‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 461 sur 639 · TOUT · texte numérisé non relu

TOUT

manger, on le trouva mort. — 'Voy. Gragnon- Lacoste : Toussaint- Louvrrture, (Paris. 1^877).

•TOUSSER v. n. (rad. toux). Faire l'effort et le bruit qui: cause la toux : il tousse toute la nuit. — Faire ce même bruit à dessein : il tousse pour avertir un de ses amis.

' TOUSSERIE s. f. Habitude de tousser : cet homme est fatujant avec sa tousserie.

' TOUSSEUR, EUSE s. Personne qui tousse souvent : voila un fatigant tousseur.

* TOUT, TOUTE adj. (lat. totus). Qui comprend l'intégrité d'une chose considérée par rapport au nombre, à l'étendue, ou à l'intensité d'action : tout l'univers; tout le monde. — S'emploie aussi dans la signification de chaque; et alors n'est point suivi de l'article : tout bien est désirable.

Les sots sont un peuple nombreux, Trouvant foufes choses faciles.

Florian.

— Tous DEUX ou Tous LES DEUX, l'un et l'autre. La première de ces locutions marque ordinairement simultanéité : ils partirent tous deux, tous deux ensemble pour la ville.

Vous inspirez au roi vos conseils dangereux, Bt vous eu servez un pour les perdre tous deux. J. Racihb. La Thébaïde, acte l". se. v.

— On dit de même, tous trois, tous quatre et tous les trois, tous les quatre. Au delà de ce dernier nombre jusqu'à dia;, on supprime rarement l'article; et au delà de dix on l'emploie toujours. Tous les einq, tous les six, etc. ; tous les seize, tous les vingt, etc. —Tous les jours, TOUS LES MOIS, TOUS LES ANS, chaque jour, chaque mois, etc. ; Tous les deux jours, tous

LES TROIS JOURS, ctc, ToUS LES DEUX MOIS, TOUS

LES TROIS MOIS, etc. De deux jours en deux jours, de trois jours en trois jours, de deux mois, en deux mois, etc. Toutes les deux

HEURES, toutes LES VINGT-QUATRE HEURES. elC,

de deux heures en deux heures, de vingtquatre heures en vingt-quatre heures, etc.

— Se faire tout atous, s'accommoder à toutes les opinions, à tous les caractères.

' TOUT s. m. Une chose qui a des parties, considérée en son entier : le tout est plus grand qu'une de ses parties. — S'emploie souvent sans être procédé de l'article : tout est bon dans cet ouvrage. — Jeu de brelan. Vatout, faire va-tout, faire un va-tout, se dit lorsqu'on hasarde en un seul coup tout l'argent qu'on a devant soi. — Sans l'article, signifie, particul., toutes cho&es, toutes sortes de choses : c'est un homme qui se met à tout.

— Tout le monde, tout ce qu'il y a de gens, de personnes : femmes, enfants, vieillards, tout fut massacré. — Fani. Se faire a tout, se PRÊTER A tout, s'habituef, se prêter aux usages, aux convenances, etc., suivant les temps, les lieux et les personnes. — Le tout, façon de parler dont on se sert après l'énumératioudeplusieurs choses, pour lesjoindre toutes ensemble : il a fait telle et telle chose, le tout pour parcenir à son but. — Le tout ensemble, ce qui résulte de l'assemblage de plusieurs parties formant un tout : il y a une ou deux scènes, quelques beaux ver s dans cettepiéce, mais le tout ensemble n'en vaut rien. — Tout ce qu'il y a de principal, de plus important dans une chose : c'est quelque chose de bien commencer, mais le tout est de bien finir. — Blas. Sur le tout. (Voy. Sur.) -— Jeu. Troisième partie qui se joue après qu'un des deux joueurs a perdu partie et revanche, et où l'on joue autant d'argent que l'on en a joué dans les deux premières parties ensemble : jouer le tout. — Le tout du tout, partie qui se joue après que la même personne a perdu partie, revanche et le tout, et dans laquelle on joue autant d'argent que l'on en a joué dans les trois parties précédentes : donner, prendre, perdre, gagner le touldutout. — Atout loc. adv. propre à certains jeux de cartes, et qui se dit en parlant de la couleur qui emporte toutes

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