RACE
bienséance : une femme qui rarcommoie ses * RACCOURCISSEMENT s m Action de e/iem/x. sa coi/Tmr. - Se dit quelquefois en raccourcir ; rmillat de celle action : ?e rac-
parlauldes ouvrages d"e?pril. etsis-nifie. ré former ce qu"il peut v avoir de mauvais : ri y a trop à raccommoder à ce discours, il vaut mieux en faire un autre. — Se dit aus?i en parlant de? affaires : il a tellement gâlé ses
courciiisimcnl d'un habit.
RACH
vaise part lorsqu'il >'agit d'une femme. Cette FILLE CHASSE DE RACi:. elle est coqucUe, coHinie l'était sa mère. — Race de vipères, expression employée quelquefois daus l'Ecriture
• RACCOUTREMENTs.m. (préf. ,•; /r- «Çc-o«- ^ .^5 -^^ j, , pharisiens, et qu'on applitrement I. \cUou de raccoutrer ; résultat de ^ :..r..j.u..: ^ j a„u„„.„- „„^o '^'^
cette action. tVieux.)
RACCOUTRER v. a. Raccommoder, re- ■accoutrer son habit, son man-
affaires, qu'on aura bien de la peine a les rac- î) "! - ■ commoder. — R^ccomODtuvtiZforrm:, la ré- J° ,, 7^:1 , ,
parer : il a fait une sottise, il cherche à la rac- »«""• •,";";;,' ^„ ,„ , ^ . , .
commod<;r. — Mclli-e d'accord des personnes' * RACCOUTUMER (Se) v. pr. (pref. r; fr. nui s'élaienl brouillées : il y avait entre eux accoutumer). Reprendre une habitude : lise delà wi'sinteUvirn'-e. on les a raccommodés, raccoutimc à notre manière de vivre. {F^m.) — Se raccommoder v. pr. Le mari et la femme j « raCCROC s. m. [ra-kro] (préf. r; fr. acse soîif nicrommodes. — Se RACCOMMODER AVFC ,^^^,.j-^j.iiip ^^^^^ ^^^^ certains jeux d'à
^ttrrn.Tu ruAcr on avilir illlP. mEll CUrC OPl- I J ./.. ,%.. 11 n . „ „.. o:r.i
que aujourd'hui à de méchantes gens.
RACE (Capi, promontoire élevé qui forme l'extrémité S.-E. de Terre-Neuve. Lat. N. 46° 40'; long. 0. ;>:;» U'.
RACÉMULEUX. EUSE adj. (rad. lat. racemus, prappe). Bot. Dont les fleurs sont en petites grappes.
RACER V. n. Faire race. RACER s. m. ^ré-seur]. Turf. Cheval qui Ôuelqce CHOSE, en avoir une meilleure OP'" ! dresse! "OnappelTe Coup dV rTccroc."'ÔÛ sim- pren.i part aux .nurses. nion : cela me racer.mmo'ie avec les voyages, piement Raccroc, un coup inattendu, qui ré- RACHALANDER v. a. (préf. r; fr. achaluv-
* RACCOMMODEUR EUSE s. Celui, celle qui j pare un coup manqué, et ordinairement un j (fo). Ramener les acheteurs à... rarcomiiiode. Ne se "dit puère que des gens coup où il y a plus de bonheur que d'adresse : | . RACHAT s. m. (préf. r; fr. achat). Action qui raccoininodeiiL habituellement certaines il s'est sauve par un coup de raccroc. ' ■ "^ ■ choses : rnccommodeur de faïence. * RACCROCHER v. a. Accrocher de nouveau :
* RACCORD = m (préf. r; fr. accord). Arts. ' raccrocher un tableau. — Se dit, fig. et fam., ai<on, accord que l'on établit entre deux des fiUesde mauvaise vie, qui pressent les pasirtie/contisruës^d-un ouvrage qui offrent sants d entrer chez elles. - Se raccrocher
ensemble quelque inégalité de mveau. de su;.- v. r,'. - Fig. etfam. Ils est raccroche au ser-
face ou dont l'une est vieille et l'autre ré- vice, se dit d un homme qui avait quitte lesei-
' . >> . vice,etquiy est rentre. — Se raccrocher A une
Liai partie
cente, etc. S'emploie surtout en terme? d'architecture : on ne voit pas le raccord fait à la façade de ce bâtiment. — Se dit aussi, fig., en parlant des ouvrages d'esprit : il a fait dajis son po me. dans sa partition,. quelques raccords heureux.
