‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 533 sur 639 · VALHUBERT. (V. S · texte numérisé non relu

VALHUBERT. (V. S

* VALIDATIONS, f. Action de valider : cette formalité est nécessaire pour la validation de

l'acte.

VALL

* VALIDE adj. (lat. validus). Valable, qui a les conditions requises parles lois pour produire son elfel. Ne se dit guère que des contrats ou autres actes, et des sacrements : cet acte n'est pas valide. — Sain, vigoureux, par opposition à malade ou infirme. — Subslantiv II y a dans cet hospice tant d'infirmes et tant de valides.

'VALIDÉ s. f. Titre que les Turcs donnent à la mère du sultan régnant : la sultane Validé.

* VALIDEMENT adv. Valablement, avec assurance que la chose dont il s'agit aura son effet : on ne peut contracter vatidcmcnt avec )m mineur.

' VALIDER v. a. Rendre valide : valider, faire valider un acte, un contrat, une dépense.

' VALIDITÉ s. f. Force et vertu que certaines choses reçoivent de l'accomplissement des formalités et des conditions qui leur sont nécessaires : on lui conteste ta validité de son titre.

VALINCOUR (Jean-Baptiste-Henri du Trods- SET UE , littérateur, né à Paris en lOiiS, mort en 1730. Ecrivain de peu de valeur, mais ami de quelques grands hommes, il mnplciça Racine à l'Académie française. Boileau lui a dédié sa onzième satire.

* VALISE s. f. Espèce de long sac de cuir qui s'ouvre dans sa longueur, qui est propre à être porté sur la croupe d'un cheval, et dans lequel on met des hardes pour sa commodité :

grande valise.

' VALISNÈRE, Valisnérie « ou mieux

V.\LLisNiÉKiE S. f. (de Valtisnieri, n. pr.). Bot. Genre de monocotylédoiies , comprenant deux espèces d'herbes vivaces qui croissent au fond des eaux douces. L'une de ces espèces est australienne; l'autre, la vaiisnère spirale {valisneria spiralis'j, se trouve dans tous les pays chauds et dans le midi de la France. C'est une plante intéressante a étudier, en raison de la manière dont se fait chez elle la fécondation. Les fleurs femelles et les fleurs mâles viennent sur des pieds séparés, qui croissent ordinairement à proximité les uns des autres. Au moment de la fertilisation, le pédoncule en spirale qui porte la fleur femelle s'étend, et celte fleur vient s'épanouir à la surface de l'eau; au même moment, la spathe qui enveloppe les Heurs mâles se divise en 3 ou 4 [lortions; ces fleurs se détachent d'ellesmêmes de leur pédoncule commun et viennent flotter librement à la surface; leurs anthères éclatent avec force et projettent au loin une quantité considérable de pollen dont une partie retombe sur les stigmates des fleurs femelles. Aussitôt que la fertilisation est effectuée, le pédoncule de la fleur femelle resserre sa spire, ei ramène la fleur au fond de l'eau, où le fruit doit se développer et mûrir.

' VALKTRIE s. f. Nom que les anciens Scandinaves donnaient à certaines déesses qui habitaient le palais d'Odiii, et dont la fonction était de verser la bièie et l'hydromel aux héros tués dans les combats. Messagères d'Odin, les Valkyries conduisaient dans laWalhalla les héros morts sur le champ de bataille.

VALLA (Lorenzo), érudit italien, né à Rome vers 14(0, mort vers 1400. Il était prêl.i-e. il acconifiagna Alphonse l"' de Naples dans >es guerres et dans ses voyai-'es. Il s attira des inimitiés à Rome en altai|uant l'authenticité de la Donation de Coni>lantin, sur laquelle les papes fondaient en grande partie leurs titres à la souveraineté temporelle, et il s'enfuit à Naples où il ouvrit une école. Il eut de la peine a y échapper a l'inquisition. De retour à Rome, il [irésenta au pape Nicolas V une partie des poèmes borné*

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riques traduits en latin pour la première fois, et sa traduction de Thucydide. On le nomma secrétaire apostolique et chaiio ne de Saint-Jean-de-Latran. Ses œuvres, comprenant F.legantiw Linguse latins ont été recueillies en .3 vol. in-fol. (1543).

