‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 8 sur 639 · RADA · texte numérisé non relu

RADA

cation de ses enfants, l'accomplissement de I se dit d'un breuvayo médicinal, d un vm trop ses devoirs relieieux et la préparation d'une ! vert, et de que ques autres choses qui don- Histoire de Louis XIV. qu'il écrivit avec Boi- nenl des Iranch.-es. — Fig. et fam. Il nk fait leau et qui resta manuscrite. Ce livre périt ' que raclkr le boyau, pu simplement. Il ne dans un incendie en 1726, sauf un Irafrmenl fait que raclf.r. il racle du violon, de la qui embrasse six années (1 672-78). Racine basse, etc., se di d un homme qui joue mal avait depuis douze années, abandonné tout du violon, de la basse, etc. On dit de même,

rapport avec les Muses, lorsque .M""' de Maintenon le pria de composer, pour les demoiselles de Saint-Cyr, la tragédie d'Esthcr (1689), drame sacré entièrement inspiré de la Bible et d'un caractère nouveau, dont Racine eut la gloire d'être le créateur. Les transports d'admii-ation qui accueillirent cette œuvre vraiment originale engagèrent l'auteur a composer, sur l'ordre du roi, un nouveau drame du même genre. Athalie (1691), qui est peut-être supérieure à la précédente, mais dont les beautés ne furent pas appréciées tout d'abord. Après la chute d'Af/io/à', Racine rentra dans le silence. Ses jours furent abrégés parle chagiiii d'avoir déplu au roi en lui présentant un mémoire sur la misère du peuple, rédigé, en 1697, à la demande de M"" de Maintenon. Il mourut d'un abcès au foie, dont il soutirait depuis longtemps, et dont les progrès furent très rapides dès que M"" de .Maintenon l'eut prié de ne plus reparaître à la cour. Peu de temps avant son décès, il avait écrit un Abrégé de l'histoire de Port-Royal, qui est un modèle d'élégance et de simplicité. Il avait été admis à l'Académie française en 1673. Ses restes, déposés dans le cimetière de Port-Royal, furent transportés dans l'église Saint-Etienne-du-Mont, lors de la profanation de l'abbaye de Port- Royal en 17 M. — Les principales éditions des Œuvres complètes de Racine sont celles de P. Didot (Paris, ISOI-'Oa, 3 vol. in-fol. avec o~ gravures remarquables) ; de Rodoui (Parme, 1813); de La Harpe (Paris, 1807, 7 vol. in-8»); d'Aimé Martin (Paris, 1820, 6 vol. in-8°). — 11. iLouis), poète, second fils du précédent, né à Paris le 6 nov. 1692, mort le 29 jauv. 1763. 11 étudia d'abord le droit et fut reçu avocat. En 1719, il entra à l'Académie des insi;riplions. devint en 1722 inspecteur général des fermes et plus tard directeur des gabelles à Soissons. La mort de son fils unique noyé à Cadix par suite du tremblement de terre de Lisbonne abrégea sa vie. On a de lui : De la Grâce; la Religion; Epitrcs sur l'homme et Mémoires sur la vie et les tragédies de Jean Racine (1747).

RACINE, ville du Wisconsin (Etats-Unis), sur le lac .Micbigan, à l'embouchure de la rivière Root (Racine), à 40 kil. S. de Milwauk.ee, et à 100 kil. N. de Chicago; 21,u 14 hab. I

RACINER v. n. Agric. Pousser des racines. — V. a. Faire un racinage sur la couverture d'un livre.

RACINEUR s. m. Ouvrier qui racine les livres.

* RACK. Voy. Arack.

RACLAGE s. m. Action de racler.

RACLE s. f. Appareil qui, dans certains

pays, remplace le heurtoir des portes des maisons. — Mar. Instrument tranchant servant à gratter les vaisseaux. — Outil dont on se sert pour aplanir la terre, le bois, etc.