' RACCORDEMENT s. m. (préf. r; fr. accordemenl). Arts. Action de faire des raccords a quelque ouvrage : le raccordement de ce vieux château a été bien txécuté. — Archit. Réunion de deux bâtiments de styles différents à l'aide de quelque accessoire qui sert de transition. Dans ce sens on dit aussi Raccord. — Chemins de fer. 'Voie de raccordement, voie qui relie entre eux deux chemins de fer.
•RACCORDER v. a. Arts. Faire un rafccord, des raccords, ou exécuter un raccordement. {Voy. Raccokd et Raccordement.)— S'emploie quelquefois, fie. et au sens moral, en parlant des ouvrages d'esprit : il a fait beaucoup de coupures dans les trois premiers actes de sa pièce, il faut maintenant raccorder tout cela.
' RACCOURCI, lE part, passé de RaccodrciR : un manteau raccourci. — A bras raccodrci, hors de garde, hors démesure, et de toute sa force : il lui a donné un coup d'épée à bras raccourci. — Trop court : une taille raccourcie. — S'emploie aussi quelquefois au sens moral, et signifie, abrégé : cet historien n'a présenté qu'un tableau raccourci de tous ces grands événements. — s. Peinture. Effet de perspective par lequel les objets vus de face paraissent plus courts qu'ils ne le sont en eU'el : ce peintre entend bien les raccourcis^ — En raccourci loc. adv. En abrégé : je vous ai dit le fait en raccourci
' RACCOURCIR V. a. (préf. r; fr. accourcir). Accourcir, lemire plus court: l'accourcissez cette corde. — Raccourcir desétuiers, rehausser, relever les étriviéres, auxquelles tiennent les élriers. Raccourcir le bras, le plier en dedans, le retirer. Raccourcir ses pas en dansant, les étendre moins. — Man. Raccourcir des demi-voltes, les faire dans un moindre espace. — Fig. Raccocecir un cheval, ralentir son allure en le retenant dans la main, en le rassemblant sous le cavalier : raccourtisfez votre cheval. — v. n. Devenir plus court : les jours rnecourcvisent, commencent à raccourcir. — Se raccourcir, devenir plus court : cette
chose, la saisir, s'en aiderpour se sauver d'un danger, pour se tirer d'un embarras : il était noyé, s'il ne s'était raccroché à celte branche. — Fig. et fam. Se raccrocher a une chose, s'y attacher pour i-egagner d'un côté ce qu'on avait perdu de l'autre : il avait peu réussi dans la peinture; il s'est raccroché au commerce des tableaux. On dit aussi, absol., Se raccrocher, regagner en tout ou en partie les avantages qu'on avait perdus: laissez-le faire, il trouvera bien moyen de se raccrocher. — Fig. Se raccrocher a quelqu'un, s'attacher à quelqu'un pour en obtenir du secours dans un einl,iarr..i«. dans un danger.
* RACCROCHEUSE s. f. Fille de mauvaise vie qui raccroche les passants.
* RACE s. f. coll. Lignée, tous ceux qui viennent d'une même famille : il est d'une bonne race, de bonne race, de race illustre, ancienne.
Ce prince, le dernier de la race royale. S'est appliqué des dieux la réponse fatale.
J. Hici:sE. La Tliébaide, acte lit, se. it.
— Par ext. .Multitude d'hommes qui sont originaires du même pays, et se ressemblent par les traits du visage, parla conformation extérieure ; la race caucasienne ; la race mongole. — Variété constante dans l'espèce humaine : /(( race blanche. — La race mortelle, LA race HUM.M-NE, les hommes en général. — Poétiq. La hack future, les races futures, LES EACEs A VENIR, Ics hommes à naître.
Mais les races futures
Pourront-elles jamais croire à mes aventures?
