‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 3)Chapitre 126 sur 503 · CHOU · texte numérisé non relu

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chlorure de chaux fraîchement préparé, le lait de chaux fraîchement préparé ', le sublimé. On fera usage de deux solutions suivant les circonstances : l'une forte : sulfate de cuivre, chlorure de chaux 5 p. 100, c'està-dire 50 gr. de sulfate de cuivre, de chlorure de chaux dans un litre d'eau; lait de chaux 20 p. 100; l'autre faible : sulfate de cuivre, chlorure de chaux, 2 p. 100, c'està-dire 20 gr. de ces substances dans un litre d'eau; lait de chaux, 7 p. 100. La solution de sublimé sera employée à 1 p. 1,000 (forte) ou à un demi p. 1,000 (faible) suivant les cas. La solution de sublimé sera colorée avec la fuchsine ou l'éosine additionnée de 10 gr. d'acide chlorhydrique par litre. — Lavage de la figure et des mains. Pour le lavage des mains, se servir de la solution faible. — RtJiçage de la bouche. Pour se rincer la bouche, employer une solution d'acide chlorhydrique 4p. 1,000 (4 gr. d'acide chlorhydrique pour un litre d'eau). — Déjections. Toutes les déjections des malades (matières de vomissements et matières fécales) sont immédiatement désinfectées avec l'une des solutions fortes. Le iait de chaux est particulièrement recommandé. Un verre de l'une de ces solutions est versé préalablement dans un vase destiné à recevoir les déjections. Ces déjections sont immédiatement jetées dans les cabinets qui sont également désinfectés deux fois par jour avec l'une des solutions fortes.

— Cabinets d'aisances. Eviers. Comme les cabinets d'aisances, les éviers sont lavés deux fois par jour avec une des solutions fortes. — Linges de corps. Les linges de corps souillés sont trempés immédiatement et restent pendant deux heures dans une des solutions fortes. Us sont ensuite remis au blanchisseur qui les maintient dans l'eau réellement bouillante pendant une demi-heure avant de les soumettre à la lessive. Les linges non souillés sont plongés dans une solution désinfectante faible. Les mêmes précautions sont prises par le blanchisseur. Aucun de ces linges n'est lavé dans un cours d'eau. L'eau, pouvant être ensuite bue, deviendrait le point de départ d'une nouvelle épidémie. — Habits. Les habits des malades et des gardes-malades sont placés dans une étuve à désinfection par la vapeur sous pression pendant une demiheure, ou bien dans l'eau maintenue bouillante pendant une demi-heure. Si ces deux procédés ne peuvent être employés, les habits sont désinfectés par l'acide sulfureux, de la façon qui est indiquée ci-après pour la désinfection du logement. Les habits souillés par les déjections des cholériques sont plongés pendant une heure dans l'une des solutions fortes. — Planchers, tapis, meubles. Les taches ou souillures sur les planchers, les tapis, les meubles, etc., sont immédiatement lavées avec l'une des solutions fortes. — Matelas, literie, couvertures. Ils sont placés dans une étuve à désinfection par la vapeur ou, à son défaut, soumis à la désinfection par l'acide sulfureux.

— Cadavres. Les cadavres sont le plus promptemeut possible placés dans un cercueil étanche, c'est-à-dire bien joint et bien clos, et contenant une épaisseur de 5 à 6 centimètres de sciure de bois, de façon à empêcher la liltration des liquides. Us seront immédiatement enterrés. — Désinfection du logement infecté. La chambre habitée par un malade atteint de choléra n'est habitée de nouveau qu'après désinfection complète. — A. Désinfection par

• Pour avoir du lait de chaux très actif, on prend de la chaux de bonne qualité, on la fait se déliter en l'arrosant petit à petit avec la moitié de son poids d'eau. Quand la délitescence est effectuée, on met la poudre dans un récipient soigneusement bouché et placé dans un endroit sec. Comme t Lllogr. de chaux qui a absorbé 500 gr. d'eau pour se déliter a acquis un volume de 2 lit. 200, il suffit delà délayer dans le double de son volume d'eau, soit 4 lit. 400, pour avoir un lait de chaux qui soit environ à 20 p. 100. Tour désinfecter les selles des cholériques, on verse dessus une proportion de lait de chaux égale a 2 p. 100.

