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litres d'eau; ajoutez : mélasse, 600 grammes; sucre candi, 1 kilogramme; noir d'ivoire,
2 kilogrammes. Remuez bien pour former une pâte homogène. Après quoi, vous mettrez dans des boites, que vous couvrez seulement quand votre pâte est tout à fait refroidie.— Autre. Noir d'ivoire, 1 kilogramme; mélasse, 500 grammes; huile d'olive, 125 grammes. Mêlez bien; ajoutez en remuant : acide sulfurique, 125 grammes. Mettez en boite. — Nota. L'acide sulfurique, employé isolément, est, comme on sait, un corrosif puissant; mais sa combinaison avec la chaux du noir d'ivoire neutralise en grande partie cette propriété funeste, et sa présence dans le cirage n'a pas sur le cuir les effets qu'on lui prêté, tandis qu'il ajoute énormément à la qualité de celui-ci. — Chaussures vernies. Mêlez, après avoir fait tiédir isolément, deux parties de la meilleure crème et une partie d'huile de lin. Ayant préalablement bien nettoyé vos chaussures vernies, frottez-les avec une éponge trempée dans le mélange indiqué, puis avec un morceau de drap bien sec, jusqu'à ce que le cuir soit devenu tout à fait brillant. — Composition pour rendre les chaussures imperméables. Faites fondre ensemble sur le feu une partie de résine et deux parties de suif; mêlez bien. Chauffez un peu vos bottes et appliquez la chaude préparation dessus, à l'aide d'une brosse de peintre, en barbouillant le dessus et le dessous, la semelle comme Vavant-pied, jusqu'à ce que le cuir refuse d'en absorber davantage. Si vous désirez que vos bottes prennent immédiatement un beau poli, faites fondre environ 25 centigrammes de cire avec une cueillerée à café de noir de fumée. Le lendemain du jour où le.-* Lottes ont élé enduites du mélange de suif et de résine, frottez-les de cette cire fondue dans un peu d'essence de térébenthine, mais non devant le feu. L'extérieur seul aura alors une couche de cire, et brillera comme un miroir. Le suif, comme toute autre graisse, devient rance en vieillissant, et pourrit le lil aussi, bien que le cuir; mais la résine lui donne une vertu antiseptique qui prévient ce danger. Une couche de verni copal, appliquée sur les semelles des chaussures, répétée, a mesure que la précédente est sèche, jusqu'à ce que les pores du cuir soient remplis et que la surface brille comme un panneau d'acajou verni, les rendra imperméables, et les fera durer trois fois plus que les semelles ordinaires, c'est-à-dire privées de cette préparation. Cette méthode est certainement la plus simple, la plus propre; elle est sûre et au demeurant peu coûteuse. Elle ne s'applique par exemple qu'à la semelle. On trouve le vernis copal chez tous les marchands de couleurs et vernis.
CHEMIN DE FER. — Les chemins de fer européens mesurent aujourd'hui 195,000 kilom. de longueur, dont 35,000 en France, .19.000 en Allemagne, 34,000 en Angleterre,
3 1,000 dans la Russie d'Europe et la Finlande, 26,000 en Autriche-Hongrie et 12,000 en Italie. Voici, d'après les Annales industrielles, l'ordre 'chronologique, avec date, des premiers chemins de fer ouverts dans les divers pays : Angleterre, 27 septembre 1825; Autriche, 30 septembre 1828 ; France, 1er octobre 1828 ; Etats-Unis, 28 décembre 1829; Belgique, 3 mai 1835 ; Allemagne, 7 décembre 1835; Cuba, 1837 ; Russie, 4 avril 1838; Italie, septembre 1839; Suisse, 15 juillet 1844; Jamaïque, 21 novembre 1845; Espagne, 24 octobre 1848; Canada, mai 1850; Mexique et Pérou, 1850; Suède, 1851 ; Chili, janvier 1852; Inde, 18 avril 1853 ; Norvège, juillet 1853 ; Portugal, 1854, Brésil, 21 avril 1854; Victoria (Australie), 14 septembre 1854; Colombie, 20 janvier 1855; Nouvelle -Galles- du- Sud, 25 septembre 1855; Egypte, janvier 1855; Natal, 26 juin 1860; Turquie, 4 octobre 1860. Il v a aux Etats-Unis 150,600 milles (232,313
kilom.) de voies ferrées. Ils ont coûté 45 milliards et font directement vivre plus d'un million de personnes. C'est le Métropolitain de New- York qui transporte le plus de voyageurs (525,000 par jour), et sur le total des voyageurs des Etats-Unis, en dépit de l'audace des ingénieurs yankees et de la' construction aventureuse de leurs lignes, il ne meurt par accident qu'im voyageur par dix millions. Dans ces conditions, l'on comprend la boutade de l'humoriste américain qui demandait des tickets d'assurances, non pour le- jours où il voyageait, mais pour les jours où il restait chez lui. — Chemin de fer glissant, voie ferrée sur laquelle des véhicules sans roues glissent à l'aide' d'une mince couche d'eau interposée
Chemin de fer glissant, Fig. 1. — S', orifice par lequel Pe.ili arrive dans le patin. — T, tige île suspension supportant le châssis du wagon. — i, j, k, i, r, points d'interruption en chicane, des cannelures des gardes du patio. — M, N, plan passant par le centre de poussée du patin.
entre des patins etde larges rails. Ce système, que l'on a vu fonctionner à l'Exposition de 1889, dans la rue de Con«tantine (Esplanade des Invalides), sur une longueur de 150 mètres, a été imaginé vers 1852, par l'ingénieur-hy-
Chemin de fer gn--- i - longitudinale théorique d'un propulseur avec son robinet
automatique. — A, turbine. — I, mjecteur. — D, clapet. — M. maiietton. — R, robinet de
manœovre. — C, piston. - S, ressort d'évacuation. — T, tuyau d'arrivée d'eau comprimée. — O, orifice .
draulicien D.-L. Girard qui, à l'aide des ressources mises à sa disposition par l'Empereur, réalisa, en 1860, un premier spécimen qui fonctionna pendant plusieurs mois à la Jonchère,près Bougival. Une ligne allait être établie entre Paris et Argenteuil, lorsque la guerre de 1870 éclata. L'inventeur fut tué par les Prussiens, en 1871, pendant l'armistice, dans des circonstance assez obscures, dont nous n'avons pas à nous occuper ici. Son idée fut reprise par M. Barre, son collaborateur, qui put, grâce au concours financier de quelques amis, en faire un nouvel essai en 1889. Dans cet appareil, les wagons reposent directement sur des rails très larges, au moyen de six patins, trois de chaque côté de la voiture. Les patins (fig. 1) sont rectangulaires, un peu creux sur la face en contact avec les rails, et portent de petites rainures. L'eau, emmagasinée dans le wagon de tête du train, et comprimée dans de petits tuyaux, débouche de chaque voiture et est lancée sous chaque
patin, qu'elle soulève de quelques millimètres avant de s'échapper. Le train glisse presque sans frottement, ce qui permet de réduire la force de traction. La locomotive des chemins de fer à vapeur est ici inutile. On obtient la propulsion à l'aide de l'eau. Pour cela, on installe, de place en place, au milieu de la voie, des ajutages communiquant avec une voie d'eau. Ces ajutages (fig. 2), en s'ouvrant lors du passage du train, lancent horizontalement des jets d'eau qui sont assez puissants pour faire avancer les voitures en frappant des palettes placées sous les wagons. Les ajutages, ouverts par un mécanisme très simple, à l'arrivée du train, se referment d'eux-mêmes quand il est passé. Les principaux avantages de ce système sont les suivants : économie des frais de traction, plus de fumée, plus de trépidation, plus de frai.; de [ j. graissage, arrêt immédiat en fermant brusquement les robinets ; légèreté du matériel et des travaux d'art; possibilité de réaliser de grandes vitesses. — Chemin de fer a crémaillère, voy. Crémaillère, dans ce Supplément. — Législ.
Aux termes de la lot du 30 décembre 1888, qui a modifié les articles 22 à 27 de celle du 13 mars 1875, le service des chemins de fer, en temps de guerre, relève tout entier de l'autorité militaire. Le ministre de la guerre dispose des chemins de fer dans toute l'étendue du territoire national non occupée par les armées d'opérations; et le commandant en chef de chaque armée ou groupe d'armées opérant isolément dispose des chemins de fer dans la partie du territoire assignée à ses opérations. Les commandants en chef des armées ont à cet effet sous leurs ordres, un personnel spécial comprenant 1° des sections de chemins de fer de campagne, organisées en tout temps avec le personnel des grandes compagnies de chemins de fer et celui du réseau de l'Etat ;2°des troupes de sapeurs des chemins de fer.
