VEGA
VAUQDELIN (Louis Nicolas], chimiste français. 11.^ à Saint-Anriro-trH.'herlot, près de Pi)nl-rKvè.iiie, le 16 mai I76.'?, mort au rliûteau d'ilebertol, le 15 ocl. '1829. Il succéda a Darcet comme professeur au collège île France, devint directeur de la noiivellr école de phainiacie, enseigna au jardin des plantes, et finalement succéda à Fourcroy, à la faculté de médecine. Il a tait plusieurs découvertes utiles, entre autres le ciirume et la i-lycine; il a publié plusieurs ouvrages.
VAUQUELIN DE LA FRESNAYE (Jean), né en l.'iiii. mort en UJOB. 11 fut avocat au baillia^'e, puis président au présidial de Caen. Il a laissé Art poétique français (Caen, 1612, in-S").
* VAURIEN s. m. (fr. valoir, et rien). Fainéant, fripon, vicieux, libertin, qui ne veut rien valoir : c'est un vaurien. — Se dit, quelquefois, dans un sens moins sévère : un aimable vaurien.
VAURY. ch.-l. de cant., arr. et à H kil. N.-O. de r.uérel (Creuse); 2,70Uhab.
• VAUTOUR s. m. C'at. vultur). Ornith.
Genre de gros oiseaux de proie diurnes, à tête et à col nus : les vautours suivent les armées. — Pe.\u de v.^utour, peau du ventre du vautour préparée et garnie de son duvet. — «.V Monsieur Vautour, usurier. — Encycl. Les vautours sont lâches et sales, se gorgent jusqu'à ne plus pouvoir bouger, répandant une odeur dégoûtante et une sécrétion fétide par les narmes. Le vautour fauve {yyps fulvu>^. Sav.) mesure I m. I.t de long et 2 m. 75 d'envergure; il est d'un gris brun appincb uU de
m. Vén. Équipage de chasse ment. — .\doreb le veau d'or, faire la cour capitaine du vautrait. là ceux qui n'ont d'autre mérite que leur
pouvoir, leur crédit, leurs richesses.
Sous CCS vastes Umbris où Theurcuse richesse Etale ses écrins au milieu des nalleurs. J'ai vu des courtisans, pour !a moindre largesse. Se faire du veau d'or les vils adorateurs.
Adoouit. Album- Almanach des Demoiselles, 1848.
Vautour fauve (Gyps fulvus).
la couleur fauve; le duvet de sa tête etdeson cou est d'un blanc cendré; son collier est mélaniié de blanc et de brun. On le trouve dans plusietiis régions montagneuses de l'ancien continent, dans les Alpes, les Pyrénées et la Caucase en été; en hiver, il descend vers le S. 11 fait quelquefois un nid dans les grands arbres. Le ijypaète barbu est le plus grand des vautours d'Europe. (Voy Gypaète.) Le vautour de Californie {pseudo yrijphus Cali'ornianus , Shaw ) est le plus grand rapace de l'Amérique du Nord; il a plus de 4 pieds de long et près de 10 pieds d'envergure; il est d'un noirbrillant en dessus, et d'une couleur plus terne en dessous. On le trouve à l'O. des montagnes Rocheuses, surtout dans le voisinage des rivières. 11 ne le cède en grosseur qu'au condor, auquel il ressemble par ses mœurs. Le vautour royal (saeoramphus papa), a.ppe\é condor au Mexique et dans 1 Amérique centrale, ressemble au condor par ses habitudes, et a reçu son nom à caufc de sa grande taille et de sa force, qui lui permettenl de mettre en fuite les grands corbeaux et les buses Vassemblés autour d une charogne dont il veut se repaitre.
* VAUTRAIT pour le saiiglic
• VAUTRER (Se) v. pr. S'enfoncer, s'étendre, se rouler dans la boue : le snTKjlicr, le cochon se vautre dans la fange. — Par ext. Se vAUTREii SUR UN LIT, SUR l'herbe, s'y étendre. — Fig. Se vautrer dans le vice, dans la dé- I1AUCHE, DANS LES VOLUPTÉS, s'y abandonner entièrement.