VALLADOLID [vâ-lia-do-lidd']. I. Province du N.-O. de l'Espagne dans la vipille Castille; 7.SSit kil. carr. ; JriD.OOO hab. Les principaux cours d'eau sont le Douro et sfs affluents. Céréales, vin, lin, chanvre, garance. On y élève beaucoup de chevaux, de bêtes à cornes, de moulons et de mules. — II. Capitale de celte province, sur la Pisuerpa, à Itî.ï kil. N.-O. de Madrid; 50,000 hab. L'université, avec une faculté de droit et une faculté de médecine, fut fondée par Alphonse XI en 134<). Fabrication de soieries, de dentelle, de papier, de lainai.'es et de poterie. Valladolid était appe ée Belad-Walid par les .Maures, auxquels elle fut enlevée par Ordôno 11 de Léon en 920. Pendant le sv= siècle et une partie du xvi=, elle fut la capitale de la Castille et de l'Espajrue. Les Français la prirent en janv. 1808, les Anglais le 4 juin 1813.

VALLADOLID, ville du Yucatan (.Mexique), à i;;o kil. E.-S.-E. de Mérida; 13,000 hab. Séjour favori pour les malades. Manufactures de coton.

VALLADOLID (Honduras). Voy. Comatagda.

• VALLAIRE adj. f. [val-lè-re] {milans; de valbim. retranchement). Antiq. On ne l'emploie que dans celte dénomination, Couronne VALLAIRE, couronne que, chez les Romains, on donnait à celui qui avait, le premier, franchi les retranchements del'ennemi.

VALLE 'Piètre délia), voyageur italien, surnommé 11 Pellef^rino, né à Rome en t58b, mort en 1652. Il alla en Orient en 1614, visita Constantinuple, l'Egypte, la Palestine, la Mésopotamie et la Perse, et finalement prit part à la guerre entre l-a Perse et la Turquie. 11 voyagea ensuite dans l'Inde, et, à son retour, reçut du pape Urbain VllI le titre de chambellan honoraire. Ses voyages ont paru en 4 vol. (I6o0-'o.)). C'est une relation prolixe, mais très exacte.

•VALLÉE s. f. [va-lé] (lat. mVis). Espace entre aeux ou plusieurs montagnes : descendre dans la vallée. — La vallée, s'est dit d'un lieu, près du Pont-Neuf, où l'on vendait de la volaille et du gibier.

VALLERAND, agriculteur, né en 1812, mon en juin Is83. U inventa la charrue-révohilion, 1 un des meilleurs instruraenis de culture, aujourd'hui employée dans des milliers d exploitations en France et à l'étranger.

VALLERAUGUE. ch.-l. de cant., arr. et à 21 kil. iN du Vigan (Gard), sur l'Hérault; 2,900 hab. Culture du mûrier; élève de vers à soie — Vallès (Jules'. (V. S.)

VALLET, ch.-l. de cant., arr. et à 24 kil. E. de Nunies (Loire-lnférieure); i.yso hab.

VALI.IKR .Saint-). I. Ch.-l. de cant., arr. et à 32 kil. N. de Valence (Drôme), sur le Rhône et à l'entrée de la vallée de Galaure ; S.'.^JU hab. Ancien château gothique où habita Diane de Poitiers. — 11. Ch.-l. de cant., arr. et à 12 kil. N.-O. de Grasse (Alpes-Maritimes); 500 hab.

VALLIÉRE (M"« de La). Voy. La Vallière.

VALLISNIERI (Antonio), naturaliste italien, né en 1661, moi l en 1730. En 1:00, il fut nommé professeur à Padoue, où ses essais de reformes médicales rencontrèrent de l'opposition. Ses œuvres complètes ont paru en 1733(3 vol. iu-fol.i.

VALLOMBREUSE (ital. Vallombrosa), abbaye dans la vallée des Apennins, à 25 kil. E, de Florence. Elle fui fondée par saint Gio-

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vanni Gualberlo vers 1038, et devint une branche des bénédictins réformés. Elle a été supprimée en 1863; le monastère et l'église sont aO'ectés aujourd'hui à l'école royale des forêts.