— Le contrôle de l'exploitation technique et commerciale des six grands réseaux de chemins de fer d'intérêt général a été réorganisé par un arrêté ministériel du 20 juillet 1886.
Pour chacun de ces réseaux, la direction du contrôle exercé par l'Etat est confiée à un inspecteur général des ponts et chaussées, lequel a sous ses ordres des ingénieurs en chef des ponts et chaussées et des mines, des ingénieurs ordinaires, des inspecteurs principaux, des inspecteurs particuliers, des conducteurs, des contrôleurs des mines et des commissaires de surveillance administrative. — Un décret du 7 septembre 1887 a réorganisé le Comité consultatif des chemins de fer, institué au ministère des travaux publics.
CHEMINEE. — Remède aux cheminées qui fument. La connaissance exacte des causes qui font qu'une cheminée fume, c'est plus de la moitié du remède; ce sont donc ces causes qu'il faut découvrir avant tout. Si la fumée provient de l'insuffisance du courant d'air qui traverse le foyer, il faut l'accélérer, soit en perçant un trou dans la pierre du foyer, muni d'un ventilateur et protégé des eendrospar la garde-feu; soit, si ce moyen est insuffisant,
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en construisant un conduit d'air qui communique avec l'extérieur. Souvent le mal provient de ce que, l'ouverture étant trop large, la fumée retombe dans la pièce. Dans ce cas, le remède est facile; il consiste à rétrécir l'ouverture au moyen d'une plaque de tôle ou même d'une planche assujettie au manteau de la cheminée. Quelquefois, la fumée est causée par des obstructions provenant de suie, de débris de mortier ou de briques accumulés, ou de nids d'oiseaux qui lui font obstacle. Alors il suffit d'en débarrasser la cheminée: et le ramoneur est fait pour cela. Il faut d'ailleurs prendre soin de faire ramoner régulièrement ses cheminées; autrement on court le risque d'une assez forte amende, en cas de feu, sans parler des dégâts. Dans les maisons nouvellement bâties, on peut éviter cet inconvénient en construisant un second conduit dans la direction de la fumée. Un autre remède consiste à avoir un tuyau de cheminée pourvu de quatre portes, une de chaque côté, munies de baguettes qui en font mouvoir deux à la fois ; de sorte que, le vent soufflant avec force d'un point quelconque, les portes de ce côté seront immédiatement fermées et les deux autres ouvertes au même moment. — Feux de cheminée (procédés d'extinction). Aussitôt qu'un feu de cheminée aura été découvert, jeter une poignée de fleur de soufre dans le foyer, non sur les flammes, mais sur les charbons à moitié noircis; il se produira aussitôt un dégagement d'acide sulfureux qui éteindra le feu immédiatement; à défaut de fleur de soufre, employez, mais avec précaution, du sel ammoniaque en poudre, ou de la potasse, ou de la soude commune; à défaut de ces ingrédients, du sel commun en grande quantité fera l'affaire. J'ai vu éteindre un feu de cheminée en jetant du vinaigre sur le feu du foyer. Il suffirait dans la plupart des cas de retirer le feu du foyer et de fermer hermétiquement; soit à l'aide du rideau, soit, à son défaut, avec une serviette ou un drap mouillé, de manière à intercepter complètement le courant d'air.
CHEMISE s. f. Horlic. Grande litière sèche dont ou recouvre les couches à champignons.
CHERB0DRGE0IS, OISE s. et adj. De Cherbourg; qui concerne cette ville ou ses habitants.
CHÉRONÉEN, ÉENNE s. et adj. De Chéronée; qui se rapporte à Chéronée ou à ses
habitants.
CHESNEY (Charles-Cornwallis), littérateur anglais, né en 1829, mort le 19 mars 1876. Il entra dans le génie de l'armée anglaise et s'éleva au grade de colonel. 11 occupa pendant plusieurs années la chaire d'art et d'histoire militaires au collège d'état-major de Sandhurst. Il publia en 1863 : Compagnes dans la Virginie ; en 1S68, Conférences sur Waterloo; en 1870, Ressources militaires de la Prusse et de l<i France, en collaboration avec Reeve; en 1870, Biographies militaires, comprenant plusieurs généraux américains de la guerre civile (rééditées à New-York); et enfin, eu 1871, son ouvrage le plus connu, celui qui fit pénétrer son nom dans tout le continent : La conquête de V Angleterre en 1875, et Bataille deDorking, ou Réminiscences d'un Volontaire, œuvre qui créa une immense sensation, en éveillant l'attention de ses compatriotes sur l'état de faiblesse où se trouverait l'Angleterre en face d'une invasion étrangère (voy. Dorking, dans le Dictionnaire).
CHEVAL FONDU. C'est uu jeu qui ne convient qu'aux jeunes gens arrivés à un certain âge et qui sont assez vigoureux pour se livrer sang danger à un exercice un peu violent. Ils se divisent en deux camps de 3, 4 ou 5 personnes, devant remplir alternativement les rôles de chevaux et de cavaliers. Le sort ayant dé-
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signé quel camp fournira le premier les cavaliers, les autres joueurs se rangent à la file en courbant le dos. Le premier, qui est ordinairement le plus vigoureux, place ses mains etsa tête sur les genoux d'une personne n'appartenant à aucun des deux camps, et que l'on nomme la mère. La mère est solidement assise, le dos appuyé sur un objet qui ne puisse fléchir. Le second cheval appuie ses bras etsa tête sur l'extrémité du dos du premier, le troisième se place dans la même position derrière le second, et ainsi de suite. Le premier cavalier, qui est ordinairement le plus agile, ayant pris son élan, saute par-dessus tous les chevaux et doit venir tomber à califourchon sur le premier cheval; les autres cavaliers sautent à leur tour, en ayant soinde se serrer le plus possible les uns contre les autres, pour laisser de la place aux derniers. Dès que le dernier cavalier est en place, il frappe rapidement trois fois dans ses mains; après quoi, les sauteurs doivent descendre de leurs montures. Ils conservent leurs rôles de cavaliers si nul d'entre eux n'a touché du pied le sol avant les trois coups. Ils le conservent encore s'ils ont touché le sol parce que les chevaux ont fondu, c'est-à-dire se sont affaissés sous le poids des cavaliers. Dans le cas contraire, les rôles changent.
CHEVALIER (chasse). La nombreuse famille des chevaliers a des représentants dans les mêmes lieux que le bécasseau et se chasse de même. Beaucoup moins défiant, le chevalier peut être approché d'assez près pour être facilement tiré.
CHEVESNE (pêche). La chevesne, appelée aussi meunier, est le type du genre » poisson blanc >. 11 y a toutefois entre Yable, autre poisson blanc, et le meunier, un véritable abîme, tant pour l'apparence que pour la saveur de la chair. La chevesne atteint parfois le poids de 5 kilogrammes; cela est rare à la vérité, mais les chevesnes de 2 et même 3 kilogrammes sont assez communes. Ce poisson se plaît dans les eaux courantes; la Seine, particulièrement, abonde en chevesnes. Ce poisson saisit tout aussi bien l'appât de fond que l'appât de surface; d'où il suif qu'on peut employer contre lui toute espèce de lignes. Le plus souvent, c'est la ligne à la volée, sans bouchon ni plomb, qu'on choisit. On l'amorce d'insectes vivants, tels que grosses et même petites mouches, hannetons, grillons des champs, etc.; ou encore d'une cerise ou d'un grain de raisin noir, suivant la saison; ou enfin de mouches artificielles. On recommande au pêcheur de ne pas se laisser voir par le poisson, qui prendrait peur et s'enfuierait; même quelques écrivains établissent en principe qu'il ne faut jamais prendre deux chevesnes daus un même endroit : c'est pure exagération. 11 nous est arrivé d'en prendre, dans la Seine, jusqu'à dix au même endroit, représentant le poids respectable d'environ 15 kilogrammes, et nous n'en avons pas pris davantage parce que, dansunmouvemenf mal combiné, notre ligne se brisa dans notre main et fut emportée par le onzième poisson. Notre appât était simplement la cerise tout entière. Quant à se tenir caché de la proie convoitée, la recommandation est toujours bonne à suivre. Les autres appâts en usage pour la chevesne sont principalement les petits dés de sang caillé après qu'on a amorcé le fond d'avance de sang, de débris de boucherie et de pain décrétons; cet appât est préférable pour l'automne. Pour le printemps, avril et mai surtout, en attendant mieux, on choisira le ver rouge, dont on emploiera deux à la fois. Il est bien entendu qu'on se sert daus ce cas d'une flotte et au besoin de quelques plombs pour entraîner l'appât à peu de profondeur. Les autres, pour être bref, sont, après toutes les sortes d'insectes, chenilles, etc., et les fruits que nous avons indiqués, tous les vers
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d'appât, asticots, blé et fèves cuits, fromage de Gruyère.
