‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 3)Chapitre 123 sur 503 · Chevrotine, plomb moule et coulé · texte numérisé non relu

Chevrotine, plomb moule et coulé

CHAT. — Econ. dom. Le chien est l'ami de l'homme; le chat est l'ami de la maison, ou plus exactement du coin où il a pris l'habitude de se retirer, chaque jour, à une heure déterminée, et de colui où on lui distribue la provende quotidienne. Le chat pourtant aime à être cajolé et marque de la reconnaissance à qui le caresse; il rend même caresse pour caresse : il ne serait donc pas aussi ingrat que le disent ses ennemis, à qui son caractère indépendant porte sans doute ombrage. Il y a plusieurs races de chats domestiques : ie~

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chat sauvage, qu'on pourrait appeler le tipr royal domestique, tant est riche sa fourrure et son port majestueux; le chat sauvage est tout aussi fidèle à la maison que les autres, et au moins aussi affectueux pour ses maîtres ; mais c'est un vagabond fi< fé, et il est bien rare qu'il ne fasse pas une fin tragique. C'est justement ce qui est arrivé au mien, non pas un tigre, mais un v on de l'Atlas en

miniature, qui me revint un jour les reins brisés et mourut à l'hôpital. Après le chat sauvage, nous citerons le chat de gouttière ou chat domestique proprement dit, dont les mœurs ressemblent beaucoup à celles du précédent, s'il est loin d'être aussi beau. Enfin il y a le chat d'Angora et le chat d'Espagne, le premier fort beau de pelage, mais assez connu pour qu'il soit inutile de nous appesantir sur son compte; le second, le plus répandu peut-être dans les appartements : poil court, robe tachetée de eouleurs diverses, mœurs vulgaires. En somme, ces quatre espèces ont, dans leurs mœurs, une infinité de points de ressemblance; les soins qu'ils réclament, leur mode de nourriture, leur éducation même ne diffèrent pas. Quant à l'éducation, il est vrai de dire qu'ils n'y sont que peu accessibles les uns et les autres et ne fout généralement usage que de celle qu'ils se donnent eux-mêmes, c'est-à-dire qu'ils reçoivent de leurs parents ou de la nature. On sait qu'il n'est pas besoin de leur apprendre, comme au chien, la propreté, qu'ils poussent presque à l'excès: on sait encore quels services ils peuvent rendre dans une maison infestée de souris. Inutile donc d'insister là-dessus. Le chat est extrêmement prolifique; la femelle met bas ordinairement deux fois par an, au printemps et en automne, — quand ce n'est pas deux fois par saison. Elle porte cinquante-cinq jours et produit de quatre à six petits chaque fois, ce qui ne laisserait pas de constituer une fort nombreuse tribu à la longue si on n'en sacrifiait de temps eh temps une couvée tout entière. La chatte prématurément privée de ses petits souffre du gonflement des mamnielles et demande dans ce cas des soins intelligents : on lui fait porter le plus souvent un collier de bouchons de liège, ce qui lui produit exactement l'effet d'un cautère sur une jambe de bois. Le véritable remède à cet engorgement laiteux, c'est de faire boire à l'animal une décoction de cumie de Provence ou roseau à quenouille (Arundo donax), qui d'ailleurs n'est pas administrée exclusivement aux chattes. En général, les chats sont sujets à peu de maladies et s'élèvent très facilement, sans doute parce que leur domestication n'est jamais complète. Ils ont quelquefois des maladies intestinales: on le reconnaît à divers symptômes, notamment à leurs yeux qui deviennent ternes, aux frissons qui agitent leurs membres, et plus sûrement encore à la diarrhée. Un purgatif à l'huile de ricin a, le plus souvent, raison du mal. On traite leurs maladies de la peau par des lotions d'eau zinguée ou ferrée en leur administrant en même temps des lavements de cette eau. Couper la queue d'un chat pour le jiémunir contre le vertigo éventuel, est un remède de la même famiile que le collier de bouchons pour le dessèchement des mamelles, — sauf qu'il est beaucoup moins inoffensif. Les jeunes chats séparés de leur mère sont nourris avec du lait, puis avec de la mie de pain émiettée dans du lait; parvenus à un âge raisonnable, le mou et le foie cru ou bouilli forment le fond de leur nourriture. Là où le poisson est abondant et peu coûteux, nous conseillerons de leur en donner de temps en temps et, poulies chats d'appartement surtout, de ne jamais cesser absolument do les fournir de lait et de leur donner, le moins possible, de viande cuite et une ration raisonnable de mou ou de foie cru. Le chat chassé par penchant, non