l'aeide sulfureux. On procédera par la combustion de 40 gr. de soufre par mètre cube de l'espace à désinfecter, en opérant de la façon suivante. On colle quelque, bandes de papier sur les fissures et joints qui pourraient laisser échapper des vapeurs sulfureuses. On fait bouillir sur un réchaud, pendant une demiheure, une certaine quantité d'eau, de manière à remplir la chambre de vapeur. Du soufre concassé en très petits morceaux est placé dans des vases en terre ou en fer peu profonds, largement ouverts et d'une contenance d'environ un litre. Les vases en fer sont d'une seule pièce ou rivés sans soudure. Pour éviter le danger d'incendie, on place les vases contenant le soufre au centre de bassins en fer ou de baquets contenant une couche de 5 à 6 centimètres d'eau. Pour enflammer le soufre, on l'arrose d'un peu d'alcool, ou on le recouvre d'un peu de coton largement imbibé, de liquide auquel on met le feu. Le soufre étant enflammé, on ferme les portes de la pièce et on colle des bandes de papier sur les joints. La chambre n'est ouverte qu'au bout de vingt-quatre heures. — B. Désinfection par le sublimé. La désinfection des murs crépis, blanchis à la chaux, couverts de papiers de tenture, sera faite méthodiquement sur toute la surface des parois de la chambre, à l'aide de pulvérisations avec la solution forte de sublimé. On commencera à pulvériser cette solution à la partie supérieure de la paroi, suivant une ligne horizontale, et l'on descendra successivement, de telle sorte que toute la surface soit couverte d'une couche de liquide en fines gouttelettes. Les planchers, carrelages, boiseries ou pisés sont lavés à l'eau bouillante, balayés, essuyés et arrosés avec la même solution. L'administration veillera à la désinfection et, au défaut des habitants, y procédera d'office. 11 est de son devoir d'assurer un abri aux habitants du logement pour procéder à une purification sérieuse. La chambre n'est réhabitée qu'après avoir subi une ventilation d'au moins vingtquatre heures. — V. Hygiène privée. Eau potable. On doit veiller avec un grand soin à la pureté de l'eau potable. En cas d'épidémie, boire de l'eau bouillie. L'eau provenant des puits susceptibles d'être souillés est prohibée. Les boulangers ne doivent jamais, dans la fabrication du pain, se servir de l'eau de ces puits. Sont interdits dans les cours d'eau le lavage des linges contaminés, ainsi que la projection de t^ute matière des déjections.

— Diarrhée prodromique. 11 y alieu d'accorder une attention toute spéciale à l'état de la santé publique afin d'empêcher que les maladies accidentelles et peu graves par ellesmêmes, notamment celles des organes digestifs, ne créent des dispositions individuelles favorables au développement du choléra. 11 est donc nécessaire d'instituer des visites médicales préventives. Les médecins désignés à cet effet exercent une surveillance sur la santé des habitants de leur quartier, et insistent près des familles sur la nécessité de traiter immédiatementles dérangements intestinaux.

— Déclaration obligatoire. Tout cas de choléra ou suspect de choléra doit être immédiatement déclaré à la mairie. — Isolement. Le malade est immédiatement isolé. — Inspection. Dans toute maison où survient un cas de choléra, une inspection est faite immédiatement par un médecin délégué de l'administration municipale qui prend d'urgence toutes les mesures nécessaires pour l'isolement et la désinfection. — Transport à l'hôpital ou dans une ambulance spéciale. Lorsqu'un cas de choléra se déclare dans une chambre renfermant plusieurs habitants, le malade est transporté à l'hôpital ou dans une ambulance spéciale. Les chances de guérison sont alors plus grandes et la transmission n'est pas à douter. — Voitures. Les voitures dans lesquelles ont été transportés des malades atteints de choléra