CHEVREDIL(cuis.). — Gigot de chevreuil rôti.
— Piquez serre de lard fin; faites mariner au moins deux jours dans moitié vinaigre et eau avec oignons coupés, ciboules, ail, carottes, herbes aromatiques, épices, sel. Retirez de la marinade, faites égoutter; faites cuire à la broche devant un feu vif, en l'arrosant de sa marinade. Servez sur une sauce piquante.
— Côtelettes et filets. Après les avoir parés et lardés, faites-les mariner comme le gigot, et faites cuire avec un peu de bouillon, carottes en tranches, oignons, bouquet garni, sel et poivre. Servez sur une sauce piquante. — Civet de chevreuil. Coupez par morceaux de la poitrine ou de l'épaule de chevreuil; mettezles cuire dans un roux, avec des échalotes, thym et un peu de laurier hachés ensemble, sel et poivre. Mouillez avec du vin rouge. Dégraissez la sauce avant de servir. Le cerf et la biche, le daim et le faon se préparent comme le chevreuil.
CHEVREDL. I (Michel), médecin, né à Angers en 1754, mort à Paris, âgé de 91 ans, en 1845. Il fut professeur de chirurgie à l'école de sa ville natale pendant soixante ans et s'occupa surtout d'accouchements. Parmi les mémoires qu'il adressa à l'Académie de médecine, on remarque particulièrement ceux qui se rapportent aux cas anormaux des organes de la génération chez les femmes, à la section de la symphyse et à l'emploi de l'ergot de seigle. — Il (Michel-Eugène); éminent chimiste, fils du précèdent, né à Aneers le 31 août 1786, mort à Paris le 10 avril 1889, dans la 103e année de son âge. Il termina ses éludes à l'école centrale d'Angers, vint à Paris en 1803, et entra aussitôt dans la fabrique de produits chimiques de Vauquelin, dont il dirigea le laboratoire. En 1810, Vauquelin le choisit comme préparateur de son cours de chimie appliquée, au Muséum d'histoire naturelle, et lui fit obtenir en 1813 la chaire de chimie au lycée Charlemagne. Travailleur infatigable, le jeune Chevreul se fit rapidement distinguer. En 1824, il passa aux Gobelins comme professeur de chimie et directeur des teintureries. En 1826, il remplaça Proust à l'Académie des sciences et, en 1830, son maître Vauquelin au Muséum ; chargé à plusieurs reprises de l'administration du Jardin des Plantes, il fut nommé directeur du Muséum en 1864. Pendant le siège de Paris, il protesta publiquement et énergiquement contre le bombardement qui ravagea les serres et les galeries du Jardin des Plantes. En 1879, c'est-à-dire quand il eut atteint l'âge respectable de 83 ans, M. Fremy prit la direction effective du Muséum; mais Chevreul conserva le litre de directeur honoraire. En 18S3, il devint, aux Gobelins, directeur du i laboratoire supérieur des recherches sur la théorie et la constitution des couleurs » fondé spécialement pour lui, et il céda la direction de l'atelier de teintures à M. Decaux. — Le 1er sept. 1886, le centenaire de ce vénérable savant fut solennellement célébré par les ministres, les membres de l'Institut, les professeurs, les étudiants, des industriels, des délégués de toutes les facultés de France, et un grand nombre de personnes appartenant à la politique, à la science et au journalisme de toutes opinions. Cette fête eut lieu au Muséum d'histoire naturelle, où presque toute l'existence de Chevreul s'est écoulée. En recevant la jeunesse des écoles, il se glorifia modestement d'être Je « doyen des étudiants »; il se plaisait à dire que le travail, joint à une vie simple, est le meilleur moyen de vivre longtemps. Après la réception, les assistants défilèrent devant la statue du vieillard, placée dans la grande salle des nouveaux bâtiments du Muséum. Cette statue, œuvre de Guillaume, mesure 5m,30 de haut, et représente le « doyen
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des étudiants » assis dans un fauteuil; la tête est d'une ressemblance frappante. Chevreul s'éteignit lentement et avec une grande sérénité d'esprit. On lui cacha le décès de son fils, Henri, qui le précéda de 20 jouis dans la tombe. — Le nom de Chevreul est célèbre dans l'univers entier; ce savant a fait faire à la chimie des progrès qui lui donnent la première place. 11 s'est particulièrement distingué par ses recherches sur les corps gras, sur les matières colorantes et sur l'harmonie des couleur?. 11 fut le premier à donner une théorie exacte de la saponification; cette théorie le conduisit à la découverte des bougies stéariques, qui ont remplacé les chandelles dont on faisait un usage presque exclusif il y a un demi-siècle. Chevreul n'essaya jamais d'exploiter cette lumineuse invention, qui a enrichi des centaines d'industriels. Tout ce qu'elle lui produisit, en dehors d'une célébrité bien méritée, ce fut, en 1852, le grand prix de 12,000 fr. fondé par le marquis d'Argcnteuil. La science lui doit une foule d'autres découvertes. Il a laissé un grand nombre d'ouvrages, parmi lesquels nous citerons : Recherches chimiques sur tes corps gras d'origine animale (1823), dans lesquels il développe ses idées sur l'assimilation des corps gras aux élhers, sur l'action chimique des acides énergiques dans les corps gras eu décomposition, sur la séparation de la glycérine lors de la saponification do toute matière graisseuse. Outre la découverte de la stéarine et des bougies, les idées de Chevreul conduisirent à l'emploi de l'acide oléique pour la préparation des laines employées à la fabrication des étoffes. Citons encore : Considérations générales sur l'analyse et sur ses applications (1824); Leçons de chimie appliquée à la teinture (l&'ï8-'31); Loi du contraste simultané des couleurs et assortiment des objets coloriés, considérés d'après cette loi dans ses rapports avec la peinture (1829, avec atlas); Théorie des effets optiques que présentent les étoffes de soie (1848); De la baguette divinatoire, du pendule et des tables tournantes (1854) ; Lettres à M. Villemain, sur la méthode en général (I85'ô); Des couleurs et île leur application aux arts industriels à l'aide de cercles chromatiques (1864, avec planches); Considérations sur l'histoire de la partie de la médecine qui concerne la prescription d-es remèdes (1865); Histoire des connaissances chimiques (1866, et suiv. 4 vol.); De la méthode à posteriori expérimentale et de ses applications (1870, in- 12); D'une erreur de raisonnement (1872, in-8°); Guano du Pérou (1874-, in-8°) ; Phénomènes de la vieillesse (1875), etc. Son ouvrage sur les « Influences sanitaires • a introduit la pratique de purifier par le charbon les eaux destinées à l'alimentation. 11 a, en outre, collaboré au Dictionnaire des sciences naturelles, au Journal des savants et à diverses autres publications scientifiques, ainsi qu'aux comptes rendus de l'Académie des sciences.
