‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 510 sur 639 · TURK · texte numérisé non relu

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furent battus le 7 sept. 1700. par le prince Eugène. Turin a été la capitale du royaume de Sardaigne jusqu'en 1800, et plus tard, celle de ITlalie jusqu'en mai 1865, après avoir été, de 1800 à 1814, le ch.-l. du dép. français du Pô. Patrie de Lagrange et de Gravina.

TURINOIS, OISE s. et adj. De Turin; qui

appartient à cette ville ou à ses habitants.

TURIONs s. m. (lat. turio). Bol. Petit bourgeon.

TURKESTAN, région de l'Asie centrale, qu'on a longtemps appelée Tartarie ; elle s'étend de la mer Caspienne jusqu'au milieu du désert de Gobi à l'E.; elle est comprise entre le 36= et le 46" parallèle de lat. N. Limites : au N. les possessions russes, au S. la Perse, l'Afghanistan, l'Inde et le Tliibet. Elle est divisée en Tuikestan oriental et Turkestan occidental, par les monts Thian-shan qui s'unissent à l'Hindou-Koush par le plateau de Pamir, à 3,000 m. au-dessus du niveau de la mer. Le Turkcstan occidental, appelé autrefois Tartane indépendante, comprend les anciens Khanats de Khiva, de Bokhara, de Khokaii, les territoires conquis contenus dans le Turkestan russe, et Wakhan, Radakhshan, Koundouz et Balk, incorporés récemment dans l'Afghanistan, mais réunis , depuis à la Russie, ainsi que tout le reste du Turkestan occidental. Le Turkestan oriental, appelé aussi Tartarie chinoise, est la grande région à l'E. du plateau de Pamir; Kashgar y est l'état prépondérant. — Du plateau central coulent l'Amou-Darya ou Oxus et le Sir Daria ou Jaxarte, à 10. jusqu'à la mer d'Aral ; entre ces deux grands fleuves et parallèlement court le Zerafslian, dans les vallées fertiles duquel s'élèvent les villes de Boukhara et de Samarcande. Sur la pente orientale et plus douce du plateau de Pamir, descendent vers la Tartarie chinoise de nombreux cours d'eau, dont les plus importants sont le Yarkand et le Kashgar, qui, parleur jonction, forment le Tarim, lequel se jette dans le Lob-nor, grand lac marécageux du désert de Gobi. Le climat est toujours sec, excessi\einent chaud eu été et très froid en hiver. Khiva et Boukhara sont soumis à la Russie, qui s'est annexé Khokan en 1870 et le sur[)lus du Turkestan occidental de 1870 à 1883. (Voy. Russie). En fév. 1885, le général russe Koinarow s'avança même jusqu'à l'Indou-Koush, au N. de l'Afghanistan, et s'em-para des défilés de Zulficar et de Sariyezi, par où passe la route de Hérat. L'Angleterre envoya aussitôt des secours à Rawoul-Pindi, éniir de l'Afghanistan, et mit son armée de l'Inde en état d'entrer en campagne. Une rencontre entre les Russes et les Afghans eut lieu le 30 mars, sur les deux rives du Kusch. Les Afghans, refoulés, perdirent 500 hommes, 2 drapeaux et 8 canons. Le 21 avril, après de longs pourparlers, le gouvernement anglais se disposa à la guerre ; mais la Russie ayant renoncé à s'emparer de Hérat, le différend s'apaisa vers la fin du mois du mai. — La population du Turkestan occidental peut se diviser en Turcs ou Tartares et Tajiks ou Aryens. On les classe aussi en Kirghiz ou nouomades et Sarts ou sédentaires. Dans les anciens Khanats , les Uzbecks forment la classe dominante; ils sont parents de race aux nomades Kirghiz au N. et à l'E. et aux Turkomans de Khiva et des steppes adjacentes. L'ensemble de la population est à peu près de 8 millions d'hab. — Le Turkestan oriental est borné au N. par la chaîne des Thiun-Shan, à l'E. par le désort de Gobi, au S. par le Thibet et le Cachemire, à l'O. par le plateau de Pamir ; 1,1 I8,713kil. carr.; population : de 600,000 à I million d'hab. On a longtemps appelé ce pays Alti-shahar ou .\lli-lcliakan (les six villes, à cause des villes de Kashgar, de Yarkand, de Klioten,

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de Yang-shahr, d'Ush-Turfan et d'Aksu, qui soûl les graiiJs centres de la population et du commerce. Récemment, il a éio divisé en sept gouvernements provinciaux sous Yakoub Bey, sullan de Kashgar. A sa mort, dans l'été de 1877, le gouvernement se désorganisa et les Cliinois envaliirent peu à peu le pays. Le climat est très sec et sujet à des tenipératures extrêmes. La végétation est très luxuriante sur les bandes de terrain fertile qui bordent les cours d'eau. On y récolle du coton, du riz, du froment, du chanvre, du lin, de l'orge, du maïs; dans les districts les plus favorisés, les jardins donnent d'excellents fruits. L'élément touranien domine dans la population, et le mabométisme sunnite est. comme dans le Turkestan occidental, la religion l.i plus répandue.

