‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 556 sur 639 · VENE VENE · texte numérisé non relu

VENE VENE

de vener les bœufs. — Faire vener de la VIANDE, la faire mortifier. Ce verbe n'est guère en usage; on ne s'en sert qu'à rinfinilif, et aux temps formés du participe.

VÉNÉRABILITÉ s. f. Qualité de ce qui est

vénérable.

•VÉNÉRABLE adj. (lat. venerabilis). Digne de vénération, de respect : vieillard vénérable. — Lieu, monument vénérable, qui est consacré par la religion, ou qui réveille de grands souvenirs. — Titre d'honneur qu'on donne aux prêtres et aux docteurs en théologie, dans les actes publics : fut présent discrète et vénérable personne. N. prêtre, docteur en théolo'jie. etc.

VÉNÉRABLEMENT adv. D'une manière vént'rable.

VÉNÉRALIES s. f. pi. Fêtes qu'on célébrait à Rome en l'honneur de Vénus.

* VÉNÉRATION s. f. (lat. veneratio). Respect qu'on a pour les choses saintes; honneur qu'on rend aux choses saintes : grande vénération. — Estime respectueuse qu'on a pour certaines personnes : c'est un homme qui mérite la vénération.

' VÉNÉRER V. a. (lat. venerari). Porter Etre" vendu": Tout s'achète c'i \ honneur, révérer. Se dit proprement en parlant des choses saintes : vénérer les saints. — Se dit, quelquefois, en parlant des personnes pour qui l'on a une estime respectueuse : je vous vénère comme un bienfaiteur.

* VÉNERIES, f. (lat. venari, chasser). Art de chasser avec des chiens courants à toutes sortes de bêtes, et principalement aux bêtes fauves : entendre bien la vétierie. — Tout ce qui concerne l'art de la vénerie, et corps des officiers qui étaient attachés à ce service chez le roi : la vénerie est logée en tel endroit. — Lieu destiné à loger les officiers et tout l'équipage de la vénerie : il est logea la vénerie.

* VÉNÉRIEN, lENNE adj. Qui a rapport à Vénus. N'est guère usité qu'en parlant du commerce charnel entre les hommes et les femmes : acte vénérien. On évite d'employer ce mot. — Se dit aussi de la maladie, des maux qui sont le résultai d'un commerce impur : maladie vénérienne. — Subslanliv. L'hôpital des vénériens. — On appelle maladie vénérienne le virus syphilitique qui se transmet d'un individu à un autre principalement dans les rapports sexuels. Cette maladie se présente sous l'une des formes suivantes : écoulements (voy. Blennorrhagie); ulcères, tumeurs, excroissances, taches à la peau, etc. La maladie vénérienne véritable est essentiellement caractérisée par le développement d'un ulcère sut generis appelé chancre qui prend naissance sur la partie qui a reçu un contact malsain. Quand

ll'aliectiou ne s'étend pas, elle est dite locale; lorsque le virus sypbililique a déterminé '"

Le drôle, en mon tablier, Voulait piller

Bouquets cueillis pour ma mère, S'ofiVant à me les payer.

Mais je lui dis en co'lère ; i'our qui me prcnez-^ous, Lucas Ça ne se vend pas;

Sadjon. La Scrupuleuse,

ch

* VENDREDI s. m. (lat. Veneris dies, jour de Venu-). Si.xieme jour de la semaine, consacre jadis, chez les chrétiens, à la pénitence et au jeûne, en mémoire de la passion de J.-C. Dans les pays catholiques, la superstition fait regarder levendredi comme un jour de malheur, pendant lequel on ne doit rien entreprendre. Les musulmans en ont fait leur jour de réjouissance, leur dimanche. — Vendredi SAINT, celui qui précède Pâques, dans la semaine sainte; il est consacré à célébrer la mémoire de la passion de J.-C. — Telul'i

RIT LE vendredi PLEURE LE DIMANCHE, bien

souvent la tristesse succède à la joie en trèpeu de temps.

* VENDU, UE part, passé de Vendre. — C'est in homme vendu, c'est un homme livré à quelqu'un par intérêt.

VENÉ, ÉE adj. Poursuivi à la chasse. — Viande venée, viande faisandée.

* VENÉFICE s. m. (lat. venefcium). Empoisonnement, crime d'empoisonnement, dans lequel on prétend qu'il y a eu du sortilège : accuser de véwfice. N'était guère usité que dans les anciennes procédures criminelles.

VENELLE s. f. Petite rue. N'est plus guère fgction de l'économie tout entière, la syphibs

usité que dans celte phrase figurée, prover biale et populaire, Enfileh la venelle, prendre la fuite.

Ils vont; el le cheval, qu'à Therbe on avait mis, Assez peu cui'icux de sembLibles amis.

Fut presque sur le point d'enfiler la venelle. Là. Fontaine.

* VÉNÉNEUX, EUSE adj. (lat. vejienosus). Qui a du venin. Il sii'nifie la même chose que venimeux, avec celle différence (juil ne se dil que des végétaux : plante vénéneuse. — Se dit aussi des matières inorganiques : le cuivre forme îles sels vénéneux.

VÉNENIFIQUE adj. Qui produit le poison.