CHIEN. — Le chien est sincèrement l'ami de l'homme; il est bon, fidèle, il est d'un excellent secours pour déceler une visite importune, quelle que soit sa race. Le chien hargneux, querelleur, féroce, même le bouledogue si calomnié, doit ses défauts à l'éducation qu'il a reçue beaucoup plus qu'à la nature; mais il est en tout cas si accessible à l'éducation que, la nature fût-elle coupable en ceci, il est toujours possible de corriger ses écarts. Un proverbe familier en Angleterre dit : Like master, like dog (tel maître, tel chien); il est d'une grande vérité, c'est tout ce que nous en pouvons dire. En thèse générale, le chien doit être tenu dans uu état de propreté méticuleuse; il n'est pas besoin d'insister sur la nécessité d'une telle précaution, puisque cet animal vit non seulement prède nos maisons, mais encore, et le plus souvent, dans l'appartement même. Chien d'apparLement ou de garde, ce n'est pas assez
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pourtant que de l'entourer de soins hygiéniques ; il faut encore l'habituer de bonne heure à se conduire lui-même avec propreté. La niche qui abrite une i hienne nourrice et ses petits, dont l'éducation n'est naturellementpas prèsd'êtrefaite.seradone, i cette niche est dehors, foncée d'une planche I rouée pour parer aux inconvénients de ce défaut d'éducation. Si la niche se trouve dam l'appartement, il serait convenable que celte planche du fond fût mobile, avec un petit rebord extérieur, et couverte de litière qu'on renouvellerait fréquemment. Il est des cas toutefois qu'on ne saurait prévoir, et dans lesquolsune personne soucieuse de bien faire s'inspirera des circonstances plus heureusement que des conseils les plus sages. A vingt jours environ, on peut faire prendre aux petits chiens un peu de manne dans du lait, pour les purger légèrement, et on les sèvre à six semaines. On leur donne alors, comme nourriture de transition, du lait pur, puis un peu de pâtée claire, au lait d'abord, à l'eau bientôt après. On a soin, à ce moment, de les séparer delà mère, pendant le jour seulement ; ils s'accoutument ainsi peu à peu à leur nouvel ordinaire, cherchent moins la mamelle, que la mère d'ailleurs ne tarde pas à leur refuser. Au bout de huit jours de cet exercice, la séparation de la mère et des petits doit être complète, ce qui, du reste, n'est déjà plus très difficile. — Nouriutuue. On continue dès lors à nourrir les chiens avec de la pâtée, -ans viande, au moins jusqu'à l'âge de six mois; ni os, ni viandes, ni détritus de toute sorte no leur seront offerts ni permis avant cette époque, à partir de laquelle ils pourront manger de tout presque impunément. Le chien d'appartement n'a souvent d'autre nourriture que les restes de la table; ces resles sont plus ou moins abondants, et leur principal inconvénient est justement de l'être trop ou trop peu. Bien que le chien s'accommode de toute espèce de nourriture, il est loin d'être indifférent de le nourrir d'une manière ou d'une autre. Un chien — surtout un chien d'appartement — doit avoir des repas réguliers et salubres : sa santé l'exige, et quand je dis sa santé, j'entends presque celle de ses maîtres, car un chien galeux, infect, souffrant, est une peste pour un intérieur, et bien des personnes aimant leur animal ont regretté plus d'une fois de n'en avoir pas agi ou su agir avec lui prudemment, à une époque vers laquelle ii est désormais impossible de rétrograder. Donnez donc une fois par jour, autant que possible à la même heure, une bonne pâtée àvotre chien, une pâtée faite de pain d'orge, si vous estimez le pain de froment trop cher, pétri dans de l'eau bien pure ou coupée d'un peu de bouillon, avec très peu de viande cuite et salée. Il faut proscrire absolument de la pàlée des chiens le pain de seigle, qui leur donne des tranchées, et la viande de cheval, qui les échauffe et leur donne une mauvaise odeur. Jamais d'os, ni de pains de cretons, ni surtout de viandes avancées: mais bannir toute espèce de viandes de la nourriture du chien me parait exagéré, — d'autant plus que parles moyens que j'indique j'ai toujours obtenu les meilleurs résultats. — Maladies. Les chiens sont en butte à une foule de maladies, presque aussi nombreuses que celles dont l'humanité est elle-même affligée. Lorsqu'un chien est malade, il n'est pas difficile de s'en apercevoir : il est triste, refuse de manger, se tapit dans des coins solitaires; enfin il pâlit, — c'est-à-dire que son poil perd visiblement son lustre et devient terne. Ce qui est embarrassant, c'est de découvrir quelle sorte de maladie l'affecte, car toutes ou à peu près toutes ont au début les mêmes symptômes. — La maladie. On désigne simplement sous ce nom une affection qui atteint presque tous les jeunes chiens, avec un caractère plus ou moins grave, avant l'accomplissement de leur
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première année. E:i prenant l'habitude de les purger de h'inps eu temps avec de la manne fondue dans du lait, avant qu'ils n'aient accusé les premiers symptômes de la ma1 on peut espérer la prévenir ou du moi atténuer beaucoup les effets. Sinon, la mal une fois déclarée, si elle est simple, on m le malade à la diète, avec de l'eau mi pour breuvage, et on lui administrera lavements d'eau de son additionnés d'huile d'olive. Si la fièvre est intense, la saignée et l'application de quelques sangsues sur l'eslomac peuvent devenir nécessaires. Enfin on obtient souvent de bons effets en coupant la queue du chien ali'ecté, ce qui provoque uu écoulement de sang artériel. — On a vu l'administration d'un vomitif, composé de 13 centigrammes d'émétique dans iin demi-verre d'eau, faire avorter la maladie. Dans le cas d'affection légère, on obtiendra souvent de très bons résultats de l'usage de la manne et du lait, dans la proportion de la gramni pour de très jeunes chiens et 45 grammes pour les plus gros; 30 grammes de sirop de nerprun, également mêlé avec du lait, constituent aussi un purgatif d'un usage excellent dans les mêmes circonstances. — Coliques. Les chiens qui vivent renfermés, privés d'exercice suffisant, sont sujets à des coliques ou tranchées sur la nature desquelles il est facile de s'édifier. En général, elles sont causées par le séjour et le durcissement des matières excrémentielles dans les intestins. Dans ce cas, ie ventre de l'animal est gonflé, dur, douloureux; le malade reste couché, mais fait entendre des gémissements plaintifs qu'il accentue chaque fois qu'un mouvement un peu brusque lui cause une douleur plus sensible. Lui administrer des lavements émollients : eau de son, décoction de guimauve, de mauve, graine de lin, etc., avec addition do deux ou trois cuillerées d'huile d'olive; — ceci cinq ou six heures après qu'il a mangé. s'il a mangé, ce qui est peu probable. On le promène ensuite, non seulement par mesure de précaulion et pour qu'il ne souille pas l'appartement, mais encore pouraiderà l'évacuation. On peut encore, surtout si les coliques sont très violentes, faire prendre au malade un purgatif doux : sirop de nerprun et lait, de préférence, — ou encore manne et lait, ou enfin huile de ricin dans le véhicula le plus convenable, qui est peut-être encore le lait. — Gale. Le meilleur remède contre la gale du chien est la benzine employée en frictions; une once de cette substance suffît ordinairement à empoisonner tous les animaux, les épizoaires de la gale répartis sur tout le corps d'un chien de taille moyenne. Et dans ce cas, morte la bête, mort le venin. On peut encore faire usage avec succès de l'huile de pétrole, ou encore employer une préparation composée de 125 grammes de sulfure de potasse et 16 grammes d'acide sulfurique dissous dans un demi-litre d'eau. En tout cas, ne faites jamais usage d'huile essentielle de térébenthine, et surtout d'onguent mercuriel, — remèdes pires que le mal, principalement ce dernier. — Rage. Nous avons indiqué ailleurs les précautions à prendre eu cas de morsure par un chien enragé; nous n'y reviendrons pas, nous bornant à examiner les symptômes par lesquels elle s'annonce chez le chien, les moyens, sinon de la guérir lorsqu'elle est déclarée, du moins de la prévenir par des moyens d'une sage et facile hygiène, et de la reconnaître sûrement, afin de pouvoir en éviter les terribles conséquences dans la mesure du possible. La rage, qu'elle soit communiquée ou spontauée, est caractérisée extérieurement par de la tristesse, de l'abattement chez l'animal atteint. Il est inquiet, recherche l'obscurité et la solitude; sa démarche est incertaine, en apparence fantasque; il se laisse tomber au lieu de se coucher; il aboie fort peu dés le début, mais grogne sans