CoLLiH D'Hi&LBviLLE. Monsieur de Crac, se. ix.
— Classe d'hommes exerçant la même profession, ou ayant des inclinations, des habitudes qui leursontcommunes. Encesens, ilseprend toujours en mauvaise part : les usuriers sont une race maudite, une méchante race. — Méchante race, ui;cHANTE petite race, se dit à de
par laquelle on rachète, on recouvre une chose qu'on avait vendue, en en rendant le prix à l'acheteur : vendre à faculté de rachat, avec faculté de rachat, à condition de rachat. — Le rachat d'une rente, d'une pension, le payement d'une certaine sommepourl'amorlissement , pour l'extinction d'une rente, d'une pension. On dit de même. Le rachat d'une servitude. — Délivrance, rédenifition ; Notre-Seigneur n donné son sang pour le rachat du genre humain. — Matière féod. Se disait de la somme à laquelle était estimé le revenu d'une année du fief qui devait le droit de relief. - Rachat de marchandises, payement d'unecertaine .'omme pour obtenir la remise des marchandiies capturées en mer par un corsaire. — Législ. « Autrefois, la clause de rachat, dite aussi de réméré était fréquemment stipulée dans les contrats de vente. Par celle clause, qui portait aussi le nom deretrait conventionnel, le vendeur se réservait le droit de rentrer eu possession de la chose vendue, pendant un délai qui n'était borné que par la convention. Ce délai pouvait être illimité, et alors il durait trente ans, selon les règles de la prescription. — Aujourd hui le Code civil ne permet pas que, dans une vente d'objet mobilier ou immobilier, la faculté de rachat ait une durée déplus de cinq années ; et le t rnie fixé par le contrat ne peut être prorogé. Le pacte de rachat n'étant autre chose qu'une condition résolutoire, le vendeur qui use de cette faculté est censé avoir toujours < té propriétaire, et il reprend la chose exempte des charges dont l'acquéreur l'aurait grevée ; mais il doit, avant de rentrer en possession, rembourser à ce dernier, non seulement le prix qu'il a reçu, mais encore tous les frais auxquels la vente a donné lieu, les dépenses qui ont été causées par de grosses réparations reconnues nécessaires, ainsi que la plus-value donnée à l'immeuble par d'autres dépenses (C. civ. 1659 et s.). La vente à réméré qui a pour objet un immeuble n'est pas dispensée de la transcription au bureau des hypoihèques (L. 23 marsiSo.ï). Si le pacte de rachat dissimulait un prêt sur nantissement, la vente devrait être considérée comme nulle (C. civ. 2078, 2088). Les retraits de réméré, lorsqu'ils ont
petitsenlants, par manière dereproche,de ré- ! eu lieu et qu'ils sont présentés à l'enregistre
ment dans les délais légalement stipulés
donnent lieu qu'à un droit proportionnel de
50 cent, par lUO fr. en principal. » (Ch. Y.)
RACHE s. f. Lie du mauvais goudron et de
l'huilr.
RACHEL, dans l'histoire biblique. (Voy. Ja-
primande. On dit de même au pluriel, Ce SONT DE méchantes haces : ces petitesr aces-là font un bruit perpétuel. — Se dit aussi des espèces particulières de quelques animaux domestiques, comme chiens, chevaux , etc. : ce chien, ce cheval est de bonne race. — C'est un cnEVAL DE RACE, c'est uu cheval de bonne race.
Ce cheval A DE la eace, sa ligure et sa cous- <^0'*-) , , . , .•
truction annoncent qu il est de bonne race. RACHEL /Elisabeth-Rachel Félix), actrice pièce de toile s'est raccourcie' d'un demi-mètre — Les bons cuhns chassent de race, ou Bon irançais, née àMunf, canton ti'Argau (Suisse). au blanchissage.— Sa dit quelquefois d'un chien chasse de race, les enfantstienuent des le 24 mars 1S21, morte au Cannet, près de homme qui be replie, qui se ramasse sur lui- mœurs et des inclinations de leurs pères; et, Cannes, le 4 jany. 18ô8. Son père était un même : ces deux athlètes se saisissent et se, dans le même sens, Cet homme cii.asse de colporteur juif. En l'accompagnant comme serrent; tantôt ils se raccourcissent, taidot ils] vi\c?., cela, ie dit en bonne et en mauvaise chanteuse et guitariste ambulante, elle lut s'allongent. Ipai'l; mais on ne le prend jamais qu'eu mau- remarquée par Cboron dans un cale de Lyon.
