CIDRE DE MÉNAGE
Prenez des pommes bien saines ctbien fermes, mais mûres, écrasez-les aussi bien que vous pourrez, — s'il est possible, à l'aide d'une presse à main. Ajoutez par hectolitre de pommes cinqàsix betteraves rouges, cuites et coupées en morceaux, pour activer la fermentation et donner de la force au cidre, et 10 litres d'eau de source ou de pluie. Laissez macérer vingt-quatre heures au plus, en remuant de temps en temps avec un gros bâton. La pulpe acquerra une couleur brune et n'entrera pas en fermentation. Si vous employez des pommes amères seules, il faudra laisser macérer un peu plus longtemps ; mais rappelez-vous toutefois qu'une trop grande macération a lieu aux dépens de l'alcool du cidre, dont le marc, devenu spongieux, s'empare avec une grande facilité. Mettez votre jus dans un tonneau de contenance suffisante, en posant légèrement la bonde sur le trou, pour ne l'enfoncer définitivement que lorsque la fermentation est achevée. Au bout d'un mois, soutirez votre cidre, soit pour le changer de tonneau, soit pour le mettre en bouteilles. Choisir des bouteilles fortes, et ne les boucher qu'après un peu de repos.
CIGOLI (Luigi Cardi da), peintre florentin, né en 1559, mort en 1613.
Voy. Cardi, dans le Dictionnaire.
C1SELLEMENT s. m.Hortic. Opération par laquelle on éclaircit grappes de raisin, en enlevant, avec des ciseaux, une certainequanté de grains.
GISSAMPELOS s. m. [si-san-pé- -■] (gr. kissos, lierre; ampdos, igné). Bot. Genre de menispenuées i ait les caractères grimpants du l.ei re et portant un fruit semblable au raisin. Les plantes de ce genre donnent des tleuis mâles et des fleurs femelles, présentant des caractères particuliers. Les mâles ont 4 pétales et 4 sépales combinés en forme de coupe; lesfemelles ont2 sépales mariés en une espèce d'écaillé charnue. L'espèce la plus importante est la feuille de velours, originaire des Antilles et des parties tropicales de l'Amérique. On extrait de ses racines le Pereira brava des pharmaciens, employé avec succès dans les maladies de la vessie et des organes urinaires. Plusieurs autres espèces servent comme toxiques et diurétiques et aussi contre les morsures des serpents.
CITOYENNETi: s. f. [si-toua-iè-ne-té](rarl. citoyen). Néol. Droit du citoyen ; usage que
GOGC
l'on fait du droit de citoyen : la citoyenneté appartient en France à tous ceux qui jouissent de leurs droits civils et politiques; droit de citoyenneté.
CLÉMENT (Charles), critique d'art, né à Rouen le 9 août 1821, mort en juillet 1877. Il fit ses études à Genève, à Berlin et à Tubingue, où il fut reçu docteur en philosophie en mars 1846, entra à la Revue des Deux-Mondes en 1850 et aux Débats en 1863. 11 a fait connaître au public lettré les grands peintres sous un aspect tout nouveau, par des études écrites de main de maître : Michel-Ange, Léonard de Vinci, Raphaèl (Paris, 1861, gr. in-18); Etudes sur les beaux-arts en France (1865, gr. in-18); etc.
CLERM0NT0IS, OISE s. et adj. De Clermont, qui appartient à l'une des villes qui portent le nomdeClermontou à ses habitants.
CLÉV0IS, OISE s. et adj. De Clèves ; qui appartient à cette ville ou à ses habitants.
CLISSONNAIS, AISE s. et adj. De Clisson , qui se rapporte à Clisson ou à ses habitants.
CLOCHE-PIED (à) Jeux. La partie à clochepied est un exercice d'enfants, qui consiste à sauter sur un seul pied, en luttant pour savoir quel sera celui qui arrivera le premier à un but déterminé ou qui marchera le plus longtemps sans poser l'autre pied sur le sol. On peut aussi engager une partie de « tu l'es » à cloche-pied.
CLOCHÉE s. f. Hort. Ensemble des plantes ou des boutures qui sont contenues sous une cloche.
CLOUÉ (Georges-Charles), marin, né à Paris, le 20 août 1817,.mort dans la même ville, le 25 déc. 1889. Il entra à l'Ecole navale en 1832, fut nommé aspirant l'année suivante, s'embarqua sur ÏOreste, assista à la prise de Saint-Jean-d'Ulloa en 1839, devint enseigne, se distingua au bombardement de Tamatave en 1839 ; reçut le grade de lieutenant de vaisseau en 1846, celui de capitaine de frégate en 1855,decontre-amiralenl867et de vice-amiral en 1874. Son élévation aux plus hauts emplois de l'armée de mer était uniquement due à son intelligence et à son énergie, et nullement à la faveur. Fils d'un simple menuisier, il n'eut d'autre protecteur que son travail. Son nom restera attaché aux progrès de la science hydrographique. Ce fut lui qui commença les cartes des mers des Indes et des bancs do Terre-Neuve, qui rendent tant de services aux navigateurs. Son livre le Pilote de Terre-Neuve (1870,2vol,in-S°) est devenu le conseiller de tous ceux qui se livrent à la pêche de la morue sur les côtes d'Amérique.