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et fréquemment et refuse toute nourriture. Pendant quelques jours, il reconnaît : e son maître, obéit à sa voix et se rend, [ue lentement et en chancelant, à son i : mais cela dure peu. Bientôt les symptomes prennent un caractère plus effrayant: l'animal a les veux hagards, la lêle basse, la gueule béante, fouillée d'écume, laissant voir la langue pendante, noirâtre, infecte. Il fuit la maison si on ne l'y tient attaché: il erre, la queue entre les jambes, le poil hérissé, tantôt d'un pas rapide... mais arrivé à ce point, nous n'avons pas besoin d'insister sur les détails symptomatiques. D'ailleurs le spectacle des autres chiens, fuyant épouvantés à l'approche du malheureux, suffirait à nous instruire de son état et à nous rendre au moins prudents. Le pauvre animal atteint de cette épouvantable maladie, si on ne prend le parti de l'abattre, — seul remède vraiment efficace qu'on ait encore trouvé, — meurt dans de violentes convulsions, au bout d'environ trentesix heures, après trois ou quatre accès terribles, séparés par des intervalles d'assoupissement plus ou moins profond. La rage spontanée a sans doute pour cause une irritation due à des excès divers, mais principalement à une abstention trop prolongée de nourriture et de boisson, à une fatigue excessive, au chagrin causé par les mauvais traitements habituels, à une excitation poussée au delà de toutes limites ; enfin une exposition prolongée à l'ardeur du soleil peut également déterminer la rage. C'est une erreur de croire que les cas de rage sont nécessairement beaucoup plus à craindre en été qu'en hiver. — Il n'y a, à la rage, que des moyens préventifs à opposer: les bons soins, une nourriture saine, de l'eau fraîche à discrétion, un exercice modéré, de la régularité dans les habitudes ; déclarée, la} rage est incurable, et l'animal qui en est atteint doit être sacrifié. — Otite. L'otite ou catarrhe auriculaire s'attaque de préférence aux chiens à longs poils et principalement aux épagneuls, aux griffons et aux terre-neuviens. Lorsque vous voyez un chien secouer fréquemment la tête, se gratter ou se frotter l'oreille avec obstination, examinez l'intérieur de l'oreille externe, et vous y trouverez sûrement les traces d'un écoulement qu'il importe de soigner promptement, à peine de le voir devenir chronique. On recommande, en pareille occasion, une diète partielle, des purgatifs de sirop de nerprun, des injections d'eau de mauve, pour faire disparaître l'inflammation. Si l'écoulement persiste, tout en continuant la diète et les purgatifs, on fera des injections de sulfate de zinc dissous dans l'eau tiède, dans la proportion de4 grammes pour un quart de litre d'eau. Si la guérison ne répond pas à ces moyens, nous conseillerons de voir un vétérinaire. Mais prise à temps, ce qu'on ne fait pas toujours malheureusement, c'est-à-dire dès qu'on a surpris les symptômes dont nous avons parlé, l'otite est promptement guérie par les moyens élémentaires, et surtout inoffensifs, que nous venons d'indiquer. Ajoutons qu'on voit des chiens vivre fort bien, en bonne santé d'ailleurs, avec une otite chronique; mais leur état, dans ce cas, exige des soins quotidiens, quelquefois répugnants. La surdité n'est pas toujours une conséquence nécessaire de l'otite. — Chancre de L'oreille. Si l'otite est surtout une maladie des chiens à longs poils, en revanche le chancre de l'oreille ne s'attaque ;-uère qu'aux chiens ras. Dans ce cas comme dans le précédent, l'animal trahit son état en secouant fréquemment la tête et en se frottant et se grattant l'oreille, qui se raie de gerçures suspectes aux extrémités. Cette affection est presque inguérissable. Tous le> propriétaires de chiens, marchands, éleveurs, chasseurs, que nous avons consultés à ce su jet, n'y connaissent qu'un remède empiriqm , inventé par eux, qui a réussi une fois par
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hasard, et même d'une manière incomplète, mais auquel il leur arrive quelquefois d'avoir confiance contre toute raison, — et un autre, dont les guérisons sont beaucoup plus sûres et plus répandue, mais radicale en diable: couper le bout de l'oreille affectée, avec des ciseaux bien aiguisés, et cautériser la plaie au fer rouge. On combat ensuite l'inflammation, résultant de l'opération par des applications de beurre frais et de cérat. Quelques éleveurs anglais ont l'habitude de couper en rond les oreilles de leurs chiens, lorsqu'ils sont jeunes, et assurent qu'ils préviennet ainsi le développement ultérieur des chancres. Si votre chien a le nez frais et humide, c'est un signe de I santé ; le contraire est un signe certain de prédisposition à une maladie quelconque; — bien entendu, cette signification cesse si le chien vient de s'éveiller et de retirer son nez des profondeurs de sa fourrure. — Choix et éducation du chien. Beaucoup de chasseurs possèdent au moins un chien qu'ils ont acheté tout dressé, ce dont ils se trouvent on ne peut mieux, à ce qu'ils disent; mais un plus grand nombre encore ne peuventse payer ce luxe et force leur est bien de dresser euxmêmes leur futur compagnon de chasse, sans parler de ceux pour lesquels c'est une vive satisfaction que d'élever et d'instruire un animal quipartagera une partie de leur existence et dont ils se feront un auxiliaire et ,un ami tel que nul marchand de chiens ne pourrait leur en fournir à aucun prix : un vrai chien de vrai chasseur, en un mot. Nous nous occuperons spécialement du chien d'arrêt, parce que c'est celui dont l'éducation est ie plus difficile, et aussi parce que c'est la chasse au chien d'arrêt qui fait surtout l'objet de ce petit traité plus quesuccint. La race dont on veut tirer un bon chien n'est sûrement pas indifférente, mais il y a d'autres points à considérer, et, braque, épagneul, griffon, barbet, pointer ou autre, ii est certaines conditions physiologiques qu'il doit remplir avant tout. « Si différentes que soient les aptitudes des diverses espèces, dit notre savant collaborateur à la Chasse illustrée, M. Honoré Pinel, il existe des caractères constants communs à chacune d'elles, qui, jusqu'à un certain point, peuvent servir à diagnostiquer les facultés de l'animal, en examinant chacune des parties de son être et en les comparant à son ensemble. Autant un nez fin et long, par exemple, est le présage d'un caractère rusé, indiscipliné, et d'un sens olfactif très restreint, autant un nez gros et long, aux narines ouvertes, mobiles et froides, perçoit à longue distance les plus faibles émanations. — Les babines minces et courtes sont un signe de distinction autant qu'elles indiquent la férocité lorsqu'elles sont grosses, charnueset surtout pendantes. — Les dents indiquent assez bien 1 âge de l'animal. Blanches et fleurdelysées, elles se trouvent chez le chien de trois ans, tandis que jaunes et déchaussées, elles dénotent la viellesse. — Plus la partie postérieure de la tête sera développée, plus on pourra bien augurer des qualités cynégétiques de l'animal. — Quant à l'œil du chien, c'est avec lui qu'il parle, il le faut grand et rond — et non ressorti, — d'une couleur noire et grenat foncé. L'œil jaune clair manque de franchise. Si l'oreille est longue et pendante, le chien est ditbien coiffé; peu développée et relevée à sa base, elle est l'apanage du chien assez indocile. — Si le cou est long et mince, il indique la vitesse ; gros et court, il marque la force ; plus élevé que les épaules, il indique un sens olfactif très fin ; s'il est bas, au contraire, c'est que le nez a besoin de se rapprocher de la terre afin de percevoir plus facilement les émanations. Quant au corsage, qui comprend la poitrine, le corps proprement dit, le ventre et les reins, ses proportions ne sontpas indifférentes. La poitrine doit être large et profonde, le dos et les reins horizontaux, le ventre assez large pour con-
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tenir facilement les boyaux. Certains chiens de vitesse présentent un dos relevé et les reins inclinés. Autant que possible, pour le chien de chasse, lorsqu'il ne touche pas la terre, le pied doit être une moyenne entre le pied rond des grosses races et le pied allongé des races rapides. Sur le sol, l'empreinte est toujours ronde. La queue du chien d'arrêt peut être considérée comme le complément de son odorat. C'est par sa position, par les mouvements qu'il lui imprime, que l'animal marque les impressions qu'il perçoit. » Cela est si vrai que certains chasseurs affirment reconnaître l'espèce et le nombre des pièces tenues en arrêt par leur chien aux mouvements qu'il imprime à son fouet (extrémité de la queuo), que M. H. Pinel veut très fin et très délié, qu'il termine une queue soyeuse ou rase. Cette prétention de quelques chasseurs à reconnaître [aux ondulations de la queue de leur compagnon à quel gibier ils ont affaire et combien nombreux il est, n'est pas aussi exagérée qu'elle parait et que certains écrivains tendraient à le faire croire. Un bon chasseur et un bon chien se comprennent certainement à des signes non seulement incompréhensibles, mais qui n'existent même pas pour le profane. Ils n'ont pas de secret l'un pour l'autre, et s'entendent, comme on dit, à demi-mot. C'est ici, par exemple, le lieu de répéter le dicton anglais auquel nous avons déjà fait allusion : Like master, like dog ; et aussi de remarquer que, de deux compagnons si bien unis, l'un a nécessairement fait l'éducation de l'autre. Notre confrère en saint Hubert et en littérature cynégétique attribue même au pelage du chien une influence, non pas précisément sur son caractère, mais sur son tempérament. Le fait est que la nuance du poil, affectant celle de la peau, ne peut être absolument indifférente. Ainsi, il est constant qu'un poil blanc, et le poil blanc seul, couvre une peau rose immaculée, et que sous toute autre nuance, c'est une peau noirâtre ou tout à fait noire qu'on découvre. Cette dernière nuance est préférable à l'autre, car elle annonce un tempérameut énergique au lieu du tempérament lymphatique qu'indiquent inévitablement poil blanc et peau rose; un peu d'attention suffira à démontrer l'exactitude de cette observation. Quant aux pattes, la sole du chien blanc n'offre sûrement pas la résistance de celle du chien à peau noirâtre ; et l'ongle blanc qui termine une patte blanche est lui aussi moins sûr, plus tendre enfin que l'ongle noir des autres chiens. Dans les chiens à pelage varié, ce n'est donc pas une chose indifférente que d'étudier la sole et les ongles; on ne tarderait pas aie reconnaître lorsque, par un temps de grande sécheresse, on aurait à traverser des chaumes etdes terres labourées, où une sole rose se blesserait infailliblement au bout de peu de temps, quand la sole noirâtre résisterait aussi sûrement que si elle était protégée par des bottes! Mais toutes ces conditions, nousdira-t-on, peuvent être remplies par un chien d'arrêt qui, le moment venu, se refusera obstinément à arrêter. Alors, à quoi me serviront toutes ses qualités physiologiques? t A de rares exception près, dit l'écrivain déjà cité, il est probable qu'un jeune chien, dont le père et la mère arrêtent, arrêtera lui aussi. Cependant, cette aptitude étant de première nécessité, on doit chercher à prévoir si cette qualité indispensable existera chezie sujet qu'on se donne la peine d'élever.