* RACLÉE s. f. Se dit de coups répétés dont ou frappe une personne : recevoir une raclée.

* RACLER V. a. (mot formé par onomatopée). Ratisser, enlever, emporter, avec quelque chose de rude ou de Irancliani, quelque parties de la superficie d'un corps : racler des peatix, du parchemin. — Racler une mesure DE GRAIN, passer la lacloire sur une mesure, pour faire tomber le grain qui s'élève audessus des bords. — Ck vm uacle le gosieh, il est dur et âpre. — Cela raclk les boyaux,

par dénig., Racler un air

RACLETTE s. f. Outil dont se servent les ramoneurs pour racler la suie dans les tuyaux des cheminées.

•RACLEUR s. f. Terme de dénigrement, qui se dit d un mauvais joueur de violon.

* RACLOIRs. m. Instrument avec lequel on racle : racloir dont on racle un tonneau.

•RACLOIRE s. f. Planchette qui sert à racler le dessus d'une mesure, telle qu'un boisseau de blé, pour faire tomber le grain qui s'élève au-dessus des bords.

'RACLURE s. f. Petite partie qu'on a emportée de la superficie de quelque corps en le raclant : raclure de corne de cerf.

' RACOLAGE s. m. Métier de racoleur.

* RACOLER v. a. Engager, soit de gré, soit par astuce, des hommes pour le service militaire. — Se dit quelquefois fig. et fam : cet homme a racolé quelques partisans, quelques admirateurs.

* RACOLEUR s. m. Celui qui faisait profession d engager des hommes pour le service militaire. (Vieux.)

RACONTABLE adj. Qui est de nature à être raconté.

RACONTAGE s. m. Médisance, petit bavardage.

RACONTAR s. ni.Racontage, récit dépourvu de bon sen^.

•RACONTER v. a. (préf. re; fr. conter). Conter, narrer une chose, vraie ou fausse : raconter une histoire. — Fam. E.m racoimkr, raconter beaucoup : il en a raconté bien long.

* RACONTEUR, EUSE s. Celui, celle qui à la maniu de raconter ; un ennuyeux raconteur. (Fam.)

* RACORNI, lE part, passé de Racornir. — Qui semble rapetissé, qui ne peut plus se développer et s'étendre : cet homme a un rhumatisme qui le tient tout racorni, qui lui donne un air racorni.

* RACORNIR V. a. Donner à quelque chose la consistance de la corne : le toucher du violon, du violoncelle, racornit l'extrémité des doigts. — Dessécher, rendre dur et coriace : le feu a racorni ce cuir, ce -parchemin. — Se racornir v. pr. Devenir dur et coriace : le cuir se racornit au feu.

' RACORNISSEMENT s. m. Etat de ce qui est racorni : le racornissement decette viande, de ce cuir, etc.

* RACQOITTER v. a. (préf. r; fr. acquitter). Regagner ce qu'on avait perdu : j'ai pris son jeu, je l'di raïqmlté. — Se racquitter v. pr. Il avait perdu tout son argent, mais il s'est racquitlé. — Par ext. Se dédommager de quelque i)erte : )/ avait perdu dans son premier marché, il s'est racquitté dans le second.

RACZYNSKI [rat-chinn-ski] (Athanasius), littérateur et diplomate polonais, iiéen 1788, morlàberliu le 21 août 1874. Il a laissé en français des ouvrages très estimés, parmi lesquels ou cite : Histoire de l'an moderne en Allemagne \\)iiG-'ii, 3 \o\.).

RADAGAISE ou Rodogaste, chef germain, qui envahit l'it.ilie avec 200,000 hommes, en saccagea la partie septentrionale, passa en Etrurie, fui batm près de Fesules par Sldicon, général de i'einiiereur Honorius, fut fait prisonnier et eut la tête tranchée (40o).

RADAMA. 'Vov. Madagascar.

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