TURF
d'inutiles elToi'ls pour réconcilier la France et ri'>paf;ne, il obliiiU'aulorisaliondereiUrer, et devint dès lors l'un des plus fidèles serviteurs de Louis XIV. En 16o2, il battit deux fois Coudé, assurant ainsi le triom[ihe de la cause royale. Il vainquit encore les Espagnols commandés par Condé à Arras en ltio4, remporta la victoire décisive des Dunes, le 14 juin 1658, et s'empara de Dunkerqne. Ces succès amenèrent la paix des Pyrénées, (7 nov. 16.ï9).En 1367, le guerre étant déclarée à l'Espagne, il conquit les Flandres en moins de quatre mois. Dans la guerre contre la Hollande (1672), il commanda une des armées envahissantes, ellor.ique les puissances européennes vinrent aux secours des Hollandais, il s'avança jusqu'à l'Elbe et força l'électeur de Brandebourg à faire une paix séparée en 1673; puis, dans une campagne, célèbre par le talent stratégique qu'il y déploya, il garantit l'Alsace de l'invasion (1674), refoula l'ennemi jusqu'au Mein, et dévasta le Palatinat, où il incendia .30 villes. L'hiver suivant, avec 2'2,000 hommes à peine, il anéanti! presque 60,000 Autrichiens et Brandebourgeois commandés par Bournonville, lors des victoires de Mulhouse et de Turkheim. Les manœuvres et les opérations stratégiques de Turenne et de son adversaire, Montecuculli, à la suite de cette campagne, sont universellement admirées. Turenne fut tué près de Salzbach par un boulet égaré, la veille d'une bataille, qu'il se disposait'à livrer. Ses restes reposent scus le dùme des Invalides.
* TURF s. m. [turll] (angl. turf [teurfï], gazon, et, par ext., hippodrome). Hippodrome, champ de course. — Terme général qui désigne les courses de chevaux. Le roi Jucquesl"' donna à un M. Markhem .tOO livres sterling par un cheval arabe, le Markhem arabian. C'est la plus lointaine trace de ce sport à laquelle on puisse fixer une date. On croit que ce cheval est le premier arabe pur sang importé en Angleterre. Sous Charles l"', un homme de cheval nommé Place avait un cheval blanc enregistré dans le Stiid Book sous le nom de Place'/ While Turk. Les grands coureurs anglais descendent tous de tiois chevaux, dont le premier fut le Byerly Turk, mentionné pour la première fois en 16N9. Vers cette époque, on importa un grand nombre de chevaux barbaresques et turcs. Le second et le plus illustre de ces trois ancêtres est le Darley arabian, cheval bai acheté dans les tribus du désert de Palesline. C'est lui qui lut le père de Flyinj Childcrs, de beaucoup le meilleur cheval qui ait jamais couru en Angleterre. Le troisième est le Godolphin arabian que l'on croit aujourd'hui avoir été un barbe au lieu d'un arabe. Envoyé en présent à Louis XIV par l'empereur du Maroc, on en fit peu de cas en France, et il tomba entre les mains de lord Godolphin qui lit de lui la souche d'un grand nombre de coureurs fameux. — Il ne semble pas qu'on ait tenu registre des courses, même de celles de Neu marUet, avant le commencement du xviii siècle. Jusqu'en 1770 les chevaux ne couraient pas avant l'âge de cinq ans. A cette époque, de grands progiès s'étaient accomplis; la race du pur sang était définitivement établie; la taille du cheval de course avait augmenté d'une main environ. On commença a faire courir dès quatre ans et même trois. Le Derby, où il ne court que des chtvaux de trois ans, fut établi en 1780, et c'est un cheval venu des Etats-Unis qui y fulvamqueur pour la première fois. H y a aujourd'hui plus de 2,000 chevaux de course en Angleterre. — Les champs de course en Angleterre sont tous gazoanés et rarement tout à fait })lats. AuxEluli-Uuis, ils sont sur terre nue et plats, do sorte que le nature du sel iuilue beaucoup sur la vitesse de la cour.-e. — Steeple-chasi^s. Ou oigani-H, vers 1830 de? ■/(■(p/c-c/idics dans M vuliée d'Aylesbury et de baint-Albaiis. La
TURI
distance était d'ordinaire quatre milles à vol d'oiseau. Les obstacles, dans ces courses, étaient naturels, se composant de fossés et do doubles baiis, dont les champs étaient enclos. Aujourd'hui, on arrange des obstacles artificiels, moins redoutables, avec des fossés de .S à 0 m. et des haies de 1 m. à 1 m. bO de haut. L'usage des handicaps, c'est-à-dire d'essaytr d'égaliser les chances en augmentant le poids à porter par les animaux plus forts, fut introduit pour arrêter lessuccès de deux chevaux célèbres, Lottery et (]aylad,qui remportèrent tous les grands prix pendant plusieurs années. — Courses un trot. Ce genre de coui'se est surtout en faveur aux Etats-Unis et au Canada. Les trotteurs américains n'ont d'égaux en aucun pays. En Europe, le comte Orloif est celui qui a fait le plus pour les chevaux de trot; il a créé en Russie une race qui a encore de beaux mouvements et une vitesse remarquable. (Voy. Course.)