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| par nécessitft, excepté toutefois les chais qui pullulent en liberté dans certaines propriétés rurales et se pourvoient comme ils l'entendent, à la grande fureur des disciples de saint Hubert qui leur font une guerre acharnée. Il ne s'attaque pas volontiers, non plus, à un gibier qu'il juge de difficile accès et exigeant un déploiement de valeur au-dessus de son tempérament. C'est pourquoi, depuis quelque temps déjà, le bull-terrier et le griffon ont été substitués, dans les grandes villes, au chat insuffisant dans la chasse aux rats d'égout. — Chat coupé (jeux). Les joueurs, en nombre indéterminé, forment un groupe peu serré. Celui que le sort a désigné pour être la souris, frappe sur l'épaule de l'un de ses cai rades en lui disant : poursuite. Aussitôt il s'enfuit à toutes jambes, poursuivi par l'autre, qui est ainsi désigné pour jouer le rôle du chat. Si un troisième joueur parvient à les couper, en passant entre eux deux, c'e dernier qui devient souris à son tour, le poursuivant étant obligé d'abandonner le premier joueur pour se mettre à la poursuite du troisième. Le rôle de souris passe ainsi de joueur en joueur, le chat devant changer de direction et courir après toute nouvelle souris qui parvient à le couper. La poursuite se continue jusqu'à ce que le chat parvienne à toucher la souris sur laquelle il a prise. Le joueur touché dans ces conditions devient chat à l'instant et recommence la poursuite sur l'avanl-dernière souris. — Chat perché. Le sort désigne, parmi les joueurs, dont le nombre n'est pas limité, celui qui poursuivra les autres, pour essayer d'en toucher un. Le joueur suivi de près, échappe au danger en se perchant, c'est-à-dire en montant sur une pierre, ou sur une poutre, ou en s'accrochant à une branche d'arbre, à un treillage, à une barrière, etc. Celui qui est atteint avant d'être perché devient patient à son tour.

CHÂTEAU mauresque (Le) Ce joli jouet se trouve chez les marchands, où on 'l'achète avec ses règles. Il se compose d'un château circulaire (fig. 1), que l'on place ordinairement au milieu d'une table de salle à manger. Les joueurs, au nombre de 2 à 6, se divisent en deux camps, qui s'établissent chacun d'un côté de la table. Chaque joueur est muni d'une petite balle bien ronde qu'il fait rouler vers la forteresse au moyen d'une queue longue de 30 à70centim.(fig.2,A),

Fig. 1. — Le château.

Fig. 2. — Mas^e et queue.

ou à l'aide d'une espèce de masse (fig. 2, B), quand la boule est un peu éloignée, la règle étant que nul ne peut, en jouant, poser ses mains ou ses bras sur la table. Le parti qui gagne est celui qui parvient le premier à faire entrer toutes ses balles dans le fort.

CHÂTELAIN (J.-B.) graveur à la pointe et au burin, né à Londres en 1710, mort en 1771. Il travailla surtout avec Vivarès, d'après Le Poussin et Pierre de Cortone. Ses planches sont recherchées.

CHÂTELLERAULTOIS, OISE, s. et adj. Da Châtellerault; qui se rapporte à cette ville ou à ses habitants.

CHATRIAN (Alexandre), célèbre romancier, né à Soldatenthal, petit hameau forestier da la commune d'Abreschwiller, (Mourthe) le i8déc.l826,mortàVillemombleensepU890.

Il descendait de l'une des familles italiennes qui avaient introduit en France l'industrie de

CHAT

CHAU

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