RAGH
Choron lui donna des leçons de musique, et Saint-Aulaire, des leçons d'éiocution. Elle fut re(;ue au Conservatoire en Is3(), et elle parut en 1837 au Gymnase, dans un vaudeville, mais sans beaucoup de succès. Pendant ce temps elle étudiait assidûment avec Samson, et le 7 sept. -1838, elle produisit une grande sensation au Théâlre-Français dans le rôle de Camille des Horaœs de (Corneille, et plus tard dans celui de Phèdre et dans ceux de plusieurs autre> héroïnes de la scène tragique. La puissance de ses gestes et de sa vois produisait des effets merveilleux, et elle savait exprimer les émotionsles plus violentes avec calme, grâce et dignité. Elle jouait aussi admirablement Jeanne d'Arc, Marie Stuart,et Adrienne Lecouvreur. PendantPeffervescence de 1848, elle produisit un grind effet par son interprétation de la Marseillaise. A partir de 1 849, elle joua six mois de l'année en province, eu Angleterre, en Russie, etc. En 1855, elle visita les Etats-Unis avec son frère Raphaël, et ses sœurs. Sarah, LiaetDinab. Elle amassa une grande fortune. Elle mourut de phtisie, laissant deux fils naturels, dont l'un a été légitimé par le comte Walewski.
'RACHER v.a. Marquer de lignes tracées au compas et destinées à indiquer un travail à exécuter.
•RACHETABLE adj. (préf. r; fr. achetable). Qu'on a droit de racheter : une rente rachetabtc.
• RACHETER V. a. Acheter ce qu'on a vendu : j'avcii vendu mon cheval à un tel, mais je l'ai racheté de lui, je le lui ai racheté. — Acheter des choses de même espèce que celles qu'on a vendues, ou qu'on ne possède plus par quelque cause que ce soit: il avait vendic ses tableaux, il en a racheté d'autres. — R.\cheter UNE RENTE, DNE PENSION, SB libérer, se décharger d'une rente, d'une pension, moyennant une certaine somme une fois payée. — Délivrer à prix d'argent un captif, un prison nier: on te racheta des mains des pirates. — Se dit aussi en parlant de Notre-Seigneur jÉsus- Christ : il a racheté le genre humain par son sang. — Je voudrais l'.woir rachetée de beaucoup, se dit en parlant d'une chose dont on regrette la perte; et, Jevoudraisl'avoir rachetée DEMON SANG, en parlant d'une personnequi est morte, et qu'on aimait beaucoup. On dit fam., par exag.. Si vous me faites ce plaisir- LA, vous ME RACHETEREZ LA VIE. — Compenser, balancer, faire pardonner, faire oublier : racheter ses défauts par ses agréments, ses vices par ses vertus. — R.\cheter ses péchés par l'aumône, obtenir la rémission de ses péchés en faisant l'aumône. — Archit. Corriger, rendre moins sensible un vice, un défaut de construction ou de décoration, une irrégularité : on a donnéla forme octogone à cette cour, o/iu de racheter l'irrégularité des bâtiments. — Se racheter v. pr. Se délivrer : se racheter de la captivité. — Se faire pardonner, se faire oublier : ces défauts se rachètent par détonnes qualités.
RACHIALGIEs. f. [-chi-al-] {gr. rakis, épine dorsale ; algo;^, douleur). Pathol. Douleur dans la colonne vertébrale.
RACHIALGITE s. î. Pathol. InUammation
de la moelle épinière.
• RACHIDIEN, ENNE adj. [-chi-] (gr. rakis, épine dorsalei. Anat. Qui a rapport ou qui appartient à la colonne vertébrale, appelée eu grec Rachis : nerfs rachidiens.
'RACHIS s. m. [ra-chiss] (gr. rhakis).
Colonne vertébrale. — Bot. (V. S.)
