‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 528 sur 639 · TALE · texte numérisé non relu

TALE

VALEE (Sylvain-Charles, comte), maréchal de France, né à Brienne-le-Chàleau (Aube) en 1773, mort à Paris en 18iC. Lieulcnantcolonel en 1804, il fut nommé colonel pendant la campapne de Prusse (1807), se distingua en Espaf.'ne aux sièges de Léiida, de T-aiagone, de Valence, etc. et fut en l'espace d'un an nommé général de brigade et péneial d* division (1810). Il se rallia aux Bombons (■n 1816 et fut nommé pair de Fiance en 1830. 11 loprit du service en 1835. gagna son liûtoii de maréchal au siège de Coiislantine ft fut nommé gouverneur général de l'Algérie. :

VALENÇAY ch.-I. de cant., arr. et à 41 kil. N.-O. de Cliàtcauroux (indre), sur le Nahon; 3.000 hab. Magiiiliqne château construit au xvie siècle,, sur les dessins de Philibert Delorme. Tallevrand l'acheta en 1805. Ferdinand d'Espa?ne y futenferméde 1808à 1814, et plus tard, don Carlos y subit un internement ide 18t0 à 1843).

VALENCE (esp. Yalcncia] [va-lcnn'-si-a].

I, une des grandes divisions de l'Espagne, conlinant à la Catalogne, à la Méditerranée, à la .Murcie, à la Nouvelle-Caslille et à l'Aragon; 23,042 kil. carr.; 1,500,000 hab. Elle comprend les provinces actuelles de Castellon, de Valencia et d'Alicante. L'intérieur est montagneux; mais grâce à un système complet d'irrigation, le pays est un des plus productifs de l'Espagne. Jl y a des mines de fer, de cuivre, de cobalt, de vif-argent, de plomb et d'argent. Sous les Maures, cette région faisait partie du califat de Cordoue; mais le Cid eu chassa les Maures en 1094 Ils le reconquirent en 1 101, et lors du démembrement de l'empire des .\lmoravides, elle devint un royaume indépendant jusqu'en 1238, époque de l'expulsion définitive des Maures. Elle devint ensuite une province du royaume d'Alagon, tout en conservant son ancien titre de royaume. — 11, province occupant le centre de l'ancien royaume du même nom; H,i'iî kil. carr., 700, UOU hab. Le Guadalquivir et le Jucar, qui la traversent, servent à alimenter tout un système de canaux d'irrigation. Grande production de céréales, de chanvre et de fruits, surtout d'oranges. Les forêts donnent des bois de qualité supérieure ; il y a des carrières de marbre et des pêcheries. On élève beaucoup de vers à soie. — III, ville (anc. Valcnlia), capitale de ia province et do l'ancien royaume de son nom, sur le Guadalquivir, à 3 "kil. de la mer environ, et à 300 kil. E.-S.-E. de Madrid; 440,000 hab. La vieille cité, entourée d'une mur.iille circulaire, n'approche pas en beauté de ses faubourgs. L'université, fondée en 1410, a une bibliothèque de 45,000 vol. et un muséum d'histoire naturelle. Le jardin botanique contient la plus belle collection de plantes exotiques qui soit en Espagne. Outre le port extérieur avec ses deux milles, il y a un port intérieur défendu par deux batteries. Fabrication de tissus de soie, de toiles et de lainages, de toiles à sac, de cordages, de cuir, ae verre, de papier, de ferronnerie, etc. L'exportation des oranges est très considérable. 3,000 vaisseaux environ entrent dans le port tous les ans. — Valeutia était une ville des Edelani, dans l'Espagne Tarraconaise. Elle devint plus tard colonie romaine. Les .Maures la prirent aux Guths en 713, et ils la jierdirent au prinfeinp» de 1094, après un siège de tO mois. En 1 101 ils la reprirent et la gardèrent jusqu'en 1238. En juin 1808, le f;éneral Moncey unta de s'en emparer; mais bien qu'abandonné par les généraux et les nobles, le peuple, avec le moine Rico à sa tôle, obligea les Français à se retirer avec de grandes pertes. Le t) janv. 1812, elle se i\nail à Suchet, qui y fit prisonniers 10,000 Espagnols, '

''/ALENCE, Ju/ia Vakntia, Valentia Segatau-

VALE

vortim, cli.-l. du dép. de la Drôme, sur la rive gauche du Rhclne et près du coniluent de l'Isère avec ce fleuve, à .HSO kil. S.-E. de Pari-, par 44° ;i6' •■." lat. N. et par 2° 32' 18" long. E. ; 25,000 hab. C'est une vieille ville aux rues étroites et ii régulières. Sa cathédrale, fondée cil 212 par ^aint Apollinaire et rebâtie dans le XI' siècle, contient le sarcophage de Pie VI, dû au ciseau de Canova. Fabiiques de tissus de coton et de soie, de gants et de cristallerie. Le vin mousseux de Saint-Peray, les bois, le cuir chagriné, le drap, etc., donnent lieu à un grand CMmmerce. Au moyen âge. Valence était la capitale du comté et du duché de Valentinois. Patrie de Championnet, auquel on a érigé une statue.

