TREU
à avoir des fondés de pouvoirs permanent?, lesquels doivent être agréés par le préfet. » (V. S.)
* TRÉSORIÈRE s. f. Celle qui, dans une communauté, dans une association, reçoit les revenus, le montant des souscriptions, etc. ; l<i supérieure de cette communauté en est aussi la trésorière.
TRESSAGE s. m. Action de tresser.
* TRESSAILLEMENT s. m. Agitation, émotion subite d'une personne qui tressaille : il est sujet à des tressaillements. — Tressaillement de nerfs, mouvement soudain et convulsif dans les nerfs. Tressaillement d'un NERF, déplacement d'un nerf. Ces locutions ne sont point usitées dans le langage médical.
' TRESSAILLI, JE part, passé de Tressaillir. — Vulgairement. Nerf tressailli, nerf déplacé, nerf sorti de sa place par un etlort violent. Cette locution n'est point usitée dans le langage médical.
■ TRESSAILLIR v. n. (Iat. transilire). Je tressaille, tu tressailles, il tressaille; quelques prosateurs célèbres ont écrit, par euphonie. Il tressaillit, au présent de ce verbe; nous tressaillons, vous tressaillez, ils tressaillent. Je tressaillais. Je tressaillis. Je tressaillirai. Je tressaillirais. Que je tressaille. Que je tressaillisse. Tressaillant.) Être subitement ému, éprouver une agitation vive et passagère : il tressaille de joie.
TRESSAILLURE s. f. Fentes du vernis d'une poterie tressaillée.
TRESSAUT s. m. Sursaut.
TRESSAUTER v. n. Sursauter, tressaillir.
* TRESSE s. f. (du gr. tricha, en trois parties). Tissu plat fait de petits cordons, ou de fils, de cheveux, etc., entrelacés : tresse de cheveux. — Se dit aussi des cheveux assujettis sur trois brins de soie, dont les perruquiers l'ont les perruques.
* TRESSER V. a. Mettre, arranger en tresses : tresser des cheveux.
' TRESSEUR, EUSE s. Celui, celle qui tresse des cheveux pour en faire une perruque.
TRESSOIR s. m. Instrument sur lequel on tresse les cheveux.
TRESTAILLON, nom de l'un des chefs de la teneur blanche dans le Midi.
* TRÉTEAU s. m. (bas Iat. trestellus). Pièce de bois longue et étroite, portée ordinairement sur quatre pieds, et qui sert à soutenir des tables, des échafauds, des théâtres, etc.: il faut deux tréteaux pour soutenir le dessus d'une table. — Se dit souvent, au pluriel, d'un théâtre d'opérateur, de saltimbanque, de larceur; et, par ext., d'un théâtre où l'on représente des pièces buull'onnes et populaires : c'est un comédien qui n'est bon qu'à monter sur des tréteaux. — Fig. Monter sur les tréteaux, monter sur le théâtre, se faire comédien.
TRETS, Trittis, Trittia, ch.-l. de cant.. arr. et à 23 kil. S.-E. d'Aix(Bouches-du-Khùiie); 2,'ol8 hab.
* TREUIL s. ra. [l mil] (du Iat. torcolum). Cylindre de bois qu'on fait tourner au moyen de leviers, et autour duquel se roule une corde qui sert à élever ou à tirer des fardeaux. — Le treuil simple se compose d'un rouleau dont les tourillons prennent appui sur des supports et auxquels le mouvement est communiqué par une manivelle. La position du rouleau est, suivant les circonstances, horizontale ou verticale. L'avantage mécanique qui résulte du treuil simple dépend de la longueur de la manivelle comparativement au rayon du rouleau. — Dans le treuil composé, la puissance est appliquée à l'extrémité de la manivelle qui, fixée ^ur l'axe du
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pisnon, transmet celte puissance k une roue montée ?iir l'axe liu rouleau autour duquel s'enroule un câble qui porte la résistance.
TREUVER V. a. Ancienne forme du mot trouver.