• RACHITIQUE adj. Se dit des personnes nouées et aiiectees de rachitisme: une personne rachitique. Ou dit aussi. Affection bachitioue, atfeotion qui tient du rachitisme. — Se dit, I par ext., des plantes avortées ou qui se déve- |
RACI
loppent mal : des arbres rachitiques. — Subslanliv. Un rachitique.
• RAGHITIS s. m. [-tiss] (mot gr.). Méd. (Voy. Rachitisme.)
•RACHITISME s. m. Méd. Maladie qui consiste principalement dans la courbure de l'éidne du dos et de la plupart des os lones, avec gontlement des articulations : le rachitisme est rare dans ce pays. On dit aussi Ra- CHiTis. — Par ext. Maladie du blé, qui empêche la tige de se développer, et la rend noueuse. — Le rachitisme est une maladie propre à l'enfance, qui consiste dans le ramollissement et la déformation des os. Les extrémités articulaires se gonflent, se courbent et se nouent; l'épine du dos se dévie, le bassin se contourne, la cage thoracique se déforme; en même temps, l'enfant est faible, chétif, avec un ventre très développé. On observe cette affection chez les enfants lymphathiques, issus de parents scrofuleux ou syphilitiques; chez ceux qui vivent dans des lieux froids, humides, privés d'air et de lumière, tenus avec malpropreté ou mal nourris. — Comme traitement, il faut entourer les petits malades de soins hyi-'iéniques : promenade au grand air et au soleil ; chambre saine ; nourriture abondante et fortifiante; bains de noyer; antiscrofuleux (huile de foie de morue, sirop d'hypophosphite de chaux, sirop ioduré, pastilles de Lavie, etc.). On met des appareils mécaniques si la déformation est considérable.
• RACINAGE s. m. (rad. racine). Décoction d'écorce de feuilles de noyer, de coques de noix, propre pour la teinture. — w Dessins que l'on forme sur le dos ou sur la couverture des livres et qui imitent les racines.
' RACINAL s. m. Charpent. Se dit de grosses pièces de bois, qui servent au soutien ou à l'affermissement des autres : les racinaux d'un pont.
• RACINE s. f. [rad. lat. rad>x, radias). Partie par laquelle les arbres et les autres plantes tiennent à la terre, et en tirent leur principale nourriture : la racine d'un arbre, d'une plante. — Il y veut pre.ndre raclne, il Y prendra r.acine, se dit d'un homme qui prolonge trop sa visilc, son séjour quelque part. — Particul. Ra-inc de certains arbres, dont on fait des ouvra^'es d'ébénislerie et de tour : un meuble de racine d'orme, d'if, d'olivier, etc. — Se dit également en parlant de certaines plantes ou herlies, telles que les raves, les betteraves, les carottes, les navets, etc., dans lesquelles ce qu'il y a de bon à manger est ce qui vient en terre : c'est un homme qui ne vit que de racines. — Jurispr. Fruits pendants par les racines, par racines, fruits qui ne sont pas encore coupés et cueillis : les fruits pendants par les racines font partie du fonds. — Partie des ongles, des dents, des cheveux par où ils tiennent à la chair : la racine de la dent est gâtée, estébranlée. — Se dit de même en parlant des cancers, des polypes, des loupes, des cors, et des autres mots de même nature qui surviennent au corps humain : couper un cor jusqu'à la racine, en enlever la racine. — Se dit, fig., des principes, des comnifucemenls de certaines choses, ou morales ou physiques : la vertu a jeté de profondes racines dans son cœur. — Gramm. Se dit, desmols primitifs de chaque langue, d'où les autres sont dérivés, ou dont ils sont composés : le mot Front en français est la racine des mots Frontal, Frontispice, Affronter, Effronté, Effrontément, etc. — Arithin. Nombre qui, étant multiplié un certain nombre de fois par lui-même, produit un autre nombre qui constitue la puissance du premier. — La racine carrée d'un nombre propo.se, le nombre qui, multiplié par luimême, produii ce nombre-là; et, La racine cube ou CUBIQUE, le nombre qui, multiplié par
RACI 3
son carré, produit le nombre proposé : trois est la racine carrée do neuf ; trois est la racine cube ou cubique de ving-sept. On dit de mt^me. Racine ou.atrième, nombre qui, multiplié par son cube, donne le nombre proposé.
