‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 555 sur 639 · VEND · texte numérisé non relu

VEND

VENDEEN, ENNE s. el adj. De la Vendée : qui appur lient à ce pays ou à ses habilanls.

• VENDÉMIAIRE s. m. (lat. vindcmia, vendan^'e). Le premier mois du calendrier républicain : il commençait le 22 ou le 23 sept.

• VENDETTA s. f. [vain-dèlt-ta] (mot ital. qui signifie vengeance). Haine, hostilité qui existe en Corse entre deux familles et qui ;»['oduit souvent des meurtres.

• VENDEUR, ERESSE s. Celui, celle qui vind, qui a vendu ; If vendeur el l'acquéreur.

' VENDEUR, EUSE s. Celui, celle dont la • rofession est de veiidre : vendeuse de fruits. Vendeurs de marée, et Vendeurs de volaille, certains officiers préposés pour faire vi-ndre la marée et la volaille. Les coinmis- >aires-priseurs sont aussi Vendeurs de meubles. — Vendeur d'orviéta.n, de Mithridate, ■ elui qui, dans les places publiques, débite quelqui- drogue médicinale. — C'est un vendeur d'orviétan, se dit aussi d'un médecin qui se vante d'avoir des remèdes pour toutes sortes de maux. On le dit encore, par ext., d'un hâbleur, d'un trompeur. — Fig. et lam. C'est un vendeur de fumée, se dit d'un homme qui fait parade d'un crédit qu'il n'a point, et qui cherche à en tirer quelque avantage. — Faux vendeur, celui qui vend ce qui n'est pas à lui, ou qui use de quelque fraude dans le contrat de vente; celui qui vend à faux poids, à fausse mesure.

VENDEUVRE, ch.-l. de cant., arr. et à 21 kil. U. de Bar-sur-Aube (Aube), aux sources de la Barse; 2,100 bab.

* VENDICATION s. f. Voy.RtvENoicATioN.

* VENDIQUER v. a. Syu. de Revendiquer.

* VENDITION s. f. Jurispr. Vente.

VENLÔME, Vindocinum, ch.-l. d'arr. à

34 lui. iN.-U. de Blois (Loir-et-Cher), sur la rive droite du Loir; par 47" 47' 3u" lai. N. et par 1° 16' 7" long. 0. ; 9,400 hab. Ruines du château des duos de Vendôme; imposant hûLel de ulle de la fin du moyen âge. Fabriques de cuirs, de gants el de tissus de coton. Le IG déc. 1870, Chanzy fut écrasé dans les environs de cette ville par le prince Fi édéric-i'.harles.

VENDÔME I. (César, duc de], prince français, lus aillé de Henri IV et de Cabrielle dEstrées, né en 1594, mort en 16(i.5. Il fut légitimé dans son bas âge et fait duc de Vendôme. Durant le règne de son demi-frère Louis Xlil, il conspira avec Chalais contre Richelieu (1626) et fut incarcéré pendant quatre ans, puis banni pendant plusieurs années. Après la mort de Richelieu, il fut un favori de la reine régente Anne d'Autriche, jusqu à ce qu il se fût activement engagé dans la Fronde. En Ib.ïO, ayant fait sa soumission, on lui donna le gouvernement de Bourgogne, lin 1633, il enleva Bordeaux aux Frondeurs, et, en 16.ï;j, étant grand amiral de France, il baltit la Hotte espagnole à la hauteur de Barcelone. — il. (Louis, duc de), lils du précédent, né en 1612, mort en 1669. En 1 U49, il fut fait vice-roi et commandant militaire en Catalogne. Il épousa, en 16o1, Laure Mancini, niece de Mazarin, à la mort de laquelle il prit lesordres (l6o7); il fut créé cardinal et légat du pape en France. Son frère François est le célèbre duc de Beauf'ort. — 111. (Louis Joseph, duc de), fils du précédent, ne en 16)4, mort en 1712. Il se distingua en Alsace sous ïurenne, et en Flandre sous Créqui; en 1 68'l, il tut nommé gouverneur de l'ruvence" En l69o, il commandait en Catalogne, et il prit Barcelone en lu9;.Dans la guerre de la succession d Espagne, combattant contre le prince Eugène, il échappa à une désastreuse delà. le, a Luzzara, par son talent et son iulrépidiLé. Après avoir gagné plusieurs victoires en 17Uo-'06, il commanda

<n Flandre sous le duc de Bourgogne (1708) et fut battu par Eugène el Marlborougli a Oudenarde En 1710, il vint secourir Philippe V, le ramena à Madrid, fit prisonnier à Brihuega tout un corps anglais commandé par Slanhope, et remporta, le 10 déc, une victoire décisive sur Stahremberg à Viilaviciosa.

VENDÔME (Place et Colonne). Voy. Paris.

VENDÔMOIS, petit pays de l'ancienne France, dans la Beauce. Ch.-l. Vendôme.

VENDÔMOIS, OISE s. et adj. De Vendôme ou du Vendômois; qui appartient à cette ville, à ce pays ou à leurs habitants.

• VENDRE v. a. (lat. vendere). Je vends, tu vends, il vend; nous vendons, vous vendez, ils vendent. Je vendais. Je vendis. Je vendrai. Vends, vendez. Que je vende. Que je vendisse, etc. Aliéner une chose, transporter, céder à quelqu'un la propriété d'une chose, pour un certain prix : il m'a vendu ce cheval cinq cents francs. — Se dit, particul., de ceux qui vendent habituellement au public certaines marchandises, certaines denrées, etc. : il vend toutes sortes d'étoffes, de bijoux, etc. — Trahir, révéler un secret par quelque raison d'intérêt : vendre sa patrie, son roi. — Se vendre v. pr tout se vend.

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