VAUVENARGUES, village de l'arr. et à 1S l<il. M.-E. d'Aix ( Bouches-du-Rhône ); 400 hab. Berceau de la famille de ce nom. (Château du xiv'' au xvi"^ siècle.
VAUVENARGUES iLuc de Clapiers, J?ia)quisde). moraliste français, né à Aix en ITL'i, mort à Paris en 1748. 11 entra d'abord dans la carrière des armes, se retira du service avec le grade de capitaine et, frappé de la petite vérole qui le défigura, il vécut dans la retraite et se consacra aux lettres. Il a laissé : Introduction à la connaissance de l'esprit lutmain (1746); Maximes, etc.
VAUVERT, ch.-l. de cant., arr. et à 20 kil. S.-S.-(). de Nimes (Gard); 4,000 hab.
VAUVILLERS, ch.-l. de cant., arr. et à 46 kil. N.-O. de Lure (Haute-Saône); 1,2bU hab.
VAUX, comni. de l'arr. et à 10 kil. N.-O. de Villefranche (Rhône); 2,000 hab. Patrie de Pierre de Vaux, chef des 'Vaudois.
VAUX -SUR POLIGNY, commune de l'arr. et à 11 kil.de Poligny (Jura); 300 hab. Antique monastère fondé vers l'an 1 020.
VAUX-DE-VIRE, titre des chansons qu'Olivier Bassehn composa dans le val de Vire. (Voy. Basselin et 'Vaudeville.)
VAUXHALLs. ni.[v6-ksalj(de vaux, corrapi.
de t'uuk on Foulque de Biéauté, l'un des compagnons de Guillaume le Conquérant ; et de l'angl, hall, manoir). Nom d'un manoir donné à Foulque de Bréaule, lors du partage de l'Angleterre par les conquérants normands. Vauxhall finit par être englobé dans la ville de Londres et l'on y installa, vers la fin dn du xvii'= siècle, un jardin public, avec salle de danse et de consert. On donne le nom de Vauxhall à tous les établissements du même genre.
Alternativement bal, concert, trag^édie, Vauxhall. Italiens, 0|.era, Comédie. . .
Coi.Li> u UAnt-BuLLB. LJnconslant, acte l", se. ti.
VAVASSERIE s. f. Fiei tenu par un vavasveur.
• VAVASSEUR s. m. Féod. Vassal d'un vassal. Lea vavas^eu^s ou valvussom sont mentionnés dans les anciens écrivains sous le nom de viri maynas dignitatis.
VAVINCOURT, ch.-l. de cant., arr. et à 7 kil. S. de Bar-le-Uuc (Meuse); tjOÛ hab.
VAYRAC, ch.-l. de cant., arr. et à 53 kil, N.-E. oeGourdon (Lot);2,05Uhab. (V. S.)
* VAYVODE s. m. [vè-vo-de]. Titre qu'on donne aux souverains et aux gouverneurs de la Vahichie, de la Moldavie, de la Transylvanie, et de plusieurs autres endroits.
' VEAU s. m. fvô] (lat. vitellus). Le petit de la vache : veau gras. — Veaux de rivière, veaux qu'on engraisse d'une façon particulière aux environs de Rouen. — Veau marin, espèce de phoque, quadrupède carnassier, qui a les pieds courts et palmés, et qui vit dans la mer. — Partie. Veau qu'on a mis en quartiers à la boucherie, et qu'on y débite : lonye de veau. — Chair du veau : vcuti rôti. — Tuer le veau gras, faire quelque régal, quelque fête extraordinaire, pour marquer la joie qu on a du retour de quelqu'un. — Faire le i'Ieu de veau, témoigner à quelqu'un une complaisance basse, ou faire auprès de lui une démarche servile. — • Il .s'é-
Tf-.NIl comme le veau, IL FAIT UN VEAU, SB
dit d'un homme qui s'étend nonchalam-
— Brides a veaux, se dit des raisons ridicules et impertinentes dont un homme se sert pour tâcher de persuader quelque chose, et qui ne peuvent en imposer qu'aux sots. On appelle de même certaines nouvelles fausses qui sont débitées exprès pour tromper les gens simples. — Cuir de veau : du veau d'Angleteire.