VALENCE-D'AGEN, ch.-l. de cant., arr. et à 20 kil. E. de Moissac (Tarn-et-Garonne), sur le canal latéral à la Garonne; 3,500 hab.

VALENCE - D'ALBIGEOIS, ch.-l. de cant., arr. et à 27 kil. iN.-E. d'Albi (Tarn); 1,800 hab.

VALENCE-SDR-BRAYSE, ch.-l. de cant..

arr. et a 9 kil. S. de Cundom (Gers), au confluent de la Brayse et de l'Auloue; 1,600 hab,

VALENCIA. ville du Venezuela, capitale de l'élat de Carabobo, dans une vallée entre les sierras San Diego et Guataparo, à 28 kil. de Puerto Cabello, son port de mer, et à 120kil. O.-S.-O. de Caracas; 33.000. 11 se fait un commerce actif par Puerto Cabello avec laquelle elle est reliée par une bonne route.

VALENCIEN, lENNE s. et adj. De Valence; qui appartient a cette ville ou à ses habitants,

* VALENCIENNES s. f. Dentelle qui s'est fabriquée originairement dans la ville de Valenciennes.

VALENCIENNES, Vulcntianx, place forte et ch.-l. d'arr., àbl kil. S.-E. de Lille (Nordi, au confluent de l'Escaut et de la Rhonelle; par 50» 21' 29' lat. N. (au betfioi) et 1° 11' 12" long. E.. 28,000 hab. Eglise Saint-Géry, en partie du xui= siècle; joli hôtel de ville reconstruit en 1612. La citadelle de Valenciennes, bâtie par Vaubaii, est située dans une île de l'Escaut. Les principales industries de la ville sont celles des toiles , de la mousseline, du sucre de betterave, des tissus d'or et d'argent, des jouets, de la poterie, et des cuirs. La production de la dentelle de Valenciennes a beaucoupdiminué depuis peu. Les mines qui se trouvent dans le voisinage de la ville donnent le quart de la production totale des houilles de France. — Les rois mérovingiens avaient en ce lieu une ré.-!idence appelée Valentiaiise, et la ville devint l'une des principales du Hainaut. Elle fut prise par Louis XIV en 1677, et par le duc d'York, après un siège de six semaines (23 maias juillet 1793); mais les Français la reprirent Tannée suivante (27-30 août) et y firent prisonniers 1,100 émigrés avec d'inimenses approvisionnements. — Patrie de Froissart, de Watteau, de Pauhny d'Argenson, d'Abel de Pujûl.

VALENCIENNES ^Achille), naturaliste français, né à Pans en 1^94, mort dans la même ville en 1865. En 1830 il, fut nommé professeur d'anatomie à l'école normale deParis. Se,œuvres comprennent ; Histoire nuturelk des poissons, commencée avec Cuvier ( 1829-49, 1 1 vol.) et Histoire naturelle des mollusques, des unnélides et des zoophytes (1833).

VALENCIENNOIS, OISE s. et adj. De Valencienices; qui appartient à cette villeou à ses habitants.

VALENGIN (Le), Vallis Angina (vallée étranglée], pays du canton de Ncufclu'itel (Suisse). Le Valengin forma jadis un comte qui passa au roi de Prusse en 1 707, et qui partagea ensuite les destinées de Neulchâtel. —

VALE

Ch.-l., Valengin, à 5 kil. N.-O. de Neufcbâtel; 800 hab.

VALENS iTlavius) [va-lainss], empereur d'Orient, né vers 328, mort le 9 août 378, En mars 364, son père Valentinien I" le fit emfiereiir. En 363, Procope ayant été proclamé empereur par le peuple de Constantinople, Valens, l'année suivantes, le suivit et le mit à mort. Eu 367, il attaqua les Goth- qui avaient secouru Procope. et les soumit. Il entama ensuite une guerre intermittente avec la Perse. Les Goths, pressés par les Huns, avaient été autorisés à s'établir en Mœsie: mais ils reprirent les hostilités, et Valens périt dans une désastreuse bataille qu'il leur livra à Andrino|ile. — Va/e«sofe. (V. S.)

