‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 548 sur 639 · VEIL · texte numérisé non relu

VEIL

son. — Fig. Ce qui prépare l'esprit à quelque chose : ccitcoffre,cettccspéranceserviradevéhicule à la proposition que vous devez lui faire. ' VEHME s. f. Tribunal secret dont on fait emonler l'institution à Charlemagne et qui, après être tombé en désuétude pendant plusieurs siècles, se rétablit en Allemagne au xiV siècle, sou^ la forme d'une association secrète, jugeant sans témoins, souvent en "absence des accusés et faisant exécuter ses sentences par des initiés masqués; il s'appe- 'ait alors la sainte vehme ou cour des francsjuges.

• VEHMIQUE adj. Qui appartient à la sainte vehme. — Cours vehmiques (ail. Vehmgerichte ou Vemgerichte, du vieil ail. fem, châtiment, et gericht, tribunal). Tribunaux secrets qui fleurirent surtout en Westphalie pendant le moyen âge. Ils furent d'aljord comme une protestation contre les décisions arbitraires des barons et des nobles violateurs de la loi. L'empereur, les nobles de sa cour, et des hommes de luuL rang s'associèrent pour former de libres tribunaux composés de « juges libres» élus pour juger les individus accusés de crimes. Au xiV et au xV siècle, il y avait plus de 100, noo juges libres répandus dans toute l'Allemagne. Les progrès d'une législation éclairée avaient, avant la fin du svii° siècle, enlevé aux cours vehmiqiii's la plus grande partie de leur influence.

VÉIES [vé-ï] (lat. Veil), la plus puissante des douze cités de la confédération étrusque, sur la Cremera, petit affluent du Tibre, à l;i kil. N.-N.-O. de Rome. C'était une grande ville bien avant la fondation de Rome; elle fut, pendant des siècles, la rivale de celleci, jusqu'à sa destruction par Camille, vers 395 av. J.-C. Elle fut repeuplée sous Auguste.

* VEILLE s. f. [vè-ieu; Il mil.] (lat. vigilia). Privation, absence du sommeil dans le temps destiné à dormir : courte veille. On s'en sert plus ordinairement au pluriel : les longues veilles, les veilles continuelles l'ont abattu. — Etat de veille, état du corps de l'homme ou de l'animal, dans lequel les sens sont en action ; par opposition a Etat de sommeil, celui dans lequel l'action des sens est suspendue. — La veille des armes, ancienne cérémonie qui consistait en ce que celui qui devait être armé chevalier, passait la nuit à veiller dans une chapelle où étaient les armes dont il devait être revêtu le jour suivant : faire la veille des armes. — Une certaine partie de la nuit, dans la division qu'en faisaient les anciens : les Romains distribuaient la nuit en quatre veilles. — Le Jour précédent : la veille de Pâques, de Noél, des Rois. — Fig. Etre a la VEILLE DE, être sur le point de : nous sommes à la veille d'un grand événement. — pi. Fatigues : longues veilles.

* VEILLÉE s. f. [vé-ié; Il mll.l. Veille que plusieurs personnes font ensemble. Ne se dit guère que des assemblées que les gens de village ou les artisans font le soir pour travailler ensemble, en causant : aller tous les soirs à la veillée. — Action de garder un malade pendant la nuit : il est dû à cette garde tant de veillées.

' VEILLER v. n. (lat. vigilare). S'abstenir de dormir pendant le temps destiné au sommeil : j'ai veillé toute la nuit. — Absol. Ne point dormir : soit que je dorme, soit que je vedle. — Prendre garde appliquer ses soins, son attention à quelque chose : veiller au salut, au bien, au repos de l'Etat. — Veiller v. a. Veiller auprès de quelqu'un la nuit : veiller un malade.

* VEILLEUR s. m. Celui qui veille. Se dit ordinairement des ecclésiastiques, des religieux qui veillent un mort. — Veilleur de nuit, homme qui dans certains pays est forcé de crier les heures pendant la nuit.

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