‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 507 sur 639 · TURC · texte numérisé non relu

TURC

est porté à faire du bruit, ou à exciter du trouble, du désordre : enfant turbulent.

* TURC, URQUE s. et adj. De la Turquie; qui appartient à ce pays ou à ses habitants.

— Le Grand Turc, l'empereur de Turquie. — Ne pas penser a une chose, a quelqu'un plus qu'au Grand Turc, n'y penser aucunement.

— Fort comme un Turc, extrêmement robuste. Fig. Cet homme est un vrai Turc, il est rude, inexorable, il n'a auiune pitié. — Traiter quelqu'un de Turc a More, sans quartier, avec toute sorte de rigueur, — Se faire Turc, se faire mahométan. — Adjectiv. Chien turc, espèce de chien sans poil. — A la turque loc. adv. A la façon des Turcs. Etre habillé,

COIFFÉ A LA TURQUE. On dit pOp., TrAITEB

quelqu'un a la TURQUE, le traiter sans ménagement. — Encïcl. Les Turcs forment l'une des branches les plus impoilanles de la famille touranienne. Ils apfiarurent d abord dans l'Asie septentrionale et centrale, parmi les hordes de Huns et de Tartares qui, pendant plusieurs siècles avant et après notie ère furent la terreur des Chinois. Dans l'Asie centrale. Turc et Tartare sont synonymes, et désignent les Moniiols en général. Avant l'ère chrétienne, une tribu de Turcs s'était avancée vers l'ouest jusqu'au Don; d'autres, peu après, pénétrèrent dans les régions montagneuses de l'Asie Mineure. Au iv» et au V siècles, celles qui étaient restées dans le N.-O. de la Chine, comprirent deux provinces qu'ils organisèrent en royaumes indépendants, appelés par les Chinois, Chao et Liang seplenirional. Au commencement du vi" siècle, un nouvel empire turc, appelé par les Chinois Toii-Kiou, et qui semble avoir eu son centre dans le Turkestan oriental actuel, recommença la lutte contre la Chine et la Perse, et, en 569, s'allia avec Justin H, empereur de Coiistantinople, contre les Sassanides. En 744, cet empire fut renversé par une autre liibu turque, les Hoei-he ou Huei-liu des i;liinois, et les Ouigours des écrivains occidentaux. Les Ouigours furent les premiers qui adoptèrent l'écriture. Bouddhistes à l'origine, ils devinrent vers le iv siècle, disciples '!■ Zcroastre, et au ix<= ou x', embrassèrent , i-lamisnie. A 10. leur empire fut renversé 'Il 848 par les Tartares Kirghiz, mais ils se Miaintiiireut en royaume indépendant dans - vallées des Thian-Shan jusque vers l'an .;i, époque où les progrès des Khilans en Miine les repoussèrent à l'O. Genghiskhan détruisit les derniers restes de l'empire turc dans l'Asie centrale; mais ses officiers les plus distingués et ceux de ses successeurs furent pris dans cette même tribu des Ouigours, à cause de leur intelligence supérieure. Cependant les Turcs avaient continué à acquérir de nouveaux territoires, et, aux vi' et vu» siècles, ils occupaient une vaste région dans ce qui est aujourd'hui la Turquie dAsie. Les Toulounides et les Ikshides, qui fondèrent des dynasties éphémères au ix« et au x'siècle, étaient turcs. Au ix° siècle, les Turcs Tahérides régnaient dans le Khorassan; leurs successeurs, les Ghuznevides et les Ghorides, étendirent leur domination de la Perse à l'Inde, entre le x= et le xu*^ siècle. Dans la seconde moitié du xi^ siècle, les états des Turcs seldjoucides allaient des contins de la Chine jusque auprès de Constantinople; mais ils finirent par devenir tributaires des empereurs mongols. (Voy. Seldjoucides.) Au commencement du xiv^ siècle, Othman fonda l'empire olloman. Les tribus turques, qui s'étaient soumises devant l'invasion mongole au xiiie siècle, colonisèrent une partie de la Russie méridionale, sur la mer Gloire, où, sous le nom de Tartares, plusieurs tribus occupent encore des territoires étendus. Tout eu reconnaissant l'autorité russe, ils sont encore zélés musulmans. Les envahisseurs mongols se fondirent peu à peu dans la population du Turkestan, et dans le siècle

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