VENENOSITÉ s. f. Qualité de ce qui est

vénéneux. *■

* VENER V. a. (lat. venari). Chasser, courre une bêie pour en attendrir la chair. N dit guère qu'en parlant des animaux do-niestiques : à Rome, en Angleterre, on a coutume

est dite conslitulioyintlle. Le traitement varie suivant la période de la maladie Au début, c'est-à-dire dans les premiers jours de la manifestation de l'ulcère, on peut faire avorter la maladie en cautérisant profondément le chancre et alors il n'y a pas à craindre de syphilis constitulionne'lle, mais il n'est pas inutile en même temps de soumettre le malade au traitement général de la syphilis invétérée. Tout le monde saitquele mercure et ses diverses préparations sont regardes comme le remède spécifique du virus syphilitique, mais il faut encore choisir parmi ces prépaialions, selon les circonstances.

VÉNÉSECTION s. f. Section de la veine; saignée. (Voy. Saignée.)

VÉNÉTES, \eneti, peuple de la Gaule romaine dans la lll« Lyonnaise (Armorique) ; ch.-l. Vcncti (auj. Vannes). Les Vénètes, excellents marins, armèrent une llotte contre

VÉNE

Cc'=rir en 57 av. J.-C. , et furent cruellenioiit exterminés l'année suivante.

VÉNÉTIE [vé-né-sî] (çjogr. anc), district de l'Italie supprieuls, séparé par l'Atiiésis (Adige) de la Gaule cisalpine propre, dont il fil partie à certaines époques. Les principales villes étaient Aquileia. .\tesle (Este), Patavium (Padoue), Vicenlia (Vicence) et Tarvisium (Trévise). Les habitants, les Veneti ou Heneti, étaient sans doute de race slave, parents des Winds lUyriens. Rome se les assujettit, et sous les premiers empereurs, ils goûtèrent une grande prospérité. (Voy. Venise.) En 1815, la plus grande partie de l'ancienne Vénétie fut incorporée dans le royaume lombard-vénitien de l'empire d'Autriche; en 186(i, elle devint une division territoriale du royaume d'Italie, comprenant les provinces de Bellune, de Padoue, de Rovigo, de Trévise, d'Udiue, de Venise, de Vérone et de Vicenze; 3,100,000 hab.

'■VENETTE s. f. Peur, inquiétude, alarme. N'est usité que dans ces phrases populaires. Avoir la venette, donner la venette, avoir peur, inspirer de la peur.

* VENEUR s. m. Celui qui est chargé de faire chasser les chiens courants : i/ a un très bon veneur. — Grand venedr, celui qui commandait à toute la vénerie du roi.

VENEZUELA États-Unis de) [vé-né-soué-Ia], république de l'Amérique du Sud , entre 1» 8' et l-i" Ib' lat. N. et 62° et 7.5° 37' long. 0.. bornée par la merCai'aïbe, l'Atlantique, la Guvane ans:laise, le Brésil et les Etats-Unis de Colombie; 1,114,500 kil. carr. ; 2,2li0,000 hab. Elle est divisée en "20 états, 1 district fédéral et un territoire (Amazonas). Les états .«ont : Apure, Barcelone, Barquisimeto, Bolivai-, Carabo'no, Cojedes, Cumana, Falcon ou Coro, (Juarico, Guayana, Guzman , Blanco , Maturin, Mérida. Nueva Esparta (Margarita), Portugne>a, Tachira, Trujillo, Yaracui, Zaniora et Zuiia. — Villes princ. : Caracas, la capitale, 100,000 hab.; Valencia 33,000; Barquisimeto 29,000; Maracaybo, 32,0uu;etMHturin 12,944. La population de sang blanc pur fait environ 1 p. 100 de la population totale ; les étrangers sont au nombre de 10.000.11 y a plusieurs Iribusindienues sauvages. La côte est coupée de nombreux iiolfes, baies et îlots. A l'O., entre les presqu'îles Goajira et Paraguana, se trouve le gouffre de Maracaybo ou plus proprement de Venezuela, le plus grand de la république. Parmi les ports, La Guayra et Puerto Cabello sont les plus fréquentés par les navires étrangers; il faut aussi mentionner Cumauà, Barcelona, Coro et Maracaybo. Ciudad Bolivar (autrefois .\ngostuia) est un grand entrepôt dans l'intérieur. Les côtes sont bordées d'un grand nombre d'îles, dont la plus grande, Margarita, forme l'étal de Nueva Esparta. Les montagnes appartiennent à deux systèmes séparés. Le premier est une ramification des .\ndes de Colombie, et comprend les monts .Mérida où l'on trouve 31 sommets dépassant 3.000 m., dont les deux plus élevés sont les deux pics de la Sierra Nevada, qui ont 5,000 mètres. Le second système estcelui des monts Parima ou Parime, qui s'étendent sur toute la partie méridionale du bassin de l'Orénoque, encore imparfaitement connu. A ce système appartient la Sierra de Pacaraima, qui forme une partie de la frontière S. de la républiiiue. Plus de mille cours d'eau arrosent le lurritoire du Venezuela; mais 12 seulement uni leur cours entier dans ses limites. Le |ilus grand, l'Orénoque, est le troisième des lleuves de l'Amérique du Sud. (Voy. OkénoijUE.) Le lac Maracaybo, qui après de 100 kil. de long et une largeur maximum de 125 kil., est une sorte de prolongement du golfe de Maracaybo. D'immenses plaines, appelées Ikinos sont un des traits caractéristiques du

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