COCAÏNE s. f. Alcaloïde que l'on extrait du coca. La cocaïne, à laquelle le coca doit ses propriétés actives, a été étudiée parle DrKellers, de Vienne; elle est aujourd'hui très employée comme anesthésique local, surtout dans les opérations ophtalmiques. Quelques gouttes d'une solution de cet alcaloïde, appliquées à de fréquents intervalles sur la membrane muqueuse des paupières, produisent, en un quart d'heure, une insensibilité qui dure de 20 à 30 minutes, ce qui permet les opérations de la cataracte, du strabisme ou reniement de corps étrangers. La cocaïne est aussi utile dans plusieurs petites opérations de l'obstétrique; on l'injecte quelquefois sous la peau afin d'insensibiliser l'épiderme ; sous forme de pastilles, elle soulage les irritations de gorge.
COCCUSs. m.[kok-kuss](lat. coccus, graine). Kntom. Genre d'insectes dont le nom populire est cochenille. Voy. ce mot dans leDiclionnaire.
COCOS (Iles des), dépendance des établisse-
COLI
menls anglais del'Indo-Chine (Straits settlemcnts) à 1,100 kil. S.-O. de Java ; 14 kil. carrés; 1,400 hab. Les principales lies sonl llorshing et Keeling. Elles produisent en abondance des noix de coco.
CŒLENTÉRÉS s. m. (gr. koilos, creux; enteron, entrailles). Hist. nat. Ordre d'animaux, ainsi appelés parce que leur corps ne contient qu'une simple cavité, où s'opère le travail de la digestion. Ils ne possèdent, par conséquent ni estomac distinct ni intestins ; la nourriture, introduite dans une ouverture qui sert de bouche, passe immédiatement dans la cavité du corps; et quand elle a subi la digestion, les résidus non digérés sortent par la bouche même. Cet ordre se divise en deux classes : 1° Ilydrozoaires (comprenant les hydres ou polypes d'eau douce et les acalèphes) ; 2° les actinozoaites (comprenant les anémones de mer et les coraux).
COINGS. — Econ. dom. Choisissez des coings très mûrs, essuyez-les, ôtez les pépins et râpez-les. Tordez dans un linge grossier pour en exprimer le jus que vous laisserez reposer quelques heures. Ajoutez quantité à peu près égale d'eau-de-vie, soit litre pour litre de liqueur obtenue. Laissez macérer six semaines; passez.
C0LÉ0RHIZE s. f. (gr. koleos, étui; rhiia, racine). Bot. Sorte de gaine d'où sort la racine des plantes monocotylédones pendant l'acte de la germination.
COLIMAÇON. (Jeux). C'est une variante de la marelle à cloche-pied. La Usure tracée sur le sol, au lieu d'avoir la forme ordinaire, présente celle d'un colimaçon, et est divisée en 16 compartiments, comme le montre le dessin ci-joint. Le joueur se place dans le but, situé au-delà du premier compartiment, et jette son palet dans le premier espace, puis dans le second et ainsi de suite, sans se reposer, jusqu'à ce qu'il ait atteint le paradis ou compartiment central. Là, il se repose un instant et recommence en sens inverse. Quand il se trompe, il cède sa place à un autre joueur. Toutes les règles de la marelle sont applicables au colimaçon.
COLIN-MAILLARD (Jeux). Dans ce jeu, qui
convient à une nombreuse société, l'un des joueurs, désigné par lesort, a les yeux bandés avec un mouchoir et poursuit les autres qui courent autour de lui en le provoquant de la voix ou de la main. On l'avertit par les mots casse-cou, dès qu'il s'approche d'un arbre, d'un mur ou de tout autre objet qui pourrait occasionner un accident. Pour être relevé, le colin-maillard doit non seulement saisir l'un des joueurs, mais de plus deviner quel est ce joueur, en palpant ses cheveux, ses habits et ses traits; il estalors remplacé parle captif, qui devient colin-maillard à son tour. — Le C >lin maillard à la baguette est tout aussi amusant. Voici comment il se joue. Les enfants font un cercle autour du patient, en seten.mi par la main et en courant comme dans une ronde. Le colin-maillard touche l'un d'eux avec une baguette; aussitôt la ronde s'arrête, les cris ou les chants cessent, celui qui a été touché saisit le bout de la baguette et dit par trois fois : bonjour ou c'est moi, en dissimulant le son de sa voix. S'il est reconnu et nommé, il prend la place du patient; dans le cas contraire, il lâche la baguette et la course reprend son IraiD. Dans le colin-maillard en repos, les joueurs prennent chacun un poste qu'ils ne dùivent plus quitter; il leur est permis d'é-
Plan du colimaçon.