VALENTIA (Ile), petite Ile de la baie Dinde, sur la côte S.-O. d'Irlande; longue d'environ S kil.; larj-'e de 5 kil.; 2,.'i00 hab. Terminus des 4 câbles transatlantiques anglais, qui aboutissent, en Amérique, à Trinity Bay (Terre-Neuve). (Viy. Cable.)

VALENTIN, hérésiarque égyptien, mort vers le milieu de u' siècle. Il se fitcherdune secte de gnostiques, mêlant les idées de Platon avec la théorie des nombres de Pythagore et avec l'évangile de saint Jean. Il fut excommunié par le pape Hygiu en 143.

VALENTINE DE MILAN, fille de Galéas Visconli, duc de Milan et d'Isabelle de France, morte a Blois en 1408. Elle é ousaen I3S9, le duc d'Orléans, frère de Charles VI, et se retira à Blois après l'assassinat de son mari.

VALENTINIANISME s. m. Doctrine religieuse l'ondée par Valentin.

VALENTINIEN, lENNE s. Partisan de Valentin et de sa doctrine. : V^i.v. G.N'Ostiql'E.)

VALENTINIEN (Valentinianus) , nom de trois empereurs romains. I. (Flavius), né en Pannonie en 321, mort le 17 iiov. 375. Capitaine de la seconde compagnie des gardes à l'avènement de Jovien (363), il se vit, à la mort de celui-ci, en février 364, étant à Ancyre, otlrir le trône par les chefs milil aires. Il arriva à Constanlinople et s'associa son fréi e. Valens, a qui il donna le gouvernement des provinces orientales. Une grande partie de son règne se passa à protéger ses frontières contre les barbares. Il fut un des plus remarquables empereurs romains, mais la colère et la cruauté font tache sur son caractère. — IL (Flavius), lils du précédent, né vers 371, mort le 15 mai 392. A la mort de son père, l'armée l'éleva à la dignité impériale, lorsqu'il n'avait eiicure que quatre ou cinq ans; mais son frère, Gralieii, exerça réellement le pouvoir jusqu'à son assas-mat en 383. Théodose soutint ses droits en 387 et en 388 contre l'usurpateur Ma.\iine. H fut étran'gle dans son appartement à Vienne (Gaule), par ordre de son général Arbogaste. — 111. (Placidius), empereur d'Occident, né vers 419, mort en 4oo. 11 était lils de Constantin et de Galla Placidia, fille de Théodose l".Le 23 oct. 42o, son cousin. Théodose II, lui conféra la pourpre et le titre d Auguste, et, en 437, lui donna sa fille Eudoxie. Les premières années de son légne lurent marquées l>ar une rivalité désastreuse entre les deux derniers des grands généraux romains, Aétius et Boniface, et par la perte de l'Afrique, qui en fut la conséquence. ,\étius, après avoir défait -Attila (451), fut tuéen4a4 delà propre main de Valentinien ; et l'année suivante, Valentinien lui-même fut massacré à l'instigation du patricifn Petrouius Maximus, qui Msurjia le trône.

VALENTINOIS (Le), Pagus Valent iniensis.

ancien pays de Fiance (bas Dauphiné); ch.-l. Valence ; ville priiic. .Montelim.ut, Saint-Marcellm et Cresl. Il es( aujourd'hui compris dans le dép. de la Drôme. Le Valenliuois, (jui a(ipartenait alors aux ducs de Savoie,

VA LÉ

fut acquis parla Fiance en t4i6, en échantie du Fauoipny; il devint duché en I4')8. Henri 11 donna à Diane de Poitiers le tilre de duchesse de Valentinois. Ce duché passa, en 1642, dans la maison de Monaco, qui le conserva jusqu'à la Révolution.

VALÉRE - MAXIME ( Valerius- Maximus ) ,

auteur latin, du réirne de Tibère. On lui attriliue un recueil d'anecdotes historiques sous le titre de Faclorum et Dictorum ilemorabititim Libri IX. Trad. franc, de Binet. (Paris, l"9ii, 2 vol. in-8») ; de Meuchot et Allais (Paris, 1822, in-12); de Fréniioji, dans la Btblioth. hif.-franc. de Panckoucke (l837-'38, 3 vol. in-8°).

VALÉRIANATE s. m. Chim. Sel produit parla combinaison de l'acide valérianique avec une base.

• 'VALÉRIANE s. f. (lat. valeriana; de unla-e, se bien porter). Bot. Genre de valériaiiées, comprenant 130 espèces de plantes herbacées originaires dWmérique, aujourd'hui répandues à l'état sauvage dans les pays tempérés de l'ancien coiitinent. Aux Ktats-Unis l'espèce la plus remarquable est la valériane comestible (valeriana edulis\ ainsi appelée à cause de sa grosse racine pivotante, quelquefois longue duu pied, que les Indiens de rO. mangent rôtie. La plus connue de

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