie : Autant de têtes, autant d'opinions.
TÔTES, ch.-l. de cant., arr. età 28 kil. S. de Dieppe (Seine-Inférieure) ; 734 hab.
TÔT-FAIT s. m. Sorte de pâtisserie qui se fait très rapidement : des tôt-faits.
TOTILA (proprement Baduila), roi goth d'Italie, mort en .io2. 11 était duc de Frioul elful élu roi en b4l . 11 ravagea la plus grande partie de l'Italie, et en o46 entra dans Rome. Il quitta cette ville pour aller réparer les revers de ses armées en Lucanie, et, pendant son absence, Bélisaireen reprit possession. Mais, en .548, il s'en rendit maître de nouveau. En .552, il fut défait par Narsès à Tagina (Ombrie) et perdit la vie dans le combat.
TOTIPALME adj. (lat. totus, enlier: palma, palme). Orniih. Se dit des oiseaux palmipèdes qui ont tous leurs doigts réunis dans une seule membrane. — s. m. pi. Famille de palmipèdes comprenant les genres anhinira, cormoran, fou, frégate, pélican et phaéton.
TOTLEBEN. Voy. Todleben.
* TOTON s. m. (lat. totum, tout entier). Espèce de dé qui est traversé d'une petite cheville sur laquelle on lefait tourner, etqui est marqué de différentes lettres sur ses quatre faces latérales. Quand, après avoir tourné, le dé tombe en présentant la face marquée d'un T, celui qui a joué gagne tout ce qui est au jeu: les totons sont ordinairement d'os ou d'ivoire.
'TOUAGEs. m. Mar. Action de touer, ou résultat de cette action. (Voy. Touée.)
* TOOAILLE s. L Linge pendu sur un rouleau auprès d'un lieu oiï l'on selaveles mains, et qui sert à les essuyer.
TOUAREG s. m. pi. sing. Targui, fém. Targuiya. iNoin sous lequel les Arabes nomades nous ont appris à connaître les Berbères voilés du Sahara. Quelques lettrés font dériver ce nom de la racine taraka, être abandonné {de Dieu) ; d'autres de thuraqa, faire une incursion de nuit; mais, dans le premier cas, il faudrait écrire Touarek, et dans le second, Thouarcq ou Thouarey. Il est plus probable que ce nom est celui d'une ancienne tribu de voilés, les Targa, cités par Ibn Khaldouii comme habitant, de son temps, au delà du Sahara tunisien, et que l'on a étendu à tous les porteurs de voile. Les anciens historiens arabes désignent ces Berbères sous les noms de Mouletteminn et de Ahel el litham (les voilés et les gens du voile); cuxmêiiies s'appellent Imoucharh, au sing. Amacherh. — Les Touareg (nous continuerons à leur donner ce nom) sont une branche de la nation berbère des Zanag ou Sanhadja, jadis répandue dans tout le Maghreb. Plusieurs tribus nomades de cette nation, chassées des fertiles provinces du Tell au temps de la domination carthaginoise ou à l'époque de la conquête romaine, émigrèrent, avec leurs troupeaux, dans le Sahara septentrional; mais, incommodes dans leurs courses tant par l'éblouissante lumière des hamad que par le souille embrasé des vents du sud, les émigrants imaginèrent de rabattre, sur leurs yeux, en forme de visière, un pli de leur turban, et de se couvrir d un voile la partie inférieure du vi--age. Cet usage entra bien vite dans les mœurs et, comme le dit juste-
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ment M. Hanoteau, il s'y rattache encore aujourd'hui une idée de dignité qui le fera longtemps respecter. — Lorsque OkbabènNafi pénétra dans le Maghreb-el-Aksa (vu'siècle , il se trouva en contact avec dos voilés établis dans le Sous; ceux-ci embrassèrent l'islam ; puis, poussés à leur tour par l'amour du prosélytisme, ils conquirent le Sahara et une partie du Soudan (83G de l'E. chr., 22-! de l'H.) et imposèrent la reli^rion nouvelle, ou tout ou moins ses formules de profession de foi, aux peuples de ces contrées. — Ce fut d'une tribu de voilés