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la verrerie, au xvne siècle. Après avoir reçu une instruction très élémentaire d'un curé de campagne, il entra dans une verrerie de Belgique, puis revint à Phalsbourg, où il acheva de s'instruire. Devenu maître d'étude au collège de cette ville, il fit la connaissance d'un jeune écrivain, Emile Erckmann, avec qui il se lia d'une étroite amitié. Leur collaboration commença aussitôt. Ils mirent en commun leurj ébauches et surent fondre si parfaitement leurs idées, qu'il est à peu près impossible de distinguer, dans leurs œuvres, ce qui appartient à l'un ou à l'autre des deux écrivains. Leurs débuts furent modestes. Ils vinrent à Paris en 1848. La littérature produisant peu de bénéfices au début, Chalrian entra comme employé dans les bureaux du chemin de fer de l'Est; il y resta depuis, malgré sa fortune littéraire, et arriva au poste important de caissier des titres, qu'il conserva jusqu'à ses dernières années. Les deux amis publièrent en 1848 quelques nouvelles dans le Démocrate du Rhin, qui paraissait à Strasbourg, et firent jouer, la même année, sur le théâtre de la capitale alsacienne, un drame, l'Alsace en 1814, supprimé par le préfet dès la seconde représentation. Ils avaient déjà adopté le double nom d' Erckmann -Chatrian, accouplé d'une manière indissoluble paruntrait d'union, comme s'il se fût agi d'un seul personnage. Ils donnèrent une série de contes fantastiques, dans lesquels ils s'attachèrent à peindres les mœurs de leurs compatriotes d'Alsace, Ces productions, écrites tantôt dans la manière sombre et terrible, qui distingue Hoffmann, tantôt avec des éclats d'une gaîté rabelaisienne, furentpeu appréciées tout d'abord et trouvèrent difficilement à se faire éditer. Pourtant l'Illustre docteur Mathéus (1859, in-18), obtint un succès qui récompensa les auteurs de leurs dis années de persévérants efforts.
Aussitôt, les éditeurs devinrent plus accessibles et firent successivement connaitreaupublic les Contes fantastiques (1 860, in-18), lesContes de la Montagne (1860, in-18); les Contes des lords du Rhin, les Contes populaires (1866... in-18), où l'on rencontre de véritables chefs d'œuvre d'attendrissement, de naïveté et quelquefois de raillerie; qu'il nous suffise de rappeler L'Ami Fritz, les Confidences a un joueur de clarinette, le Juif polonais, etc. Le succès donna plus de ressort et plus de puissance à leur manière d'écrire. Ils inaugurèrent, dans l'Invasion, leur seconde manière de traiter le roman, qu'ils mirent au service de l'histoire pour la rendre plus populaire. Il n'est pas de hameau reculé, pas de bourgaJe isolée où n'ait pénétré l'œuvre de leur collaboration. Ils ont, dans des récits simples et émouvants, sous le titre général de € Romans nationaux » retracé les actes héroïques des enfants de l'Alsace, pendant la période révolutionnaire et pendant l'épopée impériale ; ils ont dépeint, avec une exactiluu.; rigoureuse et en même temps pittoresque, les moeurs des paysans et des bourgeois d'Alsace-Lorraine. Qui n'a lu Madame Thérèse ou les Volontaires de 92 (1864, in-18) ? ijm ne connaît l'IIisti^re d'un Conscrit de 1813 (1864, in-18,? W.ta-loo (1865, in-18) a été traduit dans toutes le» langues. — A la suite de ces romans nationaux, vinrent l'Histoire d'un homme du peuple (loGU , la Guerre (1866), le Blocus (1.867), l'Histoire de la Révolution racontée par un paysan (1868-'69), et plusieurs autres romans conçus dans un esprit radieap .lilicain, el de nature à miner le tttoi. d Empire. Le plébiscite, la troisième in-
vasion et la perte de l'Alsa ce-Lorraine donnèrent plus île vivacité au mépris des deux écrivains pour le régime napoléonien. Ils ajoutèrent, sous le titre de Le citoyen Bonaparte, une nouvelle partie à l'Histoire d'un paysan (1870, 2 vol. in-11) et flagellèrent le despotisme dans l'Histoire du plébiscite (1872). Ils eurent des pages émues dans l'Histoire d'un Français chassé par les Allemands et les Deux Frères (1873). Ils ont écrit pour le théâtre le Juif polonais (drame, 3 a., 5 tableaux, Cluny, 1869), et l'Ami Fritz (3 a., Théâtre français, 1877). Leur drame patriotique Alsace! interdit par la censure, fut la cause d'une rupture entre les deux collaborateurs, rupture d'abord dissimulée, puis rendue éclatante par un procès. Une réconciliation, ménagée par des amis communs, allait, pensait-on, les rapprocher, au moment où mourut Chalrian.
CHAUDIÈRE à vapeur agricole. L'appareil représenté par noire gravure sert àpasserles
Chaudière a vapeur agricole.
grains à la vapeur pour les cuire et les conserver. Sous un cylindre de cuivre dans lequel se produit la vapeur, se trouve le fourneau. La vapeur est conduite par deux tubes munis de robinets à deux réservoirs contenant les grains. Ces réservoirs sont suspendus chacun sur deux tourillons, ce qui permet de les renverser sens dessus dessous pour introduire les grains par le fond, qui se dévisse.