' VECTEUR adj. m. (lat. vector). A.stron. N'est usité que dans cette locution, Rayon VECTEUR, rayon tiré du soleil à une planète ou a une comète, et à l'extrémité duquel la planète ou la comète se trouve. On nomme aussi Rayon vecteur, le rayon tiré du centre d'une planète à un satellite, et à l'extrémité duquel le satellite se trouve. — Géora. Rayon VECTEUR, ligne tirée d'un point quelconque de l'ellipse à l'un des foyers de cette courbe.
VECU. UE part.- passé de Vivre. — »* Qui s est passe, qui est arrivé : roman vécu.
' VEDA s. m. (sanscr. véda, science). Livre sacre de la religion brahmanique : les Védas sont les plus anciens monuments de la langue sanscrite. — Encycl. Le terme véda sigmiic « connaissance », les Védas étant regardes comme contenant la connaissance de toutes les sciences. Le texte Véd.i ou Vedasanhitâs existe dans quatre collections appelées Rig-Veda, Sàma-Veda. Vajur-Veda cl Alhava-Veda. Autour des Védas se groupe une immense littérature religieuse. Au nombre des plus anciens livres écrits pour expliquer les Sanhilâs, sont les Bràbmaiias, qui sont surtout des descriptions oes cérémonies prescrites. On fit aussi des recueils de règles pratiques sur les choses du culte, appelés Sùtras. Les Vedângas, c'esl-a-dire u membres des Védas», sont des commentaires sur la langue, la mythologieel l'astrologie des Sanbitàs; les Vedântas, ou desseins des Védas, sont des recherches philosophiques sur la religion brahmanique. Le mut shastra{s'astro, traité) s'ajouie souvent à ce.^ appellations; par exemple, Vedânta-shastra, traité sur la philosophie vedânta. Voy. Indes {Religion et littérature religieuse des.)
• VEDETTE s. f. [ve-dè-te] (ital. vedetta). Seutinellede cavalerie : poster des vedettes. — Mettre tN vedette, mettre un cavalier en lonction de vedette; et. Etre en vedette, être en fonction de vedette, ■ — Se dit aussi de ces petites guérites ou tourelles qui sont placées sur un rempart, et dans lesquelles les sentinelles peuvent se retirer. — Dans une lettre, se dit de la place du titre do la personne à qui l'on écrit, détaché et mis seul au-dessus de la première ligne de la ietire : écrivez Monsieur en vedette et non pas à la ligne.
' VÉDIQUE adj. Qui appartient aux Védas.
VEGA(Lopede)(Lope-FélixDE Vega Carpio), auteur dramatique espagnol, ne a Madrid le 25 nov. lot)'.;, mort le 26 août 1635. Au sortir du cidlège royal de Madrid, il servit contre les Portugais, et fut ensuite secrétaire du duc Antonio de Alva; mais un duel le lit mettre en prison et bannir de la capitale. En 1588, il lit partie de l'Armada de Philippe U contre l'Angleterre. Après avoir perdu sa seconde femme, il se fit prêtre (1609), et en 1028 lut choisi comme premier chapelain par une congrégation de Madrid. Uniii aujourla plupart de ses pièces après être entré dans les ordres. Sa Iccondite etsarapidité d'exécution étaient merveilleuses. Il a écrit environ 1,800 pièces, sans compter des centaines d'dutii.s. 300 environ de ses pièces de théitrcont été publiées
VEHI
en 28 vol. (1604-' 47], et 112 dans Comedias escoyidas, éditées par Hartzpiibusch dans la Bibliotera de Aiitofes espanotes. Son i.'énie dramatique embrassait tout le domaine de l'art. 11 est le premier qui sépara le drame séculier du drame relij-'ieux, et inaugura d'uutres modifications et perfectionnements au théâtre. Parmi ses pièces les plus connues nous citerons : Los très Diamantes, la Ftirza lùstimosa, le Disireta Enamorada, la Dama mclitidrosa, el El Padre enganado. Il y a dans ses innombrables poésies diverses, quelques pièces d'un crand mérite.