— A ce propos, voici un signe qui ne m'a jamais trompé : quelque tardif qu'il doive être à se déclarer dans 1 avenir, à trois mois, le jeune chien marquera sur les mouches qui se promènent à terre. On pourra m'obje.ter que les chiens qui naissent en automne ne trouvent pas de mouches à arrêter en hiver, alors qu'ils ont atteint l'âge de trois ou quatre mois.
— A cela je répondrai: arrangez-vous pour
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faire naître vos chiens au printemps ou au commencement de l'été, parce que l'époque de la naissance a une plus grande influence qu'on ne lui en accorde généralement, influence qui se manifeste à la fois sur le caractère aussi bien que sur le tempérament. — Elève et éducation proprement dite. L'éducation d'un chien ne commence jamais trop tôt; mais c'est à la mère qu'il convient de laisser diriger ses débuis, en se bornant à donner à celle-ci, que nous supposons choisie avec dicernement, le plus de liberté possible. Laissez la mère et les petits errer partout, dans le jardin, dans la maison, au risque même de quelque dommage, et donnez-leur les moyens de se familiariser avec vous ; de cette façon, ils contracteront, sans y penser, pour ainsi dire, une solide affection pour leur maître, ils apprendront la docilité qu'une trop grande contrainte empêcherait de se développer en eux ; votre voix, vos gestes, vos habitudes, leur deviendront bientôt familliers: votre pensée, vos moindres désirs, n'auront bientôt plus de secrets pour eux; etil ne vous restera plus qu'à user avec mesure, qu'à tirer le meilleur parti possible de celle éducation première, faite naturellement, et qui vous donne la certitude d'être compris. Habituez vos jeunes chiens à la laisse de bonne heure, vers l'âge de trois mois au plus. S'ils regimbent ou tirent sur le collier, une légère secousse imprimée à la laisse, un coup île fouet pour rire, suffiront à réprimer ces tentatives de rébellion ou ces accès d'ardeur juvénile, et au bout de quelques jours, cette partie de l'éducation sera complète et portera ses fruits. Ne criez jamais après votre élève, ne laites point retentir le clic-clac de votre fouet, pour le rappeler s'il est trop éloigné de vous ; mais appelez-le à mi-voix. Une bonne manière de rappeler votre chien, tout en lui démontrant que vous pouvez l'atleindre à distance, c'est de ramasser une motte de terre ou une poignée de sable et de la lui lancer; il reviendra certainement, et se souviendra à l'occasion, que la [chasse vous offrira cent fois, que lorsque vous vous baissez ponr ramasser des projectiles à lui nécessairement destinés, c'est qu'il faut qu'il suspende sa course et revienne à son maître. Ne courez jamais après votre chien, ce serait. lui apprendre à fuir. S'il a commis une faute et que vous vouliez l'en punir, arrangez-vous d'abord pour qu'il réponde à votre appel, non pour qu'il contracte la déplorable et légendaire habitude du chien de Jean de Nivelle. De bonne heure aussi, et sans en avoir l'air, abordez la partie si importante de l'éducation du chien qui consiste à le faire rapporter. « Sans en avoir l'air, » répétons-nous : avec un grain de philosophie, on reconnaîtra que c'est là le secret d'une éducation prompte et facile et crue le procédé n'est pas d'un excellent emploi seulement avec les chiens. Franklin, je crois, a dit quelque chose à peu près dans ce genre : t Apprenez aux gens ce qu'ils ignorent comme si vous supposiez qu'ils le savent, » en un mol, sans en avoir l'air. « En promenant vos chiens, dit à ce propos M. H. Pinel, faites-les jouer un instant avec un vieux gant de peau. Jetez-le à quelques pas. Dès que l'animal s'en sera emparé, prenez lentement une direction opposée à la route que vous suiviez. Il y a cent à parier contre un que votre élève sera près de vous en secouant le gant qu'il tient dans sa gueule. Prenez-le lui bien lentement et bien doucement eu lui disant seulement le mot : Apporte ! lorsque le gant sera en votre possession. Renouvelez la leçon seulement trois ou quatre fois par promenade. 11 importe surtout que le jeune chien ne lâche pas le gant avant que vous le lui ayez pris. Aussi ne saurait-on recommander trop de patience et de mutisme au [dresseur. Dans la suite, j lorsque l'élève sera bien confirmé, vous direz le mot: Apporte I au moment où il prendra
le gant, et enfin, plus tard, avant qu'il s'en empare. » Bien des dresseurs méticuleux seront peu satisfaits de ces préceptes si simples : ils ne sauraient dresser un chien à rapporter sans le fameux chevalet classique, fabriqué d'un certain bois et non d'un autre, et ayant un diamètre et une longueur déterminés à un millimètre près. M. Pinel avoue qu'il s'est toujours contenté de la première chose qui lui est tombée sous la main et déclare avoir toujours obtenu les meilleurs résultats. Nous le croyons et pour cause. De même tous ceux qui, sous le soleil, s'occupent tant soit peu d'art et de littérature cynégétiques, vous diront qu'on ne peut habituer un jeune chien à marcher en laisse sans le secours du collier de force, cet instrument de torture aussi ridicule que cruel. Si, dans votre voisinage, il se trouve quelque braconnier audacieux, habile, connu pour ses campagnes fructueuses — non quelque lâche tendeur de lacets — et pourvu d'un chien digne de la plus haute renommée, demandez-lui s'il connaît seulement de nom ces bibelots grotesques. Nous n'avons pas parlé du nom qu'il convient de donner à son chien, ni des divers commandements, toujours brefs, impératifs, maissurtout, naturellement, sonores, auxquels il est utile de l'habituer de bonne heure à obéir. Nous n'y insisterons pas autrement. Nous avons dit qu'il était indispensable que le chien comprit clairement son maître, et suffisamment indiqué croyonsnous, aidé en ceci par un écrivain doublé d'un chasseur et d'un éleveur plein d'expérience qui nous pardonnera certainement nos emprunts, ce qu'il fallait faire pour atteindre ce but. Le reste s'entend de soi, et nous n'avons plus devant nous que des questions de détails où il nous est impossible de nous aventurer, par la raison que nous ne saurions plus trop à quelle limite nous arrêter. Nous ne nous sommes d'ailleurs que trop étendu déjà sur cette question de l'éducation du chien ; mais elle est si importante qu'il était bien difficile de faire autrement.