RACINE 1 (Jeani, illustre auteur tragique, le principal créateur du genre classique, né à la Ferté-.Milon le 21 décembre l(i39, mort à Paris le 21 avril 4699. Son père, contrôleur du grenier à sel, l'ayant laissé orphelin à l'âge de 4 ans, il fut élevé par son aïeul maternel. Il reçut sa première instruction au collège de Beauvais, et fut placé ensuite (t6.53-'58) dans la maison d'éducation de Port-Royal, où le célèbre Lancelot, l'auteur du Jardin des racines grecques, le mit à même d'entendre la belle langue d'Euripide et de Sophocle et de lire dans les textes mêmes les chefs-d'œuvre de ces maîtres. Racine montrait déjà un goût très vif pour la poésie; mais ses premiers essais ne furent pas heuheux. Au sortir de Port-Royal, il passa une année au collège d'Harcourt, a Paris. A peine eul-il achevé sa philosophie, qu'il publia, eu 1660, à l'occasion du mariage de Louis XIV, ta Nymphe de la Seine, ode qui fut très remarquée et qui lui valut une pension de 600 livres, accordée par Colbert, sur la recommandation de Chapelain. Ce premier succès détermina Racine à se livrer entièrement à la poésie ; mais, par déférence pour un oncle qui voulait lui résigner son bénéfice, il se rendit à Uzès pour y étudier la théologie. Sa seconde pièce de vers, intitulée Amasie, passa inaperçue. C'est à Uzès que Racine écrivitla Thébaide ou les frères ennemis, sa preniière tragédie, qu'il vint faire repiésenter à Paris en 1664 et qui semblait annoncer un génie assez médiocre ; mais une ode sur la convalescence du roi valut au jeune poète une nouvelle pension de 600 livres; et l'ode intitulée la Renommée aux Muses lui attira l'amilié de Boileau. Revenant au théâtre, il donna, en16tio,Afea;ii7id)'e, tragédie tellement faible que Corneille, consulté par l'auteur, n'hésita pas à lui conseiller d'abandonner la scène. iNéanmoins. Racine résolut de prendre sa revanche ; et il la prit d'une manière éclatante par Andromaque, pièce admirable qui excita le même enthousiasme que le Cid (1667); Britannicus (1669) fut jugé très sévèrement par un publie habitué aux grands effets de Corneille ; Racine crut se venger dans la préface de la première édition de cette pièce, en tournant en ridicule, avec une amère ironie, les œuvres de son devancier. A partir de ce moment, la guerre fut déclarée entre les deux rivaux, et elle ne se termina que par la victoire définitive de Racine. La comédie des Plaideurs (3 actes, v. I66S), imitée des Guêpes d'.\nstophane et la plus spirituelle critique des mœurs du palais d'alors, ne fut sauvée que par le bon goût de Louis .\1V, qui la déclara excellente. Corneille et Racine, sollicités à l'insu l'un de l'autre, par Henriette d'Angleterre, duchesse d'Orléans, de traiter le sujet de Bérénice et de Titus, donnèrent l'un et l'autre une Bérénice vers la fin de 1670; mais le génie du vieux Corneille déclinait et sa Bérénice ne put soutenir la comparaison avec celle de son brillant rival, qui avait su déguiser l'extrême faiblesse du sujet par un style enchanteur et d'inimitables beautés de détail. Racine donna ensuite coup sur coup Bajazet (1672), Mithridate (1673), Iphigénie en Aulide (16/4) et fAét/re (1677), chels-dœuvre qui sont restés les moilèles du genre classique, mais qui soulevèrent auunt de critiques que d'admiration. Désespéré de la chute de Phèdre, à laquelle ses ennemis préféraient celle de Pradon, Racine ai)andonna désormais le théâtre, pour se consacrer entièrement à sa charge d'hislorioi;iaphe du roi, à laquelle il venait d'être nommé. Il se maria et partagea son temps eotïgl'édu-
RACL