■VÉGÈCE (Flavius-Vegetius-Renatus), écrivain militaire latin, de la lin du iv siècle de noire ère, auteur d'un célèbre ouvrage intitule Rei miiitaris instituta ou Epitome rei militaris, dédié à Valentinieu II (trad. franc, de Bourdon de Si^rais, 1743, in-i2; et de bongars, 1"7i', in-li). C'est la meilleure autorité sur lai t militaire chez les Romains.
VÉGÉTABILITÉ s. f. Faculté de végéter.
* VÉGETABLE adj. Qui végète, qui peut végéter : les corps végetables.
* VÉGÉTAL, AUX s. m. (du lat. vegetus, qui croit . Ce qui végète. Se dit des arbreset des plantes : traité des végétaux.
' VÉGÉTAL, ALE, AUX adj. Qui appartient, qui a rapport aux végétaux, ou qui en provient, qui en est tiré : le règni' végétal. — Tkbre vését.\le, celle qui est la plus propre à la végétation, et qu'on nomme autrement Terre franche ou Terreau.
VÉGÉTALITÉ s. f. Nature des végétaux.
• VÉGÉTANT, ANTE adj. Qui prend nourriture ou accroissement du suc de la terre, et des tluides atmosphériques.
VÉGÉTARIEN, lENNE adj. Qui ne se nourrit que de végétaux. — Se dit des personnes qui repoussent l'usase de la viande. — s. Personne qui s'interdit absolument de manger la chair des animaux et qui se nourrit exclusivement de fruits et de légumes. On compte, aux Etats-Unis, plus de 3,0U0 végétariens. (V. S.)
•VÉGÉTATIF, IVE adj. Qui fait végéter:
principe végétatif. — Se dit de ce qui est dans lélat de végétation : vie végétative.
' VÉGÉTATION s. f, (\3.\..vegetalio). Action de végéter : la végétation des plantes . — Seditquelquefois, collectiv., des arbres et des plantes : la végétation est magnifique dans cette vallée.
' VÉGÉTER v. n. (lat. vegetare). Se dit des arbres et des plantes, et exprime l'action de se nourrir et de croître : pour les plantes, végéter c'est vivre. — Fig. Vivre dans l'inaction, ou dans une situation gênée ou obscure : un petit emploi le fait végéter lui et sa nombreuse famille.
* 'VÉHÉMENCE s. f. [vé-é-man-se] (lat. vehe mentia). Impétuosité, mouvement fort et rapide : la véhémence de cet homme-là fait qu'on ne peut traiter d'affaires avec lui. — Impétuosité du vent : le vent souffle avec véhémence.
• VÉHÉMENT, ENTE adj. [vé-é-man] (lat.
vehemens). Impétueux, qui se porte avec ardeur, avec impétuosité à tout ce qu'il fait : esprit véhément. — Orateur véhément, orateur qui a une éloquence forie, entraiiiante. — Discours véhément, discours plein de chaleur, de force et de rapidité. On dit de même, Eloquence véhéuente.
' VÉHÉMENTEMENT adv. Procéd. crim.
Très fort : l'arrêt le déclara véhémentement suspect d'avoir... On ne se sert plus de cette formule que fig. elfam.
• VÉHICULE s. m. (lat. vehiculum). Didact. Ce qui sert à conduire, à transmettre, à faire passer plus facilement : l'air est le véhicule du