* VALLON s. m. Petite vallée, espace de terre entre deux coteaux : nous nous sommes bien promenés dans ce vallon ; son jardi7i s'étend en partie sur la côte, en partie dans le vallon. — Le sacrk vallon, le double vallon. le vallon qui est entre les deux croupes du Parnasse, et qui, selon la Fable, était le séjour des muses. On l'emploie aussi fig. pour exprimer plusieurs choses qui ont rapport à la poésie : il a été nourri dans le sacré vallon.

VALLON, ch.-l. de cant., arr. et à 22 kil. S.-S.-E. de Largentière (Ardèche) ; 2,450 hab.

VALLONNEMENT s. m. Action de vallonner. résultai de celte action.

VALLONNER v. a. Creuser en forme de

vallon.

VALL0UISE. vallée de l'arr. et à 18 kil. E.-S.-O. de Briançon (Hautes-Alpes), contenant le glacier d'AIlc-Froide, à 4,300 m. d'altitude. Cette vallée esl célèbre par regorgement des Vaudois qui y eut lieu.

VALMONT, ch.-l. de cant., arr. et à 24 kil. N.-O. dVvetot (Seine-Inférieure); 858 hab.

VALMONT DE BOMARE (Jacques -Christophe), naturaliste, né à Rouen en 1731, mort à Chantilly en 1807. On a de lui : Dictionnaire raisonné universel d'histoire naturelle (1765, 5 vol. in-S'), réimprimé en 1800 (5 vol. in-S").

VALMORE ;Marceline-Félicité-Josépiie Des-

BORDESI. (Voy.UE^BURDES-VALUOBE.)

VALMY, commune de l'arr., et à 10 kil. G. de Sainle-Menehould (Marne); 4U0 hab.; célèbr'' victoire de Kellermann sur le duc de Brunswick, le 20 sept. 1792. Kellermann fut créé duc de Valmy en 1808,

VALOGNES, Valonise, ch.-l. d'arr.,à38 kil. N. 0. ue Sainl-Lô (Manche) et à 16 kil. S. de Cherbourg, sur le Merderet, par 49° 30' 32 ' lat. N. et par 3° 48' 24" long. 0.; 8,750 hab. Cette ville fut prise par les^Anglais en 1340 et, en 1418, Mazarin la fît démanteler. — Patrie de Letourueur, de Dacier et de Vicqd'Azir.

* VALOIR V. n. (lat. valere). Je vaux, tu vaux, il vaut; nous valons, etc. Je valais. J'ai valu, Je valus. Je vaudrai. Je vaudrais. V-iux, valez. Que je vaille; que nous valions, que vous valiez, quils vaillent. Que je valusse. Valant. Etre d'un certain prix, avoir un prix, un certain mérite : celle étoffe vaudrait tant. — Impersonnell. Il VAUT MIEUX, il esl plus expédient, plus utile, plus convenable: il y a beaucoup d'occasions où il vaut mieux se taire que de parler; il vaut mieux que cela soit ainsi.

— Rapporter, donner du prolit : cette terre, cet emploi vaut tant. — Faire valoir une CHOSE, tirer d'une chose le profit, l'avantage qu elle peut rapporter : faire valoir un domaine. — On dit quelquefois absol., Faire valoir, exploiter soi-même sa terre. — Faire valuih une chose, lui donner du prix, la faire paraître meilleure, plus belle : cet acteur a l'ai-t de faire valoir sts rôles. — Faire valoir UKE chose, en relever, en vanter le ménie, l'importance : il fait trop valoir ses services.

— Faire valoir sa marchandise, se dit au propre dt;s marchands qui, par leurs discours et parleur adresse, savent donner une grande idée de ce qu'ils veulent vendre. Se dit au figuré de ceux qui louent beaucoup tout ce qu'ilsout, etjusqu'aux moindres choses qu'ils lonl ou qu ils disent. — Se faire valoir, soutenir sa dignité, ses droits, ses prérogalives: il est bon quelquefois de se faire unpeu valoir.

— Eu mauvaise part, signifie, s'aUribuer de

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