doivent être désinfectées; elles sont lavées avec l'une des solutions fortes. — VI. Hygiène pctb-^jdk. Toutes les causes d'insalubrité qui préparent le terrain à l'invasion des épidémies doivent être écartées lorsqu'il s'agit de choléra. Aussi les règles d'hygiène générale, applicables en tout temps, seront plus rigoureusement observées en temps de choléra, surtout en ce qui concerne : la pureté de l'eau potable; les agglomérations d'individus, les fêtes, les foires, les pèlerinages; la surveillance et l'approvisionnement des marchés ; la propreté du sol; le contrôle minutieux des puits et la recherche des causes possibles d'infection ; l'enlèvement régulier des immondices1; la propreté des habitations, la surveillance particulière des locaux, ateliers, chantiers, etc., destinés à la population ouvrière et industrielle; la propreté et la désinfection régulière des cabinets d'aisances publics et privés; la surveillance et la désinfection des fosses d'aisances; l'entretien et le lavage des égouts2; etc. La sollicitude de l'administration doit surtout porter sur la salubrité des quartiers et des habitations qui, lors des épidémies antérieures, ont été frappées par le choléra. — Le rapporteur: A. Proust. — Ces instructions ont été adoptées par le Comité consultatif d'hygiène publique de France, dans sa séance du 11 juin 1889. Le président: P. Brouardel.

CHORAGIQUEadj.[ko-ra-ji-ke](gr.c7iorao:os; de choros, chœur; agô, je conduis). Ant. Qui concerne un chorège ou ses fonctions. On dit

aUSSi CHORÉGIQUE. — MONUMENTS CHORAG1QUES,

monuments érigés à Athènes enl'honneurdu chorège qui avait remporté un prix musical ou théâtral pendant les fêtes de Bacchus. Ce prix consistait ordinairement en un trépied d'airain artistement ciselé. Il y avait à Athènes une rue nommée la rue des Trépieds, parce qu'on y déposait ces monuments.

CHOUX à la bourgeoise. — Faites blanchir un chou dans de l'eau et du sel. Retirez-le; faites-le égoutter. Faites alors un roux léger dans une casserole, mouillez d'un verre de bouillon. Mettez-y votre chou, avec sel, poivre et bouquet garni. Après une heure de cuisson, ajoutez du lard de poitrine coupé en petits lardons et de petites saucisses que vous aurez fait revenir à part; laissez mijoter encore une heure. — Choux farcis. Prenez un chou dont vous enlèverez les feuilles extérieures et que vous ferez blanchir et égoutter comme ci-dessus. Cela fait, écartez-en avec précaution les feuilles du milieu et y introduisez de la chair à saucisses, mêlée à l'occasion de débris de rôti de la veille, hachés bien fin. Ficelez votre chou, couvrez de bardes de lard. Faites mijoter trois à quatre heures avec bouillon, carottes, oignons, sel et poivre, bouquetgarni, girolle.

CHOUX DE BRUXELLES à la bourgeoise. — Jetez-les dans l'eau bouillante salée ; laissezles-y un quart d'heure. Retirez-les à l'eau froide pour les ralïermir; égouttez-Ies. Faites sauter dans une casserole avec un bon morceau de beurre, sel et poivre.

CHOUX-FLEURS à la sauce. — Vos chouxfleurs bien épluchés et lavés, jetez-les dans l'eau salée bouillante et laissez-les-y cuire. Egouttez-les bien ; dressei. sur un plat et couvrez-les d'une sauce blanche, d'une sauce toma-

• Ordures ménagères. — Les ordures ménagères, placées dans une caisse bien fermée, sont arrosées deux fois par jour avec l'une des solutions fortes en quantité suffisante. Quand la caisse a été vidée, on verse à l'intérieur un verre de solution désinfectante forte. — Fumiers, amas d'immondicts. — Les fumiers et amas d'immondices ne sont enlevés qu'après avoir été largement arrosés avec une des solutions désinfectantes fortes.

■ Si l'on craint l'invasion d'une épidémie, pendant la période qui peut précéder cette épidémie, les égouts, les cauaux, etc. , sont complètement curés, le3 tosses d'aisances vidées, de façon qu'il y ait le moins de mouvement de mâ« tières en putréfaction pendant l'épidémie.

