‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 508 sur 639 · TURE · texte numérisé non relu

TURE

qui suivit la mort de Tamerlau, ils avaient envahi et soumis l'Arménie et les pa\s riverains du Tigre et de l'Euphrale. Ils furent chassés de celte région au xvi° siècle. Dans le même temps, les Uzbecks, autre tribu turque, se répandirent dans le Turkestan oriental et les régions de 10. jusqu'à l'Euphrate, et, après y avoir régné plus d'un siècle, ils furent soumis par les Turcomans. Aujourd'hui, les principales tribus turques qui se trouvent encore dans l'ancien séjour de leur race sont les Turcomans et les Uzbecks. Les Kalmouks, les Bashkirs et les Yakouts sont aussi des tribus turques. Les Yakouts sont les seuls représentants de la race turque qui professent le charaanisme.

TURC s. m. Hisl. nat. Petit ver qui s'engendre entre l'écorce et le bois des arbres, et qui en suce la sève.

TURCARF.T s. m. (litre d'une comédie de Le Sage, 5 <i. prose, réprésentée à la Comédie- Française le !'■• févr. 1709). Fripon enrichi par des tripotages de finance et(|ui singe les manières des grands.

• TURCIE s. f. (rad. lat. turgere, s'enfler). Levée au bord d'une rivière, pour en contenir les eaux et empêcher le débordement : intendant des turcies et levées.

TURCIQUEadj. (rad. turc). Anat. Ne s'emploie que dans cette locution : selle turcique, fosse du sphénoïde dans laquelle est logé le corps piluitaire.

TURCISME s. m. Religion des Turcs.

* TURCO s. m. Nom populaire des tirailleurs indigènes de l'armée fraiiçai-e d'Afrique, appelés officiellement tirailleurs algériens ; les quatre régiments de Turcos.

TURCOMAN ou Turkoman s. m. Homme de race turcjuo. (Voy. Turkestan et Turc.)

TURDIDE, ÉE adj. (lai. turdus, merle; gr. eidos, aspect). Qui ressemble ou qui se rapporte au merle. — s. m. pi. Famille de passereaux ayant pour type le genre merle.

•TURELURE s. f. Refrain de chanson, dont on a fail un substantif léminin, qui ne s'emploie que dans celte phrase familière. C'est

TOUJOURS la même TURELURE, C'OSt tOUJOUrS la

même chose, la même laçon.

TURENNE, bourg de l'arr. et à Ibkil. S.-E. de Brive (Corrèze); 1,541} hab. Sur le sommet d'un rocher escarpé se dressent les ruines encore imposantes d'un ancien château féodal, berceau de l'illustre famille de Turenue.

TURENNE (Henri de la Tour d'Auverg.ne, vicomte de], hnmme de guerre français, né a Sedan le II sept. 1611, mort le 27 juillet 1673. 11 était fils de Henri de Bouillon, prince de Sedan, et petit-fils de Guillaume l"d'Orange; il apprit l'art de guerre en Hollande sous son oncle Maurice. 11 entra au service de la France en 1630, et se distingua de bonne heure en Lorraine et en Allemagne. Il alla réjoindre l'armée suédoise du duc Bernhard de Saxe-Weimar avec un corps auxiliaire en 1637, et s'empara de plusieurs villes ; il battit les Autrichiens et les Espagnols à Casale (1639), força Turin à se rendre eu 1640, conquit le Roussillon sur l'Espagne en 1642, et fut fait maréchal de France et commandant de l'armée d'Allemagne. 11 défit les Bavarois de Mercy, prit part avec Condé à la bataille de trois'jours de Fribourg (1644), fut battu par Mercy à Mergentheim, le o mai 1645, mais le battit à son tour avec Condé à Nordlingen, et, api es de nouveaux succès, força l'électeur de Bavière à signer un armistice en mars 1647. A son retour en France, à la fin de la guerre de Trente ans (i64S), son amour pour la duchesse de LoiigueviUe et l'exemple de son Irère l'entraînèrent dans la Fronde. A la tête de l'armée espagnole, il fut défait près deRetheleldut quillerlaFranee;l650). Après

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