' TRÊVE s. f. (lat. treuga\ Suspension d'armes, cessation de tout acte ilhostilit' pour un certain temps, [lar convention laite entre deux Ktats. entre deux partis qui sont en piierre : trêve de tant de jours, de mois, d'années. — Trèvk m.^rch.\nde, trêve durant laquelle le commerce est permis entre deux Etats qui sont en euerre. — Kelàche : son mal ne lui donne point de trêve, ne lui donne ni paix ni trêve. — Fis. et fam. Tkève de cÉnÉMONiE. TRÊvR DE COMPLIMENTS, ne faisons plus de cérémonie, plus de compliments. — Trêve de r.mllkrie. f.\isons trêve .^ nos railleries, cessons de railler. Faites TRiîvE a vos CL uNTEs, suspendez vos plaintes. — Trêve de Dieu (\^l.treuga Dei, ou treva Dei; de l'allemand Treue, bojine foi). Institution du moyen Aire, destinée à mitifrer la violence des i.'uerres privées, en interdisant les hostilités. depuis le jeudi soir jusqu'au dimanche soir de chaque semaine, ainsi que pendant tout le teiiips de l'Avent et du Carême, et à certains jours fériés. La trêve de Dieu fut inaug-uréc après la jjrande famine de l028-'30 par les évêques d'Aquitaine; de là elle se propai-'ea par toute la France. Le concile de Clermoiit lui donna de l'extension, et elle fut renouvelée par Calixte II au concile de Reims, en 1119. Elle disparut lorsque les états européens commencèrent à jouir de la paix intérieure.
TRÊVES, ch.-I. de cant., arr. et à id kiL N.-O. lin Vi|.'an (Gai'd); 457 liab.
TREVES (ail. Trier, anc. Treieri. Treviri, Auguita Treviroriun), ville de la Prusse rhénane, sur la .Moselle, à 104 kil. S.-O. de Coblentz; 40,000 hab. 'Vieille cathédrale romane, avec des aitels, des tombeaux, des missels et des reliques remarquables. Parmi celles-ci se trouve la sainte tunique que les pèlerins révèrent comme étant le vêtement sans coulure du Christ, et qu'ils croient avoir été déposée dans l'église par l'impératrice Hélène, à qui l'on attribue la fondation de ce monument. L'université fondée en 1472, a été lemplacée en 1798 par uu gymnase qui contient une bibliothèque de 1 1)0, UOU volumes appartenant à la ville. Les antiquités romaines sont plus nombreuses à Trêves qu'eu aucune autre partie de l'.Mlemagne; la plus remarquable est le colossal quadrangle connu sous le nom de porta niyra. Fabriques de lainages et autres tissus. — Originairement occupée par les Treviri, tribu c;ellique de la Gaule Belgique, Trêves devint sous les Romains la capitale d'une province sous le nom d'Augusta Trevirorum. Sous les Francs, elle tit partie du royaume d'Australie, et appartint ensuite tantôt à la Lorraine, tantôt àl'Ailemagne; au xe siècle, elle fut annexée d'une manière detinitive à l'empire. Plus tard, elle devint avec ^on territoire, sous le L'ouvernement de ses archevêques, le second électorat allemand. La ville de Trêves jouit des droits souverains depuis 1380 jusqu'à l'occupation française en '1794. L'électorat tout entier fut annexé à la France en 1797, cl Trêves devint le ch.-l. du dep. de la Saar. En 1SI4. ce pays fut donné à la Pru>se.
TRÉVIÈRES, cb.-l. de canl., arr. et à 16kil. N.-U. de Rayeux (Calvados), sur l'Aure; ),040 hab.
TRÉVILLE. Voy. Latouciie.
TREVlRANaS[tre-vi-ra-nouss] L (Gottfried- Reinhold;, Udluraliste allemand, ne en I77(), mort en Is37. Il fut médecin et professeur de mathématiques à Biêiue. On remarque parmi ses œuvres Biologie oder Philosophie