CHAUFFAGE.— Econ. dom. Nousn'avonspas à faire une étude comparée des divers modes dechauilage et des différentes matières qu'on y emploie. L'immense majorité brûle aujourd'hui du coke ou du charbon de terre; et ceux qui préfèrent le coke à la houille sont guidés par des considérations de propreté, non d'économie. Toute notre attention doit donc être uniquement tournée vers l'économie du combustible. Cette question d'économie du chauffage est encore plus important» que celle de l'éclairage et est l'objet de la sollicitude constante de la ménagère. Le moyen le plus pratique d'économiser le charbon dans les foyers domestiques, consiste dans l'emploi de plaques de fer reposant sur les grilles. En posant une de ces plaques suffisamment larges au-dessous du combustible, la consommation peut diminuer de près de moitié ;'la fumée est beaucoup moins abondante et le feu est clair et animé. L'air qui entre par les intervalles des grilles antérieures suffit grandement; l'emploi du tisonnier devient inutile: le feu continue jusqu'à ce que tout le charbon soit consumé. 11 ne se produit que p"u de cendrps; la combustion est beaucopp plus complète et, nous le repè-
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tons, le système produit une économie d'au moins 30 p. 100. — Le combustible a bon marché. Le prix élevé du charbon de terre, et par suite de tout combustible, a fait rechercher, dans ces dernières années, à remplacer le charbon, devenu inabordable, aux pauvres gens tout au moins, par uu combustible bon marché, jouissant toutefois de vertus calorifiquessuffisantes. On estarrivéau mélangesuivant: une partie de charbon menu, deux parties de cendres, quatre de terre végétale arrosée d'eau dans laquelle on a fait dissoudre du sel de soude en quantité suffisante pour obtenir une pâte : on forme de cette pâte des boulettes ou des briquettes, lesquelles brûlent très bien et donnent une bonne chaleur. Un pharmacien de Tournai, M. Jules Laronde, considérant le prix relativement élevé du sel de soude, imagina de lui substituer le sel de cuisine qui coûte beaucoup moins... en Belgique... — En France, bâtons-nous de le dire, il n'y aurait aucune économie à cette substitution. Quoi qu'il en soit, voici la recette de l'honorable pharmacien belge: charbon, 500 grammes; terre, 1,000 grammes; chlorure de sodium (sel de cuisine brut) dissous dans de l'eau, 100 grammes. La substitution du gros sel de cuisine au sel de soude donne toutefois une flamme plus vive et évite la mauvaise odeur que dégage lesel de soude employé dans les feux ouverts. Le seul inconvénient de ce nouveau combustible est la quantité de cendres qu'il produit, mais les avantages dépassent de beaucoup ce léger inconvénient.
CHAULER v. a. Arboric. Enduire les arbres avec un lait de chaux.
CHAUMES, commune de l'arrond. et à 21 kilom.N.-E. de Melun (Seine-et-Marne), sur la rive droite de l'Yères, 1,900 hab. Céréales, fourrages, vins. Dans l'église, beau tableau dû à Philippe du Champaigne. Ruines du château royal de Viviers, où vécut Charles VI pendant -a démence.
CHAUM0IS, OISE s. et adj. De Chaumes, qui se rapporte à Chaumes ou à ses habitants.
CHAUM0NT0IS, OISE s. et adj. De Chaumont, qui se rapporte à l'une des villes de ce nom ou à ses habitants.
CHAUSSURES. — Econ. dom. Les chaussures doivent être fréquemment nettoyées, encore qu'elles ne soient pointerottées, ni même portées tous les jours. 11 ne faut pas les laisser dans un endroit humide, ni les approcher trop du feu pour les faire sécher. Ne jamais se servir d'un couteau pour enlever la boue, principalement dans la région des coutures, autrement on couperait infailliblement les points C'est à la « brosse à décroter » à faire son office, et si elle le fait bien, le poli du cirage en sera d'autant plus brillant. — Cirage liquide. Prenez : noir d'ivoire, broyé aussi fin que possible, et mélasse, de chaque 500 grammes; huile à manger ou huile de lin, 125 grammes; faites un mélange parfait et ajoutez, en remuant bien, 125 grammes d'acide sulfurique (huile de vitriol) étendu de trois fois son poids d'eau. Laissez reposer trois heures. Ajoutez, toujours en remuant^ 1 litre d'eau ou mieux de bière. Mettez en bouteilles. — Autre. Prenez : noir d'ivoire et mélasse, de chaque 500 grammes; indigo, 8 grammes; gomme arabique eu poudre, 30 grammes. Ecrasez bien votre noir, votre indigo, votre gomme, et délayez dans la mélasse. Ajoutez : noix de galle, 16 grammes; sulfate de fer, 50 grammes, — l'un et l'autre finement pulvérisés; puis, tout en remuant bien le mélange obtenu et dans l'ordre indiqué, acide chlorhydriqne, 50 grammes; acide sulfurique, 50 grammes. Enfin, éclaircissez votre composition avec 250 grammes de vinaigre. Mettez en bouteilles. — Cirage m PATiî. Coupez 1 litre de bière d'euvirou 75 cenu-
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