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tes, ou servez-les avec une sauce à l'huile et au vinaigre. — Au gratin. Cuits comme cidessus, dressez-les sur un plat allant au feu ; couvrez-les de chapelure avec de petits morceaux de beurre ; faites cuire avec feu dessus et dessous. — Celui-ci moins ardent que l'autre.

CHOUCROUTE [écon. dam). Lavez bien votre choucroute à trois ou quatre eaux (ne la met- *tez pas dessalerauparavantcomme l'indiquent à tort quelques traités de cuisine); pressez-la pour l'égoutter ; foncez une casserole d'une barde de lard ; mettez-y votre choucroute avec du saindoux, des tranches minces de lard de poitrine et de petites saucisses ; mouillez d'un peu d'eau chaude ou de bouillon. Faites cuire à très petit feu pendant quatre à cinq heures.

CHROMOCYANURE de potassium. Sel double analogue au ferrocyannre. Il est jaune, anhydre, de densité 1,71, et se présente sous forme de beaux cristaux.

CHROMOGRAPHE s. m. [kro-mo-gra-fe](gr.

chroma, couleur; graphein, écrire, imprimer). Appareil à l'aide duquel on peut obtenir 40 ou 50 épreuves d'un manuscrit écrit avec une encre spéciale, sur du papier ordinaire. Le chromographe se compose d'une lame gélatineuse, que l'on amollit à l'aide d'une certaine quantité d'eau et de glycérine, ou de dextrine, en y ajoutant du kaolin ou du sulfate de baryte pour blanchir la préparation. Le mélange étant fondu à la chaleur, on le coule dans une caisse de zinc de 3 centimètres de profondeur. — La composition de l'encre varie suivant sa couleur; c'est ordinairement une solution un peu concentrée de méthylaniline ou de fuchsine. On écrit, avec cette encre, sur une feuille de papier glacé; on applique exactement l'écriture sur la lame gélatineuse; l'encre quitte le papier; et l'écriture renversée se trouve reportée sur la lame. Quand on applique sur la préparation ainsi obtenue une feuille de papier, en frottant plusieurs fois le revers avec la main étendue, l'écriture s'imprime sur la feuille.

CHR0N0GRAPHE s. m. [kro-no-gra-fe] gr.

chro7ios, temps; graphein, écrire, noter). Tout instrument qui sert à mesurer le temps. On donne particulièrement ce nom à des instruments extrêmement précis que l'on emploie

CISS

de ne pas geler par les plus grands froids ; elle est composée d'eau, d'alcool, d'aniline bleue et de glycérine.

CHUKCH1 ou Tsaou-tchou, peuple de race kariaque qui habite l'extrême orient de la Sibérie, entre la rivière Anioui et le détroit de Bering. On suppose qu'ils descendent d'un mélange d'Esquimaux et d'une race aborigène.

CIBLE (Jeux). Cejouetse compose d'une petite cible montée sur un piédestal et parsemée d'épingles que maintiennent des ressorts. Ceux-ci se détendent dès que l'épingle qu'ils retiennent vient à être heurtée par la petite balle suspendue par une ficelle ou une corde ainsi que le montre notre dessin. Les joueurs comptent à leur actif le nombre de points marqués par les numéros des épingles délogées.

La cible.

Clironographe à plume et à encre.

dans les observatoires. Nous donnons ici le dessin de l'appareil à plume et à encre qui se trouve à l'observatoire de Washburn (VVisconsin, Etals-Unis). Un cylindre B, recouvert de papier est mis en rotation par un mouvement d'horlogerie C. La plurne P est actionnée par un système électro-magnétique; la pointe de cette plume porte, quand le courant électrique la fait abaisser, sur le papier enroulé autour du cylindre, et y fait une marque; dès que le courant vient à cesser, la plume se relève et cesse de marquer le papier qui tourne toujours avec le cylindre. L'encre dont on fait usage avec la plume, p'Àïenle l'avantage

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