sahariens, les Lemtouna, que sortirent, vers le milieu du xi" siècle, ces fameux Marabouth'inn (Almoravides) que le plus ardent fanatisme transforma en héros, el qui englobèrent le Maghreb et l'Espagne dans leur immense empire. On sait qu'épuisés par les conquêtes et corrompus, du reste, par l'exercice du pouvoir, les Almoravides furent renverses, vers le milieu du xii" siècle, par les Mouahkedoun (unitaires), autres sectaires berbères que les Espagnols nous ont fait connaître sous le nom à'Almohades. — Cependant, le plus grand nombre des Sanhadja voilés étaient restés au Désert. Le lien qui les rattachait à l'empire musulman une fois rompu (ils avaient été déclarés hérétiques par les Alinohades), ils se trouvèrent eux-mêmes divisés en dillerents groupes de tribus, sortes de confédérations dont les rivalités facilitèrent l'établissement des Arabes nomades dans les meilleurs sites du Sahara septentrional. — Les Touareg commandent encore aujourd'hui en maîtres dans les parties du Sahara comprises de l'E. à l'O. entre entre le Fezzann, le pays des Tebbous et l'océan Atlantique, et du N. au S. entre le Soudan et la région de pâturages occupée au N. par les Arabes nomades, c'est-à-dire jusqu'à une ligne courbe partant de Rhadaiiiès, passant par le Touât et allant aboutir vers le cap Youbi. Dans cet immense espace, ils forment quatre confédérations principales : les Oulad Delim ou Fils de ta Nuit, dont le nom berbère nous est inconnu, à l'O. ; les loulemedenn, au S.-O., entre le Hhoggar et le Niger; les Ahhaggarenn, qui occupent les parties centrale et occidentale du Hhoggar et rayonnent jusqu'au Touâl et au Sahara algérien; les Azguer, qui habitent le Hhoggar oriental et poussent leurs courses jusqu'à Rhadamès, au Fezzann el au pays d'Aïr. Les Kel Air, que certains classentau nombre de Touareg, apparliennenl à la race des Nègres sahariens. — Tous les Touareg paraissent avoir les mêmes mœurs; toutefois, les observations qui suivent ne se rapportent qu'à ceux du Hlioggar, les mieux connus grâce aux patientes études de M. le commandant Hanoteau et de l'intrépide voyageur M. Henri Duveyrier. Ces Touareg se donnent le nom d' Imuucharh et se qualifient de nobles [ihhaggarenn). Comme on l'a vu, ils forment deux confédérations : celle d'Azguer, composée de neuf tribus nobles, et celle des Ahhaggarenn qui en comprend quatorze. Les tribus sont dirigées par des cheikhs ou imrharenn (sing. amrhar); ceux-ci élisent un amenoukal, roi ou chef de la confédération, dont ils forment le conseil. Cependant, le principe de l'hérédité est admis de ces peuples; mais, au lieu que ce soit le fils du c'hef, c'est le fils aine de ^a sœur qui est ap;ii'le à lui succéder; d'après eux, «c'est le ventre qui anoblit ». L'élection n'a lieu qu'à défaut de successeur légitime ou par suite de déposition, par l'assemblée des imrharenn, d un chef coupable d'injustice ou d'indignité. Chaque tribu noble a sous sa dépendance un certain nombre de tribus vassales; cellesci descendent des anciens aborigènes de race noire (voy. Sahara); les conquérants les ont soumises adillérentsdegrés d'asservissement. En général, les serfs [imrhad) ne possèdent rien en propre : les troupeaux qu'ils gar-