TÛRKHEIM, Turckheim ou Thuringheim , village d Alsace, sur |;i Fechl, à 4 kil. 0. de Colmar; 1.400 hab. Bons vins. Victoire de ïurenne sur l'électeur de Brandebourg et sur les Impériaux, le 5 janv. 1675.

• TURLUPIN s. m. Nom d'un acteur de nos anciennes farces : on le donne par mépris à un homme qui fait des allusions froides et basses, de mauvais jeux de mots : c'est un turlupin.

. ' TURLUPINADE s. f. Mauvaise plaisanterie, fouace ordinairement sur quelque allusion basse, sur quelque froid jeu de mots : faire des iiirhipinadcs.

TDRLUPINAGE s. ra. Action de turlupiner.

• TURLUPINER v. u. Faire des turlupinades : cet hoi/une ne fait que turlupiner. — V. a. Se moquer de quelqu'un, le tourner en ridicule par des turlupinades : il a liirlupiné un tel.

' TURLURETTE s. f. Guitare en usage au xiv= siècle.

TURLUTAINE s. f. Sorte de serinette.

TURLUTUTU s. m. (onomat. du son de cet instruineutj. Mus. Flûte, fifre ou mirliton.

TURNE s. f. iMaison malpropre, mal tenue.

TURNÉBE ou Tournebœuf (Adrien), savant philologue, né aux .\ndelysen 1312. mort en lolio. 11 occupa, en I.t47, la chaire de philosophie grecque et latine au collège de France, forma H. Eslienne, et a laissé d'excellents commentaires d'auteurs anciens.

' TURNEPS s. m. [tur-nèpss] (angl. turnep). Espèce de gros navel [brassica rapa\ qui est une excellente nourriture pour le bétail, et surtout pour les vaches.

TURNHOUT, ville de Belgique, à il kil.

K.-iN.-E. d'Anvers; 19.231 hab. Grande fabrication de toiles, de tapis et de dentelles. Victoires de Maurice de iNassau sur les Espagnols en 1597 et des Brabançons insurgés sur les Autrichiens en 1789.

TURNIX s. m. [tur-nikss]. Ornilh. Genre de gallinacés, voisin des cailles, dont il se distingue seulement par l'absence de pouce, et comprenant plusieurs espèces d'oiseaux qui habitent les régions chaudes de l'ancien continent.

TDRONES, Turoni ou Tuuo.Nri, peuple de la Gaule Lyonnaise, entre les Auleiques, les Andecaves et les Pictones (Poitou) ; ville princ, Cxsai-odumim, qui devint plus tard Turoni, puis Tours.

TURONIEN, lENNEadj. (de Turones, n. pr.) Géol. Se du d un terrain parliculier qu'on rencontre aux environs de Tours.

TURPIN, Tulpin ou Tilpin, ami et compagnon de Chai'lcmagne , archevêque de ReimSi mort en 800. Son nom est attaché à une chronique latine qui raconte l'expédition de Charlemagne contre les Sarrasins

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d'Espagne et le combat de Roncevaux. On conteste l'authenlicité de cette chronique, bien que le pape Calixte II, en 1122, ait déclaré qu'elle était bien de Turpin.

TURPIN François-Henri), historien et littérateur, né à Caen en 1709, mort à Paris en 1799. Il a laissé un grand nombre de biographies des hommes illustres de la France et quelques critiques. La Convention lui accorda une pension de 3,000 livres.

•TURPITUDES, f. (lat. tiirpitudo; de turpin» honteux). Ignominie qui résulte de quelque a-lion honteuse : il y une grande turpitude dans l'action dont vous parles. — Se dit aussi des actions honteuses : révéler les twpitudes de quelqu'un.

TURQUERIE s. f. Manière de vivre ou d'agir à la turque.

TURQUES illes\ groupe d'ilôts stériles à l'exliém.té S.-E. deVarchipel de Bahama, à environ 150 kil. N. de Haïti; 4,372 hab. La principale s'appelle Grand Key ou' île du Turc. Depuis le l"' janv. 1874, ce groupe dépend législativcmenl de la Jamaïque. On en exporte beaucoup de sel.

' TURQDETTE s. f. Bot. Petite plante à fleurs verdàtres , qui croit dans les lieux arides et sablonneux, et qu'on emploie quelquefois en médecine comme diurétique, astringenle, etc.

'TURQUIE ou Empire ottoman (turc Osmanli Vitaycti; angl. Turkaj ; ail. Tùrkei), Etat qui s'étend sur une partie du S.-E. de l'Europe, de l'Asie occidentale et de l'Afrique septentrionale^ Les pays sur lesquels le sultan lègne directement s'appellent la furquie propre : ils comprennent la Turquie d'Europe (entre .■U" 45' et 44° lat. N., et 17° 20' et 27° 20' long. E.) et la Turquie d'Asie (entre 12° 40' el 42° 5' lat. N., et 22° 30' et 49° long. E.l. Limites : l'Autriche, la Seibie, la Roumanie, la Russie d'Europe, la mer iNoire, la Kus.-^ie d'.\sie, la Perse, le golle Persique, l'Arabie, la mer Rouge, l'Egypte, la Méditerranée, l'Archipel, la Grèce, la mer Ionienne, l'Adriatique et le Monténégro.

SUPERFICIE ET POPULVTION

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