CHIFFLET (Laurent) .jésuite et grammairien, né à Besançon en 1508, mort dans le couvent de son ordre, à Anvers, le 9 juillet 1658. Il était le 4° fils du médecin Jean Chifflet. Pendant le siège de Dôlo par le prince de Condé, en 1636, ses prédications soutinrent le courage des habitants. 11 a composé un certain nombre d'ouvrages ascétiques en français et en latin, souvent réimprimés et même traduits en espagnol et en italien. Il contribua à la revision du dictionnaire de Calepin, en huit langues. Son Essay d'une parfaite grammaire de la langue françoise, imprimé à Anvers par les soins de quelques-uns de ses confrères, a été analysé, par M. Ë. Martin, dans le Courrier de Vaugelas (6e année, 1875-'76).
CHICOTIER. s. m. Arboric. Mauvais tailleur
d'arbres fruitiers.
CHIGI (Flavio), cardinal et diplomate italien, né à Rome le 31 mai 1810, mort en février 1885. Il était depuis peu dans les ordres, lorsque le pape le choisit en 1855, pour le représenter au couronnement d'Alexandre II, empereur de Russie, et le nomma, à cette occasion, évêque de Mira. 11 fut ensuite nonce du saint-siège à Munich, puis à Paris (1861); accomplit sa mission avec beaucoup de finesse et de prudence, reçut le chapeau de cardinal le 22 déc. 1873, fut remplacé, l'année suivante par M. Meglia et retourna à Rome.
CHILI. Depuis sa guerre victorieuse contre la Bolivie et le Pérou, la république du Chili comprend une superficie de 753,216 kil. carr., et renferme une population d'en viron2, 550, 000 hab. Ses recettes s'élèvent à 220 millions de fr. et ses dépenses à 260 millions; les succès militaires coûtent toujours plus qu'ils ne rapportent et la dette nationale peut être évaluée
à un demi-milliard ; ïepuis
la publication de noir- 0 ^c'est-à-
dire en moins de dix ans. Autrefois, l'année comptait à peine 4,000 hommes; il a fallu la porter à 60,000 soldats, y compris la garde nationale mobilisée. La marine consiste en trois cuirassés de haut rang, deux torpilleurs et une trentaine d'autres navires de gin Importation 250 millions; exportation millions.
CHINE. On commence à mieux apprécier cet immense empire, que l'on avait considéré, pendant longtemps, comme une quantité négligeable. La Chine propre forme la nationalité la plus compacte de notre globe; sur une superficie de 4,02M,000 kil. carrés vivent 382 millions d'habitants parlant la même langue, possédant les mômes mœurs et réunis sous le- même régime politique et milil Le surplus de l'empire (Maudchourie, Mongolie, Thibet, Zungarie, Turkestan oriental) couvre une superficie de plus de 7 millio kil. carrés, avec une population de 27 milliom d'hab. La civilisation de ce peuple, quoique ayant subi un temps d'arrêt, depuis plus: siècles, lui donne encore une des premi places dans la famille des nations, en dehors de l'étendue de son territoire et de la multitude de ses habitants. Les Occidentaux, habitués à ne considérer que la force brutale, cesseront de mépriser les Chinois dès qu : leurs myriades de soldats sauront se ?
des fusils perfectionnés, des canons ra des cuirassés et des torpilleurs. C'est ce qu'ont parfaitement compris les hommes d'Etal de Pékin, et ils ont débuté, pour la régénération de leur pays, par l'armement et l'organisation de leur million de soldats actifs, par l'établissement d'arsenaux à Changhaï, à Tien-Tsin et dans diverses autres places. La marine de guerre ne comprend pas moins de 124 navires dont 3 vaisseaux cuirassés, 13 canonnières cuirassées, 12 torpilleurs, plusieurs frégates et corvettes, 5 béliers, 6 batteries flottantes, 33 chaloupes à vapeur, 13 transports, etc. Les villes principales ont été reliées par des fils télégraphiques; les téléphones fonctionnent dans plusieurs grandes cités. Apres avoir prohibé les chemins de fer, le gouvernement a laissé établir deux lignes : celle de Kaiping à Lou-Taï, et celle de Lou-Tal a Tien- Tsin,qui sont en exploitation ; plusieurs autres lignes sont en construction. Des insurrections et d'horribles famines arrêtent seules le développement de cet empire et l'empêchent de devenir le plus formidable de l'univers. La révolte des Tungani, qui succéda à celle du Yunuan et des Taî-ping, ne fut réprimée qu'en 1878. La soumission du Turkestan oriental fut, à la même époque, complétée par la restitution de la frontière par la Ru en vertu du trailé de Saint-Pétersbourg jeune empereur Kouaug-Sou, devenu majeur, prit les rênes du gouvernement en mars 1887. Son prédécesseur, Toung-Tchi, étant mort en janvier 1875, à l'âge de 17 ans, sans désigner de successeur, un conseil de régence, composé de l'impératrice douairière, — veuve de l'empereur Hieng-Fouug, prédécesseur de Toung-Tchi, — et du prince Chun, son frère, choisit Kouang-Sou, (ils de Hieng-Fouug. — Pour la guerre des Chinois avec la France, voy. Tonkin, dans notre Dictionnaire, et Couabet, dans le 1er supplément.
CHINONNAIS, AISE. s. et adj. De Chiuon; qui concerne cette ville ou ses habitants.
CHISLEU ou KISLEU s. m. Neuvième mois de l'année juive, répondant a la fin de novembre et au commencement de décembre.
CHIT0N s. m. [ki-ton] (gr. chiton, tunique). Moll. Genre de mollusques marins qui habitent des coquilles en forme de bateau. Ces
coquilles se compo-entde huit èces
transversales repliées les unes lires
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; ii leurs bords. Ce genre assez nombreux est représenté dans toutes les parties du monde. On en trouve plusieurs espèces sur nos côtes, où elles adhèrent aux roches et aux pierres près de la limite des basses eaux. Leur grosseur est variable, mais elle ne dépasse jamais deux pouces de long. Ces mollusques ont la faculté de se rouler en boule comme le cloporte. Les coquilles de quelques espèces, très brillamment colorées, sont recherchées par les collectionneurs.
CHLÉMCÉ,ÉE adj. [klé-na-sé] (gr. chlaina, tunique). Bût. Se dit des plantes qui ont l'involucre floral entouré d'une tunique extérieure. — S. f. pi. Famille de plantes dicotylédones, dont les fleurs ont un involucre persistant en forme de coupe. Cette famille, qui se rapproche des malvacées, comprend les cinq genres suivants, tous indigènes de Madagascar : sarcolène, leplolène, schizolène, rhodolène et venténatie.
CHLORANTHE s. m.[klo-ran-té] (gr. chloros, vert; anlhos, fleur). Bot. Genre type de la famille des chloranthées, comprenant plusieurs espèces d'arbrisseaux toujours verts, dont les Heurs n'ont pas de corolle, avec un calice formé d'une seule écaille adhérente au côté de l'ovaire. Les racines de l'espèce nommée chloranthe officinal (chloranthus officinatis) sont employées à Java comme stimulantes et aromatiques, dans les cas de fièvre typhoïde et de petite vérole. Les Chinois font usage des fleurs d'une autre espèce pour parfumer certains de leurs Ihés déchois.
CHLORANTHE, ÉE adj- Qui se rapporte au chloranthe. — S. f. pi. Famille de plantes dicotylédones ayant pour type le genre chloranthe et comprenant plusieurs autres genres de petits arbres ou de sous-arbrisseaux qui se rapprochent des loranlhacées et qui habitent les régions tropicales de notre globe. Genres : chloranthe. ascarine et hédiosme.
CHLORE. - La tendance de l'hydrogène à s'unir avec le chlore est si puissante que si deux quantités de ce gaz sont mélangées et exposées à l'action de la lumière diffuse, ils forment le gaz composé appelé acide hydro-
Combinaison de l'hydrogène et du chlore.
chlorique ou acide chlorhydrique. Si la lumière était 1res vive comme celle, par exemple, que l'on obtient quand on fait brûler un fil de magnésium, les deux gaz se combineraient avec une grande violence. Dans l'expérience représentée par la figure ci-conlre, un récipient de verre peu épais, contenant Je mélange des deux gaz, est placé sous une cloche de toile métallique, près de laquelle brûle un fil de magnésium. Le récipient vole en éclats, d'où la nécessité de le couvrir, pour éviter les nccidents.