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dent, les oasis qu'ils cultivent appartiennent i aux nobles; ils suivent, au besoin, leurs mal- ' très dans leurs courses, mais sans prendre part aux combats : le port d'arme, du reste, est interdit au plus prand nombre. — Les Touarey nobles du Hhoggar sont des hommes de haute taille, au nez droit, aux lèvres minces; un grand nombre ont les cheveux blonds et les yeux bleus; ils ont pour coilUue une calotte rouge entourée d'un turban bleu foncé ; pour costume, une culotte arabe recouverte d'une longue blouse bleue serrée autour du corps par une ceinture et. pour chaussures, des sandales fixées par des lanières; comme il a été dit plus haut, ils rabattent sur leurs yeux un pli de leur turban et se couvrent id'un voile noir la partie inférieure du visage. Quelques voyaf-'eurs ont prétendu qu'ils ne montraient jamais leurs traits aux étrangers; cependant les chefs avec lesquels nous nous sommes trouvé en rapport dans le cours de nos voyages n'ont jamais hésité à retirer leurs voiles devant nous. Us sont armés d'un javelot en fer, barbelé, arme très meurtrière, d'un bouclier en cuir, d'une longue épée droite et d'un large poignard fixé par le fourreau à l'avant-bras gauche. — Leurs femmes jouissent d'une grande liberté et ne sont point voilées comme les hommes; elles ont généralement tous les caractères de la beaulé parfaite telle que nous la concevons; nous avons souvent admiré chez elles de grands yeux bleus pleins d'expression, et de mugniliques chevelures blondes tombant en nattes épaisses sur leurs épaules; mais elles ont la déplorable habitude de se teindre le visage et les autres parties du corps avec de l'indigo; elles sont vêtues d'une longue robe bleue ou rouge recouviant une culotte arabe; une mantille leur couvre la tête et les épaules. Tandis que les hommes sont élevés dans une ignorance absolue, les femmes appienneiil à leurs tilles à lire et à écrire; leur système d'écriture est, comme on peut le penser, incomplet et barbare. Liur langue est un dialecte berbère. — Les habitations lixes des Touareg sont des petites cabanes rondes en pierres brutes, couvertes en chaume; mais ces cabanes sont rarement habitées si ce n'est par les femmes; les hommes, presque toujours en course sur leurs légers ma/mru (chameaux coureursj, parcourent en peu de temps dea distances incroyables. Us font protession de louer des chameaux de bât aux caravanes, de les escorter et de les proléger au besoin contre les pillards; ils pillent eux-mêmes celles qui refusent leurs services oa qui se l'ont escorter par d'autres Touareg avec lesquels ils sont eu guérie; les droits que leur paient les négociants, les produits du pillage et la vente, sur les marchés sahariens, du croit de leurs troupeaux, constituent leurs principales ressources; ils achètent, sur ces mêmes marchés, les denrées, les armes et les tissus qui leur sont nécessaires. — Les Arabes nomades, ennemis héréditaires de leur race, nous ont présenté les Touareg comme des bandits de profession; mais il est prouvé que la plupart des crimes qu'on leur impute sont, un réalité, commis par des bandes de pirates formées de l'écume de toutes les tribus sahariennes et aujourd hui malheureusement très nombreuses dans le lirand-Ueserl. En général, les Touareg valent mieux que leur repulalionj ils sont, il est \iai, cupides et cruels, mais lidèles à la lu iiiice; ils sont surtout jaloux de leur liberté et capables de tout pour la défendre; aussi eroyons-nous que cet bien moins par cupidité que par crainte de voir bientôt leur pays envulii par les traiiçais qu'ils ont massacre, en lci»l, l'expédition flatters. Cette crainte leur a e;é iiupirée, d'un côté, par les Turcs de la Tripolitaine, de l'auire, par les CbAamlia émigrés à la suite de l'insurrection