TURFISTE s. m. Celui qui aime les courses de chevaux, qui fait courir.
* TURGESCENCE s. f. [ tur-gèss-san-se ] (rad. lat. lurgescere, s'enfler). Didact. Gonûenient.
• TURGESCENT, ENTE adj. [tur-jèss-san].
Qui est gonflé.
TURGOT (Anne-Robert-Jacques), baron de l'Aulne ; homme d'Etat français, né à Paris le 10 mai 1727, mort le 20 niars1781. Intendant du Limousin depuis 1761, il fut, à l'avènement de Louis .KVI, nommé contrôleur général des finances. II entreprit d'améliorer la condition financière du royaume, en rendant libres le ti'avail au dedans et le commerce au dehors, et en substituant à une nmltitude de taxes indirectes, un seul impôt sur la terre. En janv. 1776, il fil publier un édit abolissant la corvée, les douanes intérieures sur les céréales, les privilèges des corporation-, etc. Ces mesures exaspérèrent les classes privilégiées, et il fut congédié au mois de mai. Ses œuvres complètes (1 808-'l 1 , 9 vol. ; nouv. cdit., i843-'44, 2 vol.) comprennent Lettres sur la tolérance (17.ï3) et Reflexions sur la formation et la distribittion des richesses (ilH). Condorcet a écrit sa biogra phie(l786).
TURIN (anc. Augusta Taurinorum; ital.
Torino) I, province du N.-O. de l'Italie, dans le Piémont, bornée à l'O. parla France; 10,535 kil. carr. ; 1,200,000 hab. Elle est traversée par le Pô et de nombreux affluents, et, au N. et à l'O., par.de hautes ramifications des Alpes Peu ni nés, G raies etColtiennes, contenant plusieurs glaciers. Céréales, melons, chanvre, riz, soie et minéraux. — II, capitale de cette province, au confluent de la Dora Riparia et du Pô, dans une plaine fermée de trois côtés par les Alpes, à IfiO kil. S.-O. de Milan ; 348,124 hab. Beaux ponts et belles promenades ; grands squares et larges rues. La. Porta Palatina est ce qui reste de plus remarquable des anciens murs. Le palais du roi est célèbre pour ses dimensions, pour sa vaste bibliothèque et pour sou intéressant musée d'armures. L'académie des sciences contient la pinacothèque (pinacoteca) ou galerie royale de peinture, et les musées d'antiquités utd'hisloire naturelle. Les magnifiques bâtiments de l'université renferment une bibliothèque de "200,000 vol. Soieries, joaillerie, meubles, pianos et voilures. — Turin futfondé par la tribu ligurienne des Taurini, d'où lui vient sou nom. Elle fut conquise par Annibal, et, sous Auguste, elle devint colonie romaine sous le nom d'Auyu^ta Taurinorum. Au vi° siècle, elle était la capitale d'un duché lombard; au viiie siècle, elle lut la capitale du marquisat de Suse, et au XI" elle devint celle de la maison de Savoie. Les Fiançais ont occupé celte ville à diltércntcs époques. La Feuillade et Marsin y