CHLORURE DE 1YIÉTHYLE, produit du gaz acide hydrochlorique sur de l'alcol méthyli- . pie (ordinairement en présence du chlorure de zinc comme auxiliaire déshydratant). Formule, CHSC1. A la température ordinaire, il se présente sous forme de gaz, mais à — 23° C, il devient liquide. A l'éta: gazeux, il est modérément absorbé par l'eau (quoiqu'il soit très facilement soluble dans l'alcool). Néanmoins, J'eau s'unit à lui à 6" et formi hydrate. Condensé, il est devenu un a important de commerce; on le tire du trime-
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thylamine et i. est employé comme agent réfrigérant. Se vaporisant avec une extrême vigueur dès qu'il arrive à l'air libre, il produit un froid intense que l'on peut porter en quelques instants de 20 à 30 degrés au-dessous de zéro. Cette propriété donne une grande importance médicale au chlorure de méthyle quand il s'agit d'amener une rapide congélation des tissus. (Voy. Névralgie. ) Le chlorure de méthyle est aussi employé a la fabrication des produits méthylés et à l'extraction du parfum des fleurs.
CHOLER (Adolphe), connu aussi sous le nom de Saint-Agnan Cboler, auteur dramatique, né à Paris en 1824, mort le 16 janvier 1889. Il fut, pendant plus de vingt ans, l'un des fournisseurs ordinaires des scènes de genre, auxquelles il donna des pièces écrites en collaboration avec des auteurs en vogue, tels que Lambert Thiboust, Siraudin, Clairville, Delacour, Marc Michel, Rochefort, Labiche, etc. La plupart de ces productions sont pleines d'esprit, de verve et de gaieté. Nous ne citerons que les plus populaires: les Marquises de la fourchette (1854); un Cœur qui parle (1853); six Demoiselles à marier (1857); le. Fils de la Belle au lois dormant (1857); le Méli-Mélo de la rue Meslay (1859); Fou-yo-Po (1860); Bébé actrice (1861) ; les Fi7iesses de Bouchaoannes (1862); la vieillesse de Brididi (1863); le Procès VanKorn (1865); un pied dans le crime (1866); Elle est bête (1871) ; Bobinelte (1874) ; Tous dentistes (1875), etc.
CHOLÉRA. Les savants se livrent aujourd'hui à de profondes recherches sur les causes du choléra. On a établi que le développement de celte maladie est dû à la multiplication d'un organique vivant, qui est susceptible d'une longue existence en dehors du corps humain, dans les localités basses, mal drainées et qui, s'introduisant dans le corps de l'homme, est ensuite transporté à de grandes distances, où il se multiplie par myriades et se répand dans d'autres corps humains. Cet infiniment petit, découvert en Egypte par le docteur allemand Koch, en 1883, a reçu le nom de bacille comma, parce qu'il a la forme d'une petite baguette recourbée; la maladie est due à sa présence dans le petit intestin; on n'est pas d'accord sur le point de savoir s'il s'y multiplie, ou si la multiplication a lieu en dehois du corps humain; ce qu'il y a de certain, c'est qu'on ne le rencontre jamais dans le sang et que, dans l'estomac, il est détruit par le suc gastrique. En 1885, une commission anglaise en arriva aux conclusions suivantes: 1° les organismes du choléra se trouvent ordinairement dans les déjections des cholériques, mais non dans leur sang ni dans la membrane muqueuse intestinale ou dans aucun autre tissu; 2° des organismes d'une apparence morphologique très voisine du bacille comma se trouvent ordinairement dans différentes parties du canal alimentaire chez l'homme en bonne santé et se développent d'une manière inusitée dans certaines maladies qui s'accompagnent d'une copieuse sécrétion intestinale, leur forme prédominante dépendant de la nature de la sécrétion; 3° des mesures sanitaires sont seules utiles pour prévenir les attaques de la maladie, pour restreindre sa propagation et pour atténuer sa gravité quand elle se déclare. — Les vivisectionnistes, se mettant de la partie, ont inoculé le choléra à des chiens, à des cochons d'Inde et à des lapins, en leur injectant dans le duodénum desdéjectionsde cholériques. Ces expériences ont démontré que les animaux meurent du choléra aussi bien que l'homme.
— Le docteur Ferran, de Tortose (Espagne), prétend avoir découvert une méthode d'inoculation préservatrice du choléra; mais l'opération qu'il a inaugurée ne confère pas une immunité absolue, parce qu'une atlaque de choléra n'est pas suffisante pour prévenir une
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nouvelle attaque ni pour la rendre moins dangereuse, ainsi que l'ont démontré des expériences subséquentes. — Législ. et Hygiène publique.La loi draconienne du 3 mars 1882 inflige, selon les cas, diverses peines, même les plus sévères, y compris la peine de mort, à ceux qui ont violé les règlements sanitaires et qui ont ainsi amené ou facilité l'introduction en France d'une maladie épidémique. L'article 14 de cette loi punit seulement d'un emprisonnement de trois à quinze jours et d'une amende de 5 à 50 fr., quiconque, sans avoir commis l'un des délits spécifiés dans ladite loi, a contrevenu, en matière sanitaire, aux règlements généraux ou locaux, aux ordres des autorités compétentes. C'est sur la sanction contenue dans cet article 14 qu'ont été fondés deux décrets du 18 juin, un troisième décret du 20 juin et un quatrième du 2 juillet 1890, rendus à la suite d'une apparition du choléra dans la province de Valence, en Espagne. En vertu de ces décrets dont la mise en vigueur, quoique temporaire, peut être rétablie de nouveau en cas semblable, il fut enjoint à toute personne, aubergiste ou autre, logeant un ou plusieurs voyageurs venant d'Espagne, d'en faire la déclaration à la mairie de la commune dès l'arrivée du voyageur. La même déclaration devait être faite pour tout cas suspect survenu dans la maison et dès l'apparition des premiers accidents. 11 fut interdit, jusqu'à nouvel ordre, d'importer d'Espagne en France, par les frontières de terre et de mer, des fruits et légumes poussant dans le sol ou à niveau du sol ; et aussi d'importer, par la frontière d'Espagne, des drilles et chiffons, ainsi que des objets de literie. En outre, toute personne venant d'Espagne, devait être, au moment de son entrée en France, visitée par un médecin désigné par l'administration; elle devait ensuite, dans les douze heures de son arrivée à sa destination, en informer le maire de la commune, afin que celui-ci fit visiter le voyageur, pendant cinq jours au moins, par un médecin spécialement désigné. Enfin, on afficha, dans toutes les communes du territoire de la République, le texte des décrets ci-dessus mentionnés, ainsi que des instructions détaillées, fournies par le comité consultatif d'hygiène publique de France. Nous croyons utile de reproduire ci-après, les dites instructions. (Ch. V). — Instructions contre le choiera. Le germe du choléra est contenu dans les déjections et les matières de vomissement des malades. 11 se transmet surtout par l'eau, les linges et les vêlements. — I. Prophylaxie personnelle. Suivre une hygiène sévère. Eviter toutes les causes de fatigue; les refroidissements, surtout lorsque le corps est en sueur ; les excès de toute nature, de vin, de liqueurs alcooliques; l'usage exagéré de l'eau glacée. S'abstenir de fruits verts, de crudités. L'eau potable doit être l'objet d'une attention toute particulière; elle devra être bouillie si son origine inspire des doutes. Les eaux minérales naturelles, dites eaux de table, sont recommandées. — IL Isolement du malade. Le malade atteint du choléra doit être isolé. Le malade est tenu dans un état constant de propreté. Les personnes appelées à lui donner des soins pénètrent seules auprès de lui. Elles s'astreignent aux règles suivantes : ne prendre aucune boisson ni aucune nourriture dans la chambre du malade; ne jamais manger sans s'être lavé les mains avec du savon et une solution désinfectante; se laver fréquemment la figure avec une solution désinfectante; se rincer la bouche de temps en temps et avant de manger, avec une solution désinfectante. — 111. Chambre do malade. La chambre est aérée plusieurs fois par jour. Les rideaux, tentures, tapis et tous les meubles qui ne sont pas indispensables sont enlevés. Le lit est placé au milieu de la chambre. — IV. Désinfection. Les désinfectants principalement recommandés sont : le sulfate de cuivre, lu
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