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de 1871; d'autre part, la prise d'El Goléah, en I87S, et. depuis, l'occupation de la Tunisie, n'ont fait que l'entretenir et la foilifier. Il ne fallut donc pas, à Cerhir ben Cheikh, l'un des guides de l'infortuné colonel, de grands elloits d'imagination pour persuader à ces naîls barbares que le sacrifice de la mission était nécessaire à leur sécurité. — La longanimité du gouvernement qui, jusqu'à présent, a laissé cet acte impuni, n'est pas faite pour relever notre prestige aux yeux des peuples sahariens ; néanmoins, nous sommes persuadé que la prise de possession du Hhoggar ne tardera pas à s'imposer; les routes qui y conduisent sont aujourd'hui connues, et nous savons qu'elles ne sont pas dépourvues d'eau. Les Touareg, si jaloux de leur liberté, feront d'abord le vide devant nous; mais la faim est une maîtresse impérieuse qui sait dompter les plus fiers courages; si, par l'occupa lion duTouât, corollaire obligé de celle du Hhoga-ar, nous fermons aux fugitifs leurs principaux marchés d'approvisionnements, ils ne tarderont guère à se soumettre. Mais les vainqueurs ne devront pas abuser de leur victoire; en assignant aux vaincus un rôle en rapport avec leur génie el leurs instincts, en les prenant à leur solde pour faire la police du Désert, ils assureront, dans cette vaste contrée, la paix et la sécurité. Us pourront alors poursuivre sûrement eu Afrique leur œuvre civilisatrice, construire le chemin de 1er transsaharien destiné à relier le Sénégal et le Soudan à l'Algérie, forer des puits et créer des oasis sur le parcours de la voie et, enfin, rendre aux vallées sahariennes la fraîcheur et la fécondité qu'elles, avaient autrefois. (V. L.^rgeau.)
TOUAT. Dénomination vague et indécise appliquée par les uns à toute une région saharienne, par les autres à une partie seulement de cette région. Dans son acception la plus étendue, le Tuuât comprend toutes les oasis situées a l'O. et au S. du plateau saharien appelé Tadmuit, dont le rebord occidental prend le nom de Djebel Sam.ini et le rebord méridional celui de Djebel Tidikelt. Ce plateau, dont la situation geograpliiqiie est loin d'être rigoureusement déterniinee, est situé au S. du Sahara algérien et au iN.-O. du Hhoggar dont il est sépare par une profonde vallée d'érosion ; il parait s'élever entre 27" 3U' et 30» de lat. N., et 2" de long. E,, et [" de long. 0. La mer desable {Erg) l'entoure à 1 E., au N. et à l'O. Ses eaux s écoulent, au N.-Ë., par l'oued Miyâ, vers le cholth Meirhir, après avoir arrosé, sur leur passage, les fertiles oasis du pays d'Ouargla; directement au N., elles paraissent se diriger, à travers les sables, vers un aitluent du même collecteur après avoir lécondé, chemin faisant, les palmiers d'El Goléah; a l'O., elles s'écoulent partie dans le chotth ou sebkha de Goiirara, et partie directement dans l'oued Saourauu Messaoud; au S., elles vont se perdre dans l'oued Akaraba, aitluent du précèdent. — C'est surtout autour de la sebkha de Goiirara, sur la rive gauche de l'oued Messaoud et sur les bords des vallées qui, a l'O. el au S., conduisent vers les principaux collecteurs les eaux du plateau, que sont situées les nombreuses oasis auxquelles nous donnons le nom collectif de Touâl. — Celte curieuse région saharienne, sur laquelle le D' bailh, Gérard Huhlls, le commandant Coloiiieu et le coliinel de Colomb nous ont déjà loinni de précieux reuseigiienieuts, est divisée par la nature en quatre parties principales qui sont : le Gourara, la plus seplentnonale, au iN.-O. du plateau; l'Aougueruut, au S.-L. du Gouraia, le Tuuàl piopremeiit dit ou Pctit- Touât, directement au S. du Gouiaia, et le TidiKell à l'E. lu feliL-Toiiài. Eu dehors de ces grande, divisions, on remarque, entre Je Gourai a et le Touâl, l'.s gioupea isolés de Zona, au S. de la